Les Bruins de Boston vont bientôt mettre un point final à la malheureuse saison du Canadien.
La seule question à se poser alors que la première ronde des séries s’apprête à commencer est la suivante : est-ce que le Tricolore apprendra quelque chose du martèlement que les Bruins lui feront subir?
Il ne sert à rien d’analyser cette série à venir en termes de statistiques. Ce que l’on doit savoir, c’est que les joueurs-clés du Canadien ont du talent, tandis que ceux des Bruins ont aussi du talent, mais sont plus robustes et plus déterminés.
Les meilleurs joueurs de Bob Gainey ne sont pas assez gros ni assez batailleurs pour penser rivaliser avec des Bruins plus forts, plus travaillants et qui possèdent plus de profondeur.
Le CH ne peut donc s’accrocher qu’à de faux espoirs. Est-ce que l’attaque massive fera le poids en l’absence d’Andrei Markov? Qu’est-ce qui nous fait croire que Carey Price a la capacité de sauver les meubles après la saison en dents de scie qu’il vient de connaître? Alex Kovalev joue bien présentement, mais dans combien de temps tombera-t-il en léthargie?
Une équipe faite pour les séries
Pendant ce temps, on se rend compte que l’équipe de Boston est construite pour les séries. Tout commence avec un défenseur d’élite comme Zdeno Chara, qui a la capacité de faire taire la première ligne du Canadien chaque fois qu’il est sur la patinoire. Et il est souvent sur la glace.
Les Bruins peuvent aussi compter sur une production offensive de toute leur équipe. La formation possède quatre trios poussant tous dans la même direction et croyant fermement au style de jeu préconisé par Claude Julien. Et Julien a bien l’intention de motiver ses troupes à éliminer l’équipe qui l’a congédié, il y a trois ans, et qui a sorti ses Bruins des séries la saison dernière.
La dernière victoire du Canadien contre les Bruins en séries était trompe-l’œil, car les hommes de Claude Julien ont mieux joué que la Flanelle pour la plus grande partie de la série. On aurait dû parler beaucoup plus du fait que tous les trios de Boston avaient été beaucoup plus combatifs que ceux de Montréal.
Un an plus tard, les Bruins possèdent le même désir de vaincre et, en plus, profitent d’une bonne dose de talent grâce à l’émergence de joueurs comme David Krejci, Phil Kessel, Blake Wheeler et Dennis Wideman.
Le Canadien ne peut rien faire contre cette combinaison de robustesse et de talent. Alors, espérons qu’il apprendra quelque chose des quatre ou cinq prochaines parties.