



<rss version="2.0">
    <channel>
        <title><![CDATA[Camillo Zacchia, La vie en tranches]]></title>
        <link><![CDATA[http://www.journalmetro.com/columnist/16501]]></link>
        <language>en-us</language>        

        
                  <item>
                      <title><![CDATA[Apprendre à faire face]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Supposons qu’en marchant dans la jungle, vous et votre psychologue apercevez tout à coup un lion. Que faites-vous? Vous pouvez fuir, courir vers le lion (après tout, les psychologues ne disent-ils pas qu’il faut affronter nos peurs?) ou vous assurer de courir plus vite que votre psychologue. Si vous choisissez la dernière option, ayez de bonnes chaussures!<br/>
<br/>
<strong>Face à la mort : écoutez vos craintes </strong><br/>
Face à un lion, le choix serait assez simple. Votre alarme interne retentirait à tue-tête, et vous feriez tout ce qu’il faut pour survivre. Vous vous mettriez à courir le plus vite possible. Si vous étiez coincé, vous attraperiez une pierre ou une branche et vous tenteriez de vous défendre. Il s’agit de la réaction de lutte ou de fuite. Elle est instinctive chez tous les animaux qui se sentent menacés. Qu’il s’agisse d’un écureuil ou d’un être humain, le processus est le même. C’est pour cela que nous ressentons de l’anxiété et des craintes. Ces émotions servent à nous protéger. Par conséquent, il est bon d’écouter nos anxiétés. Personne, pas même un psychologue, ne vous dira de courir vers un lion ou un autre danger réel! <br/>
<br/>
<strong>Face au malaise : n’écoutez pas vos craintes </strong><br/>
Qu’en est-il si vous craignez le dentiste, ou les ascenseurs, ou le fait de parler devant une classe? Faut-il alors «écouter» vos anxiétés et éviter ce qui vous fait peur? Eh bien, si vous choisissez l’évitement, vous vous sentirez certainement plus en sécurité, mais vous aurez du mal à fonctionner. Vous devrez vous assurer de ne jamais avoir de maux de dents, par exemple. Ou alors, vous pourriez devoir quitter votre emploi, ou abandonner vos études. Dans ce ty­pe de situation, l’anxiété vous contrôlerait davantage qu’elle vous protégerait. <br/>
<br/>
Alors, que faire? Faut-il écouter nos craintes ou les affronter? Ça dépend. Il faut d’abord déterminer si nos anxiétés sont légitimes ou exagérées. La différence entre un lion et un ascenseur, c’est que le premier risque fort de vous tuer, et l’autre, non. Éviter un danger réel, en fuyant devant un lion par exemple, nous protège. Par contre, éviter un danger imaginaire, comme un ascenseur, nous nuit. <br/>
<br/>
Plus nous évitons un danger, réel ou non, plus effrayant il nous paraîtra. C’est pourquoi les phobies ont tendance à empirer avec le temps. La seule façon de renverser la vapeur, c’est de traiter les dangers ima­ginaires différemment des dangers réels. Nous ne devrions jamais affronter la mort inutilement. Éprouver un malaise en faisant quelque chose qui nous stresse, par contre, n’est pas mortel. Nous rappeler que les craintes exagérées ou irrationnelles ne sont qu’une source de malaise, et non de danger, nous aidera à les surmonter. 
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1084469</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 19:17:11 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1084469</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[L’insécurité mène à des relations malsaines]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pourquoi certaines personnes semblent-elles accumuler les relations malsaines les unes après les autres? Vous le savez,c’est le genre de personne qui demande : «Pourquoi suis-je toujours attirée par des alcooliques violents?» ou «Pourquoi suis-je toujours avec des perdants?»<br/>
<br/>
Personne ne recherche particulièrement les relations moches, mais lorsque l’insécurité, la peur ou une autre émotion négative influence nos choix, les résultats sont rarement bons. Il faut avouer qu’il s’agit parfois d’un coup de dés. Après tout, les gens stables ont tendance à s’engager dans des relations à long terme, et ce sont les personnes au caractère difficile qui sont habituellement disponibles. C’est comme les emplois pour lesquels le taux de rotation est élevé : faciles à trouver, mais cachant souvent une bonne raison pour laquelle personne n’en veut. Toutefois, lorsque nous accumulons les relations médiocres, c’est souvent parce que nous nous posons la mauvaise question. <br/>
<strong><br/>
L’attraction du vide </strong><br/>
À l’instar du vide qui attire ce qui se trouve aux alentours, l’insécurité a un effet d’attraction sur les relations. Si nous détestons être seul et sentons un fort besoin d’être en couple (quel qu’il soit), nous avons tendance à nous poser une seule question lorsque nous rencontrons quelqu’un : «Cette personne s’intéresse-t-elle à moi?» Cependant, il serait plus judicieux de se demander : «Est-ce que cette personne m’intéresse?»<br/>
<br/>
Lorsque le besoin d’être en couple est trop grand, il est plus difficile de filtrer les mauvaises relations. Cela nous fait fermer les yeux sur les signaux d’alarme que les autres voient clairement. «Oui, il avait l’habitude d’écorcher les chats quand il était petit, mais IL M’AIME… et il a un beau sourire.» Aïe! Parfois, il vaut mieux être seul que mal accompagné.<br/>
<br/>
<strong>La peur éloigne</strong><br/>
À l’autre extrême, il y a des gens qui craignent trop les mauvaises relations. Ces personnes très agréables sont souvent seules. Trop prudentes, elles ont tendance à éviter les contacts. La peur leur fait interpréter des signes anodins comme des signaux d’alarme. Et en évitant tous les risques, elles passent à côté de solides relations.<br/>
<br/>
Les relations peuvent provoquez chez nous une bataille entre la tête et le cœur. À mesure que les enjeux augmentent, les émotions prennent le dessus. La peur nous fait alors éviter des relations qui auraient pu être réussies, tandis que le be0soin excessif d’être en couple nous pousse dans des relations à éviter. <br/>
<br/>
D’une façon ou d’une autre, ces insécurités mènent à de piètres choix. Peut-être devrions-nous essayer de laisser notre tête nous guider.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1073013</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 16 Jan 2012 20:04:51 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1073013</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Tenir ses résolutions du Nouvel-An]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pourquoi ne réussissons-nous pas à te­nir nos résolutions du Nouvel An? Parce que les vieilles habitudes sont extrêmement diffi­ciles à changer. Voici quel­ques éléments à prendre en comp­te pour que les résolutions de cette année tiennent plus longtemps.<br/>
<br/>
Souvent, on se fixe des objectifs trop élevés. Si on perd 5 kg, on se sentira mieux et on aura moins de bourrelets. Pourtant, on désire presque tous maigrir davantage, ce qui est assez facile à réaliser. N’importe qui peut perdre une vingtaine de kilos en se privant pendant un certain temps ou en suivant le dernier régime à la mode. Malheureusement, il arrive souvent qu’on reprenne le poids perdu. Les petits changements apportés en perma­nence à nos habitudes alimen­­taires ont beaucoup plus de chances de fonctionner à long terme. Les résultats ne seront peut-être pas aussi spectaculaires, mais cela sera bénéfique pour notre santé.<br/>
<br/>
Ne comptez pas sur votre volonté de fer pour résister à la tentation. Si vous gardez à la vie vue la chose qui vous fait envie (cigarettes, boissons gazeuses, chocolats), vous finirez par succomber. Si vous mourez d’envie de manger des chips, mais que vous de­vez sortir pour en acheter, vous risquez moins de succomber que si vous en avez dans le garde-manger.<br/>
<br/>
Comment peut-on renoncer à une aubaine comme un sac de chips deux fois plus gros pour le prix d’un petit chez Costco? Les formats géants et les aubaines en tout genre opposent les bas prix à notre volonté de ne rien acheter. Même si vous désirez profiter d’une aubaine, optez pour des portions normales. Oubliez les quelques cents d’économie que vous feriez en choisissant le grand format. Vous consacreriez beaucoup plus d’argent à une pilule qui ferait maigrir, si elle existait... <br/>
<br/>
Souvent, on effectue de  grands changements... qui ne durent qu’un mois ou deux. Puis, la motivation de départ – qui nous poussait à nous lever une demi-heure plus tôt pour aller courir au froid, par exemple – tend à se dissiper. Le désir de rester blotti sous les couvertures est trop fort. <br/>
<br/>
Concentrez-vous sur ce moment critique. Ceux qui ont pris de bonnes habitudes  en matière d’exercice fournissent des efforts quelques semaines de plus. Leurs habitudes sont mieux enracinées. Si ces principes de base  ne vous aident pas à tenir vos résolutions, réessayez l’an prochain. Il paraît que le recyclage est une bonne habitude. C’est aussi la résolution la plus facile à tenir... <br/>
<br/>
Paix à tous et meilleurs vœux pour la période des Fêtes!
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1061960</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 02 Jan 2012 19:39:22 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1061960</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La psychologie du renne]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Au premier coup d'œil, le travail des ren­nes paraît plutôt ingrat. En effet, même si leur quotidien peut sembler très relax – 364 jours à jouer au billard et aux cartes, et à courir sur un tapis roulant pour garder la forme en vue d’une seule, longue nuit de travail –, quel ennui!<br/>
<br/>
Et puis, ils doivent bien sûr composer avec les défis des relations interpersonnelles et de la politique au bureau, car les rennes sont une bande de snobs. Demandez à Rudolph de vous parler d’hypocrisie! «Oui, bien sûr, maintenant vous me laissez participer à vos jeux! Mais où étiez-vous quand j’étais en train de pleurer dans ma stalle?» En passant, nommez un de vos fils Furie et voyez combien de temps il faudra avant qu’il se fasse tabasser à l’école...<br/>
<br/>
Mis à part l’ennui et les conflits, le travail en tant que tel est éreintant et désagréable. Après tout, on consacre la plus grande partie de son temps à essayer de ne pas glisser en bas de toits glacés, pendant que le patron se divertit et récolte tous les honneurs. Et le reste du temps, on le passe à effectuer un vol épuisant autour du monde et à fixer sans arrêt la même chose : le derrière d’un collègue.<br/>
<br/>
Alors pourquoi quel­qu’un voudrait-il d’un tel emploi? Parce que malgré tous ses inconvénients, ce travail est très gratifiant. Donner de la joie à autant d’enfants procure une satisfaction incomparable. Encore plus important, toute l’équipe partage les mêmes valeurs et la même motivation. Ce sont ces facteurs qui donnent de la satisfaction à long terme et qui apportent du bonheur.<br/>
<br/>
Lorsqu’on réfléchit à l’année qui se termine ou à l’ensemble d’une carrière, avec le recul, on tend à oublier les frustrations causées par le stress quotidien. On oublie les détails dès qu’on  fait une rétrospective. Ce qui reste, c’est le sentiment de fierté d’avoir accompli quelque chose d’important et de l’avoir bien fait.<br/>
<br/>
Poursuivre un but est l’un des facteurs de bonheur les plus importants. Cela compense largement la corvée quotidienne associée à nos tâches. Et que nos responsabilités soient liées à la famille, à la carrière, au pays ou à toute l’humanité, les rennes nous enseignent quel­que chose d’important : travailler en équipe dans le but d’atteindre un objectif auquel tout le monde croit compense largement les ef­forts qu’on a faits, les frustrations qu’on a subies et les défis qu’on a dû relever.<br/>
<br/>
Paix à tous et meilleurs vœux pour la période des Fêtes!
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1048621</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 18:14:27 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1048621</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Faites vos devoirs]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pour certains, la vie est simple. La semaine dernière, ma fille et mon fils discutaient de la compétence d’un professeur qu’ils ont en commun. Ma fille déteste ce professeur, alors que mon fils l’aime bien. «Tu ne trou­ves pas qu’elle donne trop de devoirs?» a demandé ma fille. Mon fils a répondu d’un ton cassant : «Et alors? Tu n’as qu’à les faire.»<br/>
<br/>
D’où j’étais assis, j’ai pu voir des éclairs dans les yeux de ma fille, éclairs dirigés vers mon fils, dont la vision du monde se situe à des galaxies de celle de sa sœur. Pourquoi une chose est-elle évidente pour certains et compliquée pour d’autres? Au fil des ans, j’ai travaillé avec bien des gens qui semblaient stagner dans un secteur ou un autre de leur vie. Cela pouvait concerner une tâche précise (devoirs, activités domestiques, etc.) ou des actes à long terme, comme le choix d’une carrière. <br/>
<br/>
Certains s’attellent à ce qu’ils ont à faire, alors que d’autres consacrent leur énergie à réfléchir à ce qu’ils doivent faire. Je parie que ceux qui n’accomplissent rien dépensent plus d’énergie que ceux qui s’affairent. En effet, lors­que nous reportons une corvée, nous en ressentons quand même le fardeau. Par exemple, si je pense toute la journée à tondre le gazon, je finirai bien par le tondre.?Sauf qu’en procrastinant durant des heures, j’ajoute une journée d’angoisse et de culpabilité à l’heure que prendra la tonte elle-même. <br/>
<br/>
Aussi irritant que soit le conseil de mon fils, il cache une profonde sagesse. En nous concentrant sur la tâ­che immédiate plutôt que sur celles qui vont suivre, nous pouvons être remarquablement productifs. Planifier est un aspect nécessaire de la pensée hu­maine, qui fait en sorte que nous prenons le temps de choisir la meilleure ligne de conduite et d’éviter les embûches. Mais les tâches n’exigent pas toutes de la planification. Certaines doivent simplement être exécutées. Lorsque nous consacrons du temps à réfléchir à celles-là, nous retardons le moment de les faire et nous devenons anxieux. En lisant un livre, on n’a d’autre choix que de lire la page ouverte devant soi. Compter les pages qui restent ne raccourcit pas le temps de lecture. <br/>
<br/>
Alors, pour ma fille et pour ses semblables – dont je fais partie à l’occasion! –, il est nécessaire de se concentrer sur ce qu’on a à faire maintenant, sans penser à la suite. Il n’y a qu’à faire ses devoirs pour être aussi productif que mon fils... même s’il est un peu excessif!
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1036371</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 18:26:04 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1036371</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Nouveaux défis]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Michel et Jean, deux hommes d’âge moyen, sont relativement équilibrés et normaux. Un matin, tous deux s’éveillent avec d’étranges douleurs à la poitrine. Ils aboutissent à l’urgence. Heureusement, il s’agissait d’une fausse alerte, pour l’un comme pour l’autre. C’est un spasme musculaire qui aurait causé ces douleurs. Leur cœur est solide. <br/>
<br/>
Michel retourne rapidement à sa vie normale et ou­blie l’incident. Cette douleur n’était qu’un écho sur l’écran radar. Jean, par contre, a changé. Il est aux prises avec des questions existentielles sur la vie et la mort. Obsédé par sa santé, il passe des heu­res chaque jour à pani­quer et à pleurer. Comment un même incidentpeut-il avoir des effets aussi radicalement opposés chez deux hommes apparemment normaux? <br/>
<br/>
<strong>Probable ou possible</strong><br/>
Il se trouve que Michel et Jean n’ont pas la même mentalité. Déjà avant l’incident, ils n’en­visageaient pas la mort du même œil. Toute sa vie, Michel a été capable d’établir des nuances, et il a toujours su qu’il pouvait mourir n’importe quand. En revanche, il sait aussi qu’être terrassé subitement, en ce qui le con­cerne, est peu probable à court terme. Cette certitude l’a aidé à passer à travers l’incident, qu’il résume en ces mots : «Mon heure n’était pas arrivée!» Et la vie continue.<br/>
<br/>
Mais pour Jean, tout est blanc ou noir. Bien sûr, il a toujours su qu’il allait mourir un jour, mais cette idée lui semblait trop lointaine pour qu’il s’en inquiète. L’incident l’a donc ébranlé. Il a désormais conscience qu’il peut mourir à tout moment. Le fait qu’une mort subite ne soit pas très probable à ce stade de sa vie ne le rassure en rien. Son esprit ne fait pas de nuanc­es. Son monde en noir est blanc n’est plus que noir. <br/>
<br/>
<strong>Une naïveté béate</strong><br/>
Certaines personnes sont capables de considérer leur vie d’un œil probabiliste. Elles savent que des malheurs peuvent survenir, mais que, la plupart du temps, ils ne se produisent pas. Elles peuvent mettre les risques et les dangers en perspective, et s’en accommoder. Et puis, il y a les gens qui pensent d’une façon plus absolue. Pour eux, une chose est dangereuse ou elle ne l’est pas. Accepter un risque relatif n’est pas dans leur nature. Ils traversent la vie dans une naïveté béate, jusqu’à ce que survienne un événement qui les pousse vers l’autre extrême. Puis, ils se retrouvent plongés dans un monde où les malheurs sont réels et imminents.<br/>
<br/>
Telle est la nature des nouveaux défis. Comme ils diffèrent totalement de ceux auxquels nous avons dû faire face dans le passé, ils peuvent nous révéler des traits de caractère dont nous ignorions jusqu’à l’existence.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1024485</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 20:17:23 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1024485</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Plaire à tout prix]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Robert est très serviable. Lorsqu’on lui demande un service, il ré­pond : «D’accord! Pas de problème!» Il est toujours prêt à faire plaisir; sauf que parfois, il explose. <br/>
<br/>
L’un des facteurs qui augmentent notre stress est le manque de temps pour accomplir nos tâches. Or, même s’il arrive à tout le monde de manquer de temps, cette situation se ré­pète continuellement pour des gens comme Robert.<br/>
<br/>
Il n’y a rien de mal à vouloir plaire aux autres. Sauf que la réponse de Robert est si automatique que les gens s’attendent à ce qu’il leur dise toujours oui. Il passe des journées de fou à tenter de venir à bout de la montagne de travail qui s’accumule sur son bureau. <br/>
<br/>
Puis, il se précipite chez lui pour aider des membres de sa famille et des amis, avant de s’effondrer dans son lit. Inévitablement, un jour, quelqu’un lui demandera quelque chose de banal... et aura droit à une scène. <br/>
<br/>
Du jour au lendemain, ce merveilleux employé sera considéré comme un problème plutôt que comme l’atout qu’il est vraiment. On oubliera sa serviabilité pour ne tenir compte que de ses «sautes d’humeur». <br/>
<br/>
Plusieurs d’entre nous lui conseilleraient d’apprendre à dire «non». C’est bien beau, mais comment peut-il y arriver, lui qui n’a jamais refusé une demande d’aide? <br/>
<br/>
Cet apprentissage est un pas difficile à franchir pour certains. Il leur serait plus facile de s’habituer à ne pas ré­pondre systématiquement : «D’accord! Pas de problème!» Ainsi, Robert pour­rait retarder sa réponse et dire quelque chose du sty­le : «Là, je suis occupé, mais je vais essayer de t’aider plus tard si j’ai le temps.» <br/>
<br/>
Puis, après un moment, il peut offrir son aide s’il en a le temps. Sinon, il peut dire : «Désolé de ne pas être revenu te voir plus tôt. J’étais vraiment occupé.» Le collègue de Robert se sentira respecté <br/>
et, entre-temps, il aura peut-être trouvé la solution à son problème. <br/>
<br/>
En prime, cela transmettra le message que Robert est un homme oc­cupé, qui n’est pas toujours disponible. Avec le temps, le collègue deviendra plus indépendant, ce qui fera diminuer les demandes faites à Robert.<br/>
<br/>
En résumé, pour réduire les demandes qui grugent notre temps, il n’est pas né­cessaire de savoir dire «non» ni de décevoir les autres. <br/>
<br/>
Il faut simplement nous dé­barras­ser d’un réflexe. Si on ap­prend à reporter notre réponse, notre réaction instinctive finit par se dissiper. Nous pouvons ensuite réfléchir quelques minutes à la meilleure façon d’aider les autres tout en tenant compte de nos propres besoins. 
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/1011707</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 31 Oct 2011 18:26:09 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/1011707</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ex et amis, vraiment?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[À moins que la rupture ait eu lieu d’un commun ac­cord, une des deux person­nes sera très blessée ou en colère. Ces émotions sont si envahissantes qu’elles entraveront la plupart des tentatives d’établir une relation d’amitié. <br/>
<br/>
Et si la rupture s’est faite d’un commun accord parce qu’aucun des deux partenaires ne s’intéressait vraiment à l’autre, il n’y a pas de raison qu’ils restent amis. <br/>
<br/>
La plupart des séparations donnent lieu à une cascade d’émotions qu’il faut surmonter afin de préserver l’amitié. Le malaise, la tension, la colère et la souffran­ce sont des obstacles quasi insurmontables. La majorité des gens ne peut ou ne veut pas vivre cette torture. C’est pourquoi la plupart des relations amoureuses ne peuvent se terminer par une relation amicale. <br/>
<br/>
À l’occasion, un lien con­tinue d’exister avec un ex-amoureux. Cela peut se produire lorsque nous avons des amis communs. Et, bien sûr, si nous avons des enfants ensemble, le lien est permanent. Lorsque deux personnes se voient forcées d’être ensemble, les émotions sont palpables. <br/>
<br/>
Et pourtant, de par leur nature, les émotions sont éphémères. Avec le temps, la plupart des sentiments négatifs finissent par s’estomper. Si nous n’avons pas d’autre choix que de nous rencontrer, nous en reviendrons à un stade de coexistence mutuelle. <br/>
<br/>
Cette coexistence signifie que nous pouvons nous trouver dans la même pièce sans que nos émotions ne nous perturbent trop. Lors­que cela se produit, nos tendances naturelles reprennent le dessus. Le sens de l’humour, la curiosité intellectuelle et les intérêts communs refont surface, et nous pouvons redécouvrir les raisons initiales de notre attirance mutuelle.<br/>
<br/>
Alors, les ex-amoureux peuvent-ils devenir de simples amis? Dans la plupart des cas, non. Mais la répon­se est oui lorsque les deux ex-partenaires sont prêts à traverser une tempête d’émotions négatives, dans l’intérêt des enfants ou d’amis mutuels, ou parce qu’ils le désirent. Bien sûr, ils doivent être très déterminés, avoir beaucoup de maturité et de force. <br/>
<br/>
Malheureusement, peu de personnes parviennent à combiner ces éléments.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/999433</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 17 Oct 2011 17:32:28 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/999433</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Une honte secrète]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Mon premier contact avec les hôpitaux a eu lieu quand mon père a subi une hémorroïdectomie. C’était <br/>
la première fois qu’un membre de ma famille était hospitalisé et j’étais assez inquiet. Malheureusement, je ne pouvais en parler à personne : un garçon de 10 ans ne veut pas que ses amis sachent que son père se fait opérer à l’anus! <br/>
<br/>
<strong>La honte de nos corps et de nos esprits </strong><br/>
Je siège à un comité dont le mandat est de diminuer la stigmatisation liée à la maladie mentale. Certains membres ont déploré le fait que davantage de préjugés sont associés à la maladie mentale qu’à la maladie physique. Je crois que le type de maladie dont souffre une personne porte une plus grande part du fardeau que le simple fait d’être malade.<br/>
<br/>
J’ai demandé à des gens s’ils seraient à l’aise de dis-cuter de leur arthrite. Mais qu’en serait-il de l’impuissance ou d’une colostomie? Certaines maladies ne sont tout simplement pas abordées aussi ouvertement que d’autres. Est-ce juste? Ne devrions-nous pas bénéficier de soutien et de compréhension, peu importe le type de maladie dont nous souffrons? Mon père n’a pas de­man­dé à avoir des hémorroïdes : le sort en a décidé ainsi. <br/>
<br/>
On peut en dire autant des maladies mentales. Il est beaucoup plus probable que nous révélions que notre en­fant souffre d’un déficit de l’attention que de schizophrénie. Malheureusement, presque toutes les maladies mentales s’inscrivent dans la catégorie de ce que les gens préfèrent dissimuler. <br/>
<br/>
<strong>Deux sources de stigmatisation</strong><br/>
Alors, pourquoi sommes-nous aussi mal à l’aise face à certaines maladies? L’une des sources importantes de malaise, ce sont les autres. Certaines maladies sont con­sidérées sous un éclairage négatif. Pour y remédier, le mieux est d’en parler. Plus nous parlons d’une chose sans porter de jugement, plus elle est acceptée. C’est pourquoi l’homosexualité n’est plus considérée au­jourd’hui comme elle l’était il y a 50 ans. <br/>
<br/>
La deuxième grande sour­ce de honte et de sti­g­ma­­­tisation, c’est nous-même. Un jour, j’ai été ébahi d’entendre mon ancien directeur parler ouvertement de ses hémorroïdes. Comment pouvait-il être aussi à l’aise, alors que j’aurais été embarrassé d’en parler? <br/>
<br/>
On ne peut pas toujours tenir les autres pour res­­pon­sables des préjugés. Nous sommes maître de ce que nous ressentons face à nous-même. Plus nous sommes embarrassé, moins nous en parlons. Notre propre honte renforce alors la force de la stigmatisation. Mais si la honte engendre la honte, l’ouverture d’esprit engendre sans aucun doute l’ouverture d’esprit.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/986868</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 03 Oct 2011 20:24:46 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/986868</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La ceinture  de Batman]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le stress n’est pas un mécanisme particulièrement com­pliqué à expliquer. C’est le système d’alarme de notre organisme. Lorsque nous som­­­mes confrontés à une menace ou à un défi, le stress nous pousse à agir. <br/>
<br/>
Ce qui stressait les hommes des ca­vernes, c’était de trouver de la nourriture, copuler, se garder au sec et éviter de se faire dévorer. Aujourd’hui, nos défis sont différents : essayer de ne pas trop manger, garder nos aisselles au sec et éviter de nous faire avaler par des prédateurs appelés entreprises. <br/>
<br/>
Si je vivais dans la nature et que je devais m’aventurer dans la forêt, certains malheurs pourraient m’arriver : je pourrais être attaqué par des bêtes sauvages, tomber d’une falaise, être mordu par un serpent, etc. <br/>
<br/>
Heureusement, l’être humain a évolué au point d’avoir assez de matière grise pour prévoir les dangers et créer des outils permettant d’y faire face. Je pourrais emporter une arme à feu et une boussole. Si j’étais comme Batman, qui semble disposer d’un outil dans sa ceinture pour affronter tous les dangers, je serais certainement moins stressé.<br/>
<br/>
<strong>Préparation</strong><br/>
Voici une formule simple : plus nous avons de défis à re­lever, plus nous sommes stressés. Plus notre aptitude à y réagir augmente, moins nous le sommes. Cela signifie que nous sommes moins stressés lorsque nous pouvons prévoir les défis et que nous disposons de la capacité de les relever. C’est pourquoi tout changement est angoissant. <br/>
<br/>
<strong>Confiance</strong><br/>
Si la préparation réduit le stress, certaines personnes essaient trop d’anticiper les problèmes et tentent d’avoir le contrôle de la situation. Elles s’effondrent lorsqu’elles n’ont aucun moyen de con­trôle ou qu’elles ne peuvent prévoir les défis. <br/>
<br/>
Nous avons besoin d’un outil spécial pour gérer le stress : la confiance en soi. Si nous avons confiance en notre capacité de relever les défis, nous nous sentirons moins stressés. La personne sûre d’elle n’a pas besoin de savoir ce qui s’en vient.<br/>
<br/>
<strong>Acceptation</strong><br/>
Il ne s’agit pas d’une vérité absolue. Même les gens les plus sûrs d’eux savent qu’ils ne peuvent pas relever tous les défis. C’est pourquoi nous avons besoin de notre outil suprême contre le stress: l’acceptation. Sans elle, les ef­forts pour tout contrôler con­­fi­­nent les gens dans la colère, l’inqui­étude et la tristesse. Com­me le disait mon père : «C’est la vie. Quoi qu’elle nous ap­porte, il faut faire avec.» <a target="_blank" href="http://www.vpsolution.tv/minipsy2011/"><br/>
</a>
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/973794</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 19 Sep 2011 18:25:34 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/973794</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[De vieilles nouvelles]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Dans le journal, je suis tom­bé sur un entrefilet titré «Un attentat fait 28 morts dans une mosquée de Bagdad». Apparemment, ce genre de nouvelles, pourtant si fréquentes, ne méritent plus une vaste couverture médiatique.<br/>
<br/>
Dix années se sont écoulées depuis cette journée fatidique qu’ont connue New York et le monde entier. L’humain est un Homo sapiens (homme sage), mais quelle perversion de cette sagesse peut conduire un homme à faire s’écraser un avion sur une tour, sachant qu’il se tuera, de même que des milliers d’autres, tout en croyant faire quelque chose de bien?<br/>
<strong><br/>
La nature de la bête humaine</strong><br/>
La nature humaine est complexe, mais tous ses aspects ont évolué dans un seul but : la survie. Aussi, un solide instinct de défense est une composante essentielle de cette nature. Cela nous protège des menaces et nous amène à nous regrouper, en nous méfiant des étrangers. <br/>
<br/>
Après tout, des tribus rivales pourraient tenter de nous tuer pour s’emparer de notre nour­riture. Et, comme la meil­leure défense est l’attaque, l’agression constitue un aspect naturel de cet instinct de protection. <br/>
<br/>
Cet instinct de conservation est couplé du désir d’une vie éternelle. La croyance en une félicité éternelle rend plus tolérable la lutte quotidienne pour la survie. Cela oriente bien des gens vers des systèmes de croyances qui garantissent cette issue. On in­cul­que aux gens l’idée que s’ils suivent une certaine voie morale, tout finira bien. <br/>
<br/>
Malheureusement, cette voie peut être dénaturée lorsque des systèmes de croyances s’affrontent. Si on croit que son système de croyances est moral, alors tout ce qui est fait en son nom sera moral. Se défendre au nom d’un chef spirituel est alors bien et justifié. Plus on a la conviction que nos croyances sont mora­les, plus les croyances opposées semblent immorales.  <br/>
<br/>
La mentalité de groupe, qui protège contre les me­na­ces collectives, alimente aussi les conflits entre groupes ri­vaux. Lorsqu’un conflit entre deux personnes provoque assez de colère pour inciter à tuer, une personne en meurt. <br/>
<br/>
Lors­qu’un conflit naît entre deux groupes, des milliers de personnes meurent. <br/>
<br/>
La tendance humaine de penser en tant que groupe finit inévitablement par mal tourner. Les guerres ne sont que l’exemple extrême de ce qu’on peut voir quotidiennement dans les stades, les arénas et les cours d’école. <br/>
<br/>
La meilleure façon de commémorer les événements du 11 septembre 2001 n’est pas seulement de rendre hommage aux victimes, mais aussi de remettre en question, en chacun de nous, le germe de conflits entre groupes. <br/>
<br/>
Le respect de la personne, quels que soient sa langue, sa couleur, son drapeau ou ses croyances, est la seule manière d’empêcher le côté sombre de l’être humain de prendre le dessus.<br/>
<br/>
<br/>
<strong>Le Dr Zacchia en direct</strong><br/>
Camillo Zacchia, qui animera la
sixième saison de l’École Mini Psy de l’Institut Douglas <br/>
dès le 11
octobre, se prêtera à une séance de clavardage mardi de 12 h à 12 h 30
pour discuter émotions et santé mentale. <br/>
<br/>
<a target="_blank" href="http://www.vpsolution.tv/minipsy2011/">Cliquez ici pour la séance de clavardage. </a>
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/960577</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 05 Sep 2011 16:06:45 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/960577</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Les catégories de gens]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Il existe deux sortes de personnes : celles qui classent les gens par catégories, et les autres. Pour ma part, je me situe dans la première catégorie. Voici quelques-unes des sortes de gens que je trouve les plus intéressants, ou irritants, ou les deux. <br />
<br />
<ul>
    <li>
    Ceux qui sont incapables d’être discrets lorsqu’on a un défaut physique évident et qui s’empressent de le souligner. Juste au cas où vous auriez ignoré qu’un énorme bouton vous a poussé sur le front ou que vous avez un feu sauvage... C’est tellement utile!</li>
</ul>
<ul>
    <li>Les employés de bureau qui n’ont jamais envie d’un café lorsque la cafetière est vide et qu’il faut en faire d’autre, mais qui di­ront «Hum, ça sent bon» lorsque le café vient d’être fait. </li>
</ul>
<ul>
    <li>Les gens qui ouvrent les emballages dans les magasins afin de mieux voir le produit, puis qui remettent le tout sur l’étagère avant de prendre une boîte intacte (personne n’aime acheter une boîte déjà ouverte).  </li>
</ul>
<ul>
    <li>Les personnes convaincues que rien de ce qu’elles font n’est assez bien (pauvres elles), et celles qui croient que tout ce qu’elles font est toujours excellent (pauvres nous).</li>
</ul>
<ul>
    <li>Les «gens sympathiques» qui bloquent l’entrée de l’épicerie en stationnant devant la porte lorsqu’il tombe quelques gouttes de pluie (ma belle-mère ne doit pas se faire mouiller les cheveux, sinon ce serait l’enfer!), et les gens normaux qui composent avec les réalités et les inconvénients de la vie sans imposer de désagréments inutiles aux autres. </li>
</ul>
<ul>
    <li>Les égocentriques qui, ironiquement, sentent qu’ils doivent «commencer à penser à eux», ce qui alimente leur narcissisme, et les personnes qui négligent sans cesse leurs propres besoins et se consacrent à aider les autres en se disant : «Je devrais cesser de penser à moi», ce qui alimente leur générosité.</li>
</ul>
<ul>
    <li>Les parents qui n’écoutent pas leurs enfants, mais croient le faire (la plupart des parents), et les enfants qui n’écoutent pas leurs parents et croient qu’ils n’ont pas besoin de le faire (la plupart des enfants). </li>
</ul>
<ul>
    <li>Les employés qui croient leur patron responsable de tous les malheurs du monde, depuis la pauvreté jusqu’au chômage, en passant par les séismes et les tsunamis, et les patrons qui blâment leurs employés pour tous ces maux.  </li>
</ul>
<ul>
    <li>Les chroniqueurs qui aiment s’amuser aux dé­pens des autres et avoir le dernier mot, et ceux qui se montrent un peu plus discrets!</li>
</ul>
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/926058</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 25 Jul 2011 19:24:32 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/926058</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Les bons et les méchants]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Quand j’étais petit, jouer à la guerre était sim­ple. Il suffisait de former une équi­pe de bons et une de méchants, puis de se lancer dans la bataille. Il n’y avait pas de débat moral. Si on était désigné méchant, on jouait un méchant!<br />
<br />
Pour un adulte, cela ne semble pas aussi simple. Lorsque survient un conflit ou une guerre, si on de­mande à l’un ou l’autre des belligérants s’ils sont «les bons» ou «les méchants», ils répondent tous qu’ils sont «les bons». Dans un monde où des millions de personnes sont victimes de conflits armés, il n’y aurait donc que des bons qui tuent? <br />
<br />
Bien sûr, la guerre est un phénomène complexe qui ne peut être analysé en quelques lignes. Cependant, les germes de conflits ma­jeurs se manifestent parfois dans des situations aussi simples que nos interactions quotidiennes avec nos collègues ou les jeux de nos enfants. La nature humaine, à petite ou à gran­de échelle, est responsable des conflits. Mais qu’est-ce qui provoque les guerres, exactement? Deux principes actifs sont à l’œuvre dans la plupart des conflits. D’abord, la crainte de la solitude. Il nous arrive à tous de nous sentir perdus et isolés. Or, la solitude rend vulnérable, si bien que nous recherchons la force dans l’union. Cela nous amène à former des groupes, au sein desquels nous n’avons plus à douter de nos croyances. La mentalité de groupe nous convainc que celles-ci sont justifiées. Cela crée la pensée antagoniste qu’on observe dans tous les conflits.<br />
<br />
L’autre principe important est qu’on voit rarement les gens qui défendent un certain point de vue tenter de se mettre à la place de leurs adversaires. Ils ridiculisent leurs arguments, mais sans essayer de les comprendre. <br />
<br />
Il ne fait aucun doute que l’ego et le désir de dominer le monde sont à l’origine de plusieurs guerres. Hitler devait être combattu, pas compris! Mais, dans bien d’autres con­flits, les deux parties se sentent victimes d’une injustice. Tenter de comprendre les arguments de l’autre peut alors contribuer à dissiper la tension. L’empathie, soit la capacité à comprendre les sentiments d’autrui, exige qu’on tienne compte des idées des adversaires, mais aussi de leur point de vue émotionnel. Sans cette aptitude, les bons continueront à tuer les bons.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/914731</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 11 Jul 2011 18:33:39 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/914731</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Cours au premier but, Tom!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[J’ai adoré en­traîner des bam­bins au baseball. Ceux de cinq ans étaient particulièrement drôles. Je me rappelle la fois où j’ai posé une main rassurante sur l’épaule d’un petit garçon et lui ai dit : «Bon, quand tu frappes la balle, ne cours pas après elle. Tu dois courir jusqu’au premier but, là-bas», en pointant le premier coussin du doigt. «Montre-moi où tu vas courir après avoir frappé la balle», lui ai-je demandé. Et le petit Tom m’a timidement indiqué le premier but. «Parfait, ai-je dit. Maintenant, fais de ton mieux!» <br />
<br />
Bien sûr, comme tous les nouveaux joueurs, Tom a frappé la balle et a couru après elle. J’ai alors arrêté le jeu et je me suis rendu au milieu du champ intérieur. J’ai placé ma main sur l’épaule de Tom et lui ai dit : «C’était bien, mais te rappelles-tu où je t’ai dit de courir? Au premier but.» Tom s’est mis à pleurer. <br />
<br />
Peu importe la gentillesse dont les autres entraîneurs ou moi faisions preuve, les enfants de cet âge réagissaient tous fortement lors­qu’on leur mettait sous le nez des fautes mineures.  es petits enfants sont comme ça. Ils sont extrêmement sensibles à la critique. Mais qu’en est-il des adultes qui sont facilement blessés? <br />
<br />
<strong>Un adulte sensible </strong><br />
Dernièrement, deux associées avaient une employée qui désirait quitter son poste. Les associées la considéraient comme une employée mo­dèle qui faisait le travail de trois personnes. Elle voulait partir parce que l’une des associées lui avait signalé une petite erreur dans une commande. Elle s’était fait dire que l’erreur était importante et ne devait pas se répéter. <br />
<br />
L’associée a fait ce qu’elle croyait normal en signalant une erreur et en prenant des mesures correctives. Cependant, l’employée avait l’impression que son travail n’était pas apprécié et qu’on l’accusait d’incompétence. C’était loin de la pensée de l’employeur, mais c’est cela que l’employée croyait. <br />
<br />
J’ai conté l’histoire de Tom à l’associée, parce que lorsqu’on livre un message, il faut tenir compte du destinataire. Même quand cela nous semble simple et clair, le message peut se perdre, une fois filtré par les insécurités de la personne qui le reçoit. <br />
<br />
Les excellents employés sont précieux parce qu’ils se remettent constamment en question et s’efforcent de plaire. Ironiquement, malgré leur valeur intrinsèque, ils se considèrent souvent comme peu compétents. Néanmoins, un bon employé hypersensible est beaucoup plus précieux qu’un mauvais employé plein d’assurance. Souvenez-vous-en lorsque vous voudrez formuler une critique «constructive». Il n’est peut-être pas toujours nécessaire de signaler la moindre petite imperfection…
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/902101</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 27 Jun 2011 21:16:02 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/902101</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le biscuit chinois et la mort]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Comment réagiriez-vous s’il existait un biscuit chinois annonçant la date de votre mort? Imaginez que nous recevions chacun un tel biscuit. Oserions-nous même l’ouvrir et, si oui, que ferions-nous de l’information qu’il recèle?<br />
<br />
Si le biscuit révélait une date très lointaine, changerions-nous quoi que ce soit à notre vie? Songerions-nous à embrasser une nouvelle carrière? Deviendrions-nous plus actifs pour jouir d’une meilleure santé? Nous lancerions-nous dans diverses aventures, ou nous contenterions-nous du statu quo? <br />
<br />
Et si le biscuit prédisait qu’il nous reste quatre ans à vivre? Choisirions-nous de réaliser les projets qui nous tiennent le plus à cœur? Réglerions-nous nos conflits avec nos êtres chers? Est-ce que quelque chose changerait? Probablement. Et si la prédiction était que nous allons mourir dans quatre semaines? <br />
<br />
J’ai posé cette question à bien des gens tout au long de ma carrière. Tous m’ont répondu plus ou moins la même chose. Ils vivraient pleinement ces dernières se­maines : ils iraient voir les gens qu’ils aiment, voyageraient, feraient des choses mémorables. Très peu ont dit qu’ils consacreraient leur temps à épousseter ou à tondre le gazon. Ce n’est pas qu’on doive négliger ces tâches banales, mais dans le grand ordre des choses, ces détails sont secondaires. <br />
<br />
Supposons maintenant que le bout de papier con­tenu dans le biscuit soit vierge. Nous continuerions donc d’ignorer le moment exact de notre mort. Est-ce que cela changerait vraiment quelque chose? Nous pouvons craindre l’inéluctabilité de la mort ou considérer notre caractère mortel com­me une occasion de réexaminer nos priorités et de trouver un équilibre entre nos objectifs à court et à long terme. <br />
<br />
Vivre pleinement sa vie, c’est bien beau, mais très peu d’entre nous s’arrêtent pour réfléchir à la façon d’y parvenir. Envisager sa propre mort, voilà qui fait peur à bien des gens, mais même ceux qui ont une peur panique de mourir opteraient pour une vie plus riche s’ils con­naissaient la date de leur rencontre avec la grande faucheuse. Ils iraient davantage au-devant des gens, ils s’adonneraient à leurs passions plutôt que de se contenter d’en parler et ils observeraient la nature sous un jour nouveau.<br />
<br />
De temps à autre, il im­porte de nous rappeler que même si nous ne connaissons pas la date de notre mort, nous pouvons vivre pleinement notre vie.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/888466</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 18:19:27 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/888466</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La voix de mon intuition]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’intuition est un phéno­mène réel, mais proba­ble­ment pas aussi important que certains le croient. Bien comprise, elle peut être une précieuse alliée. Mal comprise ou surestimée, elle peut nous inciter à faire de mauvais choix. <br />
<br />
Vous est-il déjà arrivé de revoir quelqu’un après un certain temps et de remarquer qu’il y avait quelque chose de changé dans son apparence? «T’es-tu fait pousser une mous­tache?» pourriez-vous lui demander. «Non, mais j’ai ra­sé le reste de ma barbe», pour­rait être la réponse. «Oh oui, bien sûr.» <br />
<br />
Je suis certain que vous avez déjà eu ce type d’échan­ge. C’est un excellent exemple de ce que nous appelons «l’intuition». Notre cerveau enregistre une image qui devient familière. Lorsque l’image est modifiée, nous décelons un changement, sans pouvoir préciser la différence. Cela crée une impres­sion d’étrangeté. De là nous vient l’intuition en question.  <br />
<br />
Il en va de même pour les événements. Il existe un cours des événements qui nous est familier. Toute petite modification à cet ordre nous donnera une impression d’étrangeté. Nous décelons qu’il y a quelque chose de différent, même si nous ne pouvons pas mettre le doigt dessus. Sans entrer dans les détails techniques, le cerveau n’est pas uniquement un centre du langage, mais c’est le langage qui nous sert à communiquer. <br />
<br />
Or, il est parfois difficile de trouver les mots pour décrire une perception. Le cerveau peut déceler une modification dans un schéma prévu, mais, étant donné nos lacunes de mé­moire et celles de nos ou­tils de communication, nous ne pouvons pas toujours cerner les raisons pour lesquelles nous ressentons quelque chose.  <br />
<br />
L’intuition peut constituer un outil formidable. En prêtant l’oreille à notre petite voix intérieure, nous pouvons déceler un problème de santé plus rapidement que quel­qu’un qui ne «s’écoute» pas. Nous pouvons aussi ressentir un problème au travail ou dans une relation avant mê­me qu’il se manifeste. <br />
<br />
Malheureusement, l’intuition ne peut pas toujours reconnaître ce qui est important. Ceux qui se fient trop à leur instinct ont des réactions exagérées. C’est là que la crainte et la méfiance entrent en scène. L’intuition, c’est cette impression qu’il se produit quelque chose d’inhabituel. Traitez-la comme une source d’information supplémentaire, pour en faire votre alliée. Mais ce n’est pas parole d’évangile. Cette information, même réelle et décelable, n’est pas toujours significative.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/875153</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 30 May 2011 17:44:57 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/875153</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Parce que je le peux]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Lorsqu’on a de­mandé au lé­gen­daire Geor­ge Leigh Mallory pourquoi il partait à la conquête de l’Everest, il a répondu : «Parce qu’il est là.» <br /><br />Cela en dit beaucoup sur la nature humaine. Quelque chose nous pousse à vouloir surmonter les obstacles. C’est probablement un vestige de l’évolution du cerveau qui, à force d’ingéniosité, a trouvé le moyen de manipuler l’environnement et de maîtriser le monde. Si nous pouvons escalader la plus haute montagne ou aller sur la Lune, nous pouvons tout faire. Parvenus au sommet de l’Everest ou sur la Lune, nous ne gagnons rien d’autre que de savoir que ces défis peuvent être relevés. <br /><br />Que penser, alors, des gens prêts à payer 2 000 $ pour un sac Louis Vuitton ou 10 000 $ pour une montre Rolex? Cette montre indiquera-t-elle mieux le temps qu’une autre à 50 $ et, le cas échéant, ce gain de millisecondes m’aidera-t-il à être à l’heure à mes rendez-vous? Le sac Louis Vuitton peut-il contenir plus d’articles qu’un sac à 25 $ de chez Walmart? Quelque chose de plus que la satisfaction d’un besoin motive ces achats. <br /><br />La réponse est simple : les gens achètent des articles exclusifs «parce qu’ils le peuvent». Nous aimons tous réussir quelque chose de difficile, non pour satisfaire un besoin de survie, mais pour répondre à un désir de conquête. Sinon, comment expliquer les milliers de records saugrenus qui figurent dans le Guinness? Quelqu’un détient vraiment le record du jeu de puce, avec un bond de plus 30 pieds! Si j’avais les pouces aussi forts, je pourrais être le maître du monde… ou faire du pouce pendant des heures. <br /><strong><br />La montagne ou la montre</strong><br />Ce désir de conquérir le monde est à la fois inspirant et décourageant. Du côté inspirant, il y a les réalisations issues de l’ingéniosité hu­maine : voyages aériens, greffes d’organes, chefs-d’œuvre artistiques. Du côté décourageant, il y a les monuments à la cupidité et à l’égotisme : les tentatives de dominer le monde, l’esclavagisme et tout ce qui s’appelle Trump.<br /><br />Certaines réalisations constituent un triomphe sur l’adversité. Ce besoin de conquête assure la survie de l’humanité, mais, poussé à l’extrême, il fait apparaître son jumeau malveillant. Malheureusement, il est peu probable que nous ayons l’un sans avoir l’autre.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/862415</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 16 May 2011 21:55:40 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/862415</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Menace et hypervigilance]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Si la source de cette information était dé­crite comme digne de foi, on vous aviserait de faire preuve d’une extrême vigilance, mais de ne pas cesser vos activités habituelles, étant donné que la menace pourrait planer pendant des jours, voire même des semaines. <br /><br />Et surtout, il importerait que vous évitiez de vivre dans la crainte. Comment arriveriez-vous à mener à bien vos activités quotidiennes? <br /><br />Vous verriez probablement des terroristes partout. Tous les hommes barbus vous feraient réagir, de même que tous ceux qui porteraient un lourd manteau et tous ceux qui sembleraient agités ou nerveux. Bref, tout le monde vous apparaîtrait comme un terroriste potentiel. <br /><br />Malheureusement, vous confondriez de nombreux innocents avec des criminels. Telle est la nature de la peur et de la méfiance. Ces émotions augmentent notre vigilance, et l’hypervigilance transforme la normalité en menace. <br /><br />Ce principe ne s’applique pas qu’à la crainte d’une attaque terroriste, mais à toute situation qui nous insécurise. Pensons, parmi les exemples récents, aux viaducs qui s’écroulent, à la grippe H1N1 ou aux centrales nucléaires qui explosent... <br /><br />Les répercussions de l’hy­pervigilance sont particulièrement néfastes lors-que celle-ci s’exerce dans la sphère des relations amoureuses. Si nous sommes incertains de notre relation, nous serons hypervigilants quant aux signes de problèmes potentiels. <br /><br />Un regard lointain de notre partenaire, le fait qu’il n’ait pas appelé, un désaccord mineur ou une critique sans importance deviennent tous des signes d’une rupture possible. Le problème, c’est que les réactions excessives aux événements normaux ne font qu’accroître la tension dans la relation. Ironiquement, cela augmente souvent la probabilité d’une rupture. <br /><br />La vigilance, alimentée par une dose normale d’anxiété, est une bonne chose. Connaître les menaces potentielles à notre santé ou à notre bien-être peut nous aider à régler des problèmes avant qu’il ne soit trop tard. <br /><br />Ce n’est pas le cas de l’hypervigilance, qui est issue d’une surdose d’anxiété. Rien de ce que nous pouvons faire ne procure une garantie absolue contre les événements tragiques. Or, plus nous sommes anxieux, plus nous nous concentrons sur l’incertitude. <br /><br />Lorsque nous voulons éviter des problèmes à tout prix, notre insécurité nous fait basculer dans l’hypervigilance, et quand cela se produit, nous ne faisons que nuire aux vies ou aux relations que nous tentons de protéger.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/848742</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 02 May 2011 18:23:35 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/848742</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Pourquoi les politiciens nous mentent-ils?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Vous vous de­mandez pour­quoi les politiciens men­tent, ou du moins pour­­quoi ils évitent de dire la vérité? Eh bien voici la réponse toute simple : parce que c’est ce qu’il faut faire pour gagner des élections. Le problème ne relève pas des politiciens, mais des électeurs. Les politiciens mentent parce que les électeurs punissent les candidats honnêtes. <br /><br />Ils mentent aussi parce que «l’apparence de bonté» permet de gagner des votes. Point à la ligne. Si un candidat déclare que les impôts ne peuvent être diminués que si on réduit les services, ou s’il promet un nouveau programme qui nécessitera une hausse des impôts, il n’a aucune chance face au candidat qui promet de réaliser les mêmes choses simplement en «coupant dans le gras». <br /><br /><strong>La nature humaine : le menteur </strong><br />J’ai déjà fait partie d’un comité de sélection d’un nouvel employé. L’un des intervieweurs a demandé au candidat s’il aimait travailler fort. Celui-ci a consciencieusement répondu «oui» avec enthousiasme... Je riais dans ma barbe. Qui voulait-il berner? N’importe qui ayant un peu de bon sens aurait fait de même. «Euh, en fait, j’aime arriver vers 9 h 20 et siroter un café avant de me mettre au boulot. J’aime aussi prendre deux heures pour dîner.» <br /><br />On ne peut pas s’attendre à ce qu’une personne réponde franchement si la seule réponse qui lui permet de décrocher un emploi est celle que l’intervieweur désire entendre. Cela s’applique également aux premiers rendez-vous galants. Ne disons-nous pas tous que nous aimons les longues marches sous la pluie? Des années plus tard, lorsque vous êtes affalé(e) sur le canapé en compagnie de votre conjoint(e), proposez-lui donc d’aller vous balader s’il pleut à verse! <br /><br /><strong>La nature humaine : la personne à qui on ment </strong><br />La vérité n’est pas toujours agréable à entendre. Or, plus nous réagissons mal à la vérité, plus les gens sont portés à nous mentir. La personne à qui on ment est donc partiellement responsable du mensonge. C’est notre immaturité – une combinaison de colère, d’idéalisme, d’anxiété et de réticence à accepter les réalités désagréables – qui incite les menteurs à mentir.<br /><br />Demandez à quelqu’un s’il aime votre nouvelle coiffure, et il vous dira «oui». Demandez à un politicien s’il va construire un nouveau pont ou offrir de meilleurs soins de santé... À quoi vous attendez-vous? À de la franchise? Franchement! Si vous voulons des politiciens honnêtes, il faut cesser de les punir de dire la vérité.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/836207</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 18 Apr 2011 17:37:49 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/836207</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Trouver chaussure à son pied…]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[De nos jours, peu importe ce qu’on cherche, les choix semblent illimités. Et cela s’applique tout particulièrement à deux domaines importants de la vie : le choix d’une paire de chaussures et celui d’une personne à aimer. Dans l’ancien temps, acheter une paire de chaussures était simple : on se rendait chez le cordonnier du village, et on ressortait avec des souliers noirs et robustes.<br /><br />En 2011, c’est bien différent. On commence par entrer dans un magasin de chaussures, puis on compare des douzaines de styles et de couleurs. On se rendra  ensuite, fort probablement, dans une douzaine d’autres boutiques avant de fixer son choix et de négocier le meilleur prix possible pour les chaussures qu’on a choisies. <br /><br /><strong>À la recherche de quelqu’un de spécial </strong><br />Dans le bon vieux temps, se trouver un partenaire n’était pas tellement plus compliqué que de se procurer des souliers. L’éventail était restreint : les filles ou les fils du fermier, ceux du cordonnier, et peut-être un ou deux autres candidats envisageables. Mais en 2011, par où commencer? <br /><br />Plusieurs ont recours aux services de rencontre sur l’internet. Malgré la réputation douteuse qui leur était attachée au début, ils constituent maintenant la façon la plus populaire de faire connaissance avec quelqu’un. Le problème est que «regarder le menu» fait maintenant partie intégrante du processus. Or, plus le choix est grand, plus fortes sont les probabilités que nous commencions par simplement jeter un coup d’œil. <br /><br />Peu de gens, surtout s’ils ont déjà vécu une mauvaise expérience, sont prêts à s’engager avant d’avoir «examiné» les candidats. Ils sortent donc avec plusieurs personnes avant de prendre le moindre engagement. Cela peut sembler naturel quand on est «l’examinateur», mais quel effet cela a-t-il sur «l’examiné»? <br /><br /><strong>Je regarde seulement</strong><br />Les chaussures ne s’offusqueront pas si on y jette simplement un coup d’œil et qu’on en essaie plusieurs paires avant d’en acheter une. Mais les gens ne feront peut-être pas preuve d’un tel détachement. Vous devez donc modifier vos attentes et considérer le rejet différemment si vous utilisez l’internet pour trouver un partenaire. <br /><br />Plus on élargit le choix, plus on augmente les possibilités de rejet. Si vous vous sentez blessé lorsque quelqu’un continue à «jeter un coup d’œil» après vous avoir rencontré, alors les rencontres par l’nternet ne sont peut-être pas pour vous. Mais si vous pouvez supporter d’être «examiné», le nombre de contacts que permet le Net représente une mine inépuisable de relations potentielles.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/823312</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 04 Apr 2011 17:26:49 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/823312</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Je n’ai pas d’amis]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Si quelqu’un vous disait qu’il vit seul et n’a pas d’amis, votre première ré­action serait sans doute de le plaindre et de penser : «Je vais être son ami(e), moi.» Mais je parie que si vous appreniez à connaître cette personne, vous comprendriez pourquoi elle est isolée. Ne pas avoir d’amis et passer beaucoup de temps seul n’est pas nécessairement un problème, si c’est ce que la personne désire. Cependant, je crois que cela peut signaler que cette personne a certains partis pris, croyances ou perceptions négatifs à l’égard des autres ou même à son propre égard. <br /><br /><strong>Parti pris négatif à l’égard de soi-même </strong><br />Certaines personnes n’ont pas d’amis parce qu’elles manquent de confiance en elles. Les personnes timides, celles qui ont peur du rejet ou d’être jugées de façon négative ont tendance à éviter les contacts sociaux. Ayant peu con­fiance en elles-mêmes, elles posent rarement les simples gestes nécessaires pour établir ou maintenir des relations sociales, comme faire un appel téléphonique, suggérer une sortie ou accepter une invitation, malgré l’inconfort que cela peut causer. <br /><br />Ces personnes peuvent avoir tout ce qu’il faut pour se faire des amis; elles peuvent être intéressantes, bienveillantes, amusantes, etc., mais elles fuient les relations sociales. Et le résultat est le même que pour celles qui n’ont pas ces qualités. <br /><br /><strong>Parti pris négatif à l’égard des autres </strong><br />Parfois, le parti pris négatif vise les autres. Par exemple, certaines personnes ont de la difficulté à faire confiance aux autres, ce qui est un sérieux handicap aux relations sociales. C’est presque une garantie d’isolement. Il se peut que des gens n’aient pas d’amis parce qu’ils sont trop pointilleux et difficiles à satisfaire. Ceux qui attendent trop des autres ou insistent pour que les choses se fassent à leur façon sont considérés comme négatifs, despotiques et trop affirmés. Ils seront constamment déçus par les autres; et les autres les éviteront constamment. <br /><br />Si vous n’avez pas d’amis parce que vous n’en voulez pas, soit. C’est votre vie. Mais si vous vivez dans l’isolement contre votre gré, vous devez vous demander pourquoi. Si vous faites preuve de négativité envers les autres, peut-être vos attentes sont-elles trop élevées. Il se peut que vous ayez à cultiver votre tolérance et à accorder un peu plus de mérite aux autres. Par contre, si votre négativisme est dirigée contre vous, vous pourriez vous-même accorder plus de mérite. Prenez votre place dans la société.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/809588</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 21 Mar 2011 19:51:42 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/809588</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Savoir marier aptitudes et intêrets]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[D’une certaine façon, je suis content que mes enfants soient parvenus à un âge où ils ne veulent plus passer de temps avec moi. Peut-être dans quelques années partagerons-nous de nouveau des intérêts. Mais, pour le moment, je les laisse tuer des zombies et des mutants pendant que je parcours les terrains de golf avec des vieux de mon âge. Ce n’était pourtant pas le cas lorsqu’ils étaient plus jeunes. À l’époque, ils voulaient toujours être avec moi. «Papa! Allons dans les montages russes! Après on ira au paintball!» <br /><br />La dernière fois que j’ai fait la queue devant les montagnes russes, je me suis rendu compte que j’étais le plus vieux aux alentours. On dirait que sentir son estomac dans sa gorge ne présente un attrait que pour les tout jeunes. Mais, même si je ne me sentais pas à ma place, je ne me suis jamais senti humilié par les montages russes. Non, l’humiliation, je l’ai subie quand j’ai enfilé un casque et des lunettes de protection et que j’ai utilisé un fusil de paintball. <br /><br />J’ai joué au paintball à quelques occasions, mais chaque fois, j’ai été le premier abattu. Même les poules mouillées, dissimulées derrière les murs de contreplaqué, semblaient avoir davantage d’aptitudes à la survie que moi. Je me suis alors rendu compte que j’étais chanceux de ne pas avoir besoin des habiletés d’un soldat pour gagner ma vie. Si j’avais grandi à une autre époque et en d’autres lieux, je serais probablement une statistique. C’est simple : les psys font de piètres soldats. Du moins, c’est mon cas. <br /><br />Il est intéressant de réfléchir au fait que le contexte récompense différentes aptitudes. Je me considère chanceux d’être né à une époque durant laquelle la capacité de faire confiance, de négocier et de faire des compromis m’aide à mieux fonctionner, dans un monde où le fait de s’entendre avec les autres est récompensé. En temps de guerre, ces aptitudes signifieraient une mort certaine. <br /><br />Cette réalité met en lumière l’importance de choisir une carrière dans laquelle nous pouvons tirer parti de nos aptitudes. Trop de gens embrassent un métier exclusivement en fonction de leurs intérêts. Or, les intérêts à eux seuls ne garantissent pas que les habiletés et la personnalité de quelqu’un  lui permettront de répondre aux exigences de la carrière qu’il a choisie. Cela signifie aussi que si le contexte change, il faudra peut-être chercher un autre travail, plutôt que de demeurer dans une situation qui ne nous convient plus. <br /><br />Quant à moi, jusqu’ici, ça va. Heureusement que je vis à une époque où recevoir une balle de peinture dans l’arrière-train ne blesse rien d’autre que mon ego.<br /><br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/795664</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 07 Mar 2011 19:01:49 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/795664</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Pourquoi avoir peur des piqûres?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’est drôle de constater à quel point nos anxiétés peuvent être subjectives. J’ai déjà travaillé avec une femme atteinte d’une forme majeure d’agoraphobie, c’est-à-dire la peur de se trouver loin d’un environnement sûr. <br /><br />La plupart des agoraphobes éprouvent de la difficulté à s’éloigner de la maison ou à se trouver dans des situations où ils se sentent piégés, comme dans un centre commercial, le métro ou l’autobus. Cette femme était incapable de s’éloigner de plus d’une rue ou deux de chez elle. Prendre l’autobus était pour elle inimaginable. <br /><br /><strong>D’un arrêt d’autobus à un autre </strong><br />Le traitement de l’agoraphobie comporte divers éléments, dont un qui a son importance : faire face à ses craintes graduellement, de façon à regagner confiance. Au cours d’une séance, nous avons donc discuté de la possibilité de prendre l’autobus. «Vous pourriez monter dans l’autobus avec un sac d’épicerie, vous tenir près de la porte et descendre à l’arrêt suivant.» <br /><br />Aussi simple que cela puisse paraître, cela a suffi à la faire paniquer. J’ai passé une demi-heure à l’encourager et à la rassurer, sans grand résultat. Puis, j’ai ouvert mon tiroir pour prendre un bloc-notes, et elle a remarqué un sac rempli de seringues. «C’est quoi, ces aiguilles?» m’a-t-elle demandé. «Je les utilise pour travailler avec des gens qui ont la phobie des aiguilles et des injections», ai-je répondu. «Pourquoi avoir peur des seringues?» a-t-elle répliqué. Eh bien, je suppose qu’elles ne sont pas effray­antes pour certains, mais j’ai déjà traité un monsieur qui craignait tellement les aiguilles qu’il s’était fait faire un traitement de canal sans anesthésie! <br /><br /><strong>Vos craintes ne sont pas les miennes </strong><br />C’est mon anecdote préférée à propos de la nature subjective des peurs. Cette femme, paralysée par l’idée de prendre l’autobus, ne comprenait pas pourquoi quelqu’un pouvait craindre les aiguilles. Je suis certain que celui qui avait peur des aiguilles aurait volontiers troqué une injection contre un trajet en autobus. Si une personne souffrant d’un trouble anxieux ne peut pas éprouver d’empathie pour une autre personne phobique, alors à quoi pouvons-nous nous attendre de la part de ceux qui ne souffrent pas de graves anxiétés? <br /><br />Le caractère subjectif de nos anxiétés alimente les préjugés et l’incompréhension. Cela incite les gens à garder leurs peurs secrètes. Mais ne nous contons pas d’histoires : nous avons presque tous notre part d’anxiétés et d’insécurités. Elles peuvent différer d’une personne à l’autre, mais leurs répercussions sur nos vies seront toujours très fortes. Il n’est pas nécessaire d’avoir les mêmes peurs que son voisin pour comprendre l’émotion qu’est la peur.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/780105</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 21 Feb 2011 20:41:57 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/780105</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Deux décès, deux réactions]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Apprendre que vous souffrez d’un trouble neurologique et vous retrouver con­finé dans un fauteuil roulant aurait, bien sûr, un effet dévastateur sur vous. Imaginez qu’en plus, les gens vous craignent et vous fuient. Pire encore, qu’ils vous accusent d’être paresseux et de feindre la maladie pour éviter d’assumer vos responsabilités. Tel est le fardeau de la maladie mentale, que l’intolérance et le manque d’empathie ne font qu’aggraver. <br /><br />La dépression et l’anxiété, deux des troubles psychologiques les plus courants, ne mettent pas complètement hors de combat les personnes qui en sont atteintes et ne sont pas toujours évidentes à repérer pour les autres. Mais les préjugés qui y sont associés forcent beaucoup de gens à souffrir en silence.  <br /><br /><strong>J’aimerais porter un toast</strong><br />Le préjugé est alimenté par un manque de compréhension. Prenons un trouble anxieux. Si nous ne voyons aucun inconvénient à parler en public ou à prendre l’avion, comment pourrions-nous nous imaginer que ces activités ont de graves répercussions sur la vie d’autres personnes? Et pourtant, bien des gens compétents ont quitté l’école ou refusé des promotions en raison de ces craintes. Lorsque nous ne partageons pas l’anxiété de quelqu’un, il est difficile de faire preuve d’empathie à son égard et de ne pas le juger négativement.<br /><br /><strong>Deux décès, deux réactions </strong><br />La dépression est un autre trouble qui suscite l’intolérance, car nous supposons à tort que des situations semblables seront vécues de la même façon par deux personnes différentes. Même si nous pouvons facilement imaginer la situation d’un autre (nous pourrions même l’avoir déjà vécue), nous ne l’avons jamais vécue dans l’état d’esprit de cet autre. <br /><br />Par exemple, si deux personnes perdent leur père, l’une peut continuer à fonctionner comme avant, alors que l’autre peut être gravement déprimée et incapable de travailler. Nous pouvons donc facilement imaginer la première personne en train d’accuser la deuxième de simuler. Et pourtant, personne ne réagit de la même façon devant la mort. Notre réaction dépend de nos croyances, de nos forces et de nos faiblesses personnelles, de notre degré de réactivité émotionnelle, de nos expériences de deuil antérieures et du genre de relation que nous entretenions avec le défunt. <br /><br />Finalement, ce qui alimente les préjugés entourant la maladie mentale, c’est que la maladie elle-même est cachée. Nous pouvons reconnaître un corps ravagé par la sclérose latérale amyotrophique ou une mémoire minée par la maladie d’Alzheimer. Bien que nous ne puissions pas détecter facilement un manque de con­fiance en soi causé par la dépression ou l’anxiété, ses effets sont tout aussi réels.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/765793</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 07 Feb 2011 19:34:30 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/765793</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Frustrations au panier!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les gens qui «empruntent» constamment un stylo ou un bloc-notes et ne le rapportent jamais, qui demandent toujours de la monnaie pour la machine à café ou qui ne nous rendent jamais les livres empruntés finissent par être agaçants. Si cela se produit de temps à autre, nous pouvons l’accepter; mais à répétition, c’est une autre histoire.<br /><br /><strong>Qui est le méchant? </strong><br />Supposons que votre collègue Robert est un gars comme ça. Rien de ce qu’il fait ne mérite une dispute. Après tout, un stylo, un bloc-notes, un dollar pour la machine à café sont des choses mineures. Malheureusement, si vous tolérez toujours ses habitudes irritantes, le jour où il voudra «emprunter» votre stylo pour la centième fois, vous risquez de hurler : «Si tu touches à mon stylo, t’es mort!» <br /><br />Vous vous retrouverez alors au service des ressources humaines, forcé de vous expliquer. «Mais… il… mais, le stylo… le bloc-notes… et il emprunte des livres et il ne… et la monnaie…» Lorsque le représentant des ressources humaines demandera à Robert de fournir sa version, celui-ci dira : «Je ne sais pas. Je lui ai juste demandé un stylo et il a disjoncté.» <br /><br />Il ne fait aucun doute que c’est vous qui passerez pour le méchant. C’est injuste, n’est-ce pas? C’est ce qui se produit lorsque nous laissons des irritants mijoter. Si nous ne les traitons pas d’une façon ou d’une autre, ils finiront par nous envahir. <br /><br /><strong>Lâcher prise </strong><br />Il n’y a que deux options devant des gens comme Robert. La première consiste à lâcher prise. Je veux dire, vraiment laisser tomber. Nous voulons tous que les autres tolèrent nos petits travers et nos distractions occasionnelles. Si nous désirons profiter de la tolérance des autres, nous devons leur en offrir autant, et accepter les irritants mineurs comme faisant partie de la vie. Comme le mauvais temps, parfois.<br /><br /><strong>Traiter la situation avant qu’il soit trop tard </strong><br />Toutefois, certains irritants ne sont pas mineurs et ne peuvent pas être passés sous silence. Il faut alors s’en occuper avant qu’il soit trop tard. Mais il n’y a pas d’urgence. Vous pouvez attendre de saisir une occasion. Il s’en présentera certainement une bientôt, qui vous permettra de faire un commentaire ou de rappeler à quelqu’un de vous rendre vos effets. Si vous le faites avant que votre colère ait pris trop d’ampleur, votre message passera. Si vous laissez filer ces occasions, ce n’est qu’une question de temps avant que vous jouiez le rôle du méchant.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/752714</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[psychologie, Camillo Zacchia]]></keywords>
                      <pubDate>Mon, 24 Jan 2011 19:48:49 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/752714</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[L’abus engendre l’abus]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Si un enfant est négligé ou victime d’abus – sexuels, physiques ou psychologiques –, il est tout à fait normal d’avoir de la compassion pour lui. Même s’il se conduit mal, nous avons tendance à être tolérant. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’il devient adulte, et parent, à son tour? <br /><br />Les gens qui ont été négligés ou rabaissés ne disposent peut-être pas des aptitudes pour être de bons parents. L’enfant maltraité devient parfois le parent maltraitant. Il peut lui-même faire preuve de négligence ou être trop critique. Ainsi, ses enfants (la troisième génération) peuvent souffrir, indirectement, des abus perpétrés par la première génération. <br /><br /><strong>Les enfants des damnés </strong><br />Les enfants de la troisième génération sont parfois très en colère contre leurs parents, desquels ils attendent davantage, et ils sont constamment déçus. Le problème est que ces parents sont incapables d’exprimer leur amour normalement, parce qu’ils ont eux-mêmes été victimes d’abus. Et leurs enfants sont frustrés parce qu’on ne répond pas à leurs besoins. <br /><br /><strong>Pardonner aux parents maltraitants</strong><br />Si nos parents étaient atteints de la maladie d’Alzheimer et qu’ils oubliaient nos noms, nous nous sentirions sûrement tristes et blessés, mais pas en colère contre eux. Il peut être tout aussi déraisonnable d’être fâché contre un parent qui a été victime d’abus.<br /><br />Lorsque des enfants maltraités deviennent parents, leur passé peut les passer à la colère ou à la négligence. Quand je travaille avec des gens de troisième génération, élevés par des parents maltraitants ou négligents, l’un des objectifs que je leur fixe est de comprendre pourquoi leurs parents (qui ont peut-être été eux-mêmes victimes d’abus) sont comme ils sont. Lorsque les enfants peuvent comprendre les conséquences des abus, ils ont tendance à être moins fâchés. <br /><br />Bien sûr, ils sont profondément blessés, mais du moins, ils arrêtent de croire que leurs parents ne sont là que pour les détruire. L’une des choses les plus difficiles pour une victime d’abus est de pardonner à l’auteur des sévices, particulièrement s’il s’agit de l’un de ses parents. Comprendre ce qui a fait de cette personne un agresseur, sa propre histoire de négligence ou d’abus, peut grandement aider la victime de troisième génération à mieux accepter le passé. <br /><br />Cela l’aide à prendre du recul et à réduire ses attentes à l’égard de ses parents. Et cela l’aide à atténuer le tourment causé par ses attentes qui ne peuvent être comblées, comme le fait d’avoir des parents affectueux. La victime pourra se consoler en pensant que ses parents font de leur mieux avec ce qu’ils ont reçu : ils ne sont peut-être pas aussi solides ou affectueux qu’elle l’espérerait, mais ils l’aiment à leur façon.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/739884</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 11 Jan 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/739884</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Mon cadeau de Noël préféré]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[<p>Pour ma dernière chroni­que avant les Fêtes, j’ai dé­cidé de parler de mon ca­deau de Noël préféré. J’ai envisagé quelques possibilités, comme le jour où mes frères et moi avons trouvé une table de billard au milieu du salon à notre retour de la messe de minuit. Une autre fois, j’ai reçu mon premier vrai cadeau de Noël : un chaud manteau d’hiver que mon père avait acheté à l’encan. Il s’agissait de gros cadeaux, mais je ne m’en suis pas souvenu spontanément. C’est plutôt un petit cadeau bon marché qui m’est venu à l’esprit. <br /><br />Ce cadeau mémorable m’a été offert par ma fille Amy, qui avait six ou sept ans à l’époque. C’était un CD de Duke Ellington. Le CD en lui-même n’avait rien d’inoubliable : une collection de grands succès, en solde chez Walmart. Ce qui m’a touché, c’est la façon dont il a été choisi. Amy magasinait avec sa mère quand, en passant devant l’étalage de CD, elle a pris celui d’Ellington, en disant : «Papa aime Duke.»</p> 
  <p><br />Pourquoi ce cadeau à 10 $ revêt-il une telle importance pour moi? Parce qu’en choisissant un cadeau pour son père, ma fille a tenu compte de ce qu’elle connaissait de moi. Elle a pensé à ce qui me rendrait heureux, plutôt que de simplement acheter quelque chose qui fe­rait un joli cadeau, comme une cravate.  <br /><br />Et c’est bien pour cette raison que nous célébrons les Fêtes : pour prendre le temps de penser aux autres, que ce soient des membres de notre famille, des amis, des collègues ou ceux qui sont marginalisés par la société. En réfléchissant à ce qui leur importe, nous leur faisons savoir que nous avons pris le temps de les comprendre.<br /><br />Et, bien sûr, plus nous faisons cela pour les autres, plus il est probable qu’ils en fassent autant pour nous. Certains articles font de beaux cadeaux. J’imagine qu’on ne peut pas se tromper en offrant un chan­dail. Mais les cadeaux qui res­teront gravés dans les mé­moires sont ceux qui traduisent l’attention accordée à leurs destinataires. Je me fiche que le cadeau soit une babiole en plastique, un article coûteux ou un CD bon marché de chez Walmart. Ce qui m’importe, c’est que, lorsque ma fille a choisi le cadeau, elle a songé à ce que j’aime. C’était magique; le genre de magie que je vous souhaite à tous. <br /><br />Joyeuses Fêtes! <br /></p>
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/724976</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 21 Dec 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/724976</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La nature dénaturée]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[À la télé, les experts nous conseillent sans cesse d’écou­ter nos émotions et notre corps. Même si ces conseils peuvent sembler logiques, ils font parfois plus de mal que de bien, pour une raison bien simple : les émotions sont des signaux d’alar­me qui nous poussent à passer à l’action.  Dans cette optique, les «vraies» alar­mes sont bonnes, mais les «fausses» sont mauvaises. <br /><br /><strong>La nature des émotions </strong><br />Les émotions sont le moteur de l’action. Quand nous avons faim, nous mangeons. Quand nous sommes fu­rieux, nous attaquons. Quand nous avons peur, nous fuyons. Quand nous éprouvons de l’attirance pour quelqu’un, nous mettons de l’antisudorifique et rentrons notre ventre. Nos émotions ont pour fonction principale d’augmenter nos probabilités de survie. Certaines émotions, comme la peur et l’agressivité, visent la survie immédiate. D’autres, comme la <br />culpabilité, l’anxiété sociale et l’attirance physique, jouent un rôle social et servent à assurer la survie à long terme.<br /><br /><strong>Une réaction immunitaire </strong><br />Les émotions peuvent agir  sur le plan psychologique comme une réaction immunitaire sur le plan physique. Quand nous sommes stressés, nos émotions nous poussent à faire des choses qui sont bonnes pour nous. Si je vois un ours dans la forêt, la peur me fera sans doute fuir ou me cacher. Il en va de même pour la culpabilité : si j’ai blessé quelqu’un, la culpabilité me fera remettre en question mes actes. <br /><br /><strong>Le système immunitaire hyperactif </strong><br />Tout comme le système immunitaire physique, les défenses psychologiques peuvent devenir hyperactives. Si j’ai peur d’un ascenseur, plutôt que d’un ours, devrais-je écouter mes émotions? Bien sûr que non. Je dois plutôt affronter mes peurs et constater qu’il n’y a rien à craindre. Il en va ainsi pour la culpabilité. Si j’ai l’habitude de ressentir une culpabilité excessive, je devrai peut-être apprendre à faire fi de cette émotion et à tenir davantage compte de mes propres besoins. <br /><br /><strong>Trouver l’équilibre </strong><br />Lorsque nos émotions se manifestent de façon équilibrée, nous devrions les écouter. Elles sont nos alliées. Par contre, la plupart des gens qui souffrent de troubles psychologiques voient leurs émotions prendre le contrôle de leur vie. Lorsque les émotions sont exagérées, nous devons apprendre à y résister et faire ce que nous trouvons le plus rationnel. Si nos émotions déclenchent une fausse alar­me, les écouter est probablement le pire conseil qu’un expert pourrait nous donner. <br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/712002</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 07 Dec 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/712002</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Un gratteux, avec ça?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Si on place un cobaye dans une cage mu­nie d’une barre et qu’on lui donne une boulette de nourriture chaque fois qu’il appuie sur la barre, il fera rapidement le lien et appuiera quand il aura faim. Si on cesse de lui donner de la nourriture, il ne mettra pas beaucoup de temps à se rendre compte que le truc ne fonctionne plus et il délaissera la barre. <br /><br />Supposons maintenant qu’au lieu de nourrir le rat chaque fois qu’il appuie sur la barre, on le fasse seulement de temps à autre. À certains moments, il n’aura qu’à appuyer une fois ou deux sur la barre, et dans d’autres cas, il devra appuyer jusqu’à dix ou vingt fois. Qu’arrivera-t-il si on arrête de le nourrir complètement? Il continuera à appuyer sur la barre pendant très longtemps avant d’abandonner. C’est ce qui se produit lorsqu’on récompense les rats au hasard. Ils résistent davantage au changement. <br /><br />Observons maintenant les humains et leur réaction aux récompenses. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ceux qui gèrent des loteries donnent de petits prix, comme 10 $? Les gens jouent à la loterie pour devenir millionnaires. Les avions privés et les villas sur mer coûtent cher. On ne va pas loin avec 10 $! <br /><br />Ces petits prix n’ont qu’un seul but : ce sont les boulettes de nourriture occasionnelles qui nous font continuer à appuyer sur la barre. Ceux qui administrent des loteries ou des machines à sous savent que sans la récompense occasionnelle, les grands prix seront trop rares pour que les gens continuent à jouer. <br /><br />Bien sûr, ce principe s’étend au-delà des jeux de hasard. Toute habitude qui apporte une récompense de temps à autre est beaucoup plus difficile à rompre qu’une habitude qui n’apporte jamais rien. Cela s’applique même au pilier de bar : si sa recette pathétique pour draguer lui permet de faire une conquête de temps à autre, il n’est pas près de la changer. <br /><br />Alors, quelle est la différence entre un cobaye et un humain? On croirait que les humains, avec leur capacité de raisonnement développée, sont beaucoup trop intelligents pour se laisser avoir par ces simples succès occasionnels. Nos cerveaux évolués devraient nous aider à apprendre de nos erreurs et à nous débarrasser de nos mauvaises habitudes, non? Malheureusement, nous ne sommes pas si différents des rats. <br /><br />Comme pour tous les animaux, les liens émotifs que nous établissons avec les choses qui nous récompensent occasionnellement nous empêchent d’abandonner celles qui ne fonctionnent pas très bien ou qui ont cessé de fonctionner complètement. <br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/705207</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 30 Nov 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/705207</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Nourrir les passions]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Avez-vous déjà remarqué que certaines cho­ses que vous adorez ­aujour­­­d’­hui vous a­vaient, de prime abord, paru étranges ou frustrantes? Et qu’en est-il de vos mets préférés? Leur aviez-vous trouvé une saveur étrange, la première fois que vous les avez goûtés? Lorsque je pense au contraste entre les débutants et les experts, deux activités me viennent à l’esprit : le golf et le tennis. Le joueur de tennis débutant passe des heures à courir après les balles perdues. <br /><br />Et très peu de gens arrivent à frapper la balle de golf dès les premiers coups de départ. Pourtant, nous sommes entourés de mordus de tennis et de golf. Il en va de même pour les amateurs de vin, de musique et de bonne chère. Existe-t-il quelqu’un qui a aimé le goût du vin à la première gorgée? J’en doute. Alors, pourquoi y a-t-il autant d’œnophiles autour de nous? <br /><br /><strong>Le connaisseur et le snob</strong><br />Lorsque nous rencontrons des passionnés de choses qui ne nous importent guère, nous les trouvons habituellement insupportables. Je pense, entre autres, aux amateurs de vin, avec leur jargon truffé de «nez aromatique» et de «longueur en bouche», et leur obsession de la vis­cosité et des tanins. Je suis con­vaincu que la teneur en alcool du vin, qui les rend joyeux et égrillards, a quelque chose à voir avec leur passion. Mais une partie de moi les admire d’être aussi passionnés. Pourvu qu’ils reconnaissent que leur passion n’est pas partagée et qu’ils ne soient pas condescendants, ces gens peuvent être une source d’inspiration. <br /><br />Certains considèrent les connaisseurs comme des snobs. Si on ne connaît rien à l’opéra et qu’on surprend une conversation sur la dernière production de Rigoletto, ce peut être intimidant. On peut faire comme bien des gens et transformer cet embarras en une tendance à dénigrer les autres et à les qualifier de snobs. Mais qui est le véritable snob? Celui qui aime une forme d’art hermétique ou celui qui, après avoir fait mine de s’y intéresser, lève le nez sur cet art, ou pire encore, le dénigre sans y avoir consacré la moindre réflexion?<br /><br /><strong>Nourrir des passions</strong><br />À vrai dire, de nombreuses passions naissent lentement et grandissent au fil des années. Que ce soit la cuisine, la musique, le sport ou la littérature, il nous faut parfois un certain temps avant d’en découvrir la magie. Ce qui importe, c’est de laisser la patience et l’ouverture d’esprit nous aider à découvrir ce que nous aimons. Pourquoi nous priver d’une expérience pleine de potentiel sans lui laisser le temps de prendre forme? Qui sait? Nous pourrions même devenir des œnophiles, joyeux et égrillards.<br /><br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/mavie/article/686100</link>
                      <category><![CDATA[french/mavie]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 09 Nov 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Camillo Zacchia, Ph.D., Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/mavie/article/686100</guid>
                   </item>
             
    </channel>
</rss>
