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    <channel>
        <title><![CDATA[Mario Charette, c.o., De bon conseil]]></title>
        <link><![CDATA[http://www.journalmetro.com/columnist/145982]]></link>
        <language>en-us</language>        

        
                  <item>
                      <title><![CDATA[Une révolution en marche]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Mercredi dernier, lors du Digital Learning Day, le secrétaire de l’Éducation des États-Unis, Arne Duncan, et le président de la Commission fédérale des communications, Julius Genachowski, ont exprimé leur désir que les manuels sur tablette électronique remplacent les ouvrages traditionnels dans les mains des étudiants américains d’ici cinq ans. <br/>
<br/>
Cette déclaration reflète un intérêt grandissant aux États-Unis pour l’utilisation dans le domaine de l’éducation des nouvelles technologies. Cet intérêt existe depuis déjà au moins 25 ans, me direz-vous, avec raison. Jusqu’à maintenant, néanmoins, les technologies ont servi de simples outils pour faciliter les apprentissages. Récemment, l’idée a été avancée qu’elles ont la capacité de transformer complètement la façon dont nous apprenons, de permettre l’instauration d’un nouveau modèle de formation.<br/>
<br/>
L’enseignement n’a pas vraiment changé au cours des 150 dernières années. En fait, si un étudiant du XIXe siècle était transporté par magie dans une de nos classes, il ne serait pas totalement dépaysé. Comme à son époque, il verrait un professeur présenter un contenu magistral dans une salle de classe remplie d’étudiants. Comme à son époque, il s’apercevrait que tous les élèves reçoivent le même enseignement qui n’est disponible que dans les locaux de l’établissement. Comme à son époque, on lui demanderait d’assimiler des connaissances variées pour pouvoir faire face aux situations qu’il rencontrera une fois dans le monde du travail, sans qu’il sache lesquelles lui seront les plus utiles ou si elles lui seront jamais utiles.<br/>
<br/>
Les nouvelles technologies éducatives ont la capacité de bouleverser ce vieux modèle. D’abord, au lieu de forcer les étudiants à aller à l’école, elles permettent de diffuser la connaissance là où ils se trouvent. MITx, qui a été le sujet d’une récente chronique, en est la preuve en proposant sans frais des contenus d’apprentissage de haute qualité. La formation devient omniprésente. <br/>
<br/>
Les nouvelles technologies permettent également d’abolir la frontière entre le monde du travail et celui de la formation. Les apprentissages peuvent être transmis sous la forme de courtes instructions permettant de régler des problèmes de travail concrets, comme cela se fait dans l’industrie du service automobile. L’étudiant peut donc apprendre ce dont il a besoin lorsqu’il en a besoin. La formation devient «omni-pertinente».<br/>
<br/>
Les nouvelles technologies permettront aussi à l’étudiant de personnaliser ses apprentissages et de créer son propre parcours de formation, selon ses intérêts et ses attentes. Certains savoirs demeureront toujours nécessaires à l’atteinte d’un objectif de carrière précis – devenir médecin ou psychologue, par exemple. Cependant, une fois ces derniers acquis, l’étudiant sera libre d’y ajouter n’importe quelle autre connaissance qui favorisant son développement. La formation devient «omni-malléable».Voilà un modèle de formation pour le XXIe siècle, ne trouvez-vous pas?
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:37:34 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Les jeunes se détournent des sciences]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Une nouvelle chaire de recherche devra trouver comment inciter les jeunes à poursuivre une formation à caractère scientifique. Voici quelques pistes à explorer.<br/>
<br/>
La semaine dernière, une nouvelle Chaire de recherche sur l’intérêt des jeunes envers les sciences et la technologie a été créée. Réunissant des professeurs de l’UQAM et de l’Université de Sherbrooke, cette chaire aura pour but d’identifier les causes du manque d’intérêt des jeunes pour les sciences et les technologies et de formuler des stratégies pour les encourager à s’inscrire à des formations scientifiques.<br/>
<br/>
Neuf commissions scolaires ont suggéré la création de cette nouvelle unité de recherche et lui apporteront leur appui. Elle disposera d’un budget total de 1,1 M$ pour mener à bien ses travaux. En août dernier, cette chronique soulignait déjà l’importance de ce problème. On sait qu’au Québec, moins de 25 % des baccalauréats universitaires sont décernés en sciences pures, en sciences appliquées et en sciences de la santé, soit environ deux fois moins qu’en 1999.<br/>
<br/>
Mais pourquoi les jeunes se sont-ils détournés des sciences? Répondre à cette question n’est probablement pas facile, et les titulaires de la nouvelle chaire feront donc face à tout un défi. Néanmoins, il existe déjà certaines pistes de réponses.<br/>
<br/>
Ainsi, des recherches faites aux États-Unis et citées par le New York Times montrent que, bien que les étudiants soient intéressés par les sciences quand ils sont plus jeunes, ils perdent rapidement cet intérêt une fois confrontés aux dures exigences des formations. <br/>
<br/>
Ces dernières demandent d’assimiler des concepts abstraits et de comprendre de nombreuses relations mathématiques. Plusieurs se découragent la première année, lorsqu’ils constatent que leurs résultats sont plus faibles que prévu. Ils décident alors de changer de programme d’études et choisissent des formations qu’ils jugent plus faciles et où ils pensent avoir de meilleures chances de succès.<br/>
<br/>
De plus, comme une recherche québécoise l’a fait valoir, les étudiants ont tendance à calibrer leurs efforts. Plutôt que de viser la meilleure performance dont ils sont capables, ils se contentent d’une performance suffisante pour répondre aux exigences du professeur. On ne peut douter qu’une telle attitude ne leur nuise lorsque ces exigences augmentent et demandent le meilleur d’eux, comme c’est  souvent le cas dans les formations à caractère scientifique. <br/>
<br/>
Comment alors faire en sorte que les étudiants conservent leur intérêt lorsque la formation devient plus exigeante? L’apprentissage expérientiel offre une piste de solution. Selon cette approche, au lieu de présenter les modèles abstraits et théoriques d’abord et de démontrer leur application ensuite, on commence plutôt par un projet concret : construire un moteur, monter un circuit, nettoyer un produit polluant du sol, etc. <br/>
<br/>
Les étudiants sont ensuite amenés à acquérir les connaissances dont ils ont besoin pour mener à bien le projet et réalise immédiatement la pertinence de leurs apprentissages. Cela demande plus d’efforts de la part des enseignants, mais cela semble être le prix à payer!
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 20:55:13 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Apple et les nouveaux manuels scolaires]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Apple vient de mettre en marché trois produits qui transformeront à jamais le manuel scolaire. Ils pourraient d’ailleurs transformer l’université elle-même!<br/>
<br/>
Le 19 janvier, Apple annonçait en grande pompe trois nouveaux produits qui risquent fort de transformer complètement l’industrie des manuels scolaires et la façon dont nous étudions. Le premier est le iBook2, un logiciel gratuit qui permettra aux étudiants d’utiliser des manuels d’un nouveau genre. Finis les gros volumes dispendieux pour lesquels vous deviez débourser plusieurs centaines de dollars durant l’année scolaire. L’iBook2 vous permettra de consulter le même contenu sur votre tablette iPad. Les premiers manuels publiés sur l’iBook2 ne coûteront que 15 $ chacun. Une belle économie, quand on sait que le coût moyen d’un manuel universitaire aux États-Unis est de 75 $ et que plusieurs peuvent coûter jusqu’à 200 $.<br/>
<br/>
L’iBook2 vous permettra de faire bien davantage que d’épargner. Le logiciel facilitera aussi vos apprentissages en vous offrant la possibilité de surligner les passages importants, de créer des cartes de mémorisation, de visionner des images ou des vidéos pertinentes à la matière, d’interagir avec d’autres étudiants dans des forums et de sélectionner les mots difficiles pour en connaître la définition. Certaines de ces capacités sont normalement associées aux plateformes d’ap­prentissage à distance, mais elles seront maintenant incorporées dans un manuel prévu pour la salle de classe.<br/>
<br/>
L’autre produit est l’iBook Writer, un logiciel qui s’adressera cette fois-ci aux rédacteurs et aux éditeurs de manuels. Tout aussi gratuit, l’iBook Writer permettra de créer, sans expertise particulière en informatique, des manuels pour l’iBook2 et d’y intégrer les diverses fonctions qui viennent d’être mentionnées. Des éditeurs américains prestigieux s’en servent déjà, tels que Pearson, McGraw-Hill and Houghton Mifflin.<br/>
<br/>
Finalement, Apple a présenté une application spéciale pour sa plateforme iTunes U, qu’un grand nombre de professeurs utilisent déjà pour dif­fuser leurs cours en vidéo. La nouvelle application leur permettra d’ajouter à ces enregistrements leur plan de cours, de même que des notes et d’autre matériel.<br/>
<br/>
Apple est connu pour sa capacité à innover et à transformer les marchés où elle évolue. Cette fois, les nouveaux produits qu’offre la compagnie seront en mesure de changer radicalement le manuel scolaire, et pour le mieux. Le bon vieux manuel papier attendait presque qu’on le remplace par une technologie plus efficace!<br/>
<br/>
Toutefois, ce n’est pas l’aspect le plus impressionnant de ces nouveautés. Le plus im-pressionnant, c’est que ces manuels technos pourront être utilisés en formation à distance aussi bien qu’en salle de classe. Cela rendra désuète la distinction entre ces deux façons de transmettre le savoir. <br/>
<br/>
L’apprentissage sera bientôt en tous points le même, qu’on se trouve ou non sur le campus universitaire. Ces nouveaux manuels sont donc une étape vers l’apparition d’une université virtuelle, qui n’aura plus besoin de campus. Je crois que les étudiants l’accueilleront bien, mais qu’en sera-t-il des universités elles-mêmes?
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 18:49:04 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[La formation ne suffit pas toujours]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Tous les étudiants devraient formuler un plan de carrière, mais c’est encore plus important pour ceux qui suivent une formation académique.<br/>
<br/>
Plusieurs étudiants suivent leur formation universitaire en pensant qu’elle suffira à les préparer au marché du travail. Or, cela n’est pas vrai pour tous. Comme je l’ai souvent remarqué dans cette chronique, certaines formations universitaires sont plus efficaces que d’autres pour préparer les étudiants au marché de l’emploi. Il s’agit surtout des formations professionnelles, c’est-à-dire des programmes d’études qui préparent à l’exercice d’une profession spécifique telle que le droit, le génie ou l’informatique. <br/>
<br/>
Pour les étudiants inscrits à ces programmes souvent très exigeants, suivre la formation avec assiduité suffira souvent pour s’assurer de trouver un bon emploi après les études. Ces formations incluent fréquemment un stage, qui permet de découvrir l’utilité des apprentissages scolaires et qui facilite la transition entre l’école et l’emploi.<br/>
<br/>
Cela dit, il y aura toujours des étudiants qui préféreront les formations à caractère plus académique (sciences sociales, lettres, philosophie). En effet, les formations à caractère professionnel ne conviennent pas à tous. De toute façon, si tous les étudiants suivaient ce type de formations, elles cesseraient d’être avantageuses. Les diplômés deviendraient soudainement trop nombreux pour les besoins du marché. <br/>
<br/>
Il n’en demeure pas moins que les étudiants inscrits à des formations plus académiques sont désavantagés. Pour plusieurs d’entre eux, la formation universitaire ne suffira pas, à elle seule, à leur assurer un bon emploi.<br/>
<br/>
Tous les étudiants devraient établir un plan de carrière durant leurs études, mais pour les futurs diplômés d’une formation académique, c’est une nécessité absolue. Ils sont trop nombreux à suivre leur formation en espérant que, une fois leur diplôme en poche, ils trouveront un emploi dans leur domaine. Comme leurs perspectives d’emploi sont plus faibles, ils doivent plutôt commencer à planifier leur transition vers l’emploi le plus tôt possible.<br/>
<br/>
Tous devraient donc avoir un objectif de recherche d’emploi aussi clair que possible. Par exemple,  un étudiant en sociologie pourrait formuler l’objectif de travailler comme statisticien pour une maison de sondages. Une étudiante en lettres pourrait décider d’offrir des services de rédaction spécialisée à des entreprises dont elle connaît bien le secteur d’activité.<br/>
<br/>
Tous devraient également identifier les compétences dont ils auront besoin pour atteindre leur objectif. Notre étudiant en sociologie, par exemple, fera bien de suivre plusieurs cours de statistiques et de se familiariser avec les techniques de sondage, même si elles ne sont pas enseignées en détail durant sa formation. Saisir l’occasion d’aider un professeur qui prépare un sondage s’avérerait aussi une excellente idée. Il est également nécessaire, en effet, d’acquérir des expériences concrètes et conformes à nos objectifs. <br/>
<br/>
Si vous pensez qu’une telle planification est exagérée ou trop exigeante, rappelez-vous que les employeurs recherchent des compétences et de l’expérience avant tout. Il faut donc se donner les moyens d’acquérir ces atouts.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:36:08 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Les sciences sociales sur le billot]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La qualité des études universitaires est régulièrement remise en question, surtout lorsque les droits de scolarité augmentent. Les formations dont la relation avec le marché de l’emploi est faible, les sciences sociales par exemple, sont celles dont la qualité est le plus souvent mise en doute.<br/>
<br/>
La critique la plus commune est que, dans un marché du travail compétitif et dominé par les technologies, les sciences sociales (sociologie, anthropologie, sciences politiques, etc.) ont perdu leur pertinence et leur utilité. Les employeurs ont besoin de diplômés qui possèdent des compétences spécifiques  que les sciences sociales ne permettent pas d’acquérir.<br/>
<br/>
Au contraire, certaines personnes font valoir que les étudiants en sciences sociales acquièrent des compétences qui sont utiles dans une grande variété d’emplois et de domaines. Ces compétences, dites transférables, incluent le sens critique, la communication orale et écrite, l’analyse et la résolution de problèmes. Des études, entre autres celle du Conference Board du Canada, ont démontré que les employeurs recherchent bel et bien ces compétences chez les nouveaux diplômés. <br/>
<br/>
Qui a raison dans ce débat? Une formation en sciences sociales prépare-t-elle bien au marché du travail? D’abord, s’il est vrai que les employeurs recherchent ces compétences transférables, ce n’est pas aux dépens des compétences spécifiques à leur domaine d’activités. Ce sont en fait les compétences spécifiques qui permettent d’obtenir un bon emploi. D’autres formations, par exemple le génie, le droit et les sciences de la santé, transmettent mieux les compétences spécifi­ques dont les diplômés ont besoin.<br/>
<br/>
Ensuite, il ne faudrait pas penser que la seule façon de développer des compétences transférables est de suivre une formation en sciences so­ciales. Elles peuvent être acquises dans les autres formations universitaires ou même autrement que par les études. Certains étudiants ont déjà une bonne maîtrise de ces compétences avant même de commencer leur parcours universitaire.<br/>
<br/>
Enfin, la preuve reste à faire que les formations en sciences sociales permettent à leurs étudiants d’acquérir ces compétences transféra­bles. Plusieurs doutes ont été soulevés à ce sujet depuis bien des années déjà. Ces dou­tes sont devenus si importants qu’aux États-Unis, un test nommé le «Collegiate Learning Assessment» a été introduit afin de mesurer la capacité d’un programme de formation à transmettre ces compétences. <br/>
<br/>
Voilà de bien mauvaises nouvelles pour les étudiants inscrits à ces formations. Que faire pour faciliter votre insertion en emploi plus tard? D’abord, si vous en faites un objectif et y met­tez l’effort nécessaire, il est certainement possible de développer ces fameuses compétences transférables au moyen d’une formation universitaire, y compris en  sciences sociales. Surtout, ac­quérez de l’expérience uti­wwle à l’emploi que vous visez après vos études, grâce à un emploi à temps partiel ou comme bénévole. Les employeurs valorisent l’expérience avant tout.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 20:32:29 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[À l’université sans payer]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Juste avant Noël, le Massachusetts Institute of Technology (MIT), une des universités les plus prestigieuses des États-Unis, annonçait l'ouverture prochaine de MITx, une plateforme de formation sur l’internet tout à fait gratuite.<br/>
<br/>
Cette nouvelle plateforme succédera à Open Course Ware, un site web qui permet déjà d'accéder au contenu de quelque 2 100 cours donnés sur le campus de MIT. Le nouveau MITx utilisera la même banque de cours, mais avec davantage d’interactivité. Les étudiants auront accès à des laboratoires virtuels, à des auto-évaluations, de même qu'à des forums de discussion qui faciliteront leur apprentissage.<br/>
<br/>
Les cours porteront sur une grande variété de sujets, dont le génie, la santé, la philosophie et les sciences sociales. Bien qu'il ne sera pas possible de décrocher un diplôme universitaire sur MITx, l'établissement décernera un certificat à tous ceux qui compléteront un cours avec succès. Ceux qui désirent obtenir un baccalauréat ou une maîtrise devront continuer de fréquenter le campus et de payer les droits de scolarité.<br/>
<br/>
Cette nouvelle a eu l'effet d'une bombe chez nos voisins du sud. On sait combien les Américains ont de la difficulté à se remettre de la dernière récession. Les revenus de la classe moyenne stagnent ou déclinent, mais cela n'a pas empêché les droits de scolarité d'augmenter l'année dernière. Plusieurs se demandent si l'éducation universitaire est devenue hors de prix aux États-Unis et si le niveau d'endettement des jeunes diplômés est supportable.<br/>
<br/>
Mais voilà, MIT vient de démontrer qu'il est maintenant possible d'offrir une formation de qualité sans exiger de droits de scolarité. De là à se demander pourquoi il faut payer pour ses études, il n'y a qu'un pas que plusieurs auront vite franchi. <br/>
<br/>
Bien sûr, pour assurer la gratuité, MIT assume pour l'instant les coûts du développement et de l'exploitation de sa plateforme. La preuve est néanmoins faite qu'il est possible d'offrir une formation universitaire de qualité à prix modique à des millions d'individus.<br/>
<br/>
Nos étudiants universitaires se préparent à faire la grève pour contester la hausse prochaine des droits de scolarité. MITx leur permettra de considérer le problème du financement sous un autre angle. La vraie question n'est peut-être pas ce que devraient coûter les études universitaires, mais le modèle à adopter. Est-il possible que le modèle actuel, qui force les jeunes à se rendre sur un campus, soit dépassé? Grâce aux technologies, il sera bientôt non seulement possible, mais économiquement plus sage, d’amener la formation à eux.<br/>
<br/>
Toute une révolution en perspective, et nombreux seront ceux qui s'y opposeront! Mais il s'agit peut-être bien là d'un fait inéluctable.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/1062914</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 22:20:01 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Les écoles qui diplôment]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La semaine dernière, divers intervenants de la région de Québec annonçaient un investissement de 4 M$ pour encourager les jeunes à continuer leurs études.<br/>
<br/>
Près de 65?000 em­plois devront être comblés d’ici 2015 dans cette région. Bien que le taux de décrochage ait diminué de 4?% depuis un an, on continue de s’inquiéter du nombre de diplômés trop faible pour combler ces postes, particulièrement en scien­ces et en technologie. <br/>
<br/>
Des initiatives similaires ont lieu un peu partout au Québec. Toutes les régions se sont dotées d’instances de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative, dont le but est de rassembler les acteurs locaux dans la lutte contre le fléau du décrochage.<br/>
<br/>
Bien que ces efforts soient louables, je suis toujours surpris de constater que toute l’attention se porte sur les jeunes, comme si l’école n’avait rien à voir avec le décrochage. Pourtant, la proportion d’élèves qui obtiennent leur diplôme dans certaines écoles est plus élevée que dans d’autres. Pourquoi alors ne pas déterminer les caractéristiques des écoles où les élèves sont les plus nombreux à réussir de façon à reproduire leur succès au bénéfice de tous?<br/>
<br/>
La recherche en éducation des 20 dernières années a mis en lumière les caracté­ristiques de ces écoles. Récemment, une nouvelle étude réalisée par Will Bobbie et Roland G. Fryer, du National Bureau of Economic Research des États-Unis, nous rappelait l’importance de cinq de ces caractéristiques. <br/>
<br/>
Leur étude, qui a porté sur 35 écoles publiques de la région de New York, montre que les plus efficaces ont adop­té certaines stratégies. Elles encouragent ainsi leurs professeurs à offrir un suivi régulier aux élèves sur la qualité de leur travail. Elles évaluent souvent leurs élèves afin de cerner, puis de corriger leurs faiblesses. Elles font appel à des tuteurs pour aider les élèves présen­tant les plus grandes difficultés d’apprentissage. Enfin, elles ont augmenté le nombre d’heures d’ensei­gnement et ont des attentes élevées bien connues des jeunes.<br/>
<br/>
Ces écoles ont ainsi réussi à créer un environnement qui encourage l’apprentissage et favorise la réussite. Bien qu’elles sachent bien que les jeunes venant de milieux pauvres ont plus souvent de grandes difficultés à l’école, elles ont vu là un défi plutôt qu’une excuse, comme c’est souvent le cas au Québec.<br/>
<br/>
Le décrochage n’est donc pas strictement le problème des jeunes. C’est aussi un problème de gestion scolaire, et nos écoles peuvent sans doute améliorer leur environnement d’apprentissage et conduire plus d’élèves au diplôme. 
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 20 Dec 2011 18:59:40 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Ciel, mes notes!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C'est la fin de la session uni­versitaire et les étudiants travaillent fort pour termi­ner leurs derniers travaux et réussir leurs examens. <br/>
<br/>
Plusieurs se montrent déjà inquiets de leurs résultats, certains au point d'angoisser sérieusement. Je n'ai jamais vraiment compris les inquiétudes des étudiants universitaires à propos de leurs notes. Cette attitude est beaucoup plus compréhensible au collège, puisque des notes insuffisantes peuvent les empêcher d’accéder au programme de formation visé à l'université. <br/>
<br/>
Cependant, une fois inscrits au baccalauréat, la plupart des étudiants ne continueront pas leurs étu­des et ils n'auront plus beaucoup de raisons de s'inquiéter de la qualité de leur dossier scolaire. Je ne suis pas en train de suggérer que les étudiants devraient adopter une attitude désinvolte face à leurs études. <br/>
<br/>
En fait, la plupart d'entre eux ne comprennent pas bien la pertinence de ce qu'ils étudient et ne fournissent donc pas toujours un effort suffisant! Il n'en demeure pas moins que quelques points de pourcentage de plus à une note de cours ne changeront rien à votre capacité à trouver un emploi plus tard, ce qui sera pour la grande majorité d'entre vous la prochaine étape.<br/>
<br/>
Pourtant, les étudiants bacheliers viennent souvent «chialer» auprès de leurs correcteurs, justement pour quelques points de pourcentage, peut-être par habitude, peut-être parce que leur estime de soi est depuis toujours liée à leurs résultats scolaires. C'est là une façon de perdre un temps qui serait beaucoup mieux utilisé à acquérir les compétences non académiques que les employeurs recherchent.<br/>
<br/>
En effet, un employeur ne vous demandera jamais d'énumérer sur votre CV les cours que vous avez suivis et les notes que vous avez obtenues. Dit simplement, cela ne l'intéresse pas. <br/>
<br/>
Bien sûr, il veut savoir si vous avez bien complété votre formation, mais ce qui l'intéresse avant tout, ce sont les compétences que vous avez développées et en quoi elles lui seront utiles. <br/>
<br/>
Dans un article récent du PR Daily, neuf compétences non académiques, bien plus importantes que les notes sont présentées comme étant nécessaires sur le marché du travail. Bien que l'article s'adresse surtout aux diplômés en communication, je trouve que ces recommandations tiennent la route pour tous les diplômés.<br/>
<br/>
Ces compétences sont : <br/>
<ol>
    <li>savoir apprendre de façon continue,</li>
    <li>savoir appliquer les théories apprises à des situations concrètes,</li>
    <li>savoir gérer son temps et être efficace,</li>
    <li>avoir acquis une expérience concrète de travail,</li>
    <li>conserver des échantillons de ses meilleurs travaux, qu'ils aient été réalisés dans le cadre d'un cours, d'un stage ou d'un emploi,</li>
    <li>savoir faire et recevoir une critique positive,</li>
    <li>savoir préparer une présentation con­vaincante,</li>
    <li>savoir écrire sans faute et de façon struc­turée et précise,</li>
    <li> savoir se créer et maintenir un réseau de connaissances professionnelles.</li>
</ol>
Voilà qui vous sera beaucoup plus utile qu’un petit 5 % de plus à votre prochain examen!
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 20:36:15 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Étudier, ça continue!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Depuis le 1er avril 2011, les ingénieurs doivent compléter 30 heu­res de formation continue tous les deux ans. Pour les aider à respecter cette nouvelle obligation, les Centres de formation continue de la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke et de l’École Polytechnique ainsi que l’École de formation continue de l’Université Con­cordia inauguraient la se­mai­ne dernière accesgenie.ca. <br/>
<br/>
Ce nouveau site permettra aux ingénieurs de mieux connaître les options de perfectionnement qui leur sont offertes et de développer les nouvelles compétences dont ils ont besoin. Ils pourront entre autres étudier les nouvelles approches en génie civil, la sécurité in­formatique, la conception et la fabrication assistées par ordinateur, la gestion de projet, les montages financiers, etc.<br/>
<br/>
Pourquoi obliger les ingénieurs à suivre une formation continue? N’ont-ils pas reçu toute la formation dont ils ont besoin lorsqu’ils étaient étudiants? C’est qu’ils sont soumis à plusieurs nouvelles exigences après leur formation initiale. Non seulement la technologie évolue-t-elle sans cesse, mais ils doivent souvent agir en tant que chefs de projet et assumer la responsabilité de budgets importants.  <br/>
<br/>
Bien que le baccalauréat en génie soit parmi les formations les plus longues, il n’est simplement pas possible de s’y préparer à faire face des exigences qui apparaîtront plus tard. L’Ordre des ingénieurs a donc décidé d’introduire l’obligation d’une formation continue pour s’assurer que les compétences des ingénieurs évoluent en même temps que les attentes à leur égard.<br/>
<br/>
En 2009, le Barreau instaurait lui aussi la formation continue obligatoire  pour les mêmes raisons, soit l’augmentation des exigences à l’égard des avocats et l’évolution constante de la pratique. En fait, même s’ils n’en font pas tous une obligation, la plupart des ordres professionnels en­couragent la formation continue de leur membres et plusieurs préconisent une politique formelle à cet égard.<br/>
<br/>
L’accent mis sur la formation continue est un autre signe de l’inflation des compétences sur le marché du travail. Il n’y a pas si longtemps, un profession­nel savait avec certitude que sa formation initiale lui permettait, à elle seule, d’offrir un service et de qualité à ses clients. Il pouvait faire quelques lectures pour se garder à jour et c’était tout. Aujourd’hui, cela ne suffit plus et il doit continuer à  se former. Il y a donc fort à parier que les possibilités de formation continue vont se multiplier et que d’autres ordres professionnels la rendront obligatoire. <br/>
<br/>
Donc, si vous imaginez que votre forma­­tion se­ra terminée lorsque vous quitterez l’université, préparez-vous, au contraire, à retourner fréquemment sur les bancs d’école. Que vous deveniez avocat ou ingénieur, ou encore un professionnel de la santé ou de la relation d’aide, un comptable ou un gestionnaire, si vous voulez continuer à offrir des services professionnels de qualité, vous n’aurez pas le choix.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 06 Dec 2011 18:01:04 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Réduire les inégalités]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le campement d’Occupons Montréal a été démantelé en fin de semaine dernière, comme les autres camps des indignés ailleurs au Canada. Ces manifestants nouveau genre ont réussi à attirer notre attention sur l’augmentation des inégalités dans notre société. <br/>
<br/>
Selon une étude publiée par le Crédit Suisse et citée par Argent, 1 % de la population mondiale, soit les  29,7 millions de personnes dont la richesse atteint au moins 1 M$, con­trôlent 89 000 G$US, soit 38,5 % de toute la richesse de la planète. Le reste de la population, les 99 % dont vous et moi faisons partie, doivent donc se contenter des 61,5 % restants. <br/>
<br/>
Cette disparité est énorme. En fait, elle n’a jamais été aussi importante. L’indignation se justifie d’autant plus que cette minorité ne doit pas toujours sa richesse à son talent ou à son labeur, mais bien plutôt à sa naissance. <br/>
<br/>
Une récente étude, publiée par des chercheurs canadiens pour l’Institut pour la recherche sur le travail, montre qu’environ 40 % des gens travailleront un jour pour le même employeur qu’un de leurs parents. Or, parmi les enfants des plus riches, cette même proportion est plutôt de 70 %. <br/>
<br/>
Cette différence importante montre que le népotisme est toujours présent dans la société. Le népotisme est la capacité des mieux nantis à trouver pour leurs jeunes un emploi qui leur assurera les privilèges dont ils ont bénéficié eux-mêmes, souvent chez le même employeur.<br/>
<br/>
Il n’y a pas de solutions simples pour réduire les inégalités économiques et le népotisme. Des anthropologues ont montré que plusieurs des super riches ne sont pas conscients qu’ils sont vraiment privilégiés et que d’autres croient qu’ils méritent leur position. Si c’est exact, les revendications des indignés ont  dû souvent tomber dans les oreilles de sourds.<br/>
<br/>
L’existence du népotisme ne signifie pas, cependant, que les 99 % sont à jamais condamnés à un «petit pain». On a prouvé que la formation universitaire était un excellent outil pour améliorer sa situation économique. <br/>
<br/>
Une autre étude, réalisée cette fois par Statistique Canada, montre que de plus en plus de jeunes provenant de familles aux revenus faibles obtiennent leur diplôme universitaire. La proportion est passée de seulement 12 % en 1986 à 23 % en 2009, presque le double. Ces jeunes risquent donc fortement d’améliorer leur situation sur le marché du travail.<br/>
<br/>
Aucune étude ne nous dit, cependant, dans quels programmes ils se sont inscrits. Il y a fort a parier qu’ils ne s’inscrivent pas toujours dans les programmes offrant les meilleures possibilités sur le marché du travail, alors que l’inverse serait vrai pour les jeunes de familles plus nanties. Il y a donc encore du travail à faire pour réduire les inégalités.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 19:42:11 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Plus d’exigences en santé]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Ça bouge dans le domaine de la santé au Québec! Au cours du dernier mois, le partage des responsabilités entre les divers professionnels de ce secteur a beaucoup évolué.<br/>
<br/>
Ce sont d’abord les pharmaciens, qui assument maintenant des responsabilités auparavant réservées aux médecins. Ils pourront par exemple renouveler certaines prescriptions et demander des tests de laboratoire et les interpréter. Il leur sera aussi possible de traiter certains problèmes mineurs, comme les infections urinaires ou cutanées. <br/>
<br/>
En assumant ces nouvelles fonctions, ils permettront aux médecins de traiter en priorité les patients qui ont le plus grand besoin d’eux. Remarquons que, depuis 2007, plusieurs pharmaciens ont complété un doctorat professionnel, tout comme les médecins ou les dentistes, ce qui a ouvert la porte à l’élargissement de leurs tâches.<br/>
<br/>
Ensuite, les ambulanciers paramédicaux vont eux aussi assumer de nouvelles responsabilités. Il y a déjà un bout de temps qu’ils administrent des soins d’urgence pendant le trajet vers l’hôpital : ventilation, intraveineu­se, réanimation. À cette liste s’ajouteront bientôt les injections intraosseuses, les tra­chéo­tomies et l’administration de certains médicaments. <br/>
<br/>
Avant d’assumer ces nouvelles fonctions, les am­bulanciers devront compléter une formation universitaire de deux ans qui leur permettra d’acquérir les compétences nécessaires.<br/>
<br/>
Finalement, les infirmières cherchent aussi à assumer un rôle plus important, de la même façon que les pharma­ciens. Elles ont donc décidé que le baccalauréat, plutôt que le DEC, deviendra bientôt leur formation de base. <br/>
<br/>
Ailleurs en Amérique du Nord, une formation universitaire est exigée des nouvelles infirmières et il y a plusieurs années que l’Ordre des infirmières et infirmiers répète qu’il est temps de faire de même au Québec.<br/>
<br/>
Plusieurs facteurs expliquent ces bouleversements dans la distribution des compétences. Le plus important est certainement la demande de soins qui augmente et un système de santé débordé. Tous doivent maintenant assumer des tâches plus va­riées pour y faire face. <br/>
<br/>
Les nouvelles technologies jouent aussi un rôle important. Par exemple, tous les professionnels auront bientôt accès au même dossier médical informatisé, ce qui facilitera l’exercice de leurs nouvelles fonctions et la coordination de tous leurs services. <br/>
<br/>
La nouvelle distribution des compétences a aussi pour effet de rendre le marché du travail en santé plus exigeant, et les jeunes devront faire à l’avenir des études plus longues. Cela les découragera-t-il et les incitera-t-il à se tourner vers d’autres carrières? <br/>
<br/>
On sait déjà que les jeunes évitent les études trop longues et trop exigeantes, même s’ils savent qu’elles mènent à de bonnes carrières. Pourtant, chaque fois que les exigences du marché du travail augmentent, la formation devient plus longue et plus exigeante aussi. <br/>
<br/>
Nos jeunes ne comprennent pas bien cette réalité et il faut cons­tamment la leur rappeler. Plus que jamais, leur avenir passe par les bancs de l’école.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 21:50:57 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Spiderman à la campagne]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Nous avons tous des ta­lents particuliers et, lors­que nous les utilisons au travail, nous sommes beau­coup plus efficaces. Le dessin qui accompagne cette chronique illustre très bien cette vérité. Mon héros d’enfance favori, Spiderman, déménage à la campagne, seulement pour se rendre compte qu’il s’agit là d’une bien mauvaise idée. En effet, ses talents particuliers sont adaptés à un environnement urbain avec de grands édifices. Sa toile lui permet de se balancer de l’un à l’autre et d’atteindre ainsi des vitesses vertigineuses. Sa force et son agilité lui permettent aussi de sauter d’un édifice à l’autre. Il peut également grimper des murs lisses jusqu’au sommet.<br/>
<br/>
À la campagne, Spiderman ne peut plus se balancer avec sa toile, car les bâtiments sont trop bas. S’il essaie, comme ce dessin le montre, il se cassera probablement la figure. Parcourir un petit village de campa­gne en sautant d’une maison à l’autre n’a vraiment rien pour l’emballer non plus. Spiderman est donc un poisson hors de l’eau à la campagne. Ses talents particuliers ne lui sont plus utiles et il ne se sent pas à sa place. Dans le pire des scénarios, il souffrira d’une crise d’identité et se demandera s’il est toujours Spiderman. Son thérapeute lui proposera sans doute de retourner à New York, là où ses talents peuvent s’exprimer pleinement. <br/>
<br/>
Combien d’entre nous ressemblent à Spiderman à la campagne? Nous occupons, parfois des années durant, des postes qui ne correspondent pas à nos talents particuliers et nous nous demandons pourquoi nous ne nous sentons pas à notre place. Il peut s’agir d’un commis à la comptabilité qui a du talent pour aider les gens et qui serait donc plus utile au service à la clientèle. Ou encore d’un spécialiste des ressources humaines dont les habiletés manuelles le prédis-posent à l’ébénisterie. Ou d’un jeune créateur qui pourrait devenir un excellent designer, mais qui met son talent de côté pour devenir un technicien en génie.<br/>
<br/>
Les conseillers d’orientation ont toujours fait valoir qu’il est nécessaire d’établir une adéquation entre les talents d’une personne et le poste qu’elle occupera. Si chacun utilise ses talents, l’efficacité de l’entreprise en sera évidemment augmentée. Un employeur qui con­naît bien les talents particuliers des membres de son équipe peut leur assigner des tâches qui leur correspondent et qui leur permet­tront d’offrir un meilleur rendement.<br/>
<br/>
Ses employés seront également plus heureux dans leur emploi. Nous aspirons tous, en effet, à exercer nos talents particuliers. Si nous n’en avons pas l’occasion, comme Spiderman à la campagne, nous nous sentons en discordance avec notre environnement, pas à notre place.  Comme Spiderman, il nous faut alors trouver notre New York, là où nos talents s’exprimeront enfin.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 15 Nov 2011 18:37:29 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Des solutions pour le décrochage]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Chaque année, 28 000 jeunes fêtent leur 20e anniversai­re sans  di­plô­me d’étu­des se­condaires en poche. L’absence de diplôme aura pour eux des conséquences économiques terribles. Alors que le salaire moyen des di­plômés est de 40 000 $ par année, ces jeunes ne gagneront en moyenne que 25 000 $. <br/>
<br/>
Ils chômeront deux fois plus que ceux qui ont obtenu leur diplôme et seront majoritaires parmi les assistés sociaux. Ils engendreront des coûts sociaux importants, de plus de 1,9 G $ annuellement, sous la forme d’impôts non perçus et de diverses formes d’assistance sociale.<br/>
<br/>
Ce sont là les constats du dernier rapport du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaire, qui a été présenté lors de la deuxiè­me rencontre inter-régionale du Groupe, les 19 et 20 octobre. <br/>
<br/>
Ce regroupement réunit des personnes d’affaires, des chercheurs et des intervenants scolaires qui ont pour objectif que 80 % des jeunes obtiennent leur diplôme d’étu­des secondaires avant l’âge de 20 ans, alors que seulement 69 % y parviennent présentement. Pour atteindre cet objectif, ils favorisent la mobilisation du milieu et la diffusion des meilleures pratiques de prévention du décrochage.<br/>
<br/>
Il est grand temps que des solutions soient trouvées pour contrer ce fléau, dont on ne cesse de discuter depuis plus de 30 ans. Alors qu’à une certaine époque, il était possible de «faire sa vie» sans avoir complété un diplôme d’études secondaires, les exigences du marché du travail sont aujourd’hui telles que ce dernier est devenu insuffisant. Il doit s’accompagner, au moins, d’une formation professionnelle ou collégiale technique pour permettre une entrée réussie sur le marché de l’emploi.<br/>
<br/>
La population québécoise, selon des récents sondages, commence finalement à s’en rendre compte. Le Groupe d’action propose dans son rapport de nombreuses façons de réduire le décrochage, y compris l’intervention précoce au préscolaire et au primaire auprès d’enfants provenant de milieux défavorisés. La recherche indique en effet que ces interventions précoces sont très efficaces. <br/>
<br/>
De même, il décrit un certain nombre de programmes de prévention qui ont été évalués et qui ont prouvé qu’ils peuvent réduire le décrochage au secondaire. L’un d’entre eux, les Career Academies, permet aux élèves de s’initier au génie, à la finance, à la fabrication ou au secteur de la santé en découvrant l’utilité pour ces domaines de leurs apprentissages du secondaire. Cela répond au besoin de connaissances concrètes des jeunes et favorise leur motivation.<br/>
<br/>
Finalement, le rapport insiste sur le besoin de centrer les apprentissages sur les besoins des jeunes en difficulté. D’autres études montrent que cela nécessite la présence de conseillers à qui les jeunes peuvent faire con­fiance et qui peuvent les aider à faire face aux problèmes personnels qui nuisent bien souvent à leurs études.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 08 Nov 2011 17:52:42 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Plaidoyer en faveur des probations]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[J’ai failli un jour soumettre ma candidature pour un poste de gestionnaire d’un program­me de développement de carrière dans une grande entreprise. J’avais à peine commencé à rédiger mon CV quand je me suis rendu compte que l’annonce avait été modifiée pour y inclure de nouvelles exigences. <br/>
<br/>
Cela se passa non pas une, mais deux fois. La liste des exigences était alors devenue si longue que j’ai jugé que l’employeur ne savait probablement pas ce qu’il voulait et qu’il était plus sage de ne pas poser ma candidature.<br/>
<br/>
Il est rare de voir un em­ployeur changer une description de poste au beau milieu d’une campagne de recrutement. Néanmoins, cette aventure révèle une attitude de plus en plus commune chez eux : le désir de trouver la perle rare, la personne qui correspond à toutes leurs attentes pour un poste. <br/>
<br/>
Cette attitude conduit les recruteurs à empiler les exigences au point, quelquefois, de se contredire. Ils veulent par exemple une personne flexible et méthodique (des traits de personnalité opposés) ou avec cinq ans d’expérience, mais prête à accepter le salaire d’un débutant.<br/>
<br/>
Il fut une époque, pas si lointaine, où un jeune em­ployé profitait d’une probation. La première année, les exigences à son égard étaient réduites, car on comprenait qu’il lui fallait un certain temps pour apprendre les trucs du métier et devenir vraiment productif. <br/>
<br/>
Aujourd’hui, les employeurs désirent au contraire qu’un employé soit efficace dès la première journée, sans aucun rodage ou transition. Les Anglais appellent cela joliment «Hitting the ground running!» (Tomber sur ses pieds en courant!) Voilà pourquoi ils empilent les exigences, et les jeunes diplômés se demandent comment diable y satisfaire.<br/>
<br/>
Par ailleurs, plus le secteur d’emploi est compétitif, plus les exigences sont élevées. Dans celui du jeu vidéo, par exemple, on cherche des créateurs d’expérience, alors que les diplômés récents en animation peinent à trouver un premier emploi. Quant aux informaticiens de gestion, on ne leur demande plus de connaître les solutions informatiques, mais d’être aussi des experts du secteur d’activités où ils travaillent.<br/>
<br/>
Évidemment, ces perles rares sont difficiles à trouver, mais plutôt que de remettre en question les exigences de leurs postes, les employeurs parleront d’une pénurie de main-d’oeuvre. Il faut donc se méfier des articles de journaux où on nous annonce des pénuries dans certains secteurs. Ce qui se passe en fait, c’est qu’en multipliant les exigences, les employeurs réduisent le nombre de personnes aptes à y répondre à un tout petit groupe qui devient donc difficile à rejoindre.<br/>
<br/>
N’est-il pas temps de réintroduire la probation dans les entreprises? Bien des jeunes diplômés pourraient occuper des postes exigeants si on leur donnait le temps et les moyens de développer leurs compétences.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:20:38 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Un conseil de Steve Jobs]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Depuis sa mort, le 5 oc­to­bre, Steve Jobs a été le sujet de nombreux commen­taires et d’articles dans la presse. Cet être exceptionnel a laissé une profonde empreinte sur le monde de l’informatique, ainsi que sur le film d’animation, la musique et les télécommunications.<br/>
<br/>
Son allocution aux nouveaux diplômés de l’Université Stanford en 2005 est depuis fréquemment citée. Après avoir fait un bilan de son parcours professionnel, Jobs la termine en offrant ce conseil. «Le travail occupera une grande partie de votre vie et le seul moyen d’en être satisfait est de croire que vous faites de l’excellent travail. Or, pour exceller dans son travail, il faut d’abord l’aimer. <br/>
<br/>
Si vous n’avez pas encore trouvé un travail que vous aimez, continuer à chercher. Ne faites aucun compromis. Votre cœur saura lorsque vous l’aurez trouvé. Comme pour tous vos amours, la satisfaction que vous tirerez de votre travail augmentera d’année en année. Alors, continuer à chercher ce travail jusqu’à ce que vous l’ayez trouvé. <br/>
<br/>
Ne vous contentez d’aucun autre.» (traduction libre)Il ne fait aucun doute que Steve Jobs a suivi son propre conseil. Sa carrière est la preuve de son immense amour de la tâche. Mais est-ce là un conseil que tout le monde peut suivre avec le même succès?<br/>
<br/>
Depuis toujours, les con­seillers d’orientation, en accord avec lui, rappellent aux jeunes qu’il n’est pas possible d’avoir du succès dans un travail qui ne nous intéresse pas. Encore trop de jeu­nes choisissent leur formation et leur emploi futur sur la seule base du statut et de la rémunération pour découvrir plus tard que les tâches elles-mêmes leur sont une torture. Ils deviennent alors des travailleurs médiocres qui finissent pas détester leur existence. Jobs dirait d’eux qu’ils ont choisi de vivre l’existence d’un autre.<br/>
<br/>
Mais toute médaille a deux côtés. Très peu de gens ont le talent ou le charisme de Steve Jobs. Or, l’expérien­ce montre que seuls ces êtres exceptionnels peuvent se vanter d’avoir toujours fait ce qu’ils veulent, sans aucun compromis. La plupart doivent choisir une carrière non seulement pour l’intérêt qu’elle éveille, mais aussi comme moyen d’assurer sa survie économique. Lorsque ces deux objectifs s’avèrent contradictoires, nous devons faire le meilleur compromis possible. Il s’agit alors d’un emploi qui correspond à  certains de nos intérêts, tout en nous permettant de payer nos factures. <br/>
<br/>
Tous les conseillers ont un jour rencontré des jeu­nes qui sont tombés en amour avec une «carrière» avant de chômer la plupart du temps, mais qui se sont accrochés et qui ont refusé de considérer d’autres op­tions. À moins de posséder un talent exceptionnel, cette attitude est garante d’échec.<br/>
<br/>
Le conseil de Jobs est très romantique. Nous aimerions tous pouvoir faire ce que nous voulons sans compromis. Malheureusement, dans les faits, cela n’est pas toujours possible.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 25 Oct 2011 20:26:01 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La peur des dettes d’études]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Plusieurs étudiants ont peur de s’endetter. D’après un rapport déjà cité dans cette chronique, jusqu’à 7 000 étudiants, ou 2,5 %, pourraient décider de ne pas poursuivre d’études universitaires plutôt que de s’endetter pour composer avec l’augmentation des frais de scolarité de 1 625 $ prévue d’ici 2017.<br/>
<br/>
Or, selon ce rapport du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFE), ce sont surtout les étudiants venant de familles à faible revenu qui décideront de ne pas poursuivre leurs études, car ils connaissent mal les programmes d’aide financière auxquels ils ont droit. <br/>
<br/>
Toujours selon le Conseil, les familles à faible revenu ont également tendance à surestimer les coûts associés aux études universitaires et à en sous-estimer les bénéfices. Une prudence excessive pourrait donc les inciter à éviter les dettes qu’engendrent les études universitaires.<br/>
<br/>
Une étude produite par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) arrive aux mêmes conclusions. Selon le COQES, le nombre de jeunes venant de familles à faible revenu est resté le même en Ontario depuis des années. <br/>
<br/>
La raison principale en serait que ces familles n’ont pas les connaissances financières qui leur permettraient d’apprécier toute la valeur d’un diplôme universitaire. Le COQES suggère lui aussi de publiciser les programmes d’aide aux études auprès de ces familles et de leur faire valoir que les études sont un investissement rentable.<br/>
<br/>
Ces conclusions ne sont pas surprenantes. Déjà, dans les années 1980, des études avaient mis en lumière que les jeunes de familles à faible revenu préféraient des formations courtes et peu dispendieuses à des formations longues représentant un investissement financier important. <br/>
<br/>
Cela avait pour effet de les confiner dans des emplois souvent peu rémunérateurs et instables, mais ces jeunes semblaient préférer cette situation à l’endettement nécessaire à la poursuite de longues études.<br/>
<br/>
Évidemment, le parcours académique y est certainement pour quelque chose. Plusieurs programmes universitaires parmi les plus payants ont aussi des exigences académiques importantes, alors que ces jeunes éprouvent souvent des difficultés scolaires. Choisir un diplôme d’études professionnelles (DEP) est alors plus sage, d’autant plus que certains DEP sont très rémunérateurs (con­duite de grue, mécanique d’ascenseur, etc.). <br/>
<br/>
Néanmoins, la peur de l’endettement ne devrait pas vous décourager d’entreprendre des études universitaires dans un programme prometteur qui vous intéresse et pour lequel vous répondez aux exigences. N’oubliez pas que ce diplôme universitaire, comme je le disais dans la première de ces chroniques, représentera par année plusieurs milliers de dollars supplémentaires par année en comparaison de ce que vous pourriez gagner sans lui. <br/>
<br/>
De plus, il y a fort à parier que la pénurie de main-d’œuvre qui s’annonce conduira à une augmentation générale des sa­laires. Vous aurez donc les moyens de rembourser vos dettes scolaires. 
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/1000373</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 18 Oct 2011 16:47:39 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Forme-t-on trop de diplômés universitaires?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[René possède un baccalauréat en sociologie et travaille comme commis d'épicerie. Annie a terminé quant à elle un baccalauréat en arts appliqués et est vendeuse de matériel artistique. Sophie détient une maîtrise en sciences politiques et travaille comme commis de bibliothèque. <br/>
<br/>
René, Annie et Sophie occupent des emplois qui n'exigent habituellement qu'un diplôme d'études secondaires. Ils sont donc sous-employés. Nous avons tous rencontré des jeunes dans la même situation.<br/>
<br/>
Ont-ils donc perdu leur temps et, surtout, leur argent en suivant une formation universitaire? Plusieurs s'empresseront de répondre oui. Il est d'ailleurs peu probable que René, Annie et Sophie prévoyaient occuper leur emploi présent, pour lequel leur formation semble peu utile.<br/>
<br/>
Le sous-emploi des diplômés universitaires n'est pas un phénomène nouveau. Il y a au moins 20 ans qu'on s'est rendu compte que les études avancées ne profitent pas à tous également. Comme cette chronique le démontrait la semaine dernière, c'est souvent le diplôme obtenu qui fait la différence. <br/>
<br/>
Alors que les diplômés de certains programmes chôment peu et sont bien rémunérés, d'autres au contraire ont de la difficulté à trouver des emplois stables et payants. Plusieurs accepteront alors des emplois dans le secteur des services (vente au détail, service à la clientèle, tourisme), qui embauche souvent les «surdiplômés ».<br/>
<br/>
De là à conclure qu'on forme trop de jeunes dans les universités, il n'y a qu'un pas que plusieurs franchissent vite. Pourtant, il ne faut pas oublier que le marché du travail évolue et qu'on demande toujours plus de qualifications pour occuper certains postes. En conséquence, il est possible que bien des jeunes diplômés universitaires que nous pensions sous-employés ne le soient pas tout à fait.<br/>
<br/>
Selon une étude récente du Center on the Workforce and Education, ceux qui détiennent un diplôme universitaire gagnent davantage que ceux qui n'en ont pas, pour un poste équivalent. Par exemple, les agents de prêts diplômés de l'université gagnent en moyenne 47 % plus que leurs collègues qui n'ont pas d'études supérieures. <br/>
<br/>
Cette «prime» associée au diplôme est encore plus élevée dans d'autres  milieux. Elle est de 54 % chez les commis de vente au détail, de 55 % pour les caissières et même de 73?% pour les commis au service à la clientèle.<br/>
<br/>
Comment expliquer ces différences? Certains postes peuvent exiger plus de qualifications et être mieux rémunérés. Il est possible que les employeurs préfèrent les diplômés universitaires pour ces postes. De même, les jeunes mieux formés sont plus nombreux à démarrer une entreprise dans leur domaine.<br/>
<br/>
Cela démontre surtout qu'un emploi pour lequel vous êtes surdiplômé n'est pas un cul-de-sac. Il est possible d'y découvrir les occasions de progresser et d'améliorer votre sort. Votre formation demeure alors votre meilleur atout.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/994022</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 11 Oct 2011 15:58:35 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Des programmes plus payants que d’autres]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Au Québec, une bonne éducation coûte moins cher qu’une petite voiture. En effet, un étudiant au baccalauréat à temps plein débourse maintenant plus ou moins 1 400 $ par session, incluant les droits de scolarité et les frais afférents. La facture totale d’un baccalauréat de trois ans est donc d’environ 8 500?$, alors qu’il est très difficile de trouver une petite voiture neuve pour moins de 10 000 $.<br/>
<br/>
Les études demeurent néanmoins une dépense im­portante, surtout lors­qu’on ajoute le temps qu’on y investit et les efforts qu’il faut fournir. Il est donc lég­­itime de s’attendre à ce qu’elles participent à améliorer notre situation financière et conduisent à un emploi rémunérateur.<br/>
<br/>
Or, une étude récente du Center on Education and the Workforce vient encore une fois confirmer ce que cette chronique a déjà fait valoir.  Il ne suffit pas de fréquenter l’université pour accéder à un emploi payant. Si certains programmes conduisent à une excellente rémunération, d’autres au contraire mènent à des em­plois mal payés.<br/>
<br/>
Selon les résultats de cette étude, ce sont les jeu­nes Américains diplômés des programmes de génie qui jouissent du traitement le plus enviable. Le salaire annuel moyen des bacheliers en génie serait en effet de 75 000 $ par année et de 99 000 $ pour les détenteurs d’une maîtrise ou d’un docto­rat. À l’inverse, les bacheliers en psychologie, en service social et en éducation ne gagneraient en moyenne que 42 000 $ pas année, ou 60 000 $ avec une maîtrise ou un doctorat.<br/>
<br/>
Les diplômés en informatique, en administration et en sciences de la santé sont également choyés. Selon l’étude, les bacheliers en informatique gagnent en moyenne 70 000 $ par année, 89 000 $ pour les détenteurs d’une maîtrise ou d’un doctorat. Pour les diplômés en administration et en sciences de la santé, le salaire annuel moyen est de 60 000 $ pour les bacheliers et de 89 000 $ pour ceux qui ont complété leur maîtrise ou leur doctorat.<br/>
<br/>
Ces données rappellent ce qui se passe au Québec. En effet, selon la dernière enquête Jobboom sur les carrières d’avenir, parmi les 17 formations universitaires dont les diplômés récents gagnent plus de 900 $ par semaine, on en compte 5 en génie, 5 en scien­ces de la santé, 2 en administration et une en informatique.<br/>
<br/>
Quant aux diplômés les moins rémunérés, l’étude du Center on Education and the Workforce permet d’iden­tifier parmi eux deux groupes : les détenteurs d’un baccalauréat en arts ou en sciences humaines et ceux qui s’arrêtent au baccalauréat alors qu’ils devraient continuer leurs études pour se tailler une place sur le marché, les diplômés de psychologie par exemple. <br/>
<br/>
Sa conclusion est aussi la mienne : ce que vous étudiez influence l’emploi que vous occuperez et, du même coup, votre rémunération. Précision :  Dans la chronique précédente, il aurait fallu lire que «plusieurs objecteront qu’ils connaissent des gens qui n’ont qu’une formation professionnelle (DEP ou AEP) et qui gagnent plus que bien des diplômés universitaires». 
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/987917</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 04 Oct 2011 19:34:27 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Les études  qui payent]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Selon une étude du Comi­té consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFE), jus­qu’à 7 000 étudiants pourraient décider de ne pas fréquenter l’université au cours des prochaines an­nées, décou­ragés par la haus­se des droits de scolarité. Il est donc nécessaire de rappeler que les études univer­sitaires restent tout à fait rentables en dépit de cette augmentation.<br/>
<br/>
En effet, selon des travaux du Center for Education and the Workforce sur les jeunes Américains, un diplômé du bac­calauréat gagnera en moyen­ne, au cours de sa carrière, environ 2,3 M$, alors que le diplômé du secon­­dai­re ne gagnera que 1,3 M$. <br/>
<br/>
Par année, la rémunération moyenne des bacheliers est donc de 56 700 $, plutôt que les 32 600 $ moyens des détenteurs d’un DES. Une différence de plus de 21 000 $.  <br/>
<br/>
Quant aux diplômés de 2e et 3e cycles, leurs revenus atteignent en moyenne 2,7?M$ et 3,3 M$ respectivement. Certains programmes (médecine ou droit, par exemple) permettent de gagner encore davantage durant sa carrière, soit plus de 3,6 M$.<br/>
<br/>
En lisant ces chiffres, plusieurs objecteront qu’ils connaissent des gens qui n’ont qu’une formation professionnelle (DEP ou ASP) et qui gagnent plus que bien des diplômés universitaires. <br/>
<br/>
Il est en effet possible pour quel­qu’un qui n’a pas fait de longues études de gagner davantage qu’un autre qui a fréquenté l’université. Ce qu’il faut savoir, c’est que c’est l’exception qui confirme la règle. Ainsi, 14 % de ceux qui ont terminé des études secondaire gagnent plus que le re­venu moyen des bacheliers. <br/>
<br/>
La situation est similaire au Canada. En 2005, selon Statistique Canada, le salaire moyen annuel d’un diplômé du collégial était de 40 000 $, alors qu’il était de 50 000 $ pour les bacheliers. Seulement 25 % des diplômés des collèges atteindront ce niveau de rémunération.<br/>
<br/>
Il est toujours possible de trouver des étoiles filantes qui ont réussi à se tailler une position enviable sans diplôme. Steve Jobs et Bill Gates sont souvent cités en exemple. Plusieurs famil­les comptent des autodidactes, ces gens déterminés qui ne laissent pas l’absence de scolarité nuire à leur succès professionnel. <br/>
<br/>
Néanmoins, à moins d’être aussi charismatique et entreprenant qu’eux, il faut compléter des études universitaires pour gagner un aussi bon salaire. Celles-ci valent donc bien les 1 625 $ de plus par année qui seront bientôt exigés.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/981640</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 27 Sep 2011 20:44:45 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Comment bien étudier]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La session est déjà bien avancée et les étudiants des collèges et des universités se sont remis à étudier. Mais leur façon de le faire est-elle la meilleure? Utilisent-ils des méthodes dont l’efficacité est douteuse?<br/>
<br/>
Un article du New York Times (Benedict Carey, «Forget What You Know About Good Study Habits», 6 septembre 2011) a récemment répondu à ces questions. L’auteur y mentionne une série de croyances faus­ses mais répandues qui in­fluen­cent notre façon d’étudier tout en restant sans fondement dans la littérature scientifique.<br/>
<br/>
Ainsi, on conseille souvent aux étudiants de choisir un endroit, toujours le même, où réviser leurs notes et rédiger leurs travaux. Erreur! En effet, la recherche démontre qu’un étudiant qui étudie dans plusieurs endroits re­tient mieux sa matière. <br/>
<br/>
Je me souviens en avoir fait moi-même l’expérience durant mes études. J’avais un coin à la maison où étudier, bien sûr, mais j’aimais aussi faire mes travaux à la bibliothè­que et dans les cafés étudiants.<br/>
<br/>
On conseille aussi fréquemment aux étudiants d’étudier une seule matière à la fois. Autre erreur! La recherche démontre qu’il faut varier ses apprentissages autant que possible. Ne consacrez donc pas toute une journée d’étude au même cours. Tout en prenant soin de respecter vos échéances, essayez plutôt de répartir votre temps entre au moins deux matières. <br/>
<br/>
De cette façon, chaque fois que vous revenez à une matière pour continuer votre ap­prentissage, vous devez com­mencer par vous rappeler ce que vous savez déjà. Toujours selon la recherche, ceux qui suivent cette mé­thode ont de bien meilleures notes aux examens.<br/>
<br/>
Vous avez entendu parler des étudiants visuels et des étudiants auditifs? Oubliez tout cela! Une récente étude  montre qu’il n’existe aucune base scientifique permettant d’affirmer que certains apprennent mieux grâce à leurs oreilles et d’autres grâce à leurs yeux. Si la re­cherche présente démontre quoi que ce soit, ce serait bien plutôt que c’est la multiplication des modes d’apprentissage qui augmente la rétention. <br/>
<br/>
Donc, si vous é­coutez une conférence (au­ditif), observez une démonstration (visuel) et réalisez ensuite vous-même des exercices portant sur un contenu similaire, vos chances de vous en rappeler sont bien meilleures que si vous ne faisiez qu’écouter la conférence, par exemple.<br/>
<br/>
Finalement, plusieurs croient que les examens n’ont d’autre but que de vérifier ce qui a été appris. Encore une erreur! Les examens sont un des meilleurs moyens d’apprentissage qui soient, car ils aiguisent la mémoire. <br/>
<br/>
Si votre cours n’inclut pas d’exercices d’auto-évaluation ou d’examen d’essai, trouvez un moyen d’évaluer vous-même votre compréhension de la matière à intervalle régulier. Une méthode très efficace est le quiz en équipe de deux.<br/>
<br/>
N’oubliez jamais que vos deux meilleurs outils pour étudier sont votre motivation et l’effort soutenu!
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 20 Sep 2011 19:04:17 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Orientation et récession]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les adultes qui sont bien orientés et qui aspirent à faire progresser leur carrière souffrent moins des récessions. C’est ce que révèle une nouvelle étude, intitulée Weathering the Great Recession, qui a utilisé les résultats d’une recherche antérieure, la Youth Development Study. Cette dernière avait permis de suivre un groupe d’étudiants de 18 ans jusque dans la trentaine et de décrire leur cheminement à l’école et au travail. <br/>
<br/>
Grâce à ce suivi, les auteurs, Mike Vuolo, Jeremy Staff et Jeylan Mortimer, montrent dans leur nouvelle étude que ceux qui avaient des objectifs de carrière clairs qu’ils désiraient intensément atteindre lorsqu’ils étaient plus jeunes chômaient moins que leurs pairs entre l’âge de 33 et de 35 ans. De plus, leur salaire était souvent plus élevé. Ces résultats sont d’autant plus intéressants qu’ils ont été obtenus lors de la dernière récession, soit entre 2007 et 2009.<br/>
<br/>
Les auteurs ont bien pris soin d’analyser d’autres facteurs importants qui auraient pu expliquer ces résultats. Ainsi, ils s’avèrent justes, peu importe l’origine sociale, le niveau d’étude ou la performance académique. Ces conclusions paraîtront surprenantes. Comment le simple fait d’avoir des objectifs clairs peut-il nous protéger des effets dévastateurs d’une récession? Il semble que la réponse réside dans la ténacité de ces individus. D’abord, ils ne se laissent pas aisément décourager par la morosité qui accompagne une récession. Au lieu de déprimer, ils s’assurent plutôt que leurs objectifs demeurent réalistes lorsque la situation économique change. Ils les poursuivent ensuite activement et mènent d’ailleurs une recherche d’emploi plus intense que la plupart de leurs pairs de l’étude. <br/>
<br/>
On peut les comparer à un bateau qui garde le cap durant une tempête en haute mer. Quand souffle la bourrasque, un bateau peut être durement frappé par les vagues, et il est facile de croire que les flots finiront par l’avaler. Pourtant, même un petit bâtiment qui garde le cap avec ténacité et patience peut vaincre la tempête et atteindre sa destination malgré tous les obstacles.<br/>
<br/>
Cette ténacité plaît aux employeurs. Qui ne voudrait pas avoir à son emploi une personne en mesure de se fixer des objectifs réalistes et de les poursuivre  avec acharnement jusqu’à ce qu’ils soient atteints, malgré les hauts et les bas? Plusieurs questions lors des entrevues cherchent d’ailleurs à établir si vous avez des objectifs clairs pour votre carrière.<br/>
<br/>
Si vous étudiez au collège ou à l’université en ce moment et que vous n’avez pas encore d’objectifs de carrière clairs, sachez que cela pourra continuer à vous nuire durant de très nombreuses années. Il est grand temps de vous occuper de votre orientation et de cesser de croire que les choses s’arrangeront d’elles-mêmes. Un peu de ténacité, quoi!
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 13 Sep 2011 17:28:34 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Des compétences essentielles]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La population du Canada est parmi les plus instruites au monde; pourtant, plusieurs Canadiens ne possèdent pas les compétences de base nécessaires à la vie, au travail et à l'apprentissage.<br/>
<br/>
En effet, selon la dernière enquête sur l'alphabétisation des adultes de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), 42 % des Canadiens en âge de travailler ont du mal à comprendre ce qu'ils lisent! <br/>
<br/>
Chez les Canadiens francophones, ce serait plutôt 50 % de ces adultes. Ces personnes ont donc beaucoup de difficultés à réaliser certaines tâches quotidiennes, par exemple lire la posologie d'un médicament ou les directives au travail.<br/>
<br/>
J'ai fait référence à cette étude dans une chronique précédente (<a target="_blank" href="http://www.journalmetro.com/carrieres/article/824545--damnes-chiffres">Damnés chiffres!</a>, publiée le 5 avril). Elle nous apprend aussi que 55 % des Canadiens ne maîtrisent pas suffisamment le calcul élémentaire et ne peuvent pas réconcilier leur chéquier avec un relevé bancaire, par exemple.<br/>
<br/>
Ces chiffres me surprennent chaque fois. La compréhension d’un texte écrit et le calcul élémentaire sont aujourd'hui des compétences absolument essentielles. Nul ne peut s'en passer pour bien fonctionner sur un marché du travail toujours plus exigeant. Et pourtant, elles manquent à plusieurs.<br/>
<br/>
Depuis plus de 10 ans, Ressources Humaines et Développement des Compétences Canada (RHDCC) s'intéresse à la lecture et au calcul de base ainsi qu'à d'autres compétences jugées tout aussi essentielles : la capacité de trouver de l'information, de la reproduire, de rédiger clairement, de communiquer verbalement, de raisonner pour résoudre des problèmes, d'utiliser l'informatique et de chercher constamment à se perfectionner. <br/>
<br/>
D'après RHDCC, tous les métiers requièrent maintenant ces compétences essentielles, bien qu'à des degrés divers. Les Canadiens doivent donc les posséder.<br/>
<br/>
C'est pour répondre à ce besoin que le <a target="_blank" href="http://www.cdeacf.ca/">Centre de do­cumentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine</a> (CDEACF) profite de la Journée internationale de l'alphabétisation, le 8 septembre, pour lancer un canal vidéo (www.youtube.com/CDEACFCE). Le canal inclut 80 vidéos contenant de nombreuses informations et des témoignages qui permettront de mieux comprendre les compéten­ces essentielles et leur importance.<br/>
<br/>
Ces vidéos ne sont que l'avant-goût des 5 trousses de compétences que le CDEACF lancera sur le web au cours de l'automne. Ces trousses s'adresseront aux adultes ayant un faible niveau d'alphabétisation et de compétences de base, aux organismes de formation qui les appuient ainsi qu'aux services d'aide à l'emploi. <br/>
<br/>
Par le moyen d'un parcours interactif, elles aideront les adultes à améliorer leurs compétences en lecture, en écriture, en calcul, en communication orale et en travail d'équipe. Six autres trousses portant sur d'autres compétences essentielles suivront. Ces trousses seront utiles aussi aux nouveaux venus au Québec et à plusieurs chercheurs d'emploi. <br/>
<br/>
Elles seront offertes sur <a target="_blank" href="http://www.competencesessentielles.ca/">www.competencesessentielles.ca</a>.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 06 Sep 2011 20:34:50 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Lire pour réussir]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Depuis des années, on se demande comment vaincre le décrochage scolaire, particulièrement celui des garçons, dont le taux peut être 50 % plus élevé que celui des filles. La semaine dernière, la Fédération des syndicats de l’enseignement du Québec (FEQ-CSQ) proposait une solution.<br/>
<br/>
La Fédération a réclamé des changements importants au programme de formation à la lecture. Elle préconise une formation plus systématique qui mettrait l’accent sur le décodage, c’est-à-dire l’apprentissage des liens entre les mots et les sons. Selon la Fédération, la recherche démontrerait que c’est la méthode la plus efficace pour enseigner la lecture.<br/>
<br/>
C’est surtout la situation des garçons qui motive l’intervention de la Fédération. Ils ont, en effet, plus de difficulté à apprendre à lire que les filles. Or, la lecture est le fondement des autres apprentissages, puisque le texte est omniprésent à l’école. Comme les garçons lisent souvent moins bien que les filles, ils expérimentent plus de difficultés durant leur parcours scolaire, ce qui peut expliquer qu’ils échouent et décrochent en plus grand nombre.<br/>
<br/>
D’ailleurs, la lecture reste importante durant toute la carrière, comme le montre des données de Statistique Canada publiées en juin. On a vérifié la situation sur le marché des études et de l’emploi de jeunes ayant subi une évaluation de leurs compétences en lecture à l’âge de 15 ans. <br/>
<br/>
L’étude montre que, parmi les jeunes qui possédaient alors des compétences supérieures en lecture, 77 % avaient terminé des études collégiales ou universitaires avant l’âge de 25 ans. Pour ceux dont les compétences en lecture étaient en dessous de la moyenne à 15 ans, le pourcentage n’était que de 46 %.<br/>
<br/>
Ces résultats montrent également que seulement 8 % des jeunes qui avaient des compétences supérieures en lecture à 15 ans avaient quitté les études et étaient sans emploi 10 ans plus tard. Pour les jeunes dont les compétences en lecture étaient sous la moyenne, le même pourcentage était de 15 %, soit presque le double. <br/>
<br/>
Parmi les jeunes qui avaient un emploi à temps plein au moment de cette étude, 44 % avait des compétences supérieures en lecture à l’âge de 15 ans alors que 27 % seulement avait démontré des compétences en lecture en-dessous de la moyenne. <br/>
<br/>
De façon peut-être plus notable, ceux qui avaient démontré des compétences en lecture à l’âge de 15 ans et qui travaillaient à temps plein à l’âge de 25 ans gagnaient davantage, soit une différence de revenu de 4 000 $ par an en moyenne, que ceux dont les compétences en lecture étaient sous la moyenne au même âge.<br/>
<br/>
Ces résultats montrent à quel point il est important d’assurer l’acquisition de bon­nes compétences en lecture.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 30 Aug 2011 19:10:03 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[McGill : que celui qui gagne paie!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’Université McGill offrira un MBA dont les droits de scolarité seront de 29 500 $. La nouvelle a été confirmée par la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, la semaine dernière. <br/>
<br/>
Le ministère s’était au départ opposé à la mise en place de ce nouveau MBA et avait imposé à l’université une amende de 2 M$. En effet, un établissement québécois ne peut pas fixer les droits de scolarité d’un programme comme bon lui semble. <br/>
<br/>
Il doit s’en tenir aux règles établies, dont l’objectif est de favoriser l’accessibilité aux études. Or, il est certain qu’à ce tarif, ce ne sont pas tous les étudiants qui auront accès à ce programme.<br/>
<br/>
Néanmoins, le ministère a déjà permis des dérogations dans le cas des EMBA (Executive MBA). Ces derniers s’adressent aux chefs d’entreprises. Pour ces programmes, le ministère a permis aux établissements de fixer eux-mêmes les droits de scolarité. Pour le EMBA conjoint HEC-McGill, par exemple, ils sont de 72 000 $.<br/>
<br/>
Pour jouir de la même exemption, McGill a bâti son nouveau programme sur le même modèle. Le program­me s’adressera aux gestionnaires dont les activités sont internationales. Des professeurs de partout dans le monde viendront répondre à leurs besoins particuliers de formation. Le programme ne recevra aucune subvention du ministère.<br/>
<br/>
La situation de l’Université McGill est tout à fait particulière. Année après année, cette université se classe parmi les meilleures au monde. Ses compétiteurs sont de grandes universités américaines telles que Yale ou Princeton, dont les droits de scolarité sont élevés. <br/>
<br/>
Cela leur permet d’offrir une rémunération généreuse aux meilleurs professeurs. Le ministère vient de donner à McGill les moyens de faire de même et de conserver sa position sur la scène internationale. <br/>
<br/>
Les associations étudiantes s’opposent pourtant au nouveau MBA, parce que les droits de scolarité trop élevés le rendent inaccessible. Pour elles, toutes les personnes qui répondent aux exigences d’admission devraient pouvoir s’inscrire, peu importe leurs moyens financiers. C’est selon elles un droit que l’État doit assurer.<br/>
<br/>
Par principe, celui qui tire les plus grands bénéfices d’un programme de formation devrait aussi en assumer la plupart des frais. Dans le cas de programmes spécialisés de très haut niveau, comme ce MBA, il n’y a pas de doute que c’est le diplômé qui en tirera le plus de bénéfices (meilleure position, rémunération supérieure). <br/>
<br/>
Les étudiants inscrits en sont d’ailleurs très conscients, sinon ils n’accepteraient pas de débourser plusieurs dizaines de milliers de dollars. <br/>
<br/>
Les bénéfices pour la collectivité sont au contraire quasi inexistants. Les diplômés paieront peut-être plus d’impôts, mais ils sont si peu nombreux que les bénéfices seront minimes. Dans ces circonstances précises, c’est donc justice que l’étudiant paie.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/950371</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 23 Aug 2011 18:29:15 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Les sciences moins attirantes?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’intérêt des jeunes pour les formations scientifiques n’a jamais été aussi bas. Selon un article paru récemment dans Le Devoir, de nos jours, moins de 25 % des baccalauréats universitaires sont décernés dans des domaines scientifiques (santé, sciences pures et génie). C’est environ deux fois moins qu’en 1999, même si, à cette époque, on se plaignait déjà du manque de diplômés.<br/>
<br/>
Toujours selon l’article, les jeunes boudent également les techniques physiques au collégial parce qu’elles exigent des connaissances en maths et en sciences. Il y a 5 000 étudiants de moins dans ces formations qu’en 1999, et seulement 1 000 étudiants de plus en sciences de la nature qu’en 1999, le DEC préalable à toutes les formations universitaires à caractère scientifique!<br/>
<br/>
Pourquoi les étudiants boudent-ils ces formations malgré le fait qu’elles présentent souvent de très bons débouchés et qu’ils le savent d’ailleurs très bien? Deux explications sont possibles. La première de ces explications se nomme l’autosélection. Certains étudiants se sentent attirés par une carrière scientifique, mais croient qu’ils seront incapables de réussir les études nécessaires. Ils éviteront donc les formations en science ou les abandonneront dès la première année s’ils pensent que leurs notes sont trop faibles.<br/>
<br/>
Si vous êtes inscrit à un programme de science qui vous intéresse, mais que votre performance vous inquiète, n’abandonnez pas pour autant. Cherchez plutôt à améliorer vos stratégies d’apprentissage et votre gestion des études avant de conclure que les sciences ne sont pas pour vous. Votre établissement offre probablement des ateliers sur le métier d’étudiant qui pourront vous aider à améliorer vos notes.<br/>
<br/>
Une autre explication a déjà été présentée dans cette chronique. Selon des études récentes, bon nombre d’élèves du secondaire pourraient avoir d’excellentes notes s’ils le désiraient, mais préfèrent s’en tenir à une performance scolaire moyenne. Ce sont ces élèves qui se vantent de réussir sans faire d’effort. Une fois au collège ou à l’université en science, ils affrontent pour la première fois une formation qui leur demande de s’investir pleinement et d’utiliser toutes leurs capacités. <br/>
<br/>
Malheureusement, certains choisissent plutôt d’abandonner. Si cela vous décrit, sachez que la solution demeure la même. Il vous faut apprendre à bien étudier pour réussir en science. Pas question de «niaiser» comme vous le faisiez au secondaire. Une fois sur le marché du travail, la discipline que vous aurez apprise continuera à vous être utile, car si les emplois à caractère scientifique sont souvent rémunérateurs, ils peuvent aussi être très exigeants.<br/>
<br/>
Si on désire conserver nos étudiants en science, il faudra aussi leur offrir un meilleur soutien pédagogique. Trop longtemps, on a considéré comme normal que le taux de décrochage en science soit normal, au lieu de favoriser la réussite de ceux dont les difficultés auraient pu être résolues.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/944542</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[formation, emploi]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 16 Aug 2011 18:12:05 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/carrieres/article/944542</guid>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Formation et changement de carrière]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[En­viron une per­sonne sur deux s’attend à chan­ger de carrière au cours des cinq prochai­nes années. C’est ce que révèle un sondage international mené auprès de 97 000 travailleurs par les Services Kelly et dont les résultats viennent d’être dévoilés. <br/>
<br/>
Pour 27 % des répondants, la re­cherche d’un reve­nu supérieur motive le désir d’une nouvelle carrière. C’est plutôt la recherche d’un meilleur équilibre entre travail et vie personnelle que recherchent 24 % des répondants, alors que l’évolution de leurs intérêts conduit 23 % à envisager un nouvel emploi.<br/>
<br/>
La plupart de ces répondants, soit environ 60 %, croient que c’est leur expérience de travail passée qui leur permettra d’amorcer leur nouvelle carrière. Ils sont peu nombreux, environ 7 %, à penser que leur éducation jouera un rôle majeur. <br/>
<br/>
Les plus jeunes, néanmoins, sont plus nombreux que leurs aî­nés à penser que leur éducation facilitera le changement de carrière, une attitude con­forme à leur intérêt pour la formation continue.<br/>
<br/>
Ces résultats demandent d’être interprétés avec prudence. Mon expérience me dit que la définition de «changer de carrière» n’est pas la même pour tous. Pour certains, changer de carrière signifie accomplir des fonctions similaires à celles qu’ils exerçaient auparavant, mais dans une autre entreprise, peut-être dans un autre secteur d’activités. <br/>
<br/>
Cette définition semble commune chez les gestionnaires, les spécialistes de la vente, les experts en finance et en marketing, les informaticiens, les ingénieurs et tous ceux dont la profession peut être exercée dans plusieurs secteurs. Les compétences que ces spécialistes ont acquises dans leurs emplois précédents se­ront souvent transférables au nouvel emploi. <br/>
<br/>
C’est alors tout à fait raisonnable qu’ils  mettent l’accent sur leurs ex-périences professionnelles passées, comme le suggèrent les résultats du sondage.<br/>
<br/>
Pour d’autres, changer de carrière a un sens plus radical. Pour beaucoup de gens qui me consultent, une nouvelle carrière signifie non seulement changer d’employeur ou de secteur d’activités, mais aussi changer carrément de fonctions. <br/>
<br/>
J’ai rencontré des spécialistes en ressources hu­maines qui voulaient devenir menuisiers, des économistes intéressés par l’intervention sociale, des artistes attirés par la communication. <br/>
<br/>
Évidemment, plus leurs fonctions présentes diffèrent des fonctions qu’ils visent, moins les compétences acquises dans les emplois passés sont transférables. Dans ces situations, acquérir de nouvelles compétences par la formation devient nécessaire, contrairement aux espoirs des répondants du sondage. <br/>
<br/>
Il faut ajouter à cela qu’on observe un accroissement des obligations de formation pour l’accès à plusieurs emplois. Des exemples récents in­cluent les agents immobiliers et les inspecteurs en bâtiment, des métiers qui étaient plus faciles d’entrée pour les «changeux» de carrière il y a encore quelques années. <br/>
<br/>
Il faudra maintenant offrir plus de formations de courte durée pour leur permettre de satisfaire les nouvelles exigences.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 09 Aug 2011 18:30:49 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Mise en garde concernant l’emploi manufacturier]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le secteur manufacturier a attiré par le passé des jeunes in­téressés par le travail ma­nuel et concret ainsi que par un emploi stable et rémunérateur. Mais il a beaucoup souffert de la dernière récession. Les jeunes devront-ils maintenant se tourner vers d’autres secteurs?<br/>
<br/>
Selon une étude récente de Statistique Canada, le secteur manufacturier canadien a perdu 322 000 emplois entre 2004 et 2008, soit 1 em­ploi sur 7. En fait, alors que 14 % des travailleurs œu­vraient dans le secteur manufacturier en 2004, ils n’étaient plus que 11,5 % à travailler dans ce domaine en 2008. L’emploi manufacturier est alors reve­nu à son niveau de 1997, avec seulement 2 millions de travailleurs, alors qu’ils étaient plutôt 2,3 millions en 2004.<br/>
<br/>
Toujours selon Statisti­que Canada, ces pertes d’emploi ont été réparties dans toutes les industries du secteur. Néanmoins, celles de l’automobile, de l’électronique et des produits textiles ont connu les pertes d’emploi les plus importantes et ont mis à pied 115 000 travailleurs.<br/>
<br/>
Depuis plusieurs années déjà, les entreprises manufacturières avaient de la difficulté à demeurer profitables. La concurrence des pays émergents, la montée du huard et  l’augmentation des coûts des matières premières avaient déjà un effet négatif sur leur rentabilité. La récession fut le coup de grâce pour plusieurs entrepri­ses, qui n’ont eu d’autre choix que de réduire leurs activités et de mettre des employés à pied. <br/>
<br/>
Malgré tout, certaines industries manufacturières ont réussi à conserver leurs emplois ou à limiter les pertes. La production alimentaire, les produits du pétrole, les industries chimiques, les produits minéraux non métalliques (verre, béton, céramique) et la fabrication des machines ont perdu peu de travailleurs. Des analystes croient même que ces industries présentent des perspectives de croissance au cours des prochaines années.<br/>
<br/>
Il faudra donc faire preu­ve d’une grande prudence avant de s’inscrire à une formation conduisant à un emploi ma­nufacturier et bien connaître le marché de l’emploi. <br/>
<br/>
Par exemple, les DEP en production textile et en confection de vêtements, associées à l’industrie du textile, n’offrent plus de bonnes possibilités d’emploi. Cette industrie éprouvait déjà des difficultés avant la récession. Par contre, les diplômés du DEC en transformation alimentaire sont fort recherchés, cette industrie n’ayant pas connu de baisses importantes de ses activités.<br/>
<br/>
Pour les jeunes ayant des intérêts concrets et désirant faire carrière, d’autres secteurs que le manufacturier offrent maintenant de meilleures possibilités. Le secteur de la construction continue à se porter très bien et à créer de l’emploi au Québec. <br/>
<br/>
Le secteur minier offre aussi des occasions intéressantes si on est prêt à les saisir. Comme toujours, il faut choisir sa formation à la fois selon ses intérêts et selon les occasions qu’offre le marché de l’emploi.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 02 Aug 2011 18:51:48 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Comment être à la fois réaliste et ambitieux]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les jeunes consultent quelquefois les conseillers d’orientation parce qu’ils aimeraient devenir médecins, avocats ou ingénieurs, ou embrasser une autre carrière prestigieuse, mais se demandent si ce projet est réaliste, s’ils ont ce qu’il faut pour réussir. Si ce doute peut être écarté pour certains, il est tout à fait pertinent pour d’autres. <br />
<br />
En effet, ce ne sont pas tous les jeunes qui ont les aptitudes nécessaires pour compléter la formation conduisant à ces carrières ou qui possèdent le profil adéquat pour y réussir par la suite.<br />
<br />
Dans leur for intérieur, souvent, ces jeunes s’en doutent bien, d’ailleurs. Qu’est-ce qui les pousse alors à caresser ce projet irréaliste, qu’ils ont peu de chances de réussir? C’est que tout le monde désire être «quel­qu’un»! Nous voulons que notre vie ait de la valeur, être importants et jouir des récompenses de la réussite sociale : l’argent, la considération et le statut.<br />
<br />
Or, certaines occupations semblent avoir plus de pouvoir que d’autres de nous transformer en «quelqu’un»! Dans nos croyances collectives, admettons-le, être médecin est plus prestigieux qu’être infirmier, être avocat est mieux vu qu’être une adjointe et être ingénieur a plus de poids qu’être mécanicien.<br />
<br />
Les jeunes sont souvent très sensibles à ces distinctions, même s’ils n’en parlent pas. Cela signifie que, lors­qu’ils abordent leur choix de formation à l’école, les options qui leur sont proposées n’ont pas toutes la même valeur à leurs yeux. <br />
<br />
Les formations et les carrières les plus prestigieuses exercent le plus grand attrait. Pour certains jeunes, admettre qu’ils n’ont pas ce qu’il faut pour poursuivre une de ces carrières, c’est déclarer qu’ils sont «poches»! Ils choisiront donc des avenues de formation irréalistes pour eux, parfois encouragés par leurs parents et leurs professeurs.<br />
<br />
Ne font-ils pas ainsi preuve d’une saine ambition? Pas si, après deux ou trois ans en emploi, ils se présentent dans mon bureau parce qu’ils détestent la carrière qu’ils ont choisie seulement pour l’argent et le statut. Croyez-moi, c’est plus fréquent que vous ne le pensez! C’est là le risque d’un choix de carrière basé sur le seul prestige.<br />
<br />
La véritable ambition con­siste à canaliser l’énergie que suscitent nos intérêts et à utiliser nos talents particuliers à leur plein potentiel. Nos intérêts et nos talents nous prédisposent à réussir dans une occupation particulière et à y être heureux. Il n’y a pas de sot mé­tier; une société prospère a besoin des talents de tous pour bien fonctionner. <br />
<br />
Il est donc primordial d’aider les jeunes à découvrir leurs intérêts et leurs talents particuliers, puis à identifier le chemin réaliste de leur réalisation, plutôt que de les pousser seulement vers des occupations prestigieuses. Cette philosophie est d’ailleurs au cœur même de l’orientation.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 26 Jul 2011 16:46:42 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Appel au contingentement des inscriptions en droit]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Selon Emploi Québec, les perspectives d’emploi pour les avocats sont favorables. Néanmoins, certaines tendances pourraint bientôt affecter le placement de ces diplômés.<br />
<br />
La première de ces tendances est l’augmentation de leur nombre. En effet, alors que seulement 772 diplômés provenaient des program­mes de droit en 2005, ils étaient 1 027 en 2009. Or, leur taux de chômage augment­e à peu près au même rythme. Environ deux ans après leur départ de l’école, 6,8 % des diplômés chômaient en 2005 et 9,8 % en 2009. Ils sont donc passés d’un taux de chômage deux fois moindre que celui de tous les jeunes confondus, qui est d’environ 13 %, à un taux qui s’en ap­proche graduellement.<br />
<br />
Pour éviter que leur situation ressemble un jour à celle des diplômés américains, il faudra limiter les inscriptions en droit. On observe en effet un chômage important chez les jeunes issus des écoles de droit américaines depuis la dernière récession. Selon plusieurs experts, il faudrait limiter le nombre d’inscriptions pour régler ce problème, une mesure qui déplaît royalement aux Américains. Au Québec, nos programmes de droit sont déjà contingentés, mais le nombre d’inscriptions a malgré tout augmenté de 15 % entre 2002 et 2007.<br />
<br />
Un autre danger qui guet­te les diplômés est celui de la sous-traitance à l’étranger. De plus en plus de travaux qui étaient confiés aux nouveaux avocats peuvent être réalisés à meilleurs prix en Inde, au Sri Lanka et ailleurs dans le monde. Il s’agit par exemple de travaux de re­cherche documentaire ou de ges­tion de contrats. Parce que le Québec applique droit civil plutôt que le droit commun bri­­­tannique, ce danger est moins important ici. Néanmoins, il s’agit d’une tendance qui se répand.<br />
<br />
Le dernier danger est l’utilisation des technologies pour les travaux qui exigent beaucoup de temps et de main-d’œuvre. Les ordinateurs peuvent maintenant retrouver des informations essentielles dans une masse énor­me de documents, grâce aux avancées de l’algorithmique et de la linguistique. Cela leur permet de récupérer dans la législature les cas pertinents à une cause donnée ou d’identifier les éléments nécessaires à une preuve dans une montagne de courriels et de mémos corporatifs. Selon certains, ces technologies permettront un jour à un seul avocat d’accomplir des tâches qui nécessitent aujourd’hui des centaines d’avocats et de techniciens juridiques.<br />
<br />
Tout cela signifie une som­me de travail moindre pour les avocats et un placement plus difficile pour les  jeunes diplômés. Pour s’adapter, les jeunes feront bien d’acquérir des compétences prati­ques avancées durant leurs études, telles que le jugement, la négociation, la résolu­tion de problèmes et la consultation. Ces compéten­ces ne sont pas facilement sous-traitées ou informatisées.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 19 Jul 2011 18:10:33 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Exit, le «geek» de service]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[En juin, Technocompétences a dévoilé son dernier diagnostic de l’emploi dans les technologies de l’information et des télécommunications (TIC). Il nous indique que l’emploi dans les TIC a augmenté de 3,6 % par an entre 2006 et 2010, et que le nombre de travailleurs est alors passé de 160 000 à <br />
184 000.  Environ 45 % sont employés par des entreprises des technologies de l’information (fournisseurs de services, développeurs d’applications, consultants en informatique, etc.) alors que <br />
55 % travaillent dans d’autres secteurs d’activités, comme la finance, la production manufacturière ou l’administration publique.<br />
<br />
Ces chiffres indiquent que les TIC créent des emplois dans plusieurs sphères de l’économie et à un rythme très rapide. Les jeunes issus des programmes de TIC sont d’ailleurs très occupés, puisque leur taux de chômage en 2010 ne dépassait pas 4,4 %.<br />
<br />
De plus, toujours selon le diagnostic, le nombre de diplômés des programmes collégiaux de TIC a diminué de 11,5 % tous les ans depuis 2006, alors que 40 % des emplois exigent une formation collégiale. Quant aux diplômés universitaires de ces programmes, leur nombre a diminué de 3,3 % annuellement, alors que ce sont 50 % des nouveaux emplois qui exigent ce niveau d’études. Si cette situation perdure, des pénuries de main-d’œuvre importantes sont prévues d’ici 2016, particulièrement chez les analystes, les ingénieurs informatiques et les gestionnaires de systèmes, ce qui créera de nouvelles occasions prometteuses.<br />
<br />
Trouver de l’emploi à la fin de ses études en informatique sera donc facile au cours des prochaines années, mais il faudra posséder les compétences techniques dont les employeurs ont besoin. Or, ces dernières ont complètement changé au cours des six ou sept dernières années, avec l’apparition de l’infonuagique (cloud computing) et la prévalence des appareils mobiles (tablettes, téléphones intelligents, etc.) qui permettent l’accès à l’information en tous lieux et en tout temps. Pour tirer profit de cette nouvelle réalité, les employeurs recherchent des experts des systèmes de gestion des contenus et des systèmes d’exploitation mobiles, tels que iOS et Android.<br />
<br />
De plus, l’époque du «geek» semble maintenant complètement révolue. L’informaticien d’aujourd’hui n’est pas seulement un technologue compétent, mais il doit aussi posséder des habiletés en communication et en gestion. On s’attend à ce qu’il comprenne l’importance pour l’entreprise de l’information que ses systèmes traitent. Cela implique une connaissance de son secteur d’activité et des enjeux stratégiques qui y sont liés.<br />
<br />
Une formation initiale en informatique ne peut plus répondre à toutes ces exigences. Heureusement, les informaticiens ont toujours cherché à améliorer leurs compétences en emploi, souvent pas le moyen de l’autoformation. Ils devront continuer à le faire, plus que jamais.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/carrieres/article/915721</link>
                      <category><![CDATA[french/carrieres]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Tue, 12 Jul 2011 18:49:04 </pubDate>
                      <author>Mario Charette, Métro</author>
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