Encourager une équipe qui a une fiche de .500 peut vous en apprendre beaucoup sur votre personnalité. Êtes-vous du type «verre à moitié plein» ou «verre à moitié vide»?
Le Canadien entame le mois de novembre avec une fiche de 7 victoires et 7 défaites. Les plus optimistes diront qu’il s’agit d’un très bon résultat, considérant que le Tricolore doit se débrouiller sans les services de son défenseur étoile Andrei Markov.
Ces mêmes partisans sont probablement enchantés par la tenue de Tomas Plekanec et de Mike Cammalleri, qui se retrouvent au sommet de la colonne des pointeurs du Canadien avec 13 points chacun. Plekanec montre les signes encourageants d’un retour en force, pendant que Cammalleri s’adapte bien à son nouvel environnement après un départ difficile.
Les sorties de Jaroslav Halak ont aussi eu de quoi plaire aux partisans. Halak présente maintenant une fiche très respectable de 5-2.
Le côté sombre
Mais ce n’est pas tout le monde qui est disposé à mettre ses lunettes roses. Ainsi, Halak montre un pourcentage d’efficacité au-dessous de .900, tout comme Carey Price, d’ailleurs. Voilà probablement un signe que l’équipe accorde trop de chances de qualité à l’adversaire.
Et s’il est vrai que la défensive est amochée, il n’est jamais encourageant de voir une équipe échapper une avance en fin de match comme l’a fait le Canadien contre les Maple Leafs au Centre Bell samedi.
Le fait que le Canadien n’a qu’une seule victoire en temps réglementaire constitue aussi un signal d’alarme. Pire encore, cette victoire est survenue contre les pauvres Islanders de New York. En fait, quatre victoires sont survenues contre les Islanders ou les Maple Leafs. Pas de quoi pavoiser.
Et les bonnes équipes ont du succès sur la route. Le Canadien, lui, y a remporté ses deux premiers matchs avant de s’incliner dans les cinq suivants.
Bref, si le deuxième mois de la saison ne voit pas le Canadien s’améliorer dans plusieurs aspects de son jeu, il risque bientôt de ne plus y avoir de matière à débat sur la qualité de l’équipe.



