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    <channel>
        <title><![CDATA[Steven Guilbeault, La vie en vert]]></title>
        <link><![CDATA[http://www.journalmetro.com/columnist/9964]]></link>
        <language>en-us</language>        

        
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ma ville verte!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Sur proposition de la ville centre, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve aménagera un quartier vert.<br/>
<br/>
Il y a plus de 3 200 villes membres du ICLEI, le regroupement des villes qui se sont engagées à réduire leur signature carbone en procédant, entre autres, à des aménagements urbains plus économes en énergie, et plus centrés sur la circulation piétonnière et sur une accélération de l’offre de service de transports en commun. Des villes comme Curitiba au Brésil, Durban en Afrique du Sud, Copenhague, au Danemark, Vancouver et... Montréal.<br/>
<br/>
Plus de 83 millions d’humains habitent ces villes, et plus de 550 actions ont été posées. Ces municipalités sont membres du Pacte de Mexico, un rassemblement qui a été mis en place dans le cadre des négociations sur le climat. Il faut comprendre qu’un humain sur deux habite la ville, une proportion qui ne cesse de s’accroître. En somme, la ville est au cœur de la lutte aux changements climatiques. Selon le Groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), environ 80 % des GES proviennent des activités urbaines.<br/>
<br/>
C’est sans doute dans cet esprit qu’à la suite de la proposition de la Ville de Mont-réal, le quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve procédera à un aménagement vert entre les rues Viau et Pie-IX. Les trottoirs seront reconfigurés, les parcs améliorés grâce à la plantation d’arbres, et la circulation y sera revue. Le but avoué, c’est de rendre ce coin de Mont-réal encore plus agréable à vivre. Ce soir, une rencontre d’information doit avoir lieu. Les travaux devraient débuter assez rapidement après les appels d’offres du printemps.<br/>
<br/>
L’effet des îlots de chaleur sera diminué dans ce nouveau quartier vert, le volume du bruit aussi, et la sécurité des habitants sera augmentée. À deux pas du marché Maisonneuve, ce nouvel aménagement permettra de créer un milieu de vie centré davantage sur la personne et aura des effets immédiats sur les occupants.<br/>
<br/>
Il faut saluer cette initiative de la Ville et du quartier. La fierté des habitants de l’endroit les incitera sans doute à participer à cette action en aménageant des balcons et  des cours fleuris, en encourageant encore plus les commerces de proximité et en vivant plus que jamais LEUR Montréal. Il s’agit aussi d’un bel exemple de collaboration entre différents partis politiques à l’Hôtel de Ville. Bravo!<br/>
<br/>
<br/>
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, GES, sables bitumineux]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 19:51:22 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1089618</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Changer de modèle économique : une urgence!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pendant que l’industrie des sables bitumineux et le bureau du premier ministre Harper s’entendent sur une stratégie de communications pour redorer l’image de l’exploitation des sables bitumineux, le reste du monde s’interroge sur l’avenir de l’économie mondiale.<br/>
<br/>
Le sommet de Davos, dans le Valais suisse, dresse un constat plutôt inquiétant de l’état de l’économie dite «libérale et capitaliste», qui a frappé un mur depuis 2008. C’est évident, les grandes économies sont plongées en pleine panique. Le gouvernement américain a été forcé de mettre les banques et General Motors «sur l’assistance sociale» pour éviter que l’économie américaine s’écroule et entraîne dans sa chute le reste de la planète. L’un après l’autre, les pays voient leur cote baisser, et plusieurs pays sont en faillite technique.<br/>
<br/>
On a même entendu David Rubenstein, patron du Fonds américain d’investissement Carlyle, déclarer que la mort du capitalisme est imminente. Remarquez que lorsqu’on touche plus de 134 M$ de bonus comme patron, on peut dire pas mal de choses!<br/>
<br/>
Il existe une approche comptable qui permettrait à l’économie mondiale d’effectuer un vrai virage : réduire les émissions de carbone en taxant les pollueurs et en stimulant les investissements dans des entreprises et des modes de production qui, en plus de réduire les émissions de GES, réorienteraient l’économie mondiale vers une comptabilisation du vrai coût des biens de consommation. <br/>
<br/>
L’Australie prend actuellement un tel virage. Dès juillet, les 500 plus grands émetteurs de GES de ce pays devront payer une taxe de 24 $ par tonne de polluants émise. Une partie de ces revenus sera redistribuée aux citoyens, afin de les aider à assumer l’augmentation des prix qui résultera de cette taxe. Tout le reste des revenus recueillis grâce à la taxe sera distribué aux entreprises qui opteront pour des modes de production moins énergivores. Le but est simple : transformer l’économie du pays en taxant ce qui la détruit!<br/>
<br/>
Un seul ingrédient est essentiel à un tel virage, et malheureusement, il ne fait pas partie de la stratégie du gouvernement Harper : il s’agit de la volonté politique de travailler à un monde où le bien commun passe avant le profit d’une minorité. <br/>
<br/>
<br/>
<strong>Suivez Steven Guilbeault sur Twitter au <a target="_blank" href="https://twitter.com/#%21/s_guilbeault">@s_guilbeault</a></strong><br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1083484</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, GES, sables bitumineux]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 29 Jan 2012 18:06:12 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1083484</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Développement durable: «Think big, s’tie»]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Excusez-moi pour ce titre, je n’ai pu résister en voyant une publicité d’une compagnie québécoise vantant le prochain Salon Chalets  au Stade olympique en ces termes: «… les plus grosses maisons- modèles jamais vues au stade».<br/>
<br/>
Lorsqu’il est question de développement durable ou encore de lutte aux changements climatiques, nous avons souvent le réflexe de nous tourner vers les gouvernements, les entreprises ou encore la technologie pour chercher des solutions. <br/>
<br/>
Il ne fait aucun doute que ces éléments font partie d’un ensemble de solutions, mais on ne peut passer à côté d’un autre élément très important – et même essentiel – dans cette équation: nous! Nos comportements jouent un rôle de premier plan dans notre réponse aux grands défis écologiques qui se dressent devant nous. <br/>
<br/>
Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Entre 1971 et 2006, alors que la population des régions métropolitaines du Québec augmentait de 62%, la superficie du territoire occupé augmentait de 261%.<br/>
<br/>
Depuis 1990, il y a moins de personnes par maison, alors que la surface habitable est passée de 116 mètres carrés à 128, et la surface climatisée, de 23 à 43%. Idem pour nos voitures. Alors que la technologie aurait pu nous permettre de faire des gains importants en matière de réduction de la pollution, ces gains ont été annulés par l’accroissement de la taille, du nombre et de la puissance des voitures, sans parler de la part de marché croissante du parc de véhicules utilitaires sport.<br/>
<strong><br/>
«Think big, s’tie»</strong><br/>
Ces comportements que nous avons adoptés ne nous ont pas été imposés par les gouvernements ni par les entreprises. Bien sûr, il y a le rôle de la pub, la réglementation laxiste sur l’étalement urbain, le manque de financement du transport en commun, etc. Cela étant dit, nous consommons de notre plein gré et nous contribuons volontairement à cette croissance du Think big!<br/>
<br/>
Peut-être devrions-nous prendre 5 minutes de temps en temps pour nous regarder dans  le blanc des yeux dans le miroir et nous interroger sur notre responsabilité en tant que citoyens et consommateurs.<br/>
<br/>
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                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1077665</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 19:42:19 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1077665</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Lettre d’un radical]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Un épisode bien triste s’est produit la semaine dernière en matière de politique canadienne, particulièrement en ce qui a trait à la protection de l’environnement.<br/>
<br/>
Le ministre des Ressources Naturelles, Joe Oliver, a fait publier lundi dernier une lettre ouverte dans le Globe and Mail dans laquelle il accuse «les groupes écologistes et autres groupes radicaux» de s’opposer d’une part au projet d’oléoduc Northern Gateway et d’autre part à tout projet de développement quel qu’il soit. Le ministre a également annoncé que son gouvernement allait réduire la durée et la portée des évaluations environnementales.<br/>
<br/>
Regardons d’abord le pro­jet Northern Gateway. Il s’agit d’un oléoduc  de plus de 1 000 km qui vise à exporter le pétrole des sables bitumineux vers la Chine. Il serait construit entre l’Alberta et la Colombie-Britannique et devrait traverser plusieurs centaines de lacs, de rivières et de cours d’eau, en plus d’affecter directement près d’une trentaine de communautés autochtones. On estime que le projet va créer 104 emplois permanents au Canada... 104!<br/>
<br/>
Les sables bitumineux sont déjà la cause de l’augmentation d’émissions de GES la plus rapide au pays, et la principale raison pour laquelle le gouvernement Harper s’est retiré du protocole de Kyoto. Les subventions accordées au secteur pétrolier nuisent à la conversion de notre économie. Ce biais serait responsable de la perte de 600 000 emplois dans le secteur manufacturier en raison de la forte pression à la hausse que pétrole exerce sur notre dollar. <br/>
<br/>
En outre, le ministre a tort de prétendre que nous, les écolos, sommes contre tout développement. Les groupes travaillent partout au pays avec toutes sortes d’entreprises, de communautés, de gouvernements provinciaux et municipaux pour mettre en place des solutions à la crise écologique dans les secteurs du bâtiment, du transport, de l’énergie, etc.<br/>
<br/>
Mais il est vrai que nous sommes contre le modèle de développement proposé par le gouvernement Harper, qui cherche à faire du Canada un état pétrolier avec des tendances antidémocratiques de plus en plus inquiétantes.<br/>
<br/>
<br/>
<strong>Suivez Steven Guilbeault sur Twitter au <a target="_blank" href="https://twitter.com/#%21/s_guilbeault">@s_guilbeault</a></strong><br/>
<br/>
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                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1072138</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 21:25:58 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1072138</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Gentilly-2: l’année de la décision]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La centrale nucléai­re Gentilly-2 sera au cœur des choix énergé­tiques du Qué­­­­­bec en 2012. Mise en service en 1983, et pour l’essentiel très fiable, la seule centrale nucléaire du Québec doit être rénovée. Et il ne s’agit pas de petites rénovations, car on parle d’un budget frôlant les 2 G$ pour une révision qui en ferait une centrale presque neuve. <br/>
<br/>
On doit procéder à une remise en état complète : réfection du cœur du réacteur et des turbines qui transforment la chaleur produite en électricité, changement des ordinateurs de contrôle. Par comparaison, si on devait changer le moteur, le systè­me électrique, la batterie et l’alternateur d’une automobile, on aurait pas mal tout refait sauf la carrosserie!<br/>
<br/>
La centrale produit de quoi combler environ 2 % de nos besoins collectifs en électricité, et cette part va en diminuant, en raison de l’ajout de nouveaux projets éoliens et hydroélectriques. La seconde vie de la centrale, d’une durée prévue de 25 ans, augmentera de beaucoup son coût de production, qui dépassera les 7 cents le kilowatt-heure, selon Hydro-Québec. <br/>
<br/>
La rénovation de la centra­le sœur de Gentilly-2 à Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick, a tourné au cauchemar, et la facture sera salée si on décide d’aller au bout des travaux. Hydro-Québec observe de très près l’évolution de ce chantier, et Thierry Vandal, le PDG d’Hydro, a même commencé à discuter avec le gouvernement de la possibilité de ne pas rénover Gentilly-2 et de la fermer définitivement. <br/>
<br/>
Mises en service la même année, les deux centrales sont identiques, mais celle de Point Lepreau a été moins performante que celle de Gentilly. En outre, elle a dû subir des travaux majeurs – et coûteux! – à partir du printemps 2008, travaux qui ont pris du retard. Produisant jusqu’à 30 % de l’électricité du Nouveau-Brunswick, Point Lepreau est devenue une sour­ce de problèmes, et les tarifs d’électricité ont été augmen­tés dans la province parce qu’il a fallu acheter de l’électricité compensatoire.<br/>
<br/>
Bref, chez Hydro-Québec, on se demande sans doute si le jeu en vaut la chandelle. Chose certaine, le Québec a les moyens de se passer des 660 MW de la centrale, avec son parc hydroélectrique grandissant. <br/>
<br/>
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<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1066441</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 08 Jan 2012 20:01:59 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1066441</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[L’année du citoyen]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Que nous réserve 2012? D’où viendront les événements qui auront un
impact important sur notre avenir collectif? <br/>
<br/>
Si les enseignements de l’année 2011 pointent dans une direction,
c’est dans cel­le de la révolution citoyenne. En y regardant de plus
près, on constate que le Printemps arabe est né d’un geste-clé : un
jeune homme s’est im­molé en pleine rue, victime d’une injustice de
trop. La Tunisie a alors basculé, puis l’Égypte, la Libye. Qui sait,
peut-être même que la Syrie et l’Iran pourraient connaître un sort
semblable.<br/>
<br/>
Un tsunami a fait basculer la donne nucléaire, non seulement au
Japon, mais partout dans le monde. Plusieurs pays ont déjà fait le choix
d’abandonner à moyen terme cette option, dont la très progressiste
Italie de Berlusconi...<br/>
<br/>
Un projet de pipeline entre l’Alberta et le Texas, suspendu à la
suite d’une colère citoyenne qui a balayé les États-Unis du nord au sud,
sera au cœur de la campagne présidentielle américaine. On a occupé Wall
Street à New York, le square Victo­­ria à Montréal et des dizai­nes de
lieux symboliques et stratégiques du pouvoir financier partout en
Amérique du Nord. Les héros de ce mouvement sont anonymes pour la
plupart.<br/>
<br/>
En Russie, les rues sont prises d’assaut par les ci­toyens qui
protestent contre une élection aux résultats douteux favorisant Vladimir
Poutine. C’est également l’impatience des citoyens qui a poussé le
gouvernement du Québec à agir dans le dossier des gaz de schiste. Malgré
l’insatisfaction de certains, un comité d’experts et de scientifiques a
été mis en place pour évaluer la pertinence de l’exploitation de cette
source d’énergie dans notre cour.<br/>
<br/>
Il y a une intelligence collective face aux injustices flagrantes
qui minent notre foi en une société juste. Verser des milliards aux
mul­tinationales qui produisent des énergies fossiles, trahir nos
engagements environnementaux en reniant le protocole de Kyoto et
prétendre que les solutions sont trop coûteuses, rien de cela n’a
contribué à créer un vaste consensus social canadien en environnement,
loin s’en faut. Le citoyen prend du galon et, face aux défis immédiats,
c’est là que se trouve la bonne nouvelle de 2011 et l’espoir de 2012.<br/>
<br/>
<strong>Suivez Steven Guilbeault sur Twitter au <a target="_blank" href="https://twitter.com/#%21/s_guilbeault">@s_guilbeault</a></strong><br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1061993</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 02 Jan 2012 20:40:05 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1061993</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le retrait du Canada de Kyoto : une honte!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Eh bien voilà, c’est fait. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, les conservateurs de Stephen Harper ont cherché par tous les moyens à échapper aux obligations du Canada en matière de lutte aux changements climatiques.<br/>
<br/>
Déjà en 2003, Stephen Harper parlait du protocole de Kyoto comme «d’un vaste complot socialiste contre l’économie de marché». Cette affirmation, en plus d’être ridicule, est totalement fausse, puisque le protocole a mis en place toute une série de mécanismes de marché afin de lutter contre les changements climatiques, comme la Bourse du carbone, ainsi que le mécanisme pour un développement propre et une mise en œuvre conjointe.<br/>
<br/>
Ensuite, sous le gouvernement Harper, nous avons tourné le dos aux objectifs de Kyoto quand la ministre de l’Environnement de l’époque, Rona Ambrose, a déclaré que le Canada allait respecter Kyoto «sauf les objectifs de réduction de GES»... C’est un peu comme dire : «Je vais respecter le Code de la route, mais pas les limites de vitesse!»<br/>
<br/>
Le Canada devenait alors le premier pays signataire de Kyoto à agir de la sorte. Harper s’est ensuite attaqué aux différents programmes sur la mise en œuvre de Kyoto, tant au pays qu’à l’étranger : fin des programmes d’éducation relatifs aux changements climatiques, du soutien aux énergies renouvelables, aux programmes d’efficacité énergétique pour les moins nantis du pays, de l’aide aux pays en voie de développement, etc. <br/>
<br/>
Et finalement, lundi dernier, Stephen Harper a réussi à concrétiser un projet qu’il caressait depuis près d’une décennie : retirer le Canada de Kyoto. Encore une fois, aucun autre pays signataire de Kyoto n’a fait un tel geste.<br/>
<br/>
Le concert de critiques ne s’est pas fait attendre, que ce soit le gouvernement chinois qui parle d’une décision regrettable, de l’ONU qui qualifie la décision du Canada de faux-fuyant, de Tuvalu (un petit pays insulaire qui disparaît progressivement à cause de l’augmentation du niveau de la mer) qui parle d’un «sabotage» de la part du Canada. Il faut vraiment avoir la tête dans le sable pour penser qu’il n’y aura aucun prix à payer pour cet affront. Nous y reviendrons...  <br/>
<br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1053477</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 18 Dec 2011 17:54:56 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1053477</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Si près et pourtant si loin]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Durban, 4 h 17  dans la nuit de same­di à diman­che. Je suis en vacances, du moins, en théorie. La rencontre de l’ONU à laquelle je participe depuis deux semaines devait prendre fin vendredi vers 17 h. <br/>
<br/>
Mais voilà, les pays n’ont pas encore résolu plusieurs des différends qui les séparent. Avant de vous parler de la conclusion de cette conférence, j’aimerais attirer votre attention sur certains temps forts des derniers jours. <br/>
<br/>
Dans un geste audacieux de dernière heure, une al­liance historique s’est créée au sommet de l’ONU sur le climat à Durban. L’Union européenne, l’Alliance des pays insulaires (AOSIS) et les pays les moins développés (en tout plus de 120 pays) ont déposé sur la table un plan qui propose de sauver le protocole de Kyoto et de re­mettre en marche le processus de lutte à la dégradation du climat.<br/>
<br/>
Ce texte proposait entre autres des cibles contraignan­tes en termes de réductions d’émissions de GES pour les pays membres de la deuxiè­me phase de Kyoto, dont l’Union européenne, l’Australie et les pays scandinaves. Hélas, quelques pays ont décidé de quitter le navire, dont le Japon, la Russie et... le Canada! Vous êtes surpris? Pourtant, le gouvernement Harper en avait la très ferme intention depuis son arrivée au pouvoir.<br/>
<br/>
Cela dit, des progrès ont été faits sur le Fonds vert pour le climat, sur la question de l’adaptation aux changements climatiques et sur le transfert de technologies du Nord vers le Sud.<br/>
<br/>
Toutefois, les pays présents à Durban n’ont pas réussi à s’entendre sur certains éléments très importants, comme la mise en place de négociations rapides en vue d’un nouvel accord légalement contraignant qui engloberait l’ensemble des grands pollueurs de la planète, dont les États-Unis, mais aussi la Chine, l’Inde et le Brésil. <br/>
<br/>
Cette nouvelle entente doit tenir compte de la responsabilité historique des différents pays. Par exemple, depuis les an­nées 1950, chaque Canadien a émis 27 fois plus de GES que chaque Indien. Contrairement à ce que voudrait nous laisser croire le ministre de l’Environnement Peter Kent, on ne peut faire table rase de cette réalité.<br/>
<br/>
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 20:14:39 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1047796</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ils sont jeunes!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Ils sont jeunes, plusieurs n’ont pas encore 20 ans et en sont à leur deuxième, voire leur troisième rencontre sur le climat. Ils se préparent des mois à l’avance, financent leur voyage en emballant votre épicerie la fin de semaine, en inventant des modes de financement originaux et, quand il manque de sous, les parents font leur part. <br/>
<br/>
Mais ils ne sont pas ici pour faire du tourisme, d’ailleurs ils n’ont ni le budget, ni le temps, ils militent du matin au soir, distribuent des feuillets, assistent en éclaireurs à une quantité affolante d’ateliers, de conférences de presse et d’évènements de toutes sortes. Chaque matin, ils sont à la réunion de stratégie du Réseau Action Climat et font partie à part entière des troupes. <br/>
<br/>
James Hunt et sept de ses amis militants se sont levés et ont délibérément tourné le dos au ministre de l’Environnement du Canada, Peter Kent, lorsque ce dernier a pris la parole pour dire que le Protocole de Kyoto, c’est du passé! Ils ont été sortis par la sécurité, leur accréditation saisie et ils passeront les deux derniers jours hors des murs du Sommet. La déclaration des jeunes aux médias était on ne peu plus claire : Notre pseudo ministre de l’Environnement défend ouvertement l’agenda des sables bitumineux! Le message a passé!<br/>
<br/>
Abigail Borah, des États-Unis, a posé un geste similaire quand le représentant américain a pris la parole à son tour. Les États-Unis ne sont pas signataires du Protocole, ce qui les exclut des votes, mais pas des prises de parole. Abigail et ses amis ont également été éjectés.<br/>
<br/>
Cette jeunesse représente non seulement une force de frappe, mais surtout l’avenir. Ils s’informent, font des recherches pour leurs travaux académiques et, par ce fait, deviendront des experts sur le climat s’ils désirent pousser plus loin leur expertise. À tout le moins, ils seront des citoyens avertis et sensibles aux enjeux environnementaux globaux. Et s’il faut en croire ce que le présent Sommet annonce comme conclusion,  ils ne seront pas à court de débats!<br/>
<br/>
<br/>
***<br/>
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 11:31:48 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1046391</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[C’est dans les villes…]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pour la première fois dans l’histoire, plus de 50% des humains habitent les zones urbaines. Il y a 200 ans, seulement 4% de la population vivait dans une ville. Mais là où il y a un écart considérable ville-campagne, c’est dans la consommation d’énergie. Plus de 80% des émissions de GES mondiales sont de source urbaine. Le transport automobile évidemment, mais la qualité ordinaire des habitations, la multiplication des zones industrielles dans les couronnes et les banlieues ainsi que l’énergie utilisée dans les bâtiments contribuent toutes à faire de la lutte aux changements climatiques une affaire de ville et de banlieues. <br/>
<br/>
Les villes se sont rassemblées dans la ICLEI, un organisme de portée mondiale qui cherche à augmenter la performance énergétique des milliers de villes du globe. Il y a maintenant plus de 3200 villes membres, dont Montréal et plus de 1000 aux États-Unis – même si l’administration centrale de ce pays n’a pas signé le Protocole de Kyoto!<br/>
<br/>
L’an dernier, lors de la réunion de Cancun sur le climat, la ICLEI a adopté <a href="www.citiesclimateregistry.org" target="_blank">un registre climat des villes</a> avec dès le départ plus de 200 villes signataires. De par cette charte, les villes s’engagent à prendre des mesures concrètes afin de réduire leur signature carbone. Un exemple parmi d’autres: Copenhague s’est engagée à être carboneutre d’ici 2025. Un logiciel a été mis en place pour les membres. Les performances y sont enregistrées formellement afin de mesurer les vrais gains et non les promesses. Le premier rapport annuel du Pacte de Mexico (c’est là que les villes ont signées l’entente) était rendu public cette semaine à Durban.<br/>
<br/>
Le besoin criant d’un accroissement de l’offre de déplacement public démontre à quel point nos élus doivent aller encore plus vite et plus loin à ce chapitre. Le plan d’action du Québec 2006-2012 sur les changements climatiques a permis des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars dans ce secteur. Toutefois, le fédéral doit aussi jouer un rôle important. Hélas, le Canada est l’un des rares, sinon le seul, pays industrialisés sans stratégie de financement nationale des transports publiques. <br/>
<br/>
<br/>
***<br/>
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 11:37:46 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1045270</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le courage et la vision de Julia Gillard]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Ce nom ne vous est sans doute pas familier. Pourtant, Julia Gillard, en tant que nouvelle première ministre de l’Australie, vient de catapulter son pays vers une économie verte grâce à un virage énergétique aussi courageux que visionnaire. Il faut savoir que l’Australie consomme et exporte massivement du charbon. Pire pollueur d’entre les pollueurs, le charbon va graduellement sortir du bilan énergétique australien pour laissé place à un virage énergétique vert sans précédent dans l’univers des pays riches (Alcan se départie également des ses actifs dans le charbon à l’échelle internationale).<br/>
<br/>
Le tout commence par une taxe sur le carbone de 23$ australiens pour chaque tonne de CO2 émise, soit environ 21,75$ canadiens. Mise en place le 1er juillet prochain, cette taxe vise les grands émetteurs et, en particulier, les centrales au charbon qui produisent l’électricité. Puis, en 2015, le prix du carbone sera déréglementé et soumis au marché des échanges. Mais il y aura un plancher en bas duquel il ne pourra tomber et si les prix mondiaux du carbone sont en hausse, il sera ajusté en conséquence. Pas d’échappatoire!<br/>
<br/>
Comme cela aura une incidence sur les prix à la consommation et sur les emplois, l’argent récolté sera investit de plusieurs façons. Au départ, les australiens recevront un chèque d’environ 900$ par année pour compenser la hausse des prix et des milliards seront investis dans la création d’emplois verts, en misant particulièrement sur le transfert des travailleurs du secteur des énergies polluantes. Plusieurs organismes de surveillance assureront la bonne marche de cette transition avec, en bout de ligne, l’élimination de 2000 mégawatts d’électricité issus de centrales au charbon. Ça, c’est plus de trois fois la centrale nucléaire de Gentilly 2 au Québec!<br/>
<br/>
C’est un remarquable programme. Il est complet et la volonté politique derrière un tel virage devrait inspirer le gouvernement du Canada qui nous sert toujours la même soupe indigeste que le virage énergétique ne doit pas nuire à l’économie. Quelle économie au juste? Celle qui verse des milliards de subventions et d’avantages fiscaux aux milliardaires des sables bitumineux? De grâce M. Harper, un peu d’imagination…<br/>
<br/>
Comme le disait Nelson Mandella, on dit que c’est impossible, jusqu’à ce que cela soit fait!<br/>
<br/>
***<br/>
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 15:35:40 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Les femmes africaines sont en colère]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Elles sont en colère, elles en veu­lent aux chefs de la planète qui tergiversent sur des mots et des virgules pendant que leurs terres sont menacées par les effets des changements climatiques. <br/>
<br/>
Qui? Les femmes africaines, pour être plus précis les femmes des communautés rurales d’Afrique qui tenaient une marche contre la faim vendredi à Durban, en Afrique du Sud, en marge de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques. «Nous sommes ve­nues devant cette assemblée comme une seule voix pour l’Afrique. Nous disons non à l’apartheid climatique.» <br/>
<br/>
La perte de terres agricoles, si précieuses à l’Afri­que, est devenue l’un des effets les plus évidents des bouleversements climati­ques. Les sécheresses se multiplient et sont de plus en plus rapprochées. Le con-tinent souffre de bien des maux liés aux changements climatiques : pertes de forêts tropicales dans la ceinture équatorienne, désertification massive autour des grands déserts et mouvements subséquents d’une mer de réfugiés environnementaux vers les bidonvilles des grandes capitales, déjà écrasées par des conditions de vie à la limite du tolérable. <br/>
<br/>
La femme africaine a toujours été la gardienne de l’agriculture, de l’élevage et de la terre dans les traditions rurales millénaires de l’Afrique, mais la dégradation des terres aura un effet dévastateur sur le tissu social de tout un continent.<br/>
<br/>
Dans un rapport rendu public il y a quelques se­mai­nes, le Groupe de scientifiques de l’ONU sur le climat explique comment des catastrophes naturelles de moindre envergure peuvent avoir des conséquences dé­sastreuses. <br/>
<br/>
Par exemple, les pluies importantes de 2008 en Afrique de l’Est ont déclen­ché la pire épidémie de choléra de l’histoire du continent, coûtant la vie à plus de 4 000 personnes. Le choléra n’est évidemment pas un résultat des changements climatiques, mais pourrait devenir plus fréquent à cause des bouleversements du climat.   <br/>
<br/>
La solution africaine pas­sera par un sauvetage et une redynamisation des terres, des forêts et des leurs occupants. Les femmes réunies ce matin nous ont fait part de leur frustration en termes non équivoques. <br/>
<br/>
Ces femmes sont venues montrer l’un des visages des changements climatiques et rappeler à nos leaders politiques qu’il nous faut agir maintenant, pas dans 5 ou 8 ans comme le voudrait certains ici.<br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1041539</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 04 Dec 2011 20:04:57 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1041539</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le Sommet des oubliés]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Il y a, dans un coin reculé de Durban, un sommet des peuples, qui n’a pas l’ampleur de la rencontre officielle du centre-ville. C’est sur le campus de l’université du Kwazulu Natal que se tient cet événement que peu de gens fréquentent, hélas. Sauf pour une poignée de représentants des ONG, la rencontre se passe dans l’anonymat. Dans les faits, elle est devenue par la force des choses l’autre Sommet africain.<br/>
<br/>
Lors de notre visite le jeudi 1<sup>er</sup> décembre, nous avons rencontré et discuté avec uniquement des étudiants et des ONG de l’Afrique australe, dont une forte majorité venait d’Afrique du Sud. Mais ils savent ce qu’ils veulent et ils le disent haut et fort. Baptisé, The Right2know, le droit de savoir, leur campagne vise le manque de transparence de COP 17 et l’accès limité des ONG aux délibérés, ce qui est un fait.<br/>
<br/>
Ils en ont aussi contre un prêt de la Banque Mondiale à l’Afrique du Sud qui permettra la construction de deux importantes centrales électriques au charbon. Disons que le pays hôte semble avoir des problèmes de cohérence. En pleine croissance économique, face à une demande énergétique sans cesse accrue, le gouvernement mise sur ces grandes centrales pour appuyer la demande en hausse, qui est dû pour l’essentiel au secteur industriel. Pas facile pour les pays émergents de faire coïncider croissance et contrôle des émissions de GES.<br/>
<br/>
On peut se questionner par contre sur le rôle que joue la Banque Mondiale dans le processus décisionnel qui mène à financer le charbon à grande échelle. Surtout quand on sait que plusieurs des enjeux des changements climatiques passent par l’aide des pays riches envers ceux qui sont en voie de développement. Au cœur des mécanismes de Kyoto on trouve des programmes pour la modernisation des pays en pleine croissance. <br/>
<br/>
Ce financement du charbon par la Banque Mondiale va à l’encontre de l’esprit et de la lettre du Protocole de Kyoto et ne peut que contribuer à aggraver la situation du réchauffement global. Bel exemple!<br/>
 <br/>
<br/>
***<br/>
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 02 Dec 2011 15:52:44 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le tourisme à l’heure des changements climatiques]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Nous avons tous besoin d’une pause vacance, seul, en famille, dans une région du Québec ou dans le sud. On part un mois dans le sud de la France, on se rend à un mariage en Italie. Bref, qui dit vacances dit souvent voyage. Pour ma part, j’essaie toujours de prendre mes vacances près de là où je me trouve (bon, d’accord, vous allez me dire que je suis pas mal chanceux de voyager pour le travail et d’en profiter parfois pour explorer la planète comme ça!). <br/>
<br/>
Selon l’Organisation mondiale du tourisme, le secteur représente 5% du bilan global du CO 2 émis, et 4,6% du réchauffement du climat est dû à ce qui est devenu l’industrie du voyage. Les chiffres en disent long : plus de 735G$ de dépenses touristiques par année, dont le tiers dans des pays en voie de développement. Dans ce seul secteur des pays moins nantis, on a assisté à une hausse de 110% des dépenses en tourisme entre 2000 et 2007. <br/>
<br/>
La partie transport de nos vacances occupe 75% de notre bilan carbone-vacances! De ce 75%, le transport aérien représente plus de 40%. Les services sur place – climatisation, piscines et autres –représentent 20% du bilan total de nos vacances. <br/>
<br/>
Mais ne culpabilisez pas trop vite. Selon le même sondage, rester chez-soi n’est pas la solution pour plusieurs raisons. Nous consommerons tout de même de l’énergie, utiliserons notre voiture etc. Pas besoin de vous morfondre sur notre balcon! Dans les faits, il y a toute une série de mesures qui peuvent réduire votre signature carbone. L’industrie de l’aviation travaille déjà sur des combustibles alternatifs, les derniers modèles d’avion, tel le A 380 d’Airbus, n’émettent que 75 grammes de CO2 par kilomètre-passager, ce qui est 20% de moins que la génération précédente. Bombardier en fait également beaucoup du côté de l’efficacité des moteurs et du poids des avions.<br/>
<br/>
L’industrie de l’hôtellerie a commencé à se donner des cahiers de charges verts, on voit la norme LEED de plus en plus dans les grandes chaînes. Même à Cuba, on voit moins de climatisation systématique qu’il y a quelques années. En tant que consommateurs, assurons-nous que les établissements qu’on choisit tiennent compte de leur signature carbone. Les vacances n’en seront que plus agréables et responsables.<br/>
 <br/>
<br/>
***<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1038262</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 16:24:40 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1038262</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[L'Europe, exemplaire sur le terrain]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le financement à court terme de programmes voués à l’action sur le terrain représente une des voies privilégiées dans les ententes multilatérales sur le climat. Les pays les mieux nantis se sont engagés à verser d’importantes sommes aux pays en voie de développement pour les aider à faire la transition vers une économie plus moderne mais non polluante.<br/>
<br/>
On finance ainsi des mesures d’adaptation aux changements climatiques, des modes de production énergétique moins polluants – tel le biogaz –, les énergies renouvelables, des mesures d’efficacité énergétique ou des modes de transport conviviaux et propres. Pour les seules années 2010 et 2011, l’Union européenne a versé 4,68 G€ dans ces programmes, et cela, malgré la grave crise économique qui frappe les 27 pays membres de l’UE! <br/>
<br/>
Des pays qui ne sont pas des forces économiques – Cypre, l’Irlande et l’Estonie – financent en partie des programmes au Bhutan, au Cambodge et aux Îles Solomon. L’installation de panneaux solaires pour l’irrigation, des éoliennes pour villages isolés et le soutien de mesures de protection des sols ne sont que quelques exemples de réalisations concrètes. <br/>
<br/>
La Hollande appuie la mise en place de plus de 70 000 plans de biométhane qui permettront à un demi million d’Africains d’avoir de meilleures conditions de vie tout en polluant moins. La collecte de bois de chauffage demeure un des drames liés à la désertification dans presque tous les pays d’Afrique.<br/>
<br/>
La protection des forêts tropicales a une place d’honneur dans les engagements européens. Le financement de l’Europe permet de mettre en place des méthodes de surveillance de l’état des forêts. Des pays comme la Colombie, la Tanzanie et les Philippines pourront ainsi lutter contre la déforestation avec les meilleurs outils disponibles.<br/>
<br/>
En somme, l’argument du gouvernement Harper, qui veut que les politiques environnementales et les engagements internationaux ne doivent pas nuirent à l’économie, ne tient pas la route devant la présence forte et les engagements immédiats de l’Europe sur les terrains de la lutte aux changements climatiques. <br/>
<br/>
***<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1036961</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 12:06:09 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1036961</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Métro en direct de Durban]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pour les deux prochaines semaines, en plus de ma chronique du lundi, je vous donne rendez-vous ici pour suivre l’évolution de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui a débuté lundi à Durban.<br/>
<br/>
Je vous parlerai bien sûr des enjeux des négociations, <a target="_blank" href="http://www.journalmetro.com/plus/article/1035449--la-foret-au-c-ur-du-debat-sur-le-climat-a-durban">comme je l’ai fait aujourd’hui dans ma chronique du journal</a>, mais je voudrais aussi vous donner un aperçu de l’ensemble des activités comme les conférences, les ateliers et les rencontres parallèles. En effet, au-delà des négociations, ces rencontres de l’ONU sont devenues un point de convergence pour toute une panoplie d’acteurs qui s’activent dans le cadre de la lutte aux changements climatiques.<br/>
<br/>
La question qui risque d’être au centre de la rencontre de Durban est la survie même du Protocole de Kyoto. La première période du Protocole de Kyoto allait de 2008 à 2012. Bien que le protocole ne prendra pas fin l’an prochain, plusieurs éléments importants, comme les objectifs de réductions des émissions de GES, eux, se terminent en 2012. Or, comme la réduction des émissions est au cœur de la lutte aux changements climatiques, il s’agit donc d’un des éléments les plus importants de la négociation.<br/>
<br/>
D’ailleurs, la grande majorité des pays de la planète veulent une sorte de Kyoto 2. Que l’on pense aux pays les plus vulnérables comme les petits pays insulaires, qui subissent déjà les impacts de l’augmentation du niveau de la mer, ou encore des pays d’Afrique, comme ceux du nord mais surtout ceux de l’est, que l’on nomme la Corne de l’Afrique, en particulier la Somalie, sont aux prises avec des problèmes de plus en plus criants de sécheresse. <br/>
<br/>
Cela dit, ce ne sont pas seulement les pays les moins nantis qui demandent à ce que Kyoto soit prolongé. C’est aussi vrai pour l’Union européenne, les pays scandinaves ainsi que des pays émergents comme la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud.  <br/>
<br/>
Le Canada dans tout ça? Toujours mauvais élève hélas. Le gouvernement de Stephen Harper cherche à retirer le Canada de Kyoto purement et simplement. Comment? Il existe généralement pour les ententes de l’ONU un mécanisme où un pays donné peut signifier formellement qu’il désire s’en retirer… À suivre. <br/>
<br/>
***<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1036081</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 13:34:19 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1036081</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La forêt au cœur du débat sur le climat à Durban]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’est lundi que débute le Sommet des Nations unies sur le climat à Durban, en Afrique du Sud. Certains pays, comme le Canada, aimeraient bien participer à un enterrement de première classe du protocole de Kyoto. <br/>
<br/>
Mais pour beaucoup, il y a au cœur des travaux un incontournable : le sort des forêts de la planète. La perte de forêts, particulièrement dans les zones tropicales, contribue pour presque 20 % au bilan global des émissions liées aux changements climatiques. <br/>
<br/>
Un important programme, REDD+, soit la réduction des GES par la protection des forêts et la réduction de la dégradation des sols qui s’ensuit, a déjà été accepté lors du sommet de Cancùn, en décembre dernier. Mais les sommes considérables promises par les pays riches tardent à venir. <br/>
<br/>
Selon certains pays qui doivent bénéficier du programme, à peine 10 % des milliards promis ont réellement trouvé le chemin du terrain et de la mise en œuvre.<br/>
<br/>
Comme le sommet se tient en Afrique, continent sérieusement affecté par la perte de forêts, une série d’ateliers et de rencontres techniques ont été ajoutées au programme dans le but de débloquer l’impasse. <br/>
<br/>
Une journée spéciale, Forest Day 5, le 4 décembre, sera axée sur le programme REDD+ et sur une mise à jour des réussites et des échecs récents. On prévoit que les pays asiatiques et africains y feront entendre leurs voix et feront sentir aux pays riches l’urgence d’agir. <br/>
<br/>
Plusieurs produits du bois que nous retrouvons chez nos fournisseurs sont probablement issus de pratiques forestières douteuses. Tenez pour acquis que le plancher flottant à moins de 1 $ le pied carré n’est pas issu de forêts certifiées, ni usiné par des ouvriers payés convenablement, ni vendu à son juste prix environnemental. Contribuez aux négociations de Durban, informez-vous sur la provenance des produits de bois que vous achetez! <br/>
<br/>
Le marché du bois issu des forêts menacées n’est pas en Afrique, il est dans les pays riches, et c’est notre devoir de nous informer, comme nous le faisons pour nos aliments. Nous avons un rôle à jouer à Durban. Assumons notre responsabilité de citoyens du monde.<br/>
<em><strong><br/>
<br/>
Toute la semaine, le chroniqueur Steven
Guilbeault fera part de ses impressions quant au déroulement des
négociations en direct du sommet des Nations unies sur le climat à
Durban, en Afrique du Sud.</strong></em>
<br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1035449</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, foret]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 27 Nov 2011 19:51:07 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1035449</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Pétrole, quand tu nous tiens]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pétrole, tel est le titre de l’exposition que le photographe canadien Edward Burtynsky présente au Musée McCord. <br/>
<br/>
Voici ce que dit le program­me du Musée à propos de Pétrole : «Les [56] photographies proposent d’immenses paysages illustrant les lieux de production, mais capturent aussi les effets de l’exploitation pétrolière sur nos vies, son emprise et ses conséquences sur les gens, les villes, les paysages et l’environnement.»<br/>
<br/>
Les clichés de Burtynsky sont très grands; imaginez la dimension d’une feuille de contreplaqué «4 pi x 8 pi». Ces grands formats rendent pour le moins saisissant le spectacle de désolation des exploitations de sables bitumineux de l’Alberta. Même impression quand la caméra capte les champs de pétrole de l’Azerbaïdjan, sur la mer Noire.<br/>
<br/>
Du point de vue énergétique, c’est le pétrole qui a permis, en grande partie, le développement de la société industrielle (et maintenant postindustrielle) dans laquel­le nous vivons. Il est vrai que toute l’organisation de notre société repose sur l’utilisation de grandes quantités d’énergie de haute qualité. <br/>
<br/>
Mais il est tout aussi vrai que le pétrole, qui a longtemps fourni une bonne part de l’énergie dont nous avons besoin, commence à se faire rare. Il est donc urgent de développer de nouvelles for­mes d’énergie qui nous permettront d’alimenter notre société sophistiquée.<br/>
<br/>
En outre, l’abondance de pétrole n’a pas eu que des effets positifs. C’est ce que  montre, à sa façon, l’exposition de Burtynsky. Bien sûr, les conséquences pour l’environnement sont d’ores et déjà graves; mais il a aussi résulté de cette abondance un grand encombrement. <br/>
<br/>
Encombrement des villes au développement anarchique et désordonné, en-combrement des autoroutes qui ne sont jamais assez lar­ges ni assez nombreuses, encombrement des déserts jonchés de cadavres de milliers et de milliers d’avions autant civils que militaires.<br/>
<br/>
Bref, ne manquez pas l’exposition Pétrole, en plein centre-ville de Montréal. Surtout qu’elle se tiendra encore pendant la période des Fêtes. Une belle sortie en famille! <br/>
<strong><br/>
Pétrole<br/>
Jusqu’au 8 janvier 2012<br/>
<a target="_blank" href="http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/">Musée McCord</a><br/>
690, rue Sherbrooke Ouest</strong><br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1029732</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 20 Nov 2011 20:36:43 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1029732</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Trois bonnes nouvelles sur le climat]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Quand les ch­oses bougent et que des décisions in­tel­­li­gentes sont prises, il faut en parler. Voici donc trois bonnes nouvelles sur le climat.<br/>
<strong><br/>
</strong>
<ul>
<li><strong>Au Québec</strong><br/>
Entre 1990 et 2009, le Québec a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 2,5 %. Pendant ce temps, le Canada en entier augmentait au contraire ses émissions d’un énorme 30 %. Sans être mirobolante, la performance du Québec prouve au moins une chose : quand une société décide de s’attaquer à un problème, elle peut avancer vers la solution. Le Québec aurait pu faire beaucoup mieux s’il s’était attaqué au secteur des transports, qui a vu ses émissions augmenter année après année.<br/>
<br/>
</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>En Australie</strong><br/>
La semaine dernière, l’Australie a adopté une loi historique qui donne au pays des moyens de lutter contre les émissions de GES. Trois jours plus tard, la loi était ratifiée par le Sénat et entrait en vigueur. Cette loi vise les 500 plus gros émetteurs de GES au pays. À partir de 2012, ces derniers devront payer 24 $ pour chaque tonne de CO2 qu’ils auront émise dans l’atmosphère. Les entrepri­ses visées auront donc tout in­térêt à générer moins de pollution! <br/>
<br/>
Le produit de cette taxe sera en partie redistribué à la population (90 % des travailleurs recevront un chèque d’environ 300 $ par année). Une autre fraction des fonds ainsi amassés servira à compenser les industries qui doivent exporter la majorité de leur production. Le reste  servira à stimuler le développement du secteur des énergies renouvelables.</li>
</ul>
<strong><br/>
</strong>
<ul>
<li><strong>Aux États-Unis</strong><br/>
Il y a quelques jours, les États-Unis ont décidé d’exiger un tracé alternatif pour l’oléoduc Keystone XL, conçu pour transporter le pétrole brut extrait des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries du golfe du Mexique. La construction devait commencer au début de 2012. La décision du gouvernement reporte le début des travaux au plus tôt en 2013.<br/>
 <br/>
    Cette décision constitue une victoire significative pour les environnementa­listes états-uniens  et canadiens. Aux États-Unis, tous les grands groupes écolos ont mis la main à la pâte et ont témoigné d’une même voix. La mobilisation a été forte : il y a deux semaines, 12 000 personnes ont formé une chaîne humaine et ont encerclé la Maison-Blanche, à Washington! Tout a été fait pour mettre le maximum de pression sur le président Obama, et ça a donné des résultats.</li>
</ul>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1023416</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, climat]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 13 Nov 2011 21:33:25 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1023416</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[7 milliards de nous-autres]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La semaine dernière, la population mondiale a atteint le cap des sept milliards d’individus. Depuis ma naissance, elle a plus que doublé! À la manière d’un petit poisson rouge devenu presque aussi gros que son bocal, l’humanité ne peut croître indéfiniment sans faire face aux conséquences que cela entraîne.<br/>
<br/>
Heureusement pour nous, mourir suffoqués sous le poids d’une population trop nombreuse n’est pas inévitable. Grâce au développement, à l’éducation et aux efforts en matière de planification familiale, le nombre moyen d’enfants par femme en Inde est maintenant de 2,6; il était de 6 en 1950. Ici même au Québec, on est passé de familles très nombreuses jusqu’aux années 1960 à moins de 2,1 enfants par femme aujourd’hui. Cette évolution rapide tient à plusieurs facteurs : un des plus importants est la lutte qu’ont menée les femmes québécoises pour gagner leur égalité, pour devenir maîtres de leur corps et de leur fécondité.<br/>
<br/>
Il en va de même dans les pays moins développés. La promotion de l’égalité entre les sexes, la prise en charge des enfants ainsi que le développement de leur plein potentiel sont les piliers de la lutte contre une démographie galopante. Les statistiques sont on ne peut plus claires, pour les pays riches comme pour les pays pauvres : plus les femmes sont éduquées, moins elles acceptent d’être réduites au statut de «machines à faire des enfants», et moins elles en font. <br/>
<br/>
L’autre clé est la question de la mortalité infantile; dans les pays les plus pauvres, c’est quelque chose d’assez catastrophique. Au Tchad par exemple, vous avez une «chance» sur six que votre enfant meure à la naissance ou en bas âge. Alors, les parents font le plus d’enfants possible en espérant qu’un nombre suffisant survive et les prenne en charge quand ils seront vieux. Si, grâce à une meilleure santé maternelle, les enfants survivent, vous pourrez penser en faire moins et consacrer vos ressources à leur éducation.<br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1017180</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, transport, STM]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 19:32:11 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1017180</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ça roule à la STM!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Si la tendance se maintient, la Société de transport de Montréal (STM) aura assuré 405 millions de déplacements en 2011 par rapport à 363 millions en 2006. Elle dépassera ainsi le record d’achalandage atteint en 1947, soit 398 millions de déplacements. <br/>
<br/>
Battre un record qui date de 1947 pourra sans doute susciter des commentaires du genre : «Big deal! 1947... Ils disent n’importe quoi ces écolos!» Et pourtant... Malgré les apparences, battre le record de 1947 constitue un véritable exploit. On renverse ainsi la tendance lourde qui prévalait depuis plus de 60 ans! <br/>
<br/>
Vous le savez aussi bien que moi, en Amérique du Nord, depuis cette lointaine époque, l’automobile gagne en popu­larité année après année, aux dépens des transports collectifs. Ce n’est donc pas exagéré de dire que ce renversement constitue un moment historique. <br/>
<br/>
Ce n’est pas tout : la distance moyenne parcourue par les automobilistes a plafonné au tournant des années 2000, pour diminuer chaque année au cours des six dernières années. Ces chiffres sont vrais pour l’Europe, l’Australie et le Japon. <br/>
<br/>
En ce qui concerne le Canada, les données ne sont pas disponibles. Quant aux chiffres fournis par le gouvernement états-unien, ils laissent croire qu’une bonne proportion des plus jeunes de la génération Y n’apprendront même pas à conduire. En fait ces «non-aspirants» à la voiture sont plus nombreux que les «non-aspirants » de toutes les générations qui les ont précédés. <br/>
<br/>
Pour qualifier ce phénomène, les analystes parlent d’un «changement de culture». Bien sûr, le prix de l’essence, la congestion routière et les hécatombes dont les moins de 25 ans sont victimes sur les routes y sont pour quelque chose. Mais le plus important, c’est que les valeurs changent. <br/>
<br/>
On peut se voir comme utilisateur des transports en commun ou on peut se voir au volant d’une grosse voiture rutilante qui brûle 15 litres au 100 km (25 dans les embouteillages). Ce que les analystes nous disent, c’est que la première image est de plus en plus populaire. <br/>
<br/>
Si ces savants observateurs ont raison, eh bien, croyez-moi, nos affaires iront bien! Et ce sera plus facile de forcer la main des gouvernements dans le «bon sens».<br/>
<br/>
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                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1010661</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, transport, STM]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 30 Oct 2011 17:53:45 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1010661</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ramdam sur le Plateau]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les interventions récentes de Luc Ferrandez, le maire du Plateau- Mont-Royal, dans le dossier de la circulation automobile ont suscité toute une controverse. Comme j’habite sur le Plateau, j’ai voulu y voir clair. J’ai donc mené ma petite enquête. <br/>
<br/>
Voici mes conclusions : le maire a fait exactement ce que son programme électoral disait qu’il allait faire. Par contre, il n’a pas con­sulté suffisamment la population avant de mettre en place les mesures annoncées dans son programme.<br/>
<br/>
On reproche souvent aux politiciens de ne pas tenir leurs promesses… Or, en ma­tière de transport, M. Ferrandez et son parti, Projet Montréal, ont fait exactement ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient. La position de M. Ferrandez est en accord avec le consensus de plus en plus évident autour de nouvelles façons de nous déplacer. La semaine dernière, par exemple,  la Fédération des chambres de commerce du Québec de­­m­andait un moratoire sur le développement autoroutier. Dans un communiqué émis en collaboration avec l’organisation Transit, les chambres de commerce ac­cordent la priorité à la réfection des routes et à l’amélioration des transports collectifs.<br/>
<br/>
Un sondage Léger-Marketing montre que la population montréalaise est très divisée quant aux mesures prises par le Plateau : la moitié des gens sont pour, et l’autre moitié contre. Cela vient sûrement du fait que nous sommes très attachés à nos voitures. Mais cela vient aussi du fait que Projet Montréal avait promis de consulter la po­pulation sur les mesures qui seraient implantées. Je crois que, sur cette question, M. Ferrandez a failli à la tâche. Il s’agit ici d’une question de démocratie. <br/>
<br/>
Et quand je parle de démocratie, je ne parle pas de quelque chose en surface; je parle de démocratie profonde. Quand je parle de démocratie, je parle d’un processus de consultations, d’échanges et de négociations qui aboutit à l’unité du plus grand nombre. <br/>
<br/>
M. Ferrandez est un homme déterminé; c’est une qualité qu’il faut lui reconnaître. Et il en faut, de la détermination, pour s’attaquer au règne de la voiture solo. Il ne faudrait toutefois pas que cette dé­termination donne lieu à de l’acharnement.<br/>
<br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1004674</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, transport]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 23 Oct 2011 19:48:52 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1004674</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Un an de transport gratuit]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Station-service cocktail transport est une cam­pagne pan­québécoise de sensibilisation au transport durable. On y invite les citoyens du Québec à parrainer un ami afin de le convaincre de réduire son <br/>
utilisation de la voiture en solo. Parrains et amis courent la chance de gagner un an de transport durable (le tirage aura lieu le 25 novembre). Les parrains peuvent s’inscrire au <a href="http://www.equiterre.org/solution/station-service-cocktail-transport" target="_blank">www.equiterre.org/cocktail</a>. <br/>
<br/>
La Station-service cocktail transport propose un grand nombre d’arguments et d’outils pour convaincre. Plusieurs experts ont participé à de courtes vidéos en faveur du cocktail transport. L’argument «santé» est développé par François Reeves, cardiologue et auteur du livre Planète Cœur; l’argument «économie de temps» est abordé par Yves Desautels, chroniqueur à la circulation à Radio-Canada; l’argument «environnement» par moi-même. Même la questiondu «style» est évoquée grâce à la collaboration d’Anne Williams, du blogue Cycle Chic Montréal.<br/>
<br/>
La Station-service cocktail transport propose également une plate-forme Facebook. Les parrains et amis pourront y partager leurs expériences et leurs bons coups. Ils y trouveront également des indications sur les événements pour féliciter les adeptes du cocktail transport. On y découvrira en outre des outils permettant de calculer ses économies de temps et de gaz à effet de serre. Finalement, la plate-forme Facebook fournira une foule de trucs pratiques et de ressources. En plus du grand prix tiré le 25 du mois prochain, des prix sont à gagner chaque semaine sur la page Facebook.<br/>
<br/>
Au cœur de la campagne, Équiterre organise un 5@7 cette semaine dans l’atrium de la Maison du développement durable, située dans le Quartier des spectacles. Ce sera l’occasion pour les parrains et parrainés, et toutes les personnes intéressées par le transport durable, d’assister aux présentations de Montréal Cycle Chic, du cardiologue François Reeves ainsi que de moi-même. <br/>
<br/>
Au menu : parade de mode à vélo, clavicyclette, bouchées, consommation et prix de présence! La participation à cette activité est gratuite, mais le nombre de places est limité. RSVP à transport@ equiterre.org ou en répondant sur la page Facebook.<br/>
<br/>
<br/>
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/998446</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, sables bitumineux]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 18:26:07 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/998446</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Temps durs pour les sables bitumineux]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La semaine dernière, la Commission européenne sur le climat a adopté une directive qui pourrait rendre très difficile l’exportation vers l’Europe du pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta. Cette directive est maintenant acheminée aux parlements nationaux, qui doivent l’entériner. <br/>
<br/>
Selon les observateurs, l’adoption de la directive par les divers pays de l’Union européenne ne fait pas de doute. <br/>
<br/>
Après des années d’analyses, les Européens ont finalement conclu que l’extraction et la combustion du pétrole des sables bitumineux émettent beaucoup plus de CO2 que celles du pétrole traditionnel.<br/>
<br/>
En fait, 23 % de plus! En outre, la Commission européenne du climat a décidé que ses fournisseurs en pétrole devront couper leurs émissions de GES de 6 % au cours des 10 prochaines années. Le message de la Commission européenne sur le climat est on ne peut plus clair. Le pétrole extrait des sables bitumineux peut avoir accès au (vaste) marché européen, mais à condition de couper immédiatement ses GES de 23 %, puis de les couper d’un autre 6 % d’ici 2022!<br/>
<br/>
Cette semaine également, le Commissaire à l’environnement du Canada a accusé le gouvernement Harper de se traîner les pieds dans le dossier des sables bitumineux. Il a dit que le Canada ne pourrait vraisemblablement pas atteindre ses maigres objectifs de réduction de GES pour 2020!<br/>
<br/>
De toute évidence, le gouvernement et l’industrie pétrolière canadienne ont mis plus d’ardeur à défendre l’indéfendable qu’à lutter de bonne foi contre le réchauffement climatique. Une publication européenne rapporte que les deux compères ont tenu 110 activités de lobby auprès des décideurs européens entre septembre 2009 et juillet 2011, soit plus d’un événement par semaine en moyenne!<br/>
 <br/>
La stratégie canadienne est très mal gérée depuis les tout débuts du gouvernement Harper. Résultat : une décision de George W. Bush a interdit le pétrole sale des sables bitumineux sur le marché public des États-Unis. <br/>
<br/>
Le pétrole sale est également banni de tout le marché californien, qui compte 35 millions d’habitants. Maintenant, le marché européen (350 millions de consommateurs) risque de lui être fermé à tout jamais. <br/>
<br/>
Comme quoi se traîner les pieds quand l’avenir de l’humanité est en jeu n’est jamais gagnant!
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/993037</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, sables bitumineux]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 10 Oct 2011 16:56:30 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/993037</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Désobéissante à 71 ans]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Lundi dernier, Lucia, 71 ans, a pris part à la manifestation contre les sables bitumineux qui se déroulait à Ottawa. En dépit de ses ennuis de santé, elle avait décidé de participer activement à cette opération de désobéissance civile. <br/>
<br/>
Elle a donc franchi la clôture qui lui interdisait d’aller plus près du parlement; au-delà de la clôture, elle a été «accueillie» par des policiers. En tout, ce sont 212 personnes qui ont franchi la clôture; de ce nombre, 117 ont eu des accusations portées contre elles. AUCUNE n’a été emprisonnée! <br/>
<br/>
Un peu partout au Canada, les médias ont rapporté l’événement : première page du Globe and Mail (deuxième quotidien du pays), couverture généreuse sur le réseau CTV, Radio-Canada, dans Le Devoir, etc.<br/>
<br/>
Lucia n’a rien d’une «agitatrice professionnelle». À 71 ans, c’était la deuxième fois qu’elle défiait les forces de l’ordre. «Sa première fois», c’était il y a 30 ans. Elle s’était alors immobilisée devant un bulldozer pour empêcher une construction près de sa coopérative d’habitation.<br/>
<br/>
Il n’y a donc eu AUCUNE violence lors de l’opération d’Ottawa. Cette absence de casse est largement due à ceci : avant la manifestation, les organisateurs ont rencontré les forces policières à deux reprises. Ils leur ont expliqué exactement ce qu’ils entendaient faire. En plus, tous ceux qui avaient pris la décision de se faire arrêter ont eu droit à une séance de formation d’une journée.<br/>
<br/>
Selon Lucia, c’est là un volet fondamental de la désobéissance civile. Cette dernière ne vise pas à provoquer de la casse; elle vise à promouvoir une cause; le moyen, c’est de défier les autorités tout en protégeant au maximum ceux et celles qui s’engagent dans l’action.<br/>
<br/>
Comme je l’ai écrit dans cette page il y a deux semaines, l’industrie des sables bitumineux craint comme la peste les manifestations comme celle de lundi dernier à Ottawa. Elle sait qu’elle ne peut aller de l’avant sans gagner la bataille de l’opinion. L’opération de désobéissance civile de lundi dernier a contribué à mettre un nouvel obstacle sur le chemin du pétrole le plus sale au monde.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/985747</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Steven Guilbeault, sable bitumineux]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 02 Oct 2011 18:57:34 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/985747</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[L’opposition s’intensifie]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Au moment où vous lirez ces lignes, je serai à Ottawa avec plusieurs centaines, voi­re quelques milliers de personnes; nous manifesterons notre opposition collective, et grandissante, à la politique du gouvernement Harper qui favorise systématiquement l’industrie des sables bitumineux. Cette action vise également un projet de méga oléoduc de 2 600 km poussé par la compagnie canadien­ne Trans Canada Pipeline; nommé Keystone XL, l’oléoduc transporterait le bitumen (pétrole brut non raffiné ex­trait des sables bitumineux de l’Alberta) jusqu’aux raffineries états-uniennes du golfe du Mexique. <br/>
<br/>
En participant à la manif d’Ottawa, j’aurai l’honneur de me joindre à de nombreux représentants des Premières Nations, qui sont durement affectés parce que les rejets de l’industrie des sables bitumineux contaminent les eaux de la région où ils vivent. Je me joindrai également à de nombreux représentants de la société civile, comme ceux du Conseil des Canadiens (100 000 membres).<br/>
<br/>
Récemment, l’opposition au projet d’oléoduc s’est in­tensifiée au pays. Jeudi dernier, le syndicat canadien qui représente les travailleurs des sables bitumineux a manifesté devant l’Assemblée législative de l’Alberta pour s’opposer à la construction de l’oléoduc en question. Mercredi, c’était le président du Nouveau Parti démocratique, Brian Topp, qui prenait position contre le projet. Selon lui, ce pipeline va favoriser l’émission de vastes quantités de CO2 dans l’atmosphère au moment même où il est urgent de les réduire.<br/>
<br/>
Ces prises de position font suite à deux semaines de manifestations devant la Maison-Blanche, à Washington. Au cours des dernières semaines également, neuf prix Nobel de la paix ont écrit au président Obama pour lui demander de ne pas autoriser le projet de pipeline. Il s’agira probablement de la plus grande manifestation citoyenne contre ce «pétrole sale» de l’histoire du pays. Et je pense que ça ne fait que commencer.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/979257</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 25 Sep 2011 17:53:59 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/979257</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ajoutez votre grain de sable…]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le 26 septembre se tiendra une manifestation pacifi­que contre le pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta. Plus précisément, la protestation vise la cons­truction d’un oléoduc (baptisé Keystone XL) qui aurait pour fonction de transporter le pétrole extrait des sables bitumineux depuis l’Alberta jusqu’aux raffineries du golfe du Mexique. <br/>
<br/>
Les manifestants protestent aus­si contre l’appui que le gouvernement Harper accorde à ce projet. Cette manifestation à Ottawa fera suite à deux se­maines de protestations (également pacifiques) devant la Maison-Blanche à Washington. <br/>
<br/>
Le sit-in américain faisait lui-même écho à une très forte résistance des populations qui seraient affectées si le pipeline Keystone était construit. Les protestations ont été particulièrement vives dans les États où passerait le pipeline, notamment au Texas. <br/>
<br/>
Sur le front européen, la situation n’est guère plus favorable pour l’industrie des sables bitumineux. En effet, une directive a été éla­borée par les autorités européennes à propos de la qualité du pétrole importé en Europe. <br/>
<br/>
Cette directive vise à favoriser les combustibles produisant le moins de CO2. Or, de l’extraction jusqu’à la consommation, le pétrole tiré des sables bitumineux produit 20 % plus de CO2 que le pétrole conventionnel. <br/>
<br/>
Aux États-Unis mêmes, on se souviendra que l’ex-président George W. Bush avait interdit aux institutions publiques de juridiction fédérale d’acheter le pétrole sale de l’Alberta. Ça veut dire que les Forces armées états-uniennes, de loin le plus gros consommateur du pays, ne peuvent en acheter. En Californie, le pétrole extrait des sables bitumineux n’est pas bienvenu non plus parce qu’il émet trop de GES. <br/>
<br/>
On le voit bien, la situation est assez difficile pour l’industrie. À ce point qu’un de ses pionniers a récemment déclaré que l’industrie des sables bitumineux est en train de perdre la bataille de l’opinion publique. Ce pionnier est Don Thompson, président du  Oil Sands Developers Group. Il a fait sa déclaration au Calgary Sun. <br/>
<br/>
Évidemment, il ne faut pas encore crier victoire! <br/>
<br/>
Les joueurs de l’industrie sont puissants, très puissants même. Mais ils ne sont pas invincibles. En tout cas, des obstacles sérieux ne cessent de se dresser sur leur chemin. Je vous invite à y ajouter le vôtre, en participant à la manifestation pacifique de lundi prochain à Ottawa.<br/>
<br/>
<strong>Joignez-vous à <a target="_blank" href="http://ottawaaction.ca/fr/">Ottawa Action</a>.</strong>
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/972786</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 18 Sep 2011 19:58:23 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/972786</guid>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[OSM: un petit quelque chose de québécois]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’Or­­chestre sym­phonique de Montréal (OSM) a inauguré sa nouvelle salle de concert en grande pompe la semaine dernière. Tout le monde a été ébahi devant la beauté de ce nouveau domicile de l’OSM. On a noté également que son revêtement est en bois, du hêtre, cultivé dans la région de Gatineau. <br/>
<br/>
À l’occasion de l’inauguration, le chef de l’orchestre, Kent Nagano, a noté que le son de cette salle avait bel et bien quelque chose de très particulier; il a alors parlé d’un «son québécois». <br/>
<br/>
Maître Nagano accorde beaucoup d’importance à la «personnalité» de chaque salle. Il tient à ce que cette per­sonnalité reflète l’identité de la communauté. En ce sens, on ne peut que se féliciter du choix du bois pour la salle de concert. Peu de matériaux sont plus spécifiquement québécois que le bois! Le Maestro a également comparé la nouvelle salle de l’OSM à un nouvel instrument de musique. <br/>
<br/>
L’Orchestre symphonique de Montréal devra apprendre à en jouer; un peu comme un musicien doit découvrir son nouveau violon pour en tirer toute la richesse. L’engagement de Kent Nagano de donner à la nouvelle salle de concert une «personnalité qui reflète l’identité de la communauté» est très réjouissant. <br/>
<br/>
J’en comprends qu’il cherchera à développer, autant que faire se peut, la personnalité québécoise et montréalaise de son nouveau domicile. <br/>
<br/>
Je n’ai pas eu le bonheur d’assister au concert inaugural. Par contre, j’ai eu et je continue d’avoir le grand plaisir de fréquenter la Grande Bibliothèque. Là aussi, le bois occupe une place très importante; son utilisation massive rend cet espace particulièrement invitant, chaleureux. Ce sont là quelques-unes des qualités que les commentateurs ont notées dans la nou­­velle salle de l’OSM; sans parler de ses qualités acoustiques bien entendu. <br/>
<br/>
Le bois est beau, il est chaleureux. Il a aussi l’immense mérite de constituer un très important «puits de carbone». De par leur croissance, les forêts mondiales absorbent presque 9 milliards de tonnes de CO2 par an, soit presque le tiers des émissions totales d’origine humaine en 2010.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 11 Sep 2011 20:33:48 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Mon Québec en 2031]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’est bien connu, le Québec constitue une société dynamique, vibrante, créative, plutôt solidaire et ouverte. Il aura besoin de sauvegarder et de développer tous ces atouts pour continuer à jouer son rôle de leader en Amérique du Nord en matière de changements climatiques et pour créer de la richesse sans détruire l’environnement. <br/>
<br/>
<strong>Sur le front du climat</strong><br/>
Dans le secteur des transports, d’ici 2031, le Québec devrait viser une réduction de sa consommation de pétrole d’au moins 60 %! Il y a plusieurs façons d’atteindre ce résultat; le recours à des véhicules électriques en est un. Mais le plus important, c’est de freiner l’étalement urbain au moyen de diverses politiques publiques.<br/>
<br/>
Dans l’état actuel des choses, freiner l’étalement urbain est une mission  presque impossible, en particulier pour les municipalités situées en périphérie des grandes villes. En effet, la source de revenus la plus importante dont les municipalités disposent, c’est la taxe foncière. <br/>
<br/>
Si elles veulent augmenter leurs revenus pour offrir de meilleurs services à leur population, elles doivent donc encourager de nouvelles constructions domiciliaires sur des terres agricoles. Il faut éliminer cet incitatif.<br/>
<br/>
Ensuite, il faut densifier les banlieues et les villes centres déjà existantes. La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a un plan pour cela. Elle s’est donné pour objectif que 40 % des nouveaux développements soient bâtis à proximité des grands axes de transport en commun. <br/>
<br/>
C’est un début, mais ça veut quand même dire que plus de la moitié des nouveaux ménages vont s’installer à l’extérieur de ces zones et auront besoin d’une, de deux, voire de trois voitures. Il faudra renverser cette tendance.<br/>
<strong><br/>
Créer de la richesse    </strong><br/>
Comme société, certains des «petits bijoux» que nous nous sommes donnés sont remarquables : je pense notamment au réseau de garderies à 7 $ et au régime de congé parental. <br/>
<br/>
Ces bijoux coûtent cher, c’est vrai. Mais comme ils favorisent (entre autres) l’accès des femmes au marché du travail, ils permettent d’inclure tout un segment de la société dans l’activité économique. Ils contribuent ainsi à créer de la richesse collective en rendant disponibles des milliers de cerveaux talentueux. <br/>
<br/>
Si le Québec de demain s’appuie sur ces exemples, il s’attaquera aux faiblesses de son système d’éducation. C’est incontournable pour tabler sur la principale«res-source» du XXIe siècle, à savoir le cerveau humain.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 05 Sep 2011 21:57:10 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/960923</guid>
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                      <title><![CDATA[Merci, Jack!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[J’ai rencontré Jack Layton pour la première fois en 1996, dans le cadre d’une conférence organisée par le gouvernement fédéral sur les changements climatiques (à une époque lointaine où le fédéral organisait encore ce genre de rencontres). <br/>
<br/>
C’était quelques mois après la première Conférence des parties des Nations unies sur les changements climatiques et après la publication du deuxième rapport des scientifiques de l’ONU, qui établissait clairement, pour la première fois, un lien entre pollution humaine et chan­ge­ments climatiques. Com­me beaucoup d’entre nous, M. Layton était de plus en plus convaincu de l’importance qu’allait prendre la question du climat.<br/>
<br/>
Jack avait alors plus de 10 années d’expérience en politique municipale, et ce qui m’avait frappé à l’époque, c’étaient les nombreuses réalisations qu’il avait déjà à son actif; programme de compostage à la Ville de Toronto, mise sur pied d’un fonds pour financer les rénovations écoénergétiques, instigation d’une série de mesures pour rendre Toronto plus «cyclable», etc.<br/>
<br/>
Quelques années plus tard, Jack allait devenir le président de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et allait aider cette institution à prendre un virage vert important, notamment par la création du Fonds municipal. Ce fonds vient appuyer les municipalités qui veulent mettre de l’avant des projets pour devenir plus vertes dans les domaines de la réduction des déchets et de la consommation de l’eau et de l’énergie.<br/>
<br/>
Il était ce que les anglophones appellent un Renaissance Man, un homme aux talents multiples. Je me souviens d’une réunion de l’ONU à Bonn, en 2001, où, au beau millieu de la nuit, alors que nous attendions le résultat d’un sprint final de négociation, Jack avait trouvé un piano dans le fond du centre de conférence et s’était mis à divertir la centaine de personnes alors présentes.<br/>
<br/>
J’ai eu l’honneur d’être invité par la famille Layton à la «Célébration de la vie» qui avait lieu samedi à Toronto. Il fallait voir les milliers de personnes qui s’était amassées le long du parcours pour saluer une dernière fois Jack. Ce fut une célébration à l’image du personnage : touchante, drôle, vibrante et remplie d’espoir.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/954597</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Sun, 28 Aug 2011 21:04:42 </pubDate>
                      <author>Steven Guilbeault, Métro</author>
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