



<rss version="2.0">
    <channel>
        <title><![CDATA[Enjeux de société avec Marie Grégoire]]></title>
        <link><![CDATA[http://www.journalmetro.com/columnist/10012]]></link>
        <language>en-us</language>        

        
                  <item>
                      <title><![CDATA[La révolution n’aura pas lieu]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La révolution des finances publiques n’aura pas lieu. Du moins, c’est ce que laisse entendre un article publié dans La Presse cette semaine où l’on apprend que le budget du gouvernement du Québec sera déposé le 25 mars à l’Assemblée nationale. Jean Charest n’a pas envie de brasser la cage. Faut-il s’en surprendre? Lui qui semble vouloir voguer jusqu’à la fin de son mandat sans trop faire de vagues a décidé que les grands changements proposés par le comité d’experts embauchés par le ministère des Finances seraient tablettés. Ainsi, les recommandations rejoindront celles faites par Bouchard et Taylor, Ménard, Castonguay et les autres. <br /><br />Les consultations rassurent. Elles nous donnent une impression d’action sans changer le confort immédiat. Le prochain budget n’initiera pas les changements nécessaires pour faire face à la crise actuelle des finances publiques et, plus grave, à celle annoncée par les changements démographiques. Tout indique que la solution magique résidera principalement dans l’augmentation de la taxe provinciale de vente. Rapide et efficace, cette hausse permettra de garnir les coffres d’un milliard et demi de dollars par point.<br /><br />Inutile de repenser nos façons de faire en général et en santé en particulier, les prévisions de croissance économique permettront de reporter à plus tard les décisions difficiles. C’est du moins ce que nous dira vraisemblablement le ministre des Finances. Il faudrait pourtant agir maintenant. L’audace devrait être au rendez-vous pour repenser les façons de faire afin d’assurer la garantie des services aux générations actuelles et futures.  <br /><br />Proche de Jean Charest, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, avait mis la puce à l’oreille la semaine dernière en disant ne pas savoir ce que voulait dire son collège des Finances lorsqu’il parlait d’entreprendre une «révolution culturelle».<br /><br />Restreindre les dépenses à 2,5 % de croissance demanderait des changements significatifs, obligerait de repenser les approches. Raymond Bachand avait pourtant tout mis en place pour nous préparer le grand chantier. Le contexte avait préparé la population aux grands sacrifices. Les choses peuvent encore changer d’ici la présentation du budget. Toutefois, le ministre des Finances ne semble pas avoir les appuis en haut lieu pour permettre l’alignement des planètes.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/475882</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 12 Mar 2010 02:20:46 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/475882</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Des attentes olympiennes]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Comme le Comité olympique canadien, qui prévoyait 35 médailles, Stephen Harper a élevé les attentes. En le voyant proroger la Chambre sous prétexte de relancer son gouvernement sur de nouvelles bases, on était en droit de s’attendre à une performance digne d’une médaille d’or. Trois mois plus tard, tant le discours du Trône que le budget présenté hier n’offrent rien qui nous laisse présager le début d’un temps nouveau.  <br /><br />Le discours du Trône avait pour titre «Un Canada plus fort. Une économie plus forte. Maintenant et pour l’avenir». Un texte de 6 000 mots illustre le fait que la quantité n’est pas nécessairement synonyme de vision. En fait, le plan du gouvernement livré par Michaëlle Jean, tout comme le budget, est bien loin de la révolution attendue. Il présente malheureusement une série de mesures sans fil conducteur mobilisateur. <br /><br />En annonçant le retour à l’équilibre budgétaire sans hausse d’impôt, sans nouvelle taxe, sans réduction des paiements de transfert, le gouvernement nous laisse croire qu’il est possible d’atteindre le podium sans entraînement. Vouloir contraindre les dépenses sous la barre des 3 % est en soi louable, mais somme toute peu réaliste quand on regarde les performances passées.<br /><br />Certes, il est possible de croire que les revenus augmenteront avec la reprise et que la fin du plan de stimulation contribuera à réduire le niveau des dépenses. Actuellement, les indicateurs économiques sont réjouissants, la croissance économique bat des records. Il faut cependant que cette croissance soit durable pour atteindre les objectifs établis par le gouvernement. Pour cela, il faudra que le secteur privé puisse prendre la relève d’un gouvernement qui ne peut soutenir seul la croissance. <br /><br />Mais au-delà de l’équilibre budgétaire actuel, il aurait fallu que le ministre des Finances annonce un plan pour jeter les bases de l’État et de l’économie de demain.  L’avenir s’annonce compliqué. Le choc démographique demande que l’on repense le modèle. <br /><br />Michael Ignatieff, de son côté, n’a pas profité de la période de la prorogation pour mettre sur la table un plan inspirant. Loin de préciser sa vision de la gestion des affaires, il présente également une performance décevante en se contentant de critiquer plutôt que de faire des propositions. <br /><br />Après trois mois d’entraînement à rencontrer tous les intervenants, le gouvernement aurait dû offrir une performance éblouissante. Pourtant, contrairement aux résultats de nos athlètes olympiques, on est loin d’avoir été renversé par les records qui, bien que différents de ceux attendus, nous ont inspirés.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/469496</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/469496</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le mur]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Est-ce qu’il faut attendre de rentrer dans le mur? Au moment où le gouvernement fédéral et celui du Québec se creusent la tête pour équilibrer leurs budgets à la suite de deux années difficiles, la déferlante se prépare. <br /><br />Dans tout le débat qui entoure la préparation des budgets, on semble oublier qu’au-delà de l’équilibre budgétaire, il faut aussi jeter les bases d’une structure qui nous permettra de faire face au choc démographique. <br /><br />Selon le scénario de référence de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), en 2031, il y aura deux travailleurs pour un retraité. En 2001, ce ratio était de cinq travailleurs pour un retraité. <br /><br />Agir comme on le fait, c’est un peu comme si on faisait des plans pour remplacer les tuiles du plafond alors que le toit de la maison est pourri. Le premier n’empêcherait pas le plafond de nous tomber sur la tête. <br /><br />Il ne s’agit pas pour la génération X d’être égoïste. Toutefois, il est réaliste de croire que les payeurs de taxes restants ne pourront offrir le même confort à la génération vieillissante, si on ne fait rien pour prévenir les choses. Il serait dommage de dire «exit» au système de santé publique une fois la masse des baby-boomers à la retraite. Il serait aussi hallucinant de se dire que nous ne sommes pas parvenus à investir sur des bases solides comme l’éducation quand le temps s’y prêtait, la base d’une société innovante et génératrice d’emplois.<br /><br />Après ses commentaires sur la souveraineté, Lucien Bouchard aborde maintenant la question du sous-financement des universités québécoises. Accompagné d’une brochette d’universitaires associés aux Lucides, d’anciens leaders étudiants et d’anciens ministres, dont deux anciens ministres des Finances de Jean Charest, il propose un nouveau pacte visant peut-être à remplumer les hauts lieux du savoir. <br /><br />Sur le fond, la proposition mérite qu’on s’y attarde. Dans ce débat, il faut cependant être en mesure d’assurer que le nouveau partage de responsabilités proposé assure l’équité. On ne peut piger dans la poche des étudiants sans leur donner de garanties. <br /><br />L’État doit s’engager à réinvestir toutes les hausses des frais de scolarité – et plus encore – dans les universités et dans un programme de bourses efficace. De leur côté, les universités doivent assurer une saine gestion transparente et un niveau de service plus élevé. <br /><br />Tout un défi qui mérite d’être relevé. Car si nous continuons dans la veine de l’inaction et de la vision à court terme, le mur risque de nous frapper plus rapidement qu’on ne le pense. <br /><br />C’est peut-être là l’essentiel du message de Lucien Bouchard. Dommage qu’il ne s’y soit pas attaqué lorsqu’il avait les deux mains sur le volant.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/463270</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 02:12:03 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/463270</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Sortie de Lucien Bouchard: une affaire de famille]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Lucien Bouchard est sorti de son mutisme. Lui qui au moment de l’élection de 2007, avait dit ne pas vouloir jouer le rôle de belle-mère à un moment intense de la vie collective a finalement livré le fond de sa pensée. Invité à partager sa vision des grands moments de la politique des 100 dernières années, l’ancien premier ministre n’a pas été complaisant envers le PQ et sa chef.<br /><br />Les propos que Mme Marois a tenus à l’égard du Rapport Bouchard-Taylor ont sûrement contribué à délier la langue de l’ancien premier ministre. Clairement heurté, l’homme de famille a voulu défendre son frère, Gérard Bouchard. Il affirme que la position identitaire du PQ est trop radicale. Rien pour aider le Parti québécois et sa chef. Il en a rajouté en affirmant que le projet souverainiste est irréalisable. <br /><br />Lui qui avait toujours refusé d’intervenir dans le débat public, outre sa contribution au manifeste des Lucides, a décidé de faire ce qu’il n’avait pas apprécié durant son passage en politique : jouer les gérants d’estrade. Il s’est toutefois bien gardé de livrer son évaluation des sept dernières années du gouvernement. C’est pourtant Jean Charest qui a les deux mains sur le volant. Sur le fond des choses, il est vrai que la Révolution tranquille a été un grand moment de l’histoire du Québec. Sans être nostalgique, le Québec bénéficierait d’un projet mobilisateur qui s’inspirerait de l’énergie qui régnait à l’époque. M. Bouchard ne semble toutefois pas posséder la clé de ce rêve qui animerait la population au XXIe siècle. Il fait les bons constats. Il invite les Québécois à s’atteler à la tâche pour relever les défis de l’éducation, de la santé et des finances publiques. Là se limite son apport…<br /><br />La famille péquiste n’a pas toujours été tendre envers son ancien chef. Il avait même été hué lors de la soirée où l’on a choisi André Boisclair à la tête du parti. Les déclarations de cette semaine permettent de croire que la vraie famille de M. Bouchard n’est probablement pas celle du Parti québécois. D’ailleurs, à en croire les députés péquistes qui ont osé réagir à ses propos, le divorce semble consommé. Quelle famille!<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/456630</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[PQ]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 19 Feb 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/456630</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Un débat à poursuivre]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le débat sur les accommodements raisonnables n’est pas réglé. Les nombreux échanges observés au cours des derniers jours par médias interposés indiquent que la commission Bouchard-Taylor n’en aura été que la première phase. Relancé à partir de la France à propos de la burqa, ce débat nous rappelle que la société québécoise est toujours en quête d’un modèle de vivre ensemble. Plus facile à dire qu’à faire, semble-t-il.<br /><br />On peut d’abord blâmer l’inaction du gouvernement Charest. Bien peu de choses concrètes ont été mises de l’avant pour donner suite au rapport de la commission Bouchard-Taylor. On peut aussi regarder du côté de notre capacité de nous adapter au changement démographique que connaît le Québec. En effet, on ne peut demander aux nouveaux arrivés d’être complètement intégrés en seulement 24 heures.<br /><br />Il faut remettre les choses en perspective. Le profil de notre société change à la vitesse grand V. La mobilité des personnes, les besoins des sociétés évoluent. Longtemps, le Québec a assuré sa pérennité avec son seul taux de natalité. Aujourd’hui, il doit faire face à un choc démographique important qui amène de nouveaux défis, dont celui de la main-d’œuvre.<br /><br />Le type d’immigration change, évolue. Les principales vagues d’immigration au Québec ont permis l’arrivée de gens qui partageaient la même foi que la majorité des Québécois, signe des temps peut-être. Ce dénominateur commun, au-delà de la langue, aura permis aux gens de se reconnaître. Cela n’a pas empêché les conflits. Un temps d’acclimatation a été nécessaire. Les descendants des deuxième et troisième générations sont aujourd’hui des Québécois; ils portent en eux des origines qui ont métissé notre culture et l’ont enrichie.<br /><br />Aujourd’hui, la réalité est différente. À l’ère des chartes des droits et de la mondialisation, les défis d’intégration sont plus nombreux. S’il faut être reconnaissant envers ceux qui nous choisissent, ces derniers doivent nous choisir en toute connaissance de cause et pour les bonnes raisons. Il s’agit de la responsabilité première de toute société d’accueil. Pour cette raison, le Québec ne peut faire l’économie du débat entourant ses valeurs communes.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/450226</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 12 Feb 2010 04:03:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/450226</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Loto.gouv.qc.ca]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’est confirmé, Loto-Québec aura le mandat d’exploiter des jeux en ligne. On ne s’en réjouit pas. Il faut savoir qu’au total l’offre en ligne augmentera. Toutefois, on peut comprendre. Entre des sites de jeux illicites opérés outre-mer et d’autres gérés par la société d’État, le choix est logique. Sans justifier la décision, il faut dire que le Québec n’innove pas en prenant cette direction. La France, la Suède et même cinq autres provinces canadiennes ont déjà prise.  <br /><br />Cela dit, il ne faut pas être naïf. Toute cette opération n’a pas été lancée pour la bonne et simple raison qu’il importe d’encadrer la pratique de l’offre de jeu sur le net pour la rendre «intègre et sécuritaire». C’est aussi une question de gros sous. L’industrie représente 80 M$ au Québec seulement, et plus de 810 M$ au Canada. Le ministre compte récolter pas moins de 50 M$ en trois ans qui viendront garnir les coffres de l’État. <br /><br />De son côté, la santé publique est justifiée de s’inquiéter. La problématique du jeu compulsif mérite que des questions soient posées. Cinq pour cent des Canadiens jouent régulièrement en ligne, des adultes, mais aussi des jeunes. Loto-Québec affirme qu’elle instaurera les processus nécessaires pour limiter l’accès aux plus de 18 ans. C’est louable, mais trop court. Comme pour le reste, aucun système n’est infaillible. Des méthodes de suivi doivent être mises en place. Le ministre a bien annoncé la création d’un comité d’experts, mais on peut croire que cela ne suffira pas.<br /><br />Toutefois, il faut faire face à la réalité. Le jeu existe et les joueurs compulsifs peuvent s’y adonner dans le confort de leur foyer sans que personne ne s’en préoccupe. Déjà, plus de 2 000 sites sont en ligne et rapportent des milliards à leurs exploitants.<br /><br />En décidant d’aller de l’avant avec cette décision, le gouvernement doit comprendre qu’au-delà des dollars, il y a des gens. Si on accepte que Loto-Québec ait une offre de jeux en ligne, on exige qu’elle assume la responsabilité des effets négatifs. De la colonne des revenus, on devra déduire des sommes importantes pour la recherche et l’assistance.<br /><br />En augmentant l’offre de jeu en ligne, Loto-Québec va à contre-courant de tout ce qui a été fait au cours des dernières années. Cela coïncide avec une diminution des redevances versées au ministre des Finances. Cette initiative fera assurément au moins un heureux : Raymond Bachand.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/443483</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Loto-Québec]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 00:07:09 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/443483</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Le courage d’agir]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Mieux dépenser et mieux financer les services publics sont les thèmes qui lient les différentes propositions mises de l’avant par le groupe d’économistes mandatés par le ministère des Finances dans le cadre de la préparation du budget 2010. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous. Le Québec vit au-dessus de ses moyens depuis belle lurette. Malgré les efforts de Lucien Bouchard pour atteindre le déficit zéro – ce qui n’a pas été fait sans causer certains dommages collatéraux –, notre niveau d’endettement est toujours le plus élevé au Canada. <br /><br />Il ne faut pas s’alarmer, diront certains, le temps arrangera les choses. Rien de moins sûr. Au-delà de la situation causée par la conjoncture économique, le Québec devra faire face à un défi plus grand, celui de la démographie. D’ici peu, le rapport entre le nombre de travailleurs et le nombre de retraités chutera drastiquement. Cela aura un effet tant sur la colonne des revenus que sur celle des dépenses. C’est pourquoi il est pressant d’agir, car repousser l’échéance ne fera qu’aggraver la situation.<br /><br />Il ne s’agit pas d’agir par doctrine, bien au contraire. Couper pour couper ou, pire encore, imposer des mesures mur à mur ne représente pas la voie <br />à suivre. Il est possible de moderniser le modèle québécois, de l’adapter à la nouvelle réalité démographique en s’inspirant des valeurs de solidarité et d’équité qui sont à sa base même. <br /><br />Il ne faut quand même pas s’illusionner : retrouver l’équilibre et organiser le budget pour faire face à la nouvelle réalité québécoise ne se fera pas sans heurts. Des choix devront être faits et cela exigera du courage tant des élus que de la population. <br /><br />Il n’y a pas de solutions magiques. La situation impose que l’on fasse des choix stratégiques pour préserver des services de qualité et assurer l’accessibilité aujourd’hui, mais aussi demain. Pelleter par en avant n’améliore pas la situation, cela ne fera que refiler la facture aux générations futures. <br />Il faut comprendre que, plus le temps passe, plus les décisions et les choix deviennent difficiles. <br /><br />Le gouvernement aura-t-il le courage d’agir? Il n’est jamais plaisant d’imposer des restrictions, mais au-delà de la réélection, c’est le mandat des élus de poser des gestes responsables. Raymond Bachand, ministre des Finances, se disait prêt à relever le défi. Le prochain budget nous dira s’il est parvenu à convaincre ses collègues de l’importance des mesures à prendre. Jean Charest, de son côté, semble préférer parler que poser des gestes concrets. C’est à suivre…
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/436842</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/436842</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Pas besoin d’excuses]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[À peine un an que Barack Obama a prêté serment. De l’espoir à la grogne, le climat a changé radicalement. Celui qui avait séduit une large part de l’électorat et qui jouissait d’un taux d’approbation de près de 80 % en est aujourd’hui réduit à s’excuser auprès des Américains. Il dit avoir perdu le contact. Il a pourtant bien gardé le cap malgré le contexte économique catastrophique. Guantanamo, Afghanistan, réforme de la santé, tous des enjeux auxquels il avait promis de s’attarder. <br /><br />On savait qu’une année ne suffirait pas pour qu’il tienne ses multiples promesses. Son plan était ambitieux. Toutefois, le temps était un élément critique. Il fallait profiter de la lune de miel, mais surtout de la majorité des deux Chambres pour livrer la marchandise. Dans ce pays où on est en mode électoral de manière perpétuelle, il faut agir quand le climat est favorable.<br /><br />Ce n’est pas tant la politique extérieure qui lui a causé des ennuis. Obama l’hyperactif a su rebâtir les ponts sur le plan des relations internationales. Ses différentes allocutions ont porté. L’attribution du prix Nobel de la paix au moment même où étaient déployées des forces supplémentaires en Afghanistan a bien fait sourciller, mais on a compris que c’était davantage l’espoir que le bilan qui lui valait les honneurs. ?La perte du seul siège du Massachusetts mardi remet en question toutes les réformes promises. La santé, la réglementation du secteur bancaire, la taxe sur les bonus des hauts dirigeants sont autant de changements qui risquent de ne pas se matérialiser avec l’élection du républicain Scott Brown. Obama doit manœuvrer dans un système électoral où le «check and balance» rend la vie d’un président compliqué. Au contraire du Canada, où la concentration du pouvoir au bureau du premier ministre agace, Obama doit constamment négocier avec le Congrès. Il n’y a pas de modèle parfait, et lui seul doit porter l’odieux des promesses non tenues.?<br /><br />Cette première année d’Obama aura été faite de haut et de bas. Vue d’ici, elle aura fait la preuve que le changement est possible pourvu qu’il soit inspiré par un leadership fort. Vu des États-Unis, Obama aura été trop mou pour les partisans des grandes réformes et trop dérangeant pour les tenants du statu quo. <br /><br />Pas besoin de s’excuser, M. Obama, vous avez travaillé à livrer ce que vous aviez promis. Vos actions ont correspondu à vos convictions. Le problème est sans doute que les Américains, comme nous-mêmes, s’attendaient à des miracles. À l’impossible nul n’est tenu? Malheureusement, la politique ne se mesure pas ainsi. Le slogan de votre campagne était «Yes we can» et non pas «Yes I can». 
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/430253</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[politique, Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 01:23:14 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/430253</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Reconstruire Haïti]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Port-au-Prince est sous les décombres. Les symboles de la fierté du pays, comme le palais présidentiel, sont en miettes. Année après année, le sort s’acharne sur Haïti. La série d’images qui défilent en continu depuis le tremblement de terre de mardi nous rappelle la fragilité d’un pays déjà trop éprouvé.<br /><br />En plus des éléments naturels qui s’y déchaînent, les infrastructures y sont défaillantes. Il n’y a même pas l’équipement lourd nécessaire pour fouiller les ruines et venir rapidement en aide aux victimes. Haïti est tellement pauvre que plus de la moitié de sa population vit non seulement sous le seuil de la pauvreté, mais sous l’extrême seuil de la pauvreté. Le taux de chômage est de plus de 65 %. La déforestation et la gangrène de la corruption et du crime constituaient déjà des défis énormes.<br /><br />Mais Haïti, c’est aussi le talent. Celui que l’on connaît d’ici : Dany Laferrière, Michaëlle Jean, Luck Mervil, pour ne nommer que ceux-là. Ces visages qui ravivent l’envie de repousser les limites et qui donnent de la fierté. C’est aussi une communauté de chez nous qui s’inquiète pour des proches demeurés là-bas.<br /><br />Ayant obtenu un second mandat en 2006, le président René Préval semblait pourtant en mesure de remettre son pays sur la bonne voie. Avec l’ambition qu’il nourrit pour son peuple et le soutien international, les efforts commençaient à paraître enfin. L’aide des Casques bleus avait permis de sécuriser le pays. Le gouvernement de M. Préval travaillait aussi sur les infrastructures étatiques, électriques et routières. <br /><br />L’ONU, de même que d’autres observateurs internationaux, avait d’ailleurs noté le début d’un changement. Haïti remontait la pente lentement, mais remontait tout de même. Comme le mentionnait Fabienne Colas, instigatrice du Festival international du film haïtien de Montréal, les choses allaient mieux, si bien que la diaspora avait recommencé à visiter le pays. L’espoir avait repris son droit jusqu’au séisme. Maintenant, tout est à recommencer.<br /><br />Une fois la phase de sauvetage passée et la région stabilisée, on pourra penser à reconstruire. Rêvons un instant que ce soit pour ce peuple un nouveau début. Qu’à partir d’aujourd’hui, les éléments s’arrêteront de s’acharner contre ce peuple qui mérite un véritable répit. C’est aujourd’hui la responsabilité première de la communauté internationale.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/423161</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Haïti]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 06:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/423161</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Et puis après]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Avant même que l’année ne débute ou ne se termine, c’est selon, le premier ministre avait déjà sorti un lapin de son chapeau. Le 30 décembre, Stephen Harper a prorogé la session. Un grand mot pour dire que les travaux parlementaires ne reprendront pas à la date prévue, mais bien le 3 mars prochain, avec un nouveau discours du trône et un budget dès le lendemain.<br /><br />L’explication donnée : il faut se concentrer sur l’économie et redonner un nouveau souffle au gouvernement. Un an après le dernier discours, qui portait presque exclusivement sur l’économie, cet exercice permet plus ou moins d’élaborer une nouvelle feuille de route pour le gouvernement. <br /><br />Comme nous l’avons vu cette semaine, l’indignation parlementaire est pourtant à son comble. L’opposition déchire sa chemise. Il est vrai qu’après Copenhague et les débats autour du transfert des prisonniers afghans, la fermeture du parlement laisse un goût amer. Stephen Harper avait envie d’autre chose. Pas besoin de mauvaises nouvelles pour troubler l’esprit olympique naissant. Pour savourer pleinement les bénéfices de Vancouver 2010, il fallait pouvoir laisser le citoyen se concentrer pleinement sur les Jeux.<br /><br />Les règles parlementaires permettent de proroger la Chambre. Stephen Harper n’a rien fait qui ne soit permis, si ce n’est d’oublier qu’il dirige un gouvernement minoritaire et qu’il est responsable du climat qui règne au parlement. Il a aussi laissé de côté des objectifs qui l’animaient à son entrée en politique. Il militait en effet pour une réforme des institutions afin de décentraliser le pouvoir du bureau du premier ministre. La loi sur les élections à date fixe devait d’ailleurs être un premier pas dans cette direction. <br /><br />Et puis après. Quelles seront les conséquences de cette décision? Le calcul est probablement que le discours du trône et le budget feront oublier en mars la fermeture de la Chambre. Là-dessus, il y a fort à parier. Surtout que Michael Ignatieff ne semble pas plus en faveur d’une élection que l’électorat.<br /><br />Entre-temps, le premier ministre procédera à de nouvelles nominations au Sénat; de quoi assurer un nombre plus important de sénateurs conservateurs que libéraux…
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/416557</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/416557</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[2010 : année de choix?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’année de tous les choix. Telle devrait être 2010, si on en croit les économistes chargés d’écrire le rapport Le Québec face à ses défis, commandé par le ministre des Finances, dans le cadre de la consultation pré-budgétaire. Premier de trois rapports, ce document en arrive à un constat inquiétant, mais pas nouveau : le Québec vit au-dessus de ses moyens.<br /><br />Le panier de services est 26 % plus étoffé que celui de l’Ontario, alors que notre PIB est de 14 % inférieur. Il est vrai que la comparaison avec l’Ontario peut déranger. Cela dit, les chiffres nous indiquent qu’il y a un possible débalancement. Là ne s’arrête pas le bilan. Il faut ajouter que le Québec a une dette de 150 G$, la plus importante au Canada. Une dette n’est pas nécessairement un handicap. C’est vrai. Ce qui fait mal, c’est que la dette du Québec est aux deux tiers mauvaise. Ce qui veut dire que c’est une dette qui a été accumulée pour des dépenses courantes, des dépenses d’épicerie plutôt que des dépenses d’infrastructures. <br /><br />Certains vous diront que ce n’est pas grave. On peut augmenter les taxes et les impôts, et le tour est joué. Malheureusement, la solution magique ne fonctionne pas dans ce cas-ci. Le niveau de taxation, pour que la province demeure compétitive afin d’attirer les investisseurs et retenir les travailleurs, est déjà à son maximum. Il est l’un des plus importants en Amérique du Nord. Il est évident que si on se compare à l’Europe, il en va tout autrement. On vit en Amérique du Nord. Nos voisins sont le Vermont, l’Ontario et l’État de New York, pas l’Italie, la Norvège ou l’Allemagne.  <br /><br />Il est vrai que les économistes qui dressent ce portrait sont à peu de chose près de la même école, avec chacun leur couleur et leur nuance. Il n’en demeure pas moins que les faits sont là, noir sur blanc : le Québec n’a pas pour l’instant, les moyens de ses ambitions. <br /> <br />La table est mise pour la discussion tant redoutée par les Québécois. Vous savez, la discussion de famille qu’on reporte toujours à plus tard tant elle est inquiétante. S’asseoir ensemble pour se dire nos quatre vérités, c’est rarement l’exercice le plus agréable.  <br /><br />On peut voir ce bilan comme alarmiste et fermer les yeux. Ou encore, on peut se lancer dans la discussion et tenter d’agir pour trouver des solutions en phase avec les valeurs québécoises. Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Bien au contraire, plus on retarde la discussion, plus les choix seront difficiles.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/400714</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 01:53:01 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/400714</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Des petits gestes]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La neige nous rappelle que le temps des Fêtes approche. Pour plusieurs, cela rime avec course aux cadeaux. C’est aussi l’occasion de partager avec ceux et celles qui n’ont pas cette possibilité et de faire un petit extra. Comme le dit le thème de la Guignolée des médias, qui avait lieu hier : «Si vous pouvez, donnez.» Il y a des tonnes d’initiatives qui nous aident à donner facilement. Il y a des guignolées locales qui viennent à la maison, des chaînes d’alimentation qui nous permettent d’acheter quelques produits de plus et de les déposer dans une boîte sur place.<br /><br />La pauvreté n’a pas eu de répit. Les visites dans les banques alimentaires ont augmenté partout au Canada. La crise a forcé près de 800 000 Canadiens à visiter les banques alimentaires, une hausse de 18 % par rapport à 2008. Dans le Bilan-faim 2009, on apprend que 20 % des gens qui visitent les banques alimentaires déclarent avoir eu un salaire d’un emploi courant ou récent. <br /><br />Au printemps 2002, j’ai fait partie des 125 députés qui ont voté pour la loi 112. Un projet ambitieux qui mettait la table afin d’atteindre un Québec sans pauvreté. Malgré l’enthousiasme du moment, mes illusions étaient limitées. J’étais consciente que le parlement canadien avait adopté une loi similaire en 1989. Elle avait pour but de réduire de moitié la pauvreté chez les enfants. Treize ans plus tard, le bilan était bien mince, pour ne pas dire désolant.<br /><br />Il n’y a pas de solution miracle. Certains gestes structurants permettent des avancées, mais l’équilibre est fragile. La capacité de créer de la richesse y est pour beaucoup. La conjoncture économique peut rapidement faire basculer la situation. C’est ce qui est arrivé en 2009. <br /><br />La pauvreté existe toute l’année, il n’y a rien de plus vrai. Si la période des Fêtes est un moment pour nous sensibiliser, rien ne nous empêche d’adopter des habitudes. Il est tellement simple de faire de petits gestes qui s’additionnent. Il faut regarder le chemin parcouru et se dire que nous aussi nous pouvons contribuer. Ce sont les petits gestes qui font la différence.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/394396</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 11 Dec 2009 01:53:01 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/394396</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Vingt ans]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Je me souviens du 6 décembre 1989, de la tragédie de la Polytechnique. J’atterrissais à Mirabel en fin de journée. Fraîchement entrée sur le marché du travail, diplôme en main, j’avais décidé de prendre des vacances. En touchant le sol à Mirabel, j’étais loin de penser que mes certitudes allaient être bousculées.<br /><br />À peine sortie de l’université, je croyais que tout était possible. L’avenir devait être aussi ouvert pour moi que pour n’importe quel gars avec qui j’avais partagé les bancs de l’école. D’autres femmes étaient passées avant nous. Elles avaient défoncé les portes. Il ne restait plus maintenant qu’à donner le meilleur de nous-mêmes pour assurer la pérennité de leur héritage.<br /><br />Le 6 décembre 1989, j’ai compris que tout n’était pas aussi simple. Quatorze filles, qui auraient pu être mes amies, sont tombées sous les balles de Marc Lépine. Elles étaient le symbole de l’époque. Jeunes, étudiantes en sciences, elles représentaient le changement qui prenait racine. <br /><br />Après la rumeur, la nouvelle s’est  rapidement répandue. Touché, choqué, révolté, le Québec s’est serré les coudes. Il a pleuré ses filles. Puis, mené par Heidi Rathjen, il s’est mobilisé et a milité pour l’adoption de la Loi sur le contrôle des armes à feu. Six ans plus tard, l’État a donné à cette tragédie inexplicable un repère, le registre des armes à feu.<br /><br />Il n’est pas surprenant que ce registre garde pour nous une signification particulière. Toutefois, avec le temps qui passe, on se rend compte de l’utilité, mais aussi des limites d’un tel outil. La tuerie de Dawson a d’ailleurs été un rappel brutal qu’il n’y a pas de solution miracle.<br /><br />Le temps n’efface pas les cicatrices. Il donne au moins du recul. Aujourd’hui, je comprends bien que derrière le geste de Marc Lépine, il y avait non seulement la misogynie et les armes en cause, mais que la détresse mentale a été un élément clé. <br /><br />Vingt ans déjà, le temps passe rapidement. Il laisse aussi des traces. Si la date du 6 décembre demeure encore bien présente, c’est parce que, comme société, nous savons que rien n’est acquis. Il faut continuer d’être vigilant. Le contrôle des armes, la violence faite aux femmes et la santé mentale sont des enjeux sur lesquels nous devons continuer de plancher. C’est aussi ça, notre devoir de mémoire.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/387614</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 04 Dec 2009 08:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/387614</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Excusez-moi]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Excusez-moi, j’ai l’impression de radoter. Encore une fois, je vais écrire sur le sujet de la construction. Même si je crois avoir été claire au cours des dernières semaines, il est important de garder les yeux sur la balle. Sinon, la nécessité d’une enquête publique tombera dans l’oubli et le gouvernement aura gain de cause et n’en fera qu’à sa tête.<br /><br />Comme le syndicat des policiers de la Sureté du Québec, comme les procureurs de la Couronne, comme la CSN et comme une très vaste proportion des citoyens du Québec, je crois qu’il est indispensable qu’il y ait une commission d’enquête publique afin de faire la lumière sur l’attribution des contrats d’infrastructures, les façons de faire dans le secteur de la construction et les possibles liens avec le financement des partis politiques. Trop de dommages ont été faits. Le lien de confiance a été brisé à trop de niveaux. <br /><br />Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, dit que l’on doit procéder dans l’ordre. C’est justement ce que veulent les citoyens. Ils veulent que l’on dégage une compréhension sur le système avant de procéder à l’adoption de mesures ici et là. <br /><br />Les projets de loi pleuvent à l’Assemblée nationale. Chaque nouvelle allégation est une motivation de plus pour ajouter au menu législatif. Difficile d’être contre la vertu. Toutefois, une question se pose : est-ce que davantage de règles changeront la nature du problème? Le rapport du vérificateur général nous apprend que le ministère des Transports a contourné ses propres règles.  <br /><br />Il y a un malaise. On a l’impression que le gouvernement est en train de créer un écran de fumée qui empêche de voir l’ensemble du portrait. L’action du gouvernement devrait satisfaire. On n’a pas besoin d’en savoir plus, semble dire le premier ministre. Je serais la première à dire que ce serait la bonne chose à faire, si on avait un portrait juste pour guider l’action.<br /><br />Il importe, bien évidemment, de circonscrire le mandat et de confier les rênes d’une telle opération à des gens qui sauront encadrer l’opération. À force de s’isoler et de refuser une commission d’enquête, le gouvernement Charest donne de plus en plus l’impression qu’il a quelque chose à cacher.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/380842</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 00:52:37 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/380842</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Vingt ans : une confiance qui grandit]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Pour célébrer les 20 ans de la convention des droits de l’enfant de l’ONU, j’ai demandé à mon fils de partager avec moi cette chronique d’opinion.<br /><br />Marie : Quand je suis née, le droit de l’enfant n’avait pas la même signification qu’aujourd’hui. J’ai quand même bien grandi. Sûrement parce que j’étais bien entourée et que je vivais dans une société qui avait fait ses apprentissages. Les enfants devaient aller à l’école jusqu’à 16 ans et n’avaient pas le droit de travailler. Certes, tous les enfants ne bénéficiaient pas de la même chance. Il y a eu des avancées, mais des disparités importantes demeurent, même ici. <br /><br />Samuel : De mon point de vue d’adolescent, il m’apparaît irréaliste de dire que cette convention des droits est appliquée de par le monde. Mes enseignants m’ont déjà présenté, il y a quelques années, des vidéos troublantes sur des enfants qui ne se nourrissent que de colle pour leurs repas primaires, qui logent dans des trous avec leurs chèvres et biens d’autres violations bien pires. <br /><br />Marie : Vingt ans plus tard, seuls la Somalie, qui ne peut signer aucun traité de l’ONU, et les États-Unis n’ont pas ratifié la convention des droits de l’enfant! Pourtant, l’Oncle Sam offre généralement une qualité de vie à sa relève, ce que plusieurs pays signataires sont incapables de faire. Tiens, je me demande pourquoi Barack Obama n’a pas encore réfléchi à l’idée de corriger cette situation. Il s’agit là d’un projet à la sauce «yes we can» pour tous les jeunes citoyens assoiffés de nouvelles visions… <br /><br />Samuel : En effet, je considère essentiel qu’une nation élève les droits des jeunes au niveau des priorités. L’écrivaine brésilienne Lya Luft a écrit que «l’enfance est le sol sur lequel les hommes marchent». Elle a bien raison. Qui décidera si nous formerons un jour une Terre plus juste qui priorisera les ponts entre les nations et l’écologie? La réponse, on la trouve dans nos garderies ainsi que dans nos écoles. Il s’agit de la responsabilité de tous de donner des droits aux enfants pour leur donner un avenir reposant sur des fondations solides.  <br /><br />Marie : Il s’en est passé des choses depuis 20 ans. Il y a eu des avancées, mais il reste du chemin à faire, même au Canada. En 1989, une Chambre des communes à Ottawa adoptait à l’unanimité la résolution, celle de «s’employer à réaliser l’objectif d’éliminer la pauvreté chez les enfants au Canada d’ici l’an 2000». On est encore loin du compte. Il faut continuer à y travailler ensemble!
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/374628</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 20 Nov 2009 00:52:37 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire et son fils Samuel, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/374628</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[L’audace de penser autrement]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’était à prévoir : le Bureau d’audience publique en environ-­nement (BAPE) renvoie le ministère des Transports à ses devoirs. Le projet de l’échangeur Turcot doit être revu. Une infrastructure d’il y a 40 ans ne pourra répondre aux besoins de la population dans 10, 20 et 30 ans. Pour un projet de cette envergure, une vision d’avenir est essentielle. Le copier-coller ne peut fonctionner.<br /><br />C’est pourtant ce que le ministère avait en tête ou presque. Rénover en quelque sorte plutôt que repenser. Que ce soit sur le plan de la planification du transport ou de l’intégration au paysage urbain, les créateurs de ce projet majeur doivent avoir l’audace de nous projeter en avant tout en restant pragmatiques. <br /> <br />Le monde a changé et ce n’est pas fini, comme le dit la chanson. Les comportements en matière de déplacement sont à un tournant. L’auto solo est de moins en moins une option pour qui a une vision de développement durable et pour qui souhaitent améliorer sa qualité de vie.  <br /><br />Des projets qui faisaient l’envie il y a peu de temps sont aujourd’hui dépassés. On n’a qu’à penser au projet Big Dig à Boston. Cette autoroute autrefois surélevée à deux étages est aujourd’hui enfouie. Quinze milliards plus tard, ce projet a certes mis en valeur un quartier, mais n’a pas résolu le problème de la circulation routière. Si c’était à refaire… les instigateurs n’hésiteraient pas à investir massivement dans les transports en commun.  <br /> <br />Le projet, qui avait été développé en vase clos, devra s’intégrer dans un plan global. Montréal réclame, à juste titre que le complexe Turcot s’inscrive dans un réseau régional de voies réservées au transport collectif.     <br /><br />Le BAPE renvoie le ministère des Transports à la planche à dessin. La planification du projet devra se faire en concertation avec les intervenants du milieu et la Ville. Elle devra aussi respecter une véritable intégration au paysage urbain.   <br /> <br />Le BAPE se fait beaucoup plus timide sur le plan de la planification du transport urbain, alors qu’il aurait justement dû insister sur ce point. Avec plus de 300 000 véhicules qui transitent chaque jour sur l’échangeur Turcot, il faut avoir l’audace de penser autrement.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/368071</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 00:52:37 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/368071</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Plus qu’un coup de plumeau]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les allégations des dernières semaines ont démontré que le système est brisé. Le financement des partis politiques, l'attribution des grands contrats, la collusion dans le secteur de la construction et la présence du crime organisé représentent autant de pièces d’un baril de singes qu’il faut démêler. <br /><br />Un peu de pouish-pouish par-ci, un coup de plumeau par-là, le gouvernement tente désespérément de faire disparaître les mauvaises odeurs qui ont envahi la période électorale qui vient de se terminer. Ce n’est pas parce que le gouvernement saupoudre des mesures ici et là que la population va retrouver confiance en ses institutions. La participation au dernier scrutin nous laisse croire que le cynisme et le ras-le-bol se sont bel et bien installés. Un petit époussetage ne changera pas la situation.   Toutes ces mesures ne sont pas mauvaises en soi. On ne peut pas être contre la vertu. Ce sont toutefois des réponses à la pièce à un problème global. Une commission d'enquête est plus que jamais nécessaire pour avoir le portrait d’ensemble.<br /><br />L’escouade Marteau, de laquelle le ministre de la Sécurité publique a exclu on ne sait pourquoi le Service de police de la Ville de Montréal, fera des enquêtes. Le ministre des Affaires municipales reverra le processus d’attribution des grands contrats. La présidente du Conseil du trésor fera de la prévention, que dire de plus. Le Directeur général des élections proposera une nouvelle formule pour le financement des partis politiques avec l’aide d’un jury citoyen. Sans compter le maire de Montréal qui y va de ses propres solutions.  <br /><br />Ces différentes annonces démontrent qu’il y a bel et bien des choses à faire. C’est l’ordre dans lequel on les fait qui ne fonctionne pas. Il n’y a pas de plan d’ensemble et surtout, il n’y a pas de diagnostic de la situation. Le gouvernement Charest pense que le journalisme d’enquête des différents médias a mis à jour tout ce qu’il fallait savoir. On ne pourra empêcher la population de croire qu’il y a plus. <br /><br />C’est le rôle des élus de ramener la confiance. Avec ses mesures éparses, le gouvernement donne un coup de plumeau plutôt que de faire le grand ménage. Ce n’est pas suffisant. Il doit déclencher une véritable commission d’enquête publique.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/361694</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 06 Nov 2009 00:52:37 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/361694</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Fâchée ou pas, j’y vais!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Dans moins de 48 heures, nous choisirons nos élus municipaux. Dimanche, c’est le grand jour. Il y aura des élections dans plus de 1 000 municipalités au Québec, et Montréal sera au centre de ce grand exercice démocratique. Dans la métropole du Québec, celui où celle qui sera appelé à diriger Montréal aura tout un défi.<br /><br />Comme citoyen, on a toutes les raisons d’être fâché. Les allégations de corruption qui pleuvent, le refus du gouvernement de demander une enquête publique, les candidats qui se dérobent, rien ne semble nous mettre dans une humeur pour poser un geste positif. Comme citoyen, on <br />a plutôt envie de se cacher sous notre lit et d’attendre que ça passe. <br /><br />Il u en aura d’ailleurs plusieurs pour se trouver une excuse pour ne pas voter. Pour l’un, il fera trop beau. Pour l’autre, il ne fera pas assez beau. Pourtant, bouder n’est pas une option. Ceux qui croient qu’aller voter ne change rien se trompent. C’est trop facile de s’abstenir. <br /><br />Ce n’est pas en abdiquant son droit qu’on modifie le cours des choses. Au contraire, il faut se mobiliser. C’est une façon de dire aux élus qu’ils sont sous surveillance. Cela envoie un message clair aux politiciens : on ne regarde pas de l’autre côté, on a les yeux rivés sur la balle, sur le comportement des élus. <br /><br />À l’inverse, le désengagement et le cynisme ne nourriront pas le changement et l’imputabilité. Encore moins l’espoir. On l’entend fréquemment : ils et elles sont tous pareils. Est-ce vraiment le cas? Dans votre quartier, au-delà des partis, il y a pourtant bien une personne que vous avez croisée durant cette campagne qui a posé sa candidature pour faire une différence… <br /><br />On peut rester chez soi et blâmer les autres. On peut voter et se donner le droit de chialer et de demander des comptes. La démocratie d’une société ou d’une ville n’est que le reflet de sa vitalité. Puisqu’il est vrai que l’on a les élus qu’on mérite, fachée ou pas, j’aurai au moins exercé mon droit de vote!<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/354758</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 30 Oct 2009 03:29:53 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/354758</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Gilles Taillon, le sauveur?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La page est maintenant tournée. L’ADQ a un nouveau chef. Avec à peine deux voix d’avance sur son adversaire Éric Caire, Gilles Taillon est maintenant aux commandes. Le défi est de taille. Avec un taux de participation anémique, l’ADQ doit, comme son chef, se refaire une santé.<br /><br />Le nouveau chef ne bénéficie pas de l’élan qui caractérise habituellement une campagne à la chefferie. La lune de miel a été éclipsée par une campagne où les cafouillages ont occupé l’avant-scène. Le contenu a laissé place à une confusion et à des échanges peu édifiants. Cela est d’ailleurs plutôt particulier pour un parti qui a fait sa marque grâce à l’audace de ses propositions.<br /><br />D’accord ou pas avec ses idées, on peut dire que, depuis sa fondation, l’Action démocratique du Québec a dérangé. Mario Dumont, qui en a été le visage pendant toutes ces années, a fait sa marque. Il a brossé, souvent crument, les défis du Québec. Il a mis sur la table des propositions qui brassaient. Loin des positions de statu quo, il en a fait un parti autonomiste. Un concept qui se déclinait dans les différentes sphères d’action de l’État. La plateforme de l’ADQ présentait un modèle de responsabilités partagées entre l’État, la communauté, l’entreprise et le citoyen. <br /><br />Longtemps un vent frais dans le paysage politique québécois, l’ADQ est aujourd’hui à un carrefour . Le chef qui a été choisi a du pain sur la planche. Il est certain que Gilles Taillon doit s’assurer de faire l’unité et de bâtir les bases d’une organisation solide. Au-delà des considérations internes, il doit mettre à l’avant-plan des propositions qui contribueront à tisser le lien de confiance avec la population. <br /><br />Certes, les militants de l’ADQ auraient pu attendre pour lancer la course. Avec un gouvernement majoritaire en place, il n’y avait pas d’urgence. L’organisation aurait pu profiter de plus de temps pour peaufiner la mise en œuvre de ce scrutin. Qu’à cela ne tienne, les militants doivent assumer leur choix, et Gilles Taillon doit se mettre à la tâche.  Il n’y a pas de sauveur en politique. Seuls l’audace et le travail permettront une véritable relance de l’ADQ.<br /><br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/348021</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 03:29:53 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/348021</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Perdre le nord]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Révélation de la semaine : le gouvernement Charest n’a jamais eu de Plan Nord. Au-delà des quelques communiqués de presse et des présentations multimédias, le plan de développement du Nord québécois n’est ni plus ni moins qu’une vision.<br /><br />Avant les dernières élections, on avait d’abord reproché à Jean Charest d’en faire l’annonce devant une assemblée partisane. Une initiative d’une telle envergure méritait qu’on en fasse un projet rassembleur. Qu’à cela ne tienne, il valait la peine qu’on s’y attarde. On apprend maintenant que ce spectacle ne s’appuyait sur rien.<br /><br />Il aura fallu l’insistance de Sylvain Gaudreau, porte-parole de l’opposition, pour qu’on réalise aujourd’hui que tout cela n’était qu’une étiquette sur une boîte vide. Il y avait bien une ministre responsable, mais de quoi au juste? Elle devait diriger une grande consultation devant permettre de donner naissance au plan. Voilà que même ce projet prend l’eau. En pas moins de quarante-huit heures, le Sommet du Nord s’est transformé en une série de tables de travail.<br /><br />La déception est grande. Autant de cafouillage pour ce qui doit être le fer de lance de l’avenir économique du Québec est impensable. Le Québec, chef de file mondial de l’énergie propre, nous avait dit Jean Charest. Il y avait de quoi rêver. Un beau rêve qui se solde par une désillusion. Comment croire que le gouvernement actuel pourra mener à bien un tel projet s’il n’a même pas un document pour guider sa réflexion <br /><br />L’économie québécoise a pourtant bien besoin d’un nouveau tremplin pour se projeter dans l’avenir. Le développement durable du riche territoire du Nord devait contribuer à faire du Québec un endroit plus prospère. On nous avait également assurés que cela se concrétiserait en harmonie avec les populations qui vivent déjà sur ce territoire. <br /><br />À grands cris, il y a moins d’un an, Jean Charest demandait d’avoir les deux mains sur le volant. Les élections passées, il semble que le développement d’un Plan Nord demande maintenant trop d’efforts. Après avoir gaspillé autant de temps, Jean Charest doit se remettre au travail, sinon on finira par conclure que son gouvernement a réellement perdu le nord.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/341676</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 16 Oct 2009 03:29:53 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/341676</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[C’est reparti]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Ceux qui croyaient que la Commission Bouchard-Taylor avait mis le couvercle sur la question des accommodements raisonnables seront déçus. Bien malgré lui, le gouvernement Charest vient de relancer le débat du «vivre ensemble» comme le dit sa ministre Yolande James. C’était pourtant prévisible! En mettant le rapport Bouchard-Taylor sur la tablette, Jean Charest avait remis à plus tard ce qui aurait pu être fait plus tôt.<br /><br />Les quelques décisions de la Commission des droits de la personne et le projet de loi 16, favorisant l’action de l’administration à l’égard de la diversité culturelle, suggèrent que l’essentiel n’a pas été réglé. On apprend maintenant que, pour des motifs religieux, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) accommodera les gens qui désirent passer leur examen de conduite avec une personne du même sexe.  <br /><br />Or, le «vivre ensemble» cela se bâtit dans le respect mutuel. Plusieurs nouveaux arrivants disent qu’ils ne désirent pas de traitements spéciaux. D’ailleurs, l’intégration passe rarement par les exceptions religieuses. Ceux qui choisissent le Québec doivent y trouver une terre accueillante qui a un message clair et des valeurs bien établies, dont celle de l’égalité entre les hommes et les femmes. <br /><br />Aller au fond de la question aurait supposé plus que des discours. Le fait de décréter que le Québec est un État laïque et français où prime l’égalité hommes-femmes n’en fait pas une réalité. Le premier ministre Charest sait que c’est un texte de loi qui indique la voie aux tribunaux. Les élus votent les lois, les tribunaux les appliquent. En l’absence de lignes directrices claires, les juristes décident et développent des précédents qui deviennent la norme.  <br /><br />Ce n’est pas une tempête dans un verre d’eau, comme le dit Jean Charest. On parle ici d’un enjeu fondamental, soit des valeurs qui régissent une société et des règles qui encadrent sa capacité d’accueillir les autres tout en se respectant. Ce n’est pas en diminuant l’importance de cet enjeu que l’on avancera comme société. <br /><br />À voir la vitesse à laquelle le débat s’enflamme de nouveau, tout indique que la Commission Bouchard-Taylor n’aura été qu’un exutoire temporaire. Il appartient au gouvernement de poser des gestes concrets.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/335238</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 23:01:32 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/335238</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[C’est maintenant!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les rumeurs courent. Les citoyens sont en colère. Le gouvernement évoque la hausse de tarifs, dont ceux de l’électricité, pour pallier le manque à gagner afin de boucler le budget du Québec. Il fallait pourtant s’y attendre. En fait, on aurait pu souhaiter que ce débat soit initié plus tôt. On ne serait sans doute pas dans cette situation si, collectivement, nous avions accepté de voir la <br />réalité en face.<br /><br />Le Québec est dans une situation précaire. Nous n’avons pas profité de la longue période de prospérité pour dégager une marge de manœuvre et ramener la dette du Québec à un niveau acceptable. Les chiffres en disent long. Le seul remboursement des intérêts représente le troisième poste en importance du budget québécois. Si le portefeuille que gèrent les ministres représente l’importance qu’ils occupent dans le cabinet, un ministre de la dette serait le numéro 3, après les ministres de la Santé et de l’Éducation. C’est tout dire.<br /><br />Il est vrai que les Québécois ont déjà donné. On croyait que la grande corvée organisée par le gouvernement Bouchard allait remettre les finances publiques sur les rails. L’effort, bien que louable, n’a pas donné les résultats prévus. Le déficit zéro n’a pas empêché la dette d’augmenter. On comprend que le scepticisme et la colère soient élevés. Mario Dumont, François Legault, les lucides et Monique Jérôme Forget, pour ne nommer que ceux-là, ont bien tenté de tirer la sonnette d’alarme…<br /><br />Pour susciter l’adhésion de la population, le gouvernement doit cesser de laisser courir les rumeurs. Il doit proposer un plan complet. Les citoyens doivent avoir un portrait fidèle de la situation. Il importe aussi de mieux comprendre comment les hausses de tarifs, les augmentations de taxes ou d’impôts, la révision des services publics pourront permettre d’assurer que les sacrifices nous mèneront à destination. Bref, il faut que l’on soit à même d’évaluer les différents scénarios qui s’offrent à nous.<br /><br />En matière de finances publiques, le Québec a pris la mauvaise habitude de pelleter par en avant. C’est maintenant que la réalité nous rattrape. Si les choix entourant les tarifs sont aujourd’hui plus difficiles, ils demeurent inévitables.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/328086</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[politique, Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 02 Oct 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/328086</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[C’est assez!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’est assez! Ça a assez duré. Il ne se passe pas une journée sans que l’on ait droit à de nouvelles révélations entourant le secteur de la construction et l’attribution de contrats importants. Il devient impossible d’écouter le bulletin télévisé ou de lire les journaux sans que l’on nous fasse comprendre que l’on dépense trop pour ce que l’on a. On le sait pourtant depuis longtemps, il en coûte plus cher au Québec pour construire des routes ou réaliser des projets d’infrastructures. Reste à savoir pourquoi… mais là, est-ce que l’on veut vraiment le savoir?<br /><br />Les grands projets sont au centre des dépenses à tous les paliers de gouvernement. Leviers des plans de relance économique, les sommes investies représentent aussi le rattrapage essentiel assurant la mise à niveau des infrastructures. Toutefois, des allégations sérieuses laissent croire que la corruption est érigée en système. <br /><br />À Montréal, de nouvelles histoires sont publiées chaque jour. Le Québec n’est pas en reste. Un présumé club select de fournisseurs fixerait les prix. Les organisations de motards et le crime organisé feraient la loi sur les chantiers de construction. L’attribution des contrats serait loin de se faire selon les règles de l’art. Il serait temps de comprendre ce qui se passe réellement. Les enquêtes policières permettront sûrement de trouver certains coupables, mais elles n’apporteront pas nécessairement l’éclairage voulu.<br /><br />Après des demandes répétées des deux partis d’opposition, Jacques Dupuis, le ministre de la Sécurité publique, refuse de donner suite à leur requête et de mettre sur pied une commission d’enquête publique. Pourtant, cette mesure a fait école et donné des résultats. À la suite d’actes de violence sur le chantier du barrage à la Baie-James en 1974, on a créé une commission qui a eu le mandat d’enquêter sur les pratiques syndicales dans l’industrie de la construction. Deux ans plus tôt, la CECO (Commission d’enquête sur le crime organisé) avait permis de réduire la corruption en enquêtant sur les activités du crime organisé.<br /><br />Il est temps de remettre les pendules à l’heure. Il faut faire la lumière sur l’attribution des contrats publics et identifier les maillons faibles afin de remédier à la situation et d’encadrer les pratiques. C’est un passage essentiel pour retrouver, un tant soit peu, confiance dans le processus.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/321187</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[politique, Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 25 Sep 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/321187</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La valse hésitante]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[À Ottawa, les jours se suivent et deviennent de plus en plus imprévisibles. Même les plus aguerris ne parviennent plus à dire de quoi sera fait le lendemain. Au début de la semaine, on parlait avec certitude de la tenue d’élections à l’automne. Aujourd’hui, ce scénario est de moins en moins certain. Bref, les psychodrames sont devenus la norme à Ottawa.<br /><br />L’épée de Damoclès qui se trouve perpétuellement au-dessus de la tête de Stephen Harper ne semble pas le déconcentrer. Cela semble au contraire le stimuler. Il rencontre Barack Obama, discute du Buy American Act, de l’Afghanistan et des vols nolisés de la LNH. Il prépare son intervention au G20 pendant que ses ministres annoncent des intentions de projets de loi. Ces derniers, comme des bouées lancées à la mer, permettent aux partis d’oppositions de s’accrocher.  <br /><br />La chaise musicale des dernières semainesà propos de qui ferait tomber le gouvernement s’est transformée en qui le sauvera. Les chefs de parti tentent de trouver la cohérence là ou ils le peuvent. Il faut croire que c’est le lot des gouvernements minoritaires. <br /><br />Les libéraux qui ont voté en faveur du budget voteront contre le projet qui mettra certaines de ses mesures en vigueur. À l’inverse, le NPD et le Bloc, qui avaient voté contre le budget, l’appuieront.<br /><br />La cohérence de Gilles Duceppe s’explique par le fait qu’il a toujours dit vouloir étudier les choses au cas par cas. L’explication est d’autant plus plausible qu’on ne peut l’accuser d’user de stratégies politiques. Dans les faits, les sondages lui donnent l’avantage au Québec. Il n’a donc rien à craindre d’une élection cet automne. <br /><br />Aux prises avec des sondages défavorables, la situation est tout autre pour le NPD. Jack Layton s’accroche à la réforme de l’assurance-emploi du mieux qu’il peut. Le fil conducteur de ses demandes est d’autant plus ténu qu’il semble vouloir éviter les élections à tout prix. Pendant ce temps, la frustration est palpable du côté libéral. Denis Coderre multiplie d’ailleurs les grossièretés depuis quelques jours. Ils reviendront à la charge pour faire tomber le gouvernement dans les prochaines semaines.<br /><br />Au bout du compte, les citoyens qui désiraient voir le parlement fonctionner et les élections être retardées ont de quoi se réjouir. De mesure en mesure, le parlement fonctionne. De valse en valse, cela demeure toutefois de la gestion à la petite semaine.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/314195</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[politique, Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 18 Sep 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/314195</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Autre temps, autres mœurs]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’éthique fait une victime au Québec. David Whissell a finalement cédé. Il a choisi de démissionner du Conseil des ministres après avoir été au centre d’une controverse entourant l’attribution de contrats d’asphaltage, sans appel d’offres en plus, à son entreprise familiale. <br /><br />Avant de lui lancer la pierre, il faut cependant se rappeler que c’est Jean Charest qui l’a mis dans l’eau chaude. L’ancien ministre du Travail avait respecté les règles que le premier ministre avait édictées. Il avait placé ses actions de ABC Rive-Nord, une entreprise de pavage, dans une fiducie sans droit de regard. <br /><br />En permettant à ses ministres d’avoir des intérêts dans des entreprises privées pouvant faire affaire avec le gouvernement, Jean Charest a conduit le ministre à sa perte. Même en se soumettant aux règles, M.Whissell a prêté flan à la perception de conflit d’intérêts. Et, comme on le sait, en politique, la perception, c’est la réalité. Il a dû faire un choix. On peut comprendre que l’ancien ministre du Travail ait choisi de conserver sa participation dans l’entreprise, qu’il qualifie de patrimoine familial. <br /><br />En modifiant les règles éthiques en mars dernier, Jean Charest laissait pourtant entendre qu’il fallait adapter les règles aux cas particuliers. Pourtant, si on se fie au gros bon sens, il est clair que ce sont les gens qui doivent s’adapter aux règles et non l’inverse. Le ministre Pierre Arcand a vu venir. En juin dernier, il a vendu ses actions d’une entreprise qui faisait affaire avec le gouvernement.<br /><br />Les 50 ans du décès de Maurice Duplessis nous ont rappelé à quel point les mœurs politiques ont évolué. Toute­fois, le lien de confiance qui unit la population à ses élus est fragile. Simplement, la population souhaite que les règles assurent un encadrement nécessaire pour prémunir l’humain contre lui-même. M. Charest a compris, mais un peu tard, qu’il ne peut y avoir aucune perception possible de conflits d’intérêts. Sans doute il a aussi compris qu’il amorcera la prochaine rentrée parlementaire sur la défensive. <br /><br />La réforme du code d’éthique sera au menu de l’automne. Verrons-nous la nomination d’un commissaire à l’éthi­que? Souhaitons-le. Il permettrait d’avoir une plus grande distance et éviterait des modifications au cas par cas. Ce serait son mandat de revoir les règles et de proposer une feuille de route qui puisse être entérinée unanimement à l’Assemblée nationale et de veiller à son application.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/307601</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[politique, Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 11 Sep 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/307601</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Chaise musicale électorale]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas. Il y a quelques jours à peine, Michael Ignatieff portait le sort du gouvernement sur ses épaules. Un caucus libéral plus tard, le fardeau appartenait à Jack Layton, qui s’est empressé de relayer le poids à Stephen Harper. On assiste à un véritable jeu de chaise musicale à Ottawa, où les partis tentent de faire porter à l’autre le fardeau de faire fonctionner le gouvernement minoritaire.<br /><br />Cette semaine, le chef du Parti libéral a enfin mis les choses au clair : il n’appuiera plus le gouvernement. Malgré les affirmations de son chef, Thomas Mulcair a pris la balle au bond. Il s’est dit prêt à discuter pour éviter la tenue d’une élection jugée non nécessaire.  <br /><br />Il ne faut pas se surprendre de cette initiative. Le parti le moins prêt à retourner aux urnes est sûrement celui de Jack Layton. Malgré le ton conciliant de ce dernier, il serait pourtant surprenant de voir une alliance NPD-Conservateur. Sur le spectre de la pensée politique, il ne peut pas y avoir de visions plus opposées à Ottawa. <br /><br />Le chef libéral a laissé entrevoir les enjeux qu’il souhaite prioriser. Copiant le thème de la campagne de Barak Obama, M.Ignatieff a bien martelé un We can do better. Il faut faire mieux. S’il est souhaitable que nos élus aspirent à mieux, rien dans son discours n’a semblé renouveler le genre. Il est qui il est. Son ton et son approche sont maintenant connus et il n’y aura pas de surprise une fois la campagne déclenchée. <br /><br />Dans ce nouvel épisode de la politique canadienne, ce qui déçoit, c’est de voir les formations politiques jouer aux échecs. Les électeurs ne sont pas dupes des beaux discours, alors que la stratégie prend le pas sur le contenu. Alors que l’économie commence à prendre du mieux, la plus belle promesse qui pourrait venir serait de faire fonctionner le parlement. Cela implique qu’il faut travailler avec les partis d’opposition pour bâtir la meilleure gouvernance qui soit, et ce, pour l’ensemble des citoyens.  <br /><br />Est-ce idéaliste? C’est le message que tentent pourtant d’envoyer les électeurs depuis déjà quatre élections. Il serait temps que quelqu’un comprenne.
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/301549</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 04 Sep 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/301549</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Des raisons pour y aller?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La question de la rentrée parlementaire à Ottawa est sur toutes les lèvres : Y aura-t-il des élections à l’automne? Les paris sont ouverts, alors que Stephen Harper a entrepris de rencontrer les chefs de l’opposition en début de semaine. Seul Michael Ignatieff semble savoir ce qui arrivera d’ici le moment où son parti pourra déposer une motion à la Chambre des communes pour renverser le gouvernement. Pourtant, le sait-il vraiment? <br /><br />La popularité dont il bénéficiait au printemps dernier s’est évaporée. Les chiffres publiés cet été et encore cette semaine n’augurent rien qui vaille pour le chef libéral. Sondage après sondage, la tendance observée est pour le moins inquiétante pour sa formation politique. Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa lune de miel avec l’électorat s’est estompée. Pire encore, il n’a pas réussi à se définir, et les citoyens ne savent toujours pas ce qu’il a dans le ventre.<br /><br />Les indicateurs économiques montrent que la situation s’améliore. Les chiffres sur le déficit récemment publiés tendent à confirmer les prévisions du ministre Flaherty. Tout cela est fragile, mais pour l’instant rien n’indique que la prévision d’un cycle en W (un retour à une croissance suivi par une nouvelle croissance négative) soit sur le point de se matérialiser. C’est justement l’argument que feront valoir les conservateurs d’ici la rentrée parlementaire pour convaincre l’opinion publique qu’il ne faut pas déclencher des élections alors que la reprise s’amorce.<br /><br />Chose certaine, si M. Ignatieff veut y aller, il devra trouver la ou les raisons pour motiver son choix. L’oppor­tunisme politique ne sera pas suffisant. Il est vrai que bien des électeurs tendent à avoir la mémoire courte. Une fois la course amorcée, le débat prend une autre dimension. On n’a qu’à penser au dernier scrutin québécois : personne n’en voulait, mais Jean Charest, loin de payer le prix de l’avoir déclenché, a hérité d’un gouvernement majoritaire. <br /><br />Une élection coûte cher, mais la démocratie n’a pas de prix. Ce n’est donc pas un argument. Cela étant dit, si les libéraux décident de défaire le gouvernement, que ce soit pour une raison futile ou fondée, ils devront dire ce qu’ils proposent. Cela demeure encore aujourd’hui leur problème principal. <br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/295091</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 28 Aug 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/295091</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Deux poids, deux mesures]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Sans être étymologiste ou chercher la définition propre dans un dictionnaire, on sait d’instinct qu’une crise naît d’une situation intense. Elle devrait habituellement changer certains comportements afin d’éviter qu’elle ne se répète. C’est du moins ce que l’on pense. Pourtant, il semble que cela ne s’applique pas à tous les humains de la même manière. Que l’on soit financier ou simple consommateur, il y a de toute évidence deux poids, deux mesures.<br /><br />La crise économique semble avoir eu un certain effet sur le comportement des consommateurs. Nous avons appris. Sans avoir renoncé aux vacances, on a modifié les façons de faire afin de s’adapter à la situation. En Gaspésie, tout comme à Menton, petite ville du sud de la France, on remarque que les gens ont dépensé différemment cette année. Les touristes se sont adaptés.<br /><br />Il y a, par ailleurs, de ces gens qui refusent de s’adapter. C’est le cas des dirigeants du secteur financier. Loin d’avoir modifié leur méthode de rémunération, ils en profitent pour retomber dans leurs vieux patterns le premier embelli venu. On se vote des bonis à qui mieux mieux sans égard à la crise mondiale. Que voulez-vous, la mémoire est une faculté qui oublie. Lors du dernier G-20, on avait pourtant conclu qu’il fallait agir. Les dirigeants du secteur financier ne pouvaient à la fois être sauvés par les deniers publics et n’en faire qu’à leur tête. Toutefois, les États ne pouvaient agir seuls. Ces jours-ci, le gouvernement de la France a beau crier et décrier, il ne peut agir seul. L’interdépendance des économies rendrait la chose totalement inutile.<br /><br />Il s’agit d’un autre défi pour Obama qui recevra le cénacle des 20 plus grandes économies à Pittsburgh en septembre. Cette fois, il faudra passer de la parole aux actes. Sinon, il deviendra impossible de réformer le système. Les paroles s’envoleront et les comportements reprendront leur droit comme si rien n’était arrivé. C’est essentiel si l’on veut passer d’une économie de spéculateur à une économie d’entrepreneur comme l’a si bien dit Nicolas Sarkozy. Aux États-Unis, la crise a fait naître deux expressions savoureuses. On dit que Wall Street regroupe les financiers alors que Main Street permet d’identifier les autres contribuables. S’il n’y a pas de concertation internationale, les banquiers de Wall Street n’auront rien appris et les gens <br />de Main Street auront payé la note. <br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/288707</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 21 Aug 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/288707</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[La «crise» des festivals]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le Québec est en déroute. Ce n’est pas à cause de la crise économique, encore moins à cause de celle des isotopes médicaux. Non, c’est le monde des festivals québécois qui s’emballe. L’organisation des Franco­Folies a annoncé unilatéralement que l’événement changerait de date. Depuis, c’est la panique. <br /><br />Il est vrai que Spectra s’y est très mal pris pour faire les choses. Il aurait été normal d’aviser la direction des autres événements afin de tenter de trouver un compromis viable pour chacun. On a agi avec une vision montréalaise et en ne tenant compte que des grands événements. On peut comprendre le besoin de rentabilité de l’événement. Il est toutefois désolant de voir que tout ce qui semble avoir pesé dans la balance, c’est la cohabitation avec le Festival Juste pour rire.<br /><br />Dans ce débat, on retrouve les ingrédients d’une bonne polémique à la québécoise. Il y a la rivalité Québec-Montréal, celle des régions et de la métropole. Même les autochtones s’invitent à la fête. Malheureusement, on semble oublier que l’enjeu est ailleurs.<br /><br />De plus en plus, on doit faire face à une compétition grandissante venant de partout dans le monde. Il n’y a qu’à penser à Toronto, qui investit tant et plus afin de se démarquer à ce niveau. C’est aussi le cas au sud de la frontière et en Europe. On aime dire que le Québec a une longueur d’avance. Il ne faudrait pas la voir fondre pour une chicane de clôture. <br /><br />La «crise des festivals» a pris des proportions qui dépassent l’entendement. Plutôt que de la panique, il est temps de voir du leadership dans ce dossier. Ces événements culturels ont un dénominateur commun : ils dépendent tous, à des degré divers, du financement public. Interpellé à ce sujet, le gouvernement Charest ne peut se défiler.<br /><br />La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, peut agir. Si elle ne doit pas imposer de décision, elle doit mobiliser les intervenants et faire en sorte que le Québec ait une vision de complémentarité. Elle a l’occasion de stimuler la collaboration et d’instaurer un dialogue que l’on veut durable.<br /><br />C’est dans l’adversité qu’on voit les grands. Cette tempête devrait être le moment pour repenser les façons de faire. Pris dans une vision en silo, les festivals pourraient penser à non seulement travailler en complémentarité, mais aussi à se mettre en marché sur des plateformes communes. <br /><br />Le Québec est une terre de festivals. Chacun pourrait tirer profit d’une nouvelle culture de collaboration… surtout la ministre.<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/282510</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 14 Aug 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/282510</guid>
                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Médecins en fuite]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Depuis qu’a été signifié l’entente sur la mobilité de la main-d’œuvre, seulement une trentaine de médecins ontariens sont venus pratiquer au Québec, alors qu’environ 125 médecins québécois ont obtenu un permis de pratique du Collège des médecins de l’Ontario. Faut-il en être surpris?<br /><br />Il fallait s’y attendre. Le gouvernement du Québec a tenu pour acquis que le pouvoir d’attraction agirait comme par magie. Le défi dans une entente comme celle-là est à la fois d’attirer les talents et de les retenir. Or, tant sur le plan salarial que pour les conditions de la pratique médicale, le Québec ne semble pas faire le poids.<br /><br />Le Québec a signé deux ententes sur la mobilité de la main-d’œuvre : l’une avec l’Ontario en juin 2008 et l’autre avec la France, également l’an dernier. Le volet touchant en particulier les médecins devait répondre à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit. Pourtant, une récente évaluation montre que de telles ententes peuvent être une arme à deux tranchants. Si l’on veut avoir une balance positive au bout du compte, il faut être prêt. <br /><br />Il ne s’agit pas, comme le PQ le propose, d’envoyer l’entente aux oubliettes. Il faut toutefois se demander comment renverser la tendance. C’est le cas pour les médecins de l’Ontario et il en va de même pour ceux de la France. Car si les données sont catastrophiques avec nos voisins, on ne peut espérer que le bilan soit bien meilleur avec les médecins outre-Atlantique.<br /><br />Le système de santé québécois doit aussi démontrer sa compétitivité non seulement en matière de salaires, mais aussi en ce qui a trait aux défis liés à la profession. Une récente étude a révélé que, si 52 % des médecins souhaitent déménager pour avoir un meilleur salaire et de meilleures conditions de travail, 40 % recherchent un milieu professionnel stimulant. <br /><br />À ce niveau, le Québec risque d’être rapidement déclassé. L’organisation du travail semble être l’un des talons d’Achille du système. Au-delà du défi de la langue, qu’il importe de maintenir pour assurer les services en français aux patients, il y a beaucoup à faire. Pourtant, on semble incapable de mettre en œuvre les changements qui s’imposent. Cette fois, au moins, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, ne peut pas dire qu’il est surpris…<br />
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
                      <link>http://www.journalmetro.com/paroles/article/276656</link>
                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 07 Aug 2009 06:00:59 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/276656</guid>
                   </item>
             
    </channel>
</rss>