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        <title><![CDATA[Marie Grégoire]]></title>
        <link><![CDATA[http://www.journalmetro.com/columnist/10012]]></link>
        <language>en-us</language>        

        
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                      <title><![CDATA[Drôle de Saint-Valentin]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[L’amour ne sera pas le thème principal des échanges à l’Assemble nationale. Si la date de la rentrée parlementaire coïncide avec la Saint-Valentin, rien ne laisse présager que des mots d’amour fuseront dans le Salon bleu. On a plutôt le sentiment que les partis se positionnent au fil de départ. On ne sait pas à quel moment se tiendront les prochaines élections. Mais chose certaine, les partis huilent leur machine pour être fin prêts le moment venu. Cette semaine aura été l’occasion de faire connaître ses couleurs. À quelques jours du début de la session, on peut entrevoir de quoi seront faits les débats. <br/>
<br/>
Pauline Marois, profitant d’une accalmie au PQ, a réalisé sa première promesse, et pas la moindre. Un gouvernement du Parti québécois abolirait la taxe santé. Cette mesure contestée du dernier budget Bachand avait pour but de financer les hausses budgétaires dans le réseau de la santé. Il est vrai que cette taxe a le pire défaut, soit de s’appliquer également, peu importe le revenu. Toutefois le défi de la croissance des dépenses en santé sera encore bien réel. C’est en taxant les plus riches que l’équipe de Pauline Marois compte équilibrer les comptes. <br/>
<br/>
La cotisation avait le défaut de ne pas être progressive, mais une taxe particulière assurait que les sommes soient dévolues directement à la santé. Une promesse qui en réjouira plus d’un, mais qui risque, au niveau de l’application, d’avoir ses limites. Déplacer le fardeau sur les 145 000 contribuables ne résoudra pas les problèmes du financement dans le secteur de la santé. Au-delà du discours, l’équipe péquiste devra en dire davantage sur le sujet.<br/>
<br/>
De son côté, la Coalition avenir Québec a profité de cette semaine pré-sessionnelle pour approfondir ses idées phare. Un gouvernement de la CAQ ouvrirait les conventions collectives des professeurs et des médecins. Personne ne pourra accuser François Legault de cacher son jeu. De l’audace ou de l’inconscience? Les propos de François Legault n’auront pas tardé à faire réagir. Si les médecins ont été nuancés, le président de la CSQ n’a pas mâché ses mots. Bien campée dans le changement, la CAQ aura le défi de faire valoir le bien-fondé de ses réformes en profondeur.<br/>
<br/>
Pendant ce temps, Jean Charest continue de marteler les bienfaits du Plan Nord. Le ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, a cependant jeté une douche d’eau froide sur ceux que le projet peut enthousiasmer. Pour lui, impossible de demander davantage aux investisseurs. Forcer la transformation du minerai ici serait néfaste pour le Québec. Pourtant, ce grand chantier du nord devrait stimuler l’innovation au sud. Ce serait une occasion de développer de nouveaux créneaux et de puiser dans la créativité des Québécois pour ajouter de la valeur à ce minerai qui sera extrait de notre sol. D’autres pays l’ont fait sans effayer les investissements, preuve que cela est possible.<br/>
<br/>
Si bien des cœurs sont à conquérir en cette période pré-électorale, les défis des élus sont grands. Chacun devra consolider son posi-tionnement, mais surtout le faire résonner avec les préoccupations quotidiennes des Québécois. <br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/chroniqueurs]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 20:57:23 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Le bon sujet, la mauvaise approche]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Steven Harper croyait pouvoir faire la leçon au sommet économique de Davos. On peut comprendre. La situation économique du Canada fait l’envie de bien des pays de la zone euro. Remettre en question l’âge de la retraite devant un parterre qui doit jongler avec des baisses de cote de crédit et des taux de chômage alarmants n’a rien de très révolutionnaire. C’était sous-estimer l’impact de ses propos une fois de retour à la maison.<br/>
<br/>
Il faut applaudir le fait qu’un politicien ose soulever des questions qui peuvent être difficiles, même être impopulaires. Il faut aussi applaudir lorsqu’un dirigeant politique fait preuve d’une vision à plus long terme, particulièrement lorsqu’il s’agit d’équité intergénérationnelle. <br/>
<br/>
Toutefois, s’en prendre à la pension de la sécurité de la vieillesse sans avoir défini clairement les changements à y apporter est probablement la mauvaise chose à faire. Il s’agit de la base. Tous s’entendent pour dire qu’il faut protéger les aînés ayant de faibles revenus aujourd’hui et demain.<br/>
<br/>
Le débat sur l’impact du vieillissement de la population sur les régimes de retraite est bien mal engagé. Depuis quelques jours, on crie au loup. Plutôt que de recentrer le débat sur des solutions, l’opposition joue la carte de la peur. <br/>
<br/>
Les provinces s’inquiètent. <br/>
<br/>
Or, de façon responsable, il faut impérativement se pencher sur la situation globale de la retraite. On ne peut en faire l’économie sous prétexte que le débat est en train de déraper. Les fonds de pension à prestation déterminée sont en voie de disparition. Le niveau d’épargne est insuffisant. On vit plus longtemps en santé. Voilà des données concrètes.<br/>
<br/>
Stephen Harper doit cesser de garder ses idées pour lui. Il a la responsabilité d’ouvrir le débat en ayant le courage de poser le problè-me, tout en identifiant les options qui s’offrent à nous. Contrairement aux pratiques auxquelles il nous a habitués, il doit mobiliser les différents acteurs – les provinces, les syndicats, le patronat – pour bâtir des rapports de solidarité entre les différents acteurs de la société et, surtout, entre les générations. <br/>
<br/>
Ce n’est pas d’hier qu’on en parle. Plusieurs leaders politiques s’y sont cassé les dents et ont reculé. Il faut que cette fois soit la bonne.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/chroniqueurs]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 23:48:34 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/chroniqueurs/article/1087877</guid>
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                      <title><![CDATA[Le défi de Pauline Marois]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[À la veille du Conseil national, la paix semble être revenue dans le camp péquiste. Après un quasi-putsch manqué, Pauline Marois semble avoir repris le contrôle de son parti, pour autant que cela soit possible. Le caucus s’est déroulé dans l’allégresse. À leur sortie, les députés, sourire aux lèvres, n’ont pas tari d’éloges sur leur chef, qualifiée par certains d’acier ou de béton.<br/>
<br/>
Maintenant que Gilles Duceppe s’est auto-exclu, que la lettre de Bernard Landry est publiée et médiatiquement consommée, que l’environnementaliste Daniel Breton a joint les rangs, que le Dr Hébert a signé son renouvellement comme candidat et que, finalement, Pierre Curzi songerait à retrouver les membres de son ancienne équipe… ouf… on ne peut dire autre chose que: tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. <br/>
<br/>
Mais la question est: pour combien de temps? Car il n’y a rien de plus imprévisible que le Parti québécois. Il faut se souvenir qu’en octobre dernier, Pauline Marois croyait avoir colmaté toutes les brèches, pour se rendre compte au retour de Fêtes que la grogne et les départs n’étaient pas terminés. <br/>
Pour infléchir les tendances des sondages, le PQ doit chercher plus qu’un sauveur. Ses élus et ses militants doivent faire l’unité, proposer des idées et reprendre le contrôle de leur agenda. Sans quoi, Pauline Marois et sa troupe ne pourront espérer remonter dans l’opinion publique. Les Québécois en ont assez de la chicane de famille et de l’obsession souverainiste. Ils cherchent avant tout une option qui puisse renforcer le Québec. <br/>
<br/>
Cette fin de semaine sera un test de solidarité. Les militants péquistes sauront-ils serrer les rangs pour se fixer l’objectif d’une éventuelle prise de pouvoir ou déchireront-ils leur chemise en tentant de trouver le chemin à suivre pour se rendre à la souveraineté? Seront-ils en mesure de présenter des idées novatrices pour mobiliser les Québécois ou s’attarderont-ils à la stratégie d’alliance avec Québec solidaire et d’autres machins? La réponse à ces questions dictera le reste de l’histoire.  <br/>
<br/>
Au Québec, on a parfois tendance à faire de l’enflure verbale. On ne peut pas parler de victoire ou de réussite lorsqu’on ne fait que survivre aux siens. Le vrai défi de Pauline Marois sera de proposer aux Québécois une vision qui colle aux besoins du Québec d’aujourd’hui.
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/chroniqueurs]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 13:45:47 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Au-delà du chef]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Quand une organisation se place sous la protection de la Loi sur la faillite, une lumière rouge s’allume sur le tableau de bord des consommateurs. On regarde attentivement, on soupèse les risques avant de l’acheter. On veut s’assurer que l’entreprise sera encore là pour honorer la garantie et pour le service à la clientèle. La même règle s’applique aux partis politiques. À force de le comparer au Titanic ou de laisser présager sa disparition, les membres du PQ encouragent les citoyens à regarder ailleurs. Si les principes de solidarité et de fidélité ne s’appliquent pas à la garde rapprochée d’une formation politique, pourquoi devrait-elle s’appliquer à l’électorat?<br/>
<br/>
Les chicanes au PQ occu-pent toute la place. La forme l’emporte ainsi sur le fond, et les d’idées cèdent le pas à la stratégie. Tous partagent leurs états d’âme sur la place publique, faisant de Pauline Marois la source de tous les déboires du parti. Pourtant, le déclin du PQ ne date pas d’hier. En 2007, il était relégué au rôle de deuxième opposition. <br/>
<br/>
On peut donc se demander lequel est venu en premier : l’œuf ou la poule? Les déboires du PQ ou ceux de Pauline Marois? Le dernier sondage Léger Marketing publié cette semaine apporte un éclairage intéressant. La performance de la chef figure au troisième rang des raisons qui expliquent la contre-performance du Parti québécois. L’importance de la souveraineté comme enjeu prioritaire et la chicane au PQ sont les causes les plus souvent évoquées par les électeurs portant leur choix sur d’autres formations politiques.<br/>
<br/>
Au lieu de se diviser, on pourrait miser sur les forces de Pauline Marois. Elle est, pour les répondants, celle qui se préoccupe le plus des intérêts des citoyens et la plus intègre. Des attributs porteurs qui pourraient normalement se traduire en intentions de vote. On constate au contraire que, lorsqu’elle est attaquée de toutes parts au sein même de son organisation, ses qualités de leader sont aux plus bas. Les solutions magiques n’existent pas. On peut bien penser que Gilles Duceppe fera mieux, mais certains problèmes de fond demeureront : l’option comme telle et le chemin pour s’y rendre.<br/>
<br/>
Une alliance stratégique avec Québec solidaire ne réglera pas tout non plus. S’il fallait qu’une entente survienne, rien ne dit que le vote suivrait. Bien des électeurs risqueraient de s’abstenir ou de reporter leur attention sur d’autres partis si leur premier choix ne figurait pas sur le bulletin de vote.<br/>
<br/>
Il y a une grande volatilité dans l’électorat. La population est en quête de changement. Elle veut qu’on lui propose des projets porteurs. Comme pour les entreprises qui sortent d’une période de turbulences, le PQ doit repenser son offre et la positionner de manière à mobiliser les gens. Un simple changement de chef risque de ne pas être suffisant.<br/>
<br/>
<em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[La fin d’un monde?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[On parle de 2012 comme l’année de la fin du monde. Le 21-12-2012. Les Mayas l’auraient prédit, mais ce ne serait pas la première fois qu’on se trompe sur le sujet. Toutefois, sans que ce soit la fin de tout, il est possible qu’on assiste à la fin d’un monde, d’une époque. On pourrait ainsi vivre une période de renouveau, de grand changement.<br/>
<br/>
Est-ce qu’il est possible d’envisager certaines mutations qui changeraient l’ordre établi? Sans tomber dans la science-fiction, des événements imminents laissent présager d’importants changements, ici comme ailleurs.<br/>
<br/>
Au Québec, l’élection d’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec pourrait sonner le glas de l’ère de la Révolution tranquille. La fin des commissions scolaires, la redéfinition de la mission d’Investissement Québec ou encore le financement des établissements de santé selon le volume de soins dispensés sont autant de gestes qui pourraient amorcer un virage et remodeler l’État-providence en un modèle où règnerait une plus grande équité intergénérationnelle.<br/>
<br/>
Au Canada, on assistera à un changement de garde, c’est certain. Déjà amorcée par l’élection de Daniel Paillé à la tête du Bloc québécois, une nouvelle dynamique se dessine. Un nouveau chef au NPD et, en 2013, au Parti libéral devrait brasser les cartes et, qui sait, peut-être donner une certaine souplesse à Stephen Harper, qui souhaite positionner son parti comme le parti naturel pour gouverner le Canada.<br/>
<br/>
Aux États-Unis, l’élection du modéré Mitt Romney au poste de candidat républicain et d’opposant de Barack Obama marquerait la fin, pour un temps, du bipartisme américain. La radicalisation de certains groupes de l’électorat pourrait forcer l’arrivée d’un candidat du Tea Party dans la course. La segmentation du vote offrirait alors une chance inespérée à Obama, qui peine sur le plan économique et politique. D’ailleurs, son mandat aura permis d’illustrer les difficultés que peut avoir un président à gouverner avec un congrès hostile.<br/>
<br/>
Il n’y aura pas nécessairement de ruptures majeures. Il faut du temps pour que la fin d’un monde donne naissance à un nouveau monde. Parlez-en aux manifestants de la place Tahrir, en Égypte. La promesse portée par le Printemps arabe n’a pas été celle que plusieurs attendaient... Le changement peut être porteur de promesses ou de déception, mais dans un cas comme dans l’autre, rien n’est instantané. Le temps et le recul permettent de mesurer pleinement l’ampleur de la fin et du début d’un monde. C’est donc à suivre.<br/>
<br/>
<em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[ADQ, fin et suite]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Après une mort mainte fois annoncée, il semble bien que l’histoire de l’ADQ tire à sa fin. À moins d’un revirement important, il y a fort à parier que la CAQ et l’ADQ uniront leurs destinées. Une nouvelle aventure commencera. La nouvelle équipe vivra des débuts enivrants, mais pas exempts d’embuches. <br/>
<br/>
Le brin de nostalgie qui peut habiter ses fonda­teurs n’est pas tant lié à la politique qu’aux souvenirs d’un passé pas si lointain. Comme le savent tous ceux qui militent en politique, dans les milieux étudiants et communautaire, ou même ceux qui démarrent une nouvelle entreprise, la frénésie du début nous marque pour longtemps. C’est un peu comme un nouvel amour…<br/>
<br/>
L’année 1994 aura marqué un tournant important dans la vie de plusieurs, dont la mienne. Un rêve fou s’amorçait. À cette époque, contrairement aux derniers mois, fonder un parti politique n’était pas monnaie courante. Comme bien des organisations naissantes, l’ADQ était loin de rouler sur l’or. Elle devait exister à force d’huile de bras et de détermination. Concevoir un fond de scène à quatre pattes, animer un atelier, rédiger un communiqué, pouvaient facilement faire partie de la tâche d’une seule et même per­sonne dans une seule et même journée. Faire partie de quelque chose de plus grand que soi suffisait à alimenter l’adrénaline qui coulait dans nos veines et nous faisait avancer. <br/>
<br/>
L’ADQ a connu des hauts, des bas, des espoirs et des déceptions. L’Histoire jugera la place que la formation politique et son chef Mario Dumont occuperont. Pour l’instant, on peut croire que son héritage le plus impor­tant aura été d’amener les Québécois à réfléchir non seulement en terme de positionnement constitutionnel, mais aussi dans une perspective de modèle de gouvernement. La volonté de revoir le partage des responsabilités entre l’État, la communauté et les citoyens, de bâtir une nouvelle solidarité entre les générations et de redonner une place de choix à la famille l’aura amené à proposer des mesures visant à agir au quotidien dans une perspective à long terme. <br/>
<br/>
Comme Option nationale, Québec soli­daire et d’autres organisations nais­santes, la CAQ devra surmonter certains obstacles. Il leur faudra créer une culture d’addition capable de trouver les dénominateurs communs pour assurer la cohérence des différents portevoix qui se feront entendre. La coalition doit se doter d’une personnalité propre afin de se démarquer auprès des électeurs, et ce, avant que les autres formations politiques ne s’empressent de le faire. Et, chaque jour, il faudra passer le test des médias, et surtout celui du temps… un défi que l’ADQ aura su relever pendant 17 ans.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[La dinde et la politique]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les députés de l’Assemblée nationale ont maintenant terminé leurs travaux parlementaires. La question qui turlupine les élus, à la veille de la fin de session parlementaire, est sûrement de savoir de quoi parleront les Québécois en dégustant la dinde en famille au réveillon. <br/>
<br/>
Rien de plus naturel puisque, c’est bien connu, les réunions familiales sont un catalyseur de l’opinion publique et teintent grandement le climat des mois qui suivent la période des fêtes. Et ce ne sont pas les sujets qui manqueront.<br/>
<br/>
On ne pourra passer sous silence la volteface de Jean Charest. Après plus d’un an d’incessantes demandes, l’annonce d’une pseudocommission d’enquête, qui aura rapidement été transformée en commission d’enquête aux termes de la loi, donnera place à plusieurs prédictions. Me Charbonneau, qui a déjà démontré sa détermination, sera-t-elle en mesure de faire éclater la vérité sur la situation réelle quant à l’attribution des contrats et le financement des partis politiques? <br/>
<br/>
On reviendra sur l’industrie de la construction. La grève sur les chantiers, le dépôt de la loi 33 sur le placement syndical, son adoption à l’unanimité, l’audace de la ministre et ses échanges musclés avec les syndicats en commission parle­men­taire risquent fort d’animer le débat dans les chaumières. <br/>
<br/>
Les sujets de railleries intergénérationnelles ne manqueront pas. Les plus âgés feront du «dans mon temps» au détriment des étudiants universitaires qui sont de retour dans leur famille, et le beau-frère demandera aux jeunes si leurs enfants fréquentent ou non les garderies libérales…<br/>
<br/>
On tergiversera sur l’avenir de la CAQ, sa puissance dans les sondages, son absence en chambre et sa capacité de maintenir l’initiative. La direction de Pauline Marois et le spectre de Gilles Duceppe, de même que la capacité du PQ à demeurer un acteur puissant dans une élection éventuelle, devraient faire lever le ton de certains. Certains adéquistes, de leur côté, risquent d’avoir un brin de nostalgie puisque, si on en croit la rumeur, il est bien possible que cela soit leur dernier Noël. Les sympathisants de Québec solidaire, au contraire, auront le vin joyeux et parleront de Bonaventure avec une lueur dans les yeux. <br/>
<br/>
Bref, si les discussions ressemblent vraiment à ça dans le temps des fêtes, ce sera une bonne nouvelle. Cela indiquera que la chose publique est encore d’intérêt et au cœur des préoccupations des Québécois. On espère qu’elle anime une passion qui saura durer jusqu’au printemps qui, en plus d’une hirondelle, pourrait bien nous apporter des élections.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Garderies libérales]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Un autre pavé dans la mare libérale. Le rapport du vérificateur général tombe comme une tonne de briques au moment où la crise de confiance envers le gouvernement ne connaît aucun répit.<br/>
<br/>
Renaud Lachance critique sévèrement le processus d’attribution des places en garderie instauré par le gouvernement peu de temps après son arrivée au pouvoir. Les mots employés sont sans équivoque. L’analyse des projets a fait place à la subjectivité, l’appel de projets n’a pas été réalisé avec toute la rigueur et l’efficience auxquelles on aurait pu s’attendre.<br/>
<br/>
Il faut comprendre que les libéraux avaient changé les règles du jeu. On avait rapatrié au ministère le pouvoir d’allocation des places, un exercice auparavant dévolu à des tables régionales. Se faisant, on se privait d’une contribution du milieu qui aurait pu éclairer la ministre Courchesne, en poste à cette époque, sur la répartition des besoins et sur la possibilité de matérialiser rapidement les places. On aurait pu éviter que 74 % des projets retenus soient de qualité insatisfaisante, selon les critères mêmes du ministère et que 29 % des places soient dans des secteurs où l’on estimait des surplus. Ce qui désole davantage, c’est que 23 % des 18 000 places attribuées en 2008 n’ont toujours pas été créées, quand on sait qu’encore aujourd’hui, bien des parents espèrent trouver une place pour leur enfant.<br/>
<br/>
Nicolas Girard, critique du Parti québécois, a été le premier à mettre en lumière les problèmes dans l’attribution des places à contribution réduite dans le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance. Jour après jour, il a tenaillé le ministre Tony Tomassi de ses questions. On l’a accusé de semer le doute inutilement, pourtant il y avait bien un os.<br/>
<br/>
Un an après cette saga et la démission du ministre Tomassi pour d’autres raisons, le doute persiste. Si le vérificateur général n’est pas parvenu à prouver hors de tout doute que l’argent avait influencé le processus d’attribu­tion, il a démontré que le processus d’attribution des places avait été bâclé et manquait de rigueur. <br/>
<br/>
Fait encore plus troublant, le vérificateur géné­ral a même publié 85 projets rejetés par son ministère mais retenus personnellement par Mme Courchesne. De ce nombre, on trouve des donateurs libéraux qu’avait ciblés le Parti québécois dès l’an dernier. Preuve qu’il y avait de graves problèmes, des modifications à la loi ont été faites dernièrement. Le gouvernement est aujourd’hui revenu à l’approche des tables régionales. Maintenant que la preuve est faite, Jean Charest sanctionnera-t-il sa ministre?<br/>
<br/>
On s’ennuiera de Renaud Lachance. Depuis qu’il est en poste, la publication des rapports du vérificateur général ne passe jamais inaperçue. Elle constitue même un événe­ment politique. Il quitte pour prêter main-forte à la commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Il apportera une connaissance fine des processus gouvernementaux, une contribution qui sera sûrement fort utile à la commissaire Charbonneau. Il avait d’ailleurs publié un rapport accablant sur le fonction­nement du ministère des Transports.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 02 Dec 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Dure semaine pour le Plan Nord]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Dure semaine pour le Plan Nord du premier ministre Jean Charest.<br/>
<br/>
Le nom d’un colloque organisé aux HEC était évoca­teur et les participants percutants. Développement minier, vers un nouveau modèle pour le Québec a réuni une brochette de sommités qui ont passé au peigne fin ce qui se veut «le chantier d’une génération». Le verdict est tombé et laisse songeur : le <br/>
Plan Nord n’est pas une panacée, bien au contraire.<br/>
<br/>
Le Plan Nord a été développé sans véritable débat public. On se souvient que l’idée est née dans le contexte de la campagne électorale 2008. Davantage un plan de communication, il est devenu une démarche portée par l’ancienne ministre Normandeau et a été lancé en grande pompe en mai de cette année. Depuis, le premier ministre parcourt le monde pour le vendre.<br/>
<br/>
Si le projet a du potentiel, il importe de faire les choses dans l’ordre et avec le souci d’y faire adhérer la population et d’en tirer le meilleur profit maintenant et demain. Le gouvernement n’a pas respecté ce qu’il impose aux entreprises qui s’établissent au Québec, soit d’assurer l’acceptabilité sociale du projet. Plutôt que de faire une campagne publicitaire de 2 M$, il a le devoir d’expliquer sa démarche, d’écouter la population et d’ajuster le tir. <br/>
<br/>
Cette semaine, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau s’est d’ailleurs présenté en homme sage, saluant d’un côté la hausse des redevances dans le dernier budget Bachand et s’inquiétant de l’autre de la générosité de l’État envers les entreprises. Il a souhaité une plus grande réciprocité. Si le Québec construit des infrastructures au profit d’entreprises, les Québécois doivent obtenir une participation dans ces entreprises et avoir leur mot à dire. <br/>
<br/>
À juste titre, Jacques Parizeau a d’ailleurs noté que l’avenir du Québec est lié à l’«économie du savoir» et non pas à l’extraction de minerai, qui représente peu dans le produit intérieur brut. Une affirmation qui met en lumière l’absence d’une stratégie d’innovation et de transformation liée au Plan Nord. Sans quoi, une fois le minerai extrait de notre sous-sol, il ne restera rien à léguer.<br/>
<br/>
S’il pouvait sembler une bonne idée au départ, le Plan Nord suscite aujour­d’hui l’inquiétude. Étiqueté comme le chantier d’une génération par le premier ministre du Québec, il présente des lacunes qu’il importe de corriger. Cette semaine, les Québécois voulaient entendre un premier ministre en Chambre. Comme toujours depuis quelque temps, ils ont plutôt eu droit à un homme incapable de s’élever au-delà de la mêlée partisane. Jean Charest souhaite faire du Plan Nord son héritage politique, mais les Québécois risquent plutôt de se souvenir de lui pour son attitude, qui n’est pas à la hauteur de sa fonction…<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 25 Nov 2011 01:59:11 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Le début d’un temps nouveau]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[C’est novembre, il fait gris et pourtant il faut se réjouir. Dans la grisaille des mauvaises nouvelles, il y a un petit rayon de soleil. Jamais trop tard pour bien faire, le ministre de la Santé a déposé un projet de loi qui décloisonne les professions médicales.<br/>
<br/>
Après l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, l’Alberta et la Colombie-Britannique, les pharmaciens du Québec verront leur champ de pratique s’élargir. Tout ça peut sembler bien technique, mais pour nous, patients en attente, c’est une excellente nouvelle.<br/>
<br/>
Comme stipulé dans le projet de loi 41, une fois adopté, les pharmaciens pourront prolonger ou ajuster une ordonnance pour une période déterminée, administrer un médicament afin d’en démontrer l’usage approprié, prescrire certains médicaments lorsqu’aucun diagnostic n’est requis et, pour un pharmacien exerçant dans un centre exploité par un établissement de santé ou de services sociaux, prescrire et interpréter des analyses de laboratoire.<br/>
<br/>
Et ce n’est pas tout. Comme le mentionne le communiqué de l’Ordre des pharmaciens, au cours de la prochaine année, l’adoption d’autres règlements permettra aux pharmaciens de traiter rapidement des conditions déjà connues. On pourra aussi procéder à la demande de tests de laboratoire afin d’évaluer certains traitements et, dans le cadre d’ordonnances collectives, avec la collaboration d’infirmières déjà habilitées à évaluer des patients, traiter certaines conditions médicales déterminées.<br/>
<br/>
Il en aura fallu du temps pour que la négociation entre les ordres professionnels aboutisse. C’est un pas dans la bonne direction qui illustre que le fruit est mûr pour une réorganisation des soins de santé et surtout qu’il y a l’ouverture d’esprit pour le faire. Il faudra voir les bénéfices à l’usage, mais il y a fort à parier qu’un effet domino devrait être ressenti dans le système de santé.  <br/>
<br/>
Les salles d’attente souvent bondées seront moins engorgées par des patients réclamant des renouvèlements de prescriptions qui se s’effectueront dorénavant en pharmacie. Leurs chaises seront occupées par des personnes nécessitant un diagnostic médical. Et on peut prévoir que les grosses grippes seront soignées en clinique plutôt qu’à l’urgence et ainsi de suite.<br/>
<br/>
Il reste certaines questions qui devront trouver réponses dans les prochains mois : cette opération se fera-t-elle à coût nul? Le projet de loi 41 créera-t-il un effet boule de neige? C’est manifestement le début d’un temps nouveau.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 17 Nov 2011 21:02:53 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Un nouveau paysage politique]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Jean Charest et Pauline Marois voient leur souhait exaucé. La Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) est officiellement reconnue comme parti politique. <br/>
<br/>
Depuis le retour de François Legault dans le paysage politique, tous les scénarios ont été évoqués. De groupe de réflexion, le mouvement est vite devenue une cible pour des péquistes et des libéraux inquiets. L’engouement suscité dans la po-pulation en a fait un joueur incontournable, mais encore insaisissable.<br/>
<br/>
Avec la reconnaissance du Directeur général des élections, on commence à voir les contours du groupe qui devrait être un joueur majeur au prochain scrutin. Reste encore quelques détails à régler, dont celui de la présence parlementaire. Déjà, l’organisation de Legault a dit vouloir avoir une équipe de sept députés dès le 14 février, soit pour la reprise des travaux parlementaires. <br/>
<br/>
Il s’agit d’une arme à double tranchant qui l’obligera à avoir une équipe cohérente, capable de livrer le message sans trop s’enfarger. Cela signifie que la CAQ pourra interpeler le gouvernement. En contrepartie, cela voudra aussi dire que l’équipe sera exposée quotidiennement. Le défi sera de porter des coups avec peu de moyens, mais aussi de bien gérer les attentes. <br/>
<br/>
La question de la fusion avec l’ADQ se pose maintenant. Si le mariage est incontournable pour plusieurs, pour d’autres, il n’en est rien. L’héritage de la marque adéquiste et sa condition financière pourraient jouer en défaveur d’une alliance. En contrepartie, l’ancrage de l’ADQ et le redressement qu’a opéré Gérard Deltell doivent peser dans la balance. Si l’ADQ devait demeurer sur les rangs dans sa forme actuelle, il serait difficile pour la CAQ de prétendre être une véritable coalition. <br/>
<br/>
Chacun joue son jeu. François Legault s’est jusqu’à présent montré prudent. Pour reprendre l’initiative, Gérard Deltell a établi un échéancier précis. Le chef de l’ADQ se don­ne de l’espace pour réfléchir. Il repousse la pression quotidienne des médias et pourra répondre aux questions, aux rumeurs en disant que le bilan se fera en début d’année 2012. Il veut une négociation qui portera sur les valeurs et les idées. Il parle aussi de réunir les forces du changement. <br/>
<br/>
Dans les prochaines semaines, chacun jouera ses cartes. Comme le dit le chef de l’ADQ, pour qu’un rapprochement puisse se produire, il doit y avoir une proximité au niveau des idées et des valeurs. Si cela se produit, le paysage politique risque d’être bien différent, et ce, dès le début de l’an prochain. Jean Charest et Pauline Marois pourraient bien avoir certains regrets.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 22:52:38 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Le test de Bonaventure]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le 5 décembre, tous les yeux seront rivés sur la Gaspésie. Bon, peut-être pas tous les yeux, mais au moins ceux des analystes, des commentateurs politiques et de quelques autres adeptes. <br/>
<br/>
Un scrutin visera à remplacer la députée Nathalie Normandeau, qui a démissionné de son poste au début de septem­bre, après avoir représenté cette circonscription gaspésienne depuis 1998. Mais cette élection partielle dans Bonaventure ne sera pas le grand rendez-vous attendu.<br/>
<br/>
Déjà, on sait que Damien Arsenault sera candidat du Parti libéral du Québec. Le maire de Saint-Elzéar croisera le fer avec, pour le Parti québécois, Sylvain Roy, sociologue et enseignant au cégep de la Gaspésie, et avec Patricia Chartier, de Québec solidaire, choisie en 2010 et aujourd’hui attachée politique du député fédéral néo-démocrate. Il y aura aussi un candidat de l’ADQ.<br/>
<br/>
Les élections partielles sont souvent le moment de prendre le pouls de la population, de mesurer l’humeur de l’électorat et d’évaluer les tendances. Il y a toutefois certaines exceptions, et Bonaventure risque d’en faire partie. Sans la présence d’un candidat de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) de François Legault, sans alliance entre le PQ et Québec solidaire, on ne pourra mesurer pleinement l’effet des scénarios électoraux évoqués au cours des derniers mois.<br/>
<br/>
François Legault a déjà affirmé que son nouveau parti ne présenterait aucun candidat à cette partielle, ce qui est une sage décision. Bien qu’il vise une représentation imposante en chambre d’ici février, le comté de Bonaventure présente plusieurs embuches. En vertu de la carte électorale actuellement en vigueur, ce comté regroupe 29 066 électeurs, une population plus âgée que la moyenne québécoise, et il compte autour de 15 % d’anglophones.<br/>
<br/>
Il serait hasardeux pour la CAQ de plonger au milieu de la course et de risquer de freiner l’élan de départ d’un parti qui n’est toujours pas légalement constitué. De longue tradition libérale, ce comté n’a été représenté par le PQ qu’en 1994; pour le reste il a été teint en rouge pendant des décennies ; ça été le fief de Gérard D. Lévesque de 1956 à 1993.<br/>
 <br/>
À moins qu’un microclimat se forme et qu’on assiste à un renversement, cette élection partielle ne devrait pas être le théâtre de grandes surprises. Pour Pauline Marois, cet appel aux urnes ne pourra donc être pris pour le test qu’il n’est pas. Pour François Legault non plus. Quant à Jean Charest, une victoire dans un comté qui est traditionnellement libéral ne voudra pas dire pour autant que ses problèmes sont réglés. Comme le dit si bien le dicton : À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 03 Nov 2011 19:36:09 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Pauline Marois: La pâte est sortie du tube]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Quand une chose semble inéluctable en politique, on dit que la pâte à dents est sortie du tube. Cela signifie qu’il est pratiquement impossible de changer la tendance.<br/>
<br/>
Il semble que ce soit le cas pour Pauline Marois. Elle a beau dire, elle a beau faire, rien ne parvient à changer la perception de la population à son égard. Personne n’a dit que la politique n’était pas ingrate.<br/>
<br/>
Ce n’est pas d’hier qu’on évoque le départ de la chef du Parti québécois. Pourtant, ce qui rend la rumeur crédible, c’est qu’elle persiste. Si Jean Charest goûte à cette médecine à l’occasion, il peut se réconforter auprès de ses membres et même de la popu-lation. Son haut taux d’insatisfaction est compensé par le fait que, contre vents et marées, il domine dans les sondages lorsqu’on fait abstraction de François Legault. Ce n’est pas peu dire.<br/>
<br/>
De son côté, Pauline Marois peine à séduire la population, et l’exécutif de son parti lui refuse une campagne publicitaire pour rehausser son image. Il n’y a vraiment aucun lieu de réconfort pour elle. Après qu’elle eut perdu cinq députés pour des raisons diverses, on avait cru à une certaine accalmie, mais l’évocation d’un sauveur a reparti le bal. Le mirage de Gilles Duceppe comme chef en disponibilité permet aux péquistes de rêver au pouvoir. <br/>
<br/>
La seule chose est de savoir ce qui cloche au PQ : le messager ou le message? À en croire les résultats de la dernière élection fédérale et ceux de sondages publiés çà et là, le Parti québécois pourrait souffrir d’un problème plus profond que celui de sa direction. Certes, l’opinion publique est volatile. Mais quand 71 % des Québécois disent que le débat sur la souveraineté est dépassé, que 77 % souhaitent le mettre de côté au profit d’autres enjeux et que 40 % affirment vouloir un gestionnaire à la tête de l’État, on peut croire que l’embellie ne serait que de courte durée même si le PQ changeait de chef. <br/>
<br/>
Ce débat est cependant lourd de sens dans une formation politique dont la souveraineté est la raison d’être. Pauline Marois l’a appris à ses dépens. Elle qui a proposé une modernisation de la social-démocratie et une gouvernance souverainiste ne sera pas parvenue à insuffler le changement. Pour elle, les heures sont comptées... Que voulez-vous... La pâte à dent est sortie du tube.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 28 Oct 2011 00:34:21 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Jean Charest: Un virage à 90 degrés]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[On aurait aimé que Jean Charest fasse un virage à 180 degrés en déclenchant une véritable commission d’enquête publique sur la construction. Il se sera arrêté à 90 degrés.<br/>
<br/>
Après un suspense interminable, les attentes auront été déçues. Au contraire de Bastatrache, on aura annoncé la bonne commission, le bon mandat avec la bonne commissaire… mais malheureusement sans les bons pouvoirs. <br/>
<br/>
Les attentes étaient tellement élevées qu’en refusant de suivre les règles édictées dans la Loi sur les commissions d’enquête, Jean Charest prête flan à la critique et donne des poignées à tous ceux qui croient qu’il a quelque chose à cacher. Le comité, puisque c’est davantage de cela qu’il s’agit que d’une commission, qui sera présidé par la juge France Charbonneau, ne pourra contraindre personne à témoigner. Il sera ainsi difficile d’atteindre les objectifs sans tous les outils. <br/>
<br/>
Pourtant, Jean Charest avait démontré sa capacité de s’élever à la hauteur de son rôle la journée où il a retenu la proposition de François Bonnardel d’entendre Jacques Duchesneau en commission parlementaire. L’exercice a été fait dans l’ordre et, à quelques exceptions près, sans trop de partisanerie. Le public en est sorti mieux informé, et l’exercice a été déterminant puisque, de l’aveu même du premier ministre, la rencontre du 27 septembre a permis de mettre au jour des constats troublants.<br/>
<br/>
Avec l’annonce d’hier, le premier ministre ne s’est pas montré à la hauteur de sa fonction. Une loi régissant les commissions d’enquête publiques existe pour une raison bien évidente, et changer les règles en cours de route ne permet sûrement pas de régler le problème de confiance des citoyens envers leurs institutions. <br/>
<br/>
D’ailleurs, les arguments avancés par le gouvernement ne tiennent pas. À un point tel que, comme le faisait remarquer Bernard Roy, un ancien procureur en chef de la Commission Gomery, les procureurs de la Couronne n’auraient pas demandé une commission d’enquête pu­blique en 2009 s’il y avait eu un risque de limitation des poursuites. L’histoire prouve qu’il est possible de tenir ce genre d’audience et de traduire des gens en justice. L’un n’est pas incompatible avec l’autre, au contraire, car les différentes entités collaborent même ensemble.   <br/>
<br/>
Tout ce qui traîne se salit. Jean Charest aura attendu 927 jours avant de donner une pseudo-commission d’enquête à la population. Si un exercice pédagogique est nécessaire pour expliquer sa décision, comme l’a dit hier le ministre Yvon Vallières, c’est que le processus n’est pas clair. Sans pouvoir de contraindre les témoins, sans la capacité de produire un rapport qui recommande ou blâme, ce n’est pas avec cette décision que Jean Charest passera à l’histoire. <br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 21 Oct 2011 00:34:21 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Gouvernement Harper: Histoire de symboles]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Les toiles de Pellan ont cédé leur place au portrait de la reine dans l’édifice qui abrite le ministère des Affaires étrangères. L’armée a retrouvé son vocable de «royale» après plus de 40 ans, et maintenant la guerre de 1812 sera célébrée en grande pompe.<br/>
<br/>
Le gouvernement Harper amorce un processus d’édification de la nation (nation-building). Il tente claire­ment d’utiliser ses pouvoirs pour bâtir une identité nationale, un sentiment d’appartenance nationale. On est en quête de symboles.<br/>
<br/>
On peut être d’accord ou non avec l’objectif, mais un gouvernement élu a le droit de vouloir donner un sens commun à sa présence. Le problème n’est pas tant de vouloir donner des repères, mais plutôt les choix de ceux-ci. Il sera difficile de trouver des éléments de fierté communs à l’ensemble canadien. D’ailleurs, en reconnaissant l’existence de la nation québécoise, le gouvernement Harper doit comprendre que le défi qui se présente à lui est de taille. Un sondage CROP publié cette semaine révélait d’ailleurs que seule la moitié des Québécois a le sentiment de partager les mêmes valeurs que les autres Canadiens. Des éléments qui puissent avoir la même signification et le même écho d’un océan à l’autre seront difficiles à trouver.<br/>
<br/>
Actuellement, on rate la cible. La monarchie n’est pas le bon choix. Au contraire, si une chose unit les Canadiens, c’est bien son désintérêt pour la chose. De fait, si ce gouver­ne­ment friand de sondages prenait connaissance des chiffres, il constaterait que les Canadiens sont loin de partager la ferveur royale. En 2009, un sondage du Institut Strategic Councel rapportait que «65 % des Canadiens voudraient que leur pays ne soit plus une monarchie constitutionnelle à la fin du règne d’Elizabeth II».<br/>
<br/>
Sans surprise, le Québec était la province qui s’opposait le plus au modèle actuel, avec 86 %, mais même plus d’un résidant sur deux en Ontario (58 %) voyait d’un bon œil la fin de la monarchie constitutionnelle.<br/>
<br/>
La commémoration de la guerre de 1812 sem­ble aussi rater la cible. Au Québec, comme au Canada anglais, cet événement est loin de susciter la fierté. Guerre méconnue des Canadiens-Anglais, et encore davantage des Québécois, cet événement historique est loin de faire l’unanimité quant à sa place dans l’histoire. C’est plutôt la confusion.<br/>
<br/>
Les conservateurs veulent définir une identité nationale forte. Pour y faire adhérer la population, ils devront cibler des symboles qui possèdent déjà un certain ancrage. Jusqu’à présent, ils ne semblent pas savoir comment capter l’imaginaire collectif.<br/>
<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 14 Oct 2011 08:31:51 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[La brèche dans le Parti libéral du Québec?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Dans le dossier de l’enquête publique sur l’industrie de la construction, des brèches commencent peu à peu à paraître dans la fondation en béton du Parti libéral du Québec.<br/>
<br/>
L e Parti libéral n’est pas le PQ. On le connaît pour la grande discipline de ses membres. Comme l’ont dit plusieurs ministres, ce qui se passe dans la chambre des joueurs y reste. Il faut se souvenir du silence qui avait régné l’an dernier lors de la proposition d’un membre de discuter de la possible tenue d’une commission d’enquête… On aurait pu entendre une mouche voler.<br/>
<br/>
Le ras-le-bol serait-il en train d’avoir raison de la légendaire discipline des libéraux?<br/>
<br/>
Cette semaine, Monique Jérome-Forget a été la première à jeter un pavé dans la mare. En entrevue au Devoir, elle a affirmé que le lobby des grandes firmes de génie-conseil avait gagné la bataille des PPP, contribuant ainsi à alimenter la thèse de l’emprise en haut lieu de ces entreprises.<br/>
<br/>
Ceux qui ont vu La conquête, le film rapportant la quête du pouvoir de Sarkozy en France, comprennent l’importance du rédacteur de discours d’un premier ministre. Patrice Servant l’aura été pendant près de 10 ans pour Jean Charest ; ce n’est pas rien. Près d’une décennie à mettre en mots et à développer des images pour communiquer les messages de son chef. Lui qui aura contribué à composer la signature, la marque de Jean Charest, a décidé de ne plus faire partie de l’alignement.  <br/>
<br/>
Il aurait pu dire qu’il partait, comme le laisse entendre Jean Charest, pour aller se ressourcer après de longues années de service. Non, il aura eu le courage de dire <br/>
qu’il ne pouvait plus tenir la ligne. On comprend que, comme bien des Québécois, il considère comme essentiel le besoin d’assainir l’air ambiant.<br/>
<br/>
Dans une rare entrevue, Ronald Poupart, ancien chef de cabinet de Jean Charest, plonge aussi. Il espère une véritable réponse sur la tenue d’une commission d’enquête. Son intervention a d’autant plus de poids qu’il est intimement associé à l’héritage de Robert Bourassa.<br/>
<br/>
Depuis quelques jours, les sorties s’accumulent. Jean Charest comprend maintenant qu’il faut laisser sortir la pression. La fameuse phrase du gouvernement – «on veut voir les criminels en prison, pas à la télévision» – ne convainc même plus les plus militants. Le sujet tabou sera donc abordé au prochain congrès des membres, qui se déroulera à la fin du mois. Les 2 000 militants pourront se vider le cœur. Parions qu’ils le feront avec la plus grande des retenues… à moins que le gouvernement n’ait déjà plié et annoncé la tenue d’une commission d’enquête. Autrement, le débat se poursuivra.  <br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 07 Oct 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Duchesneau en commission parlementaire: L’occasion]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Si l’occasion fait le larron, elle peut aussi changer le cours des choses. Le député de Shefford aura eu une bonne idée. La proposition d’une commission parlementaire pour entendre le chef de l’Unité anticollusion se sera finalement avérée utile. Loin du cirque, l’opération aura permis d’en apprendre un peu plus sur le système qui gangrène l’industrie de la construction et les institutions québécoises. C’est l’occasion à saisir pour Jean Charest.<br/>
<br/>
Jacques Duchesneau n’aura pas hésité à remettre les pendules à l’heure. Contrairement aux affirmations du ministre des Transports et du pre­mier ministre, le rapport ne présentait pas des allégations, mais bien des faits. <br/>
<br/>
Trop facile de dire que les propositions de M. Duchesneau sont floues. Au-delà des détails techniques, il faut retenir que M. Duchesneau a clairement énoncé l’importance de tenir une commission d’enquête publique qui permette à la fois d’exposer le système tout en protégeant les innocents pour venir à bout de la situation. Au bout du compte, ce qui donnera de la crédibilité à la démarche, ce sera le processus de nomination de ses commissaires. Une nomination aux deux tiers de l’Assemblée nationale donnera les coudées franches pour réellement faire le travail attendu par les Québécois.<br/>
<br/>
Cette commission parlementaire ne prendra toute sa force que si elle permet à Jean Charest de sortir de sa logique. Tout le monde veut que les acteurs principaux de cette mauvaise pièce se retrouvent derrière les barreaux. La n’est pas la question. Cependant, comme l’a si bien dit Jacques Duchesneau : «Il n’est pas vrai que c’est seulement en jetant en prison des bandits et en préconisant une approche policière et judiciaire que nous réussirons à juguler l’hémorragie.»<br/>
<br/>
Il se fait tard, mais il n’est pas trop tard. Jean Charest voyagera en Europe au cours des prochains jours. Un moment pour réfléchir et comprendre qu’il est temps pour lui de pleinement assumer son rôle. Il est temps d’agir pour rebâtir la confiance, protéger les institutions et les innocents. Car plus le temps passe, plus les dommages seront importants. Ingénieurs, élus, travailleurs de la construction, professionnels, tous y passent. Au-delà des coûts de la corruption et de la collusion, il y a un coût social.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 30 Sep 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Enquêtes sur la construction: C'est reparti!]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La fuite du rapport Duchesneau portant sur l’industrie de la construction a embrasé l’opinion publique. Preuve que tout cela couvait un peu comme une braise prête à s’enflammer, le climat de doute envers le gouvernement Charest s’est réinstallé plus vite qu’il n’en faut pour dire : «Marteau.» <br/>
<br/>
Juste avant cette bombe lancée par Marie-Maude Denis de Radio-Canada, le taux de confiance à l’égard du gouvernement  remontait. On pouvait presque croire que les Québécois étaient passés à autre chose. À l’occasion, on entendait bien un commentateur réclamer une commis­sion d’enquête publique, mais la pression était retombée. Avec les déboires du PQ, Jean Charest semblait reparti pour une bonne période. <br/>
<br/>
Les mots «collusion», «construction» et «financement des partis politiques» sont revenus hanter le premier ministre. Après avoir tenu une conférence de presse en grande pompe pour finalement avouer <br/>
qu’il n’avait pas lu le rapport, celui qui a toujours été vu comme un fin stratège politique n’a pas mesuré l’ampleur de la colère des Québécois. Cette semaine, il a maladroitement tenté de se reprendre en tournant la situation en dérision à l’Assemblée nationale en disant : «Ça a été avantageux pour moi de lire le rapport», pour ensuite en citer un extrait. <br/>
 <br/>
Il a tout de même compris qu’il ne pourrait s’en sortir indemne. Il a consenti à ce que Jacques Duchesneau, directeur de l’Unité anticollusion, présente son rapport en commission parlementaire. Si les partis d’opposition et les députés indépendants se concertent et que l’auteur du rapport décide de livrer l’essentiel des 2 500 heures d’entrevues, cette bonne idée pourrait virer au cauchemar pour <br/>
le gouvernement. <br/>
 <br/>
Ce qui paraît être une façon de lâcher du lest ne pourrait être que le mirage d’une bouée. Il en va de même pour les arrestations annoncées. Elles ne parviendront pas à apaiser la grogne. Bien au contraire, elles laisseront un goût amer à la population. On dira que bien des gros poissons auront été épargnés. <br/>
 <br/>
Certains évoquent le coût important d’une commission d’enquête. Pourtant, rétablir la confiance de la population envers ses institu­tions n’a pas de prix. Le rapport Duchesneau est accablant et n’a pas fini de faire couler beau­coup d’encre. Il peut aussi engendrer des dérapages. La preuve, son auteur ira à Tout le monde en parle avant de rencontrer les députés de l’Assemblée nationale, en début de semaine prochaine. Est-ce vrai­ment la meilleure approche pour rendre crédible un rapport?<br/>
 <br/>
En refusant une enquête publique, le premier ministre est le premier responsable d’un climat politique qui dégénère. Tous les ingénieurs, les travailleurs de la construction et les politiciens ne sont pas coupables. Il n’y a toutefois pas de fumée sans feu et il est temps de dissiper la boucane pour séparer le vrai du faux. <br/>
<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
                      ]]></description>
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 23 Sep 2011 09:05:02 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Immigration : qu’est-ce qui cloche?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le rapport de l’Office de la langue française, indiquant que le français ne sera plus la langue de la majorité à Montréal, a relancé de plus belle le débat sur l’immigration. Il doit bien y voir quelque chose qui cloche.<br/>
<br/>
L’ADQ en 2007, la Coalition pour l’avenir du Québec, Québec solidaire et maintenant le Parti québécois demandent un ralentissement. Personne ne demande un arrêt complet, on souhaite plutôt une petite pause pour mieux voir venir. Avec raison.<br/>
<br/>
Au-delà de la langue, il faut faire le point sur la hausse des seuils de 20 % consentie par le gouvernement du Québec en 2007. Pour ce faire, il faut des repères. Malheureusement, comme on le mentionnait dans le rapport du vérificateur général actuel, Renaud Lachance, le gouvernement ne s’est doté d’aucun indicateur pour mesurer la capacité d’intégration de la société québécoise.<br/>
<br/>
En 2001, le Québec recevait 35 000 nouveaux arrivants. Avec la nouvelle planification 2012-2015, l’objectif est d’en accueillir 50 000. Cette croissance apporte avec elle une série de questions. Plusieurs ont d’ailleurs été posées dans le cadre de la consultation sur le plan gouvernemental. On peut toujours se mettre la tête dans le sable, mais plu­sieurs données indiquent qu’il y a un véritable problème. <br/>
<br/>
À partir du moment où on sait que 36 % des immi­grants provenaient de l’Afrique du Nord en 2010, le taux de chômage observé chez cette communauté a de quoi inquiéter. Selon le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, il dépassait 19 % en 2008, soit plus du double que celui qui est observé dans l’ensemble de la population. L’identification des besoins de main-d’œuvre, la formation, la langue, la culture sont autant d’éléments qui doivent être pris en compte pour assurer une capacité d’accueil optimale. <br/>
<br/>
Les employeurs du Québec éprouvent des réticences à reconnaître les compétences des immigrants. Sinon, il n’y aurait pas autant de chauffeurs de taxi ingénieurs... L’information à la source, c’est-à-dire dans les pays d’origine, peut être améliorée. Déjà, on accorde plus de points aux diplômes universitaires. Toutefois, est-ce que l’on avise les gens que le français est la langue d’usage? <br/>
<br/>
Le débat sur l’immigration et l’avenir de la langue française doit se faire dans un souci d’ouverture, mais aussi de lucidité. Toute société d’accueil responsable doit trouver ce qui cloche pour assurer l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants. Si elle ne le fait pas, elle court tout droit au-devant des problèmes.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 16 Sep 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[Jean Charest, le petit lapin rose]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Tout est dans l’attitude. Jean Charest est comme le petit lapin rose de la marque de piles bien connue. Il avance bon an mal an, pendant que le PQ se déchire et que l’ADQ et la Coalition de François Legault se courtisent. Puisque l’opposition regarde ailleurs, il gouverne comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.<br/>
<br/>
Normalement, ce qui aurait dû être vu comme une catastrophe se transforme en opportunité. À entendre Jean Charest, le départ de Nathalie Normandeau, loin d’être une tuile, devient une occasion de se renouveler. Pourtant, le premier ministre perd celle qui acceptait toujours la mission de défendre son gouvernement. Aux dires de Jean Charest, Sam Hamad a tellement bien géré la crise de la A720 qu’il obtient une promotion…  <br/>
<br/>
Avec la commission Bastarache et la demande pressante d’une commission d’enquête sur la construction, les départs de Philippe Couillard, Jacques Dupuis, Monique Jérôme-Forget et maintenant Nathalie Normandeau, le premier ministre a atteint le fond du baril. Il doit se dire qu’il ne peut maintenant que remonter la pente. Il est certain que l’opposition lui facilite la vie. Jean Charest est aussi fort que la faiblesse de ses adversaires. <br/>
<br/>
Cette tendance ne peut durer que si elle s’ancre dans une réalité solide. C’est sur ce plan que Jean Charest fait face à de sérieux défis. Le cynisme de la population est sûrement un des plus importants. Le bilan de M. Charest est aussi loin d’être solide. Cela dit, pour les électeurs, il devient fatigant d’être toujours en colère. Loin d’une échéance électorale, on regarde ailleurs. Le mécontentement restera-t-il latent? Ce n’est pas clair. <br/>
<br/>
Malgré les embûches, Jean Charest a jusqu’à maintenant su manœuvrer pour poursuivre sa route. Celui que le président de la commission politique du PLQ appelait «la coquille vide» en 2002 est devenu premier ministre en 2003. Celui qu’on croyait anéanti politi­quement en 2007 avec un gouvernement minoritaire a dit qu’il avait entendu les Québécois et a obtenu un mandat majoritaire en 2008. Aujourd’hui, Jean Charest doit se demander s’il doit pour­-suivre sa route politique ou s’il y aura un meilleur moment pour partir la tête haute. Après tout, Nathalie Normandeau l’a cité en disant « avant la politique, il y a la vie ». La phrase de départ est déjà trouvée.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 09 Sep 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Sous haute surveillance]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Le gouvernement du Québec doit retourner à la table à dessin. L’agence de notation des États américains, qui a remplacé les organismes de notation privés comme Standard and Poors depuis 2012, a placé le Québec sous haute surveillance. L’alerte a été donnée la semaine dernière par cette entité indépendante chargée d’évaluer la santé financière des États. Le ratio de la population active de 3 travailleurs pour 1 retraité met une pression importante sur le budget de l’État et l’endettement continue de peser lourd. <br/>
<br/>
Avec le recul, il est sage de penser que des gestes concrets auraient pu être posés pour se prémunir des effets du vieillissement de la population, et ce, dès 1998. Comme le men­tionnait la première ministre, tous les gouvernements qui se sont succédé au cours des 30 dernières années sont solidairement responsables de la situation actuelle. «Depuis plus de 20 ans, on appréhende 2031. Le spectre du choc démo­graphique plane au-dessus de nos têtes comme un mauvais présage. Si certains gestes des gouvernements précédents ont eu un effet bénéfique à long terme, aucun n’est parvenu à complètement annihiler les effets de la pyramide des âges», a affirmé avec justesse Pauline Charest-Dumont.<br/>
<br/>
La décision prise en 2014 d’augmenter les cotisations à la Régie des rentes a permis d’éviter le pire. Cette mesure, jointe à l’instauration d’une formation visant l’alphabétisation financière des Québécois, a contribué à rehausser le niveau d’épargne et à réduire l’endettement personnel.<br/>
<br/>
Le PPP a également porté ses fruits. Le pacte pour la produ­ctivité signé par le patronat, les syndicats et les organismes d’employabilité en 2015 commence à donner des résultats. Le Québec occupe maintenant le cinquième rang en la ma­tière au palmarès de l’OCDE. Le PIB, l’indice de Prospérité, investissement et bien-être, a aussi connu une petite remontée grâce, entre autres, à la baisse du décrochage scolaire. <br/>
<br/>
Les investissements stratégiques dans la transformation de deuxième et troisième génération donnent une valeur ajoutée à nos ressources naturelles exportables. Toutefois, malgré les discours, le Québec peine à faire sa place dans le secteur des technologies vertes et le ratio de l’hydroélectricité tarde à diminuer au profit du solaire.<br/>
<br/>
Si la santé continue à occuper une part importante du budget, les investissements dans les technologies de l’information permettent enfin d’en contrôler les coûts. Le «dossier patient», logé sur les téléphones intelligents de chaque citoyen, simplifie la gestion des prescriptions. Le maintien à domicile est aujourd’hui facilité par les soins à distance. <br/>
<br/>
Tout n’est pas sombre. Le bilan des 20 dernières années n’est ni reluisant ni une catastrophe. Ce qui est désolant, c’est qu’il aurait été possible de faire mieux. Le choc démographique alimente la manchette depuis plusieurs décennies. On a manqué de courage et de vision à long terme pour vraiment nous y préparer. On a préféré tout pour l’immédiat plutôt que l’équilibre entre l’immédiat et la préparation de l’avenir.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 02 Sep 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[JACK]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Homme de qualité, magnifié par les événements, Jack Layton laisse un grand vide. Comme pour tous ceux partis trop tôt, on dresse le bilan de sa carrière.<br/>
<br/>
Son courage et sa détermination durant la dernière année ont mis sous la loupe ses valeurs. On a découvert un homme authentique. Son optimisme, qui avait amusé bien des commenta­teurs, est devenu un antidote au cynisme. Il laisse en héritage un modèle d’authenticité et la possibilité à ceux qui le suivront dans l’arène politique de parler d’espoir.<br/>
<br/>
Il y aura beaucoup de volatilité pour le NPD au cours des prochains mois. La course à la chefferie, qui devrait s’entamer rapidement si on répond aux dernières volontés de Jack Layton, mettra en lumière des nouveaux visages. La question n’est pas de savoir si le parti survivra à Jack Layton –, il a survécu à son fondateur Tommy Douglas –, mais plutôt s’il ressemblera à ce qu’il était sans lui? Avec 50 ans d’histoire, dont 8 sous la gouverne de Jack, le NPD a connu un parcours en dents de scie. Avant l’élection de mai dernier, les meilleurs résultats avaient été obtenus sous Ed Broadbent en 1988. Après son départ, la formation politique avait connu un passage à vide, ne récoltant que quelques sièges. <br/>
<br/>
Chaque parti politique, bien qu’ancré dans des valeurs, est grandement teinté par celui qui le dirige. Au lendemain de la dernière élection, Jack Layton savait qu’il devrait, avec son équipe, passer le test de la crédibilité. Après son départ, le défi s’annonce double. Non seulement il faudra assumer le rôle de l’opposition officielle, qu’on sait ingrat – parlez-en à Pauline Marois, à Mario Dumont ou à Stéphane Dion –, mais on devra aussi s’adapter à la personnalité d’un nouveau chef. <br/>
<br/>
Depuis sa création, le NPD n’était pas parvenu à capter le cœur des Canadiens. Dans les années 1980, Ed Broadbent avait certes amené le parti à un certain niveau, mais le changement de chef l’avait fait retomber. Jack Layton lui a fait passer une nouvelle étape.<br/>
<br/>
Comme bien des légendes, il est parti en laissant une œuvre inachevée. Il représente le potentiel d’une promesse. Reste à voir si ses dernières paroles nous inspireront plus d’un instant, si, comme celles de Kennedy, elles sauront transcender les allégeances politiques et durer. «Mes amis, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde.»<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[La politique sur mesure]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Une nouvelle tendance se dessine. Après le vêtement sur mesure, voilà que le parti politique sur mesure voit le jour.<br/>
<br/>
Les manifestes se multiplient et les visions sont aussi nombreuses que le nombre de députés indépen­dants à l’Assemblée nationale. Gauche, droite, fédéralisme, souverainisme, tout cela est passé mode. On cherche de nouvelles étiquettes pour remobiliser les Québécois.  <br/>
<br/>
Les démissions au Parti libéral du Québec, la dissidence au Parti québécois, mais aussi celle parmi les députés indépendants issus de l’ADQ, illustrent un certain malaise qui trouve écho dans la société civile. D’un côté, on cherche une formation politique qui nous mobilise et, de l’autre, les véhicules actuels semblent en panne. La colle qui tenait les acteurs ensemble ne paraît plus assez solide.<br/>
<br/>
Pierre Curzi veut assurer une participation citoyenne, Jean-Martin Aussant veut créer un parti souverainiste. Le Nouveau Mouvement pour le Québec veut une piste claire vers la souveraineté à l’opposé du groupe François Legault qui souhaite trouver de nouvelles bases pour unir les Québécois. <br/>
<br/>
Il est normal qu’une formation politique ne nous aille pas toujours comme un gant. On doit adhérer aux valeurs générales, mais il est possible parfois que certains chemins empruntés par notre parti nous donnent du fil à retordre. On peut comme ça appliquer une règle du 80/20. Toutefois, quand notre vision des choses diverge quant aux fondements mêmes de l’existence du parti, mieux vaut se tailler une place ailleurs. <br/>
<br/>
La prolifération des options et l’apparition de ces options taillées sur mesure sont le reflet d’un malaise de société : un manque de projet collectif mobilisateur ou un individualisme profond. Quand la virgule ou le paragraphe ne fait plus l’affaire, on quitte.  Pourtant, faire de la politique sous-entend, par définition, qu’on ait envie de partager un idéal collectif, de gérer pour le collectif. C’est l’art du compromis.<br/>
<br/>
Qui n’a pas rêvé un jour de posséder un vêtement sur mesure? Si la tendance se maintient, on pourra bientôt choisir parmi une panoplie d’options : gauche moyen radical, centre droit tirant vers la gauche, décentré, fédéraliste lent, souverainiste pressé, nationaliste moelleux. Souhaitons seulement que les Québécois trouvent ce qui leur sied le mieux. On ne veut pas du prêt-à-penser, mais un minimum de synergie collective.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 19 Aug 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Pour la cause ou la casse]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Ça commence pour la cause, ça se termine dans la casse. La passion du hockey, la rigueur gouver-nementale, la quête de justice sont à la base de bonnes raisons pour se mobiliser. Des moments où, pour des motivations ludiques ou politiques, les gens se rassemblent autour d’intérêts communs.<br/>
<br/>
En Angleterre, des mères se sont réunies pour protester contre la mort d’un homme de 29 ans à la suite d’une intervention policière. Aujourd’hui, dans des quartiers de Londres et un peu partout dans le pays, on incendie des entreprises et vole des citoyens sous prétexte que tout se justifie.<br/>
<br/>
En Grèce, la volonté d’une population de passer un message clair à son gouvernement et aux précédents s’est embrasée. Des manifestations intergénérationnelles et pacifiques se sont métamorphosées en affrontements. Tous n’approuvent pas. Il fallait voir ces jeunes, sacs à ordures en main et la larme à l’œil, ramasser les débris. Leur message ne serait pas entendu. Ce qui allait faire la une des bulletins d’information ne serait pas leur version de l’histoire, mais celle des dommages causés par les rassemblements.<br/>
<br/>
À Vancouver, la passion du hockey s’est transformée en mur de la honte. Une soirée qui devait être sans histoire s’est transformée en brasier. On devait célébrer la performance d’un club de sport; les fans avaient afflué. <br/>
<br/>
À chacun de ces événements, le même pattern. Des gens se mobilisent pour faire entendre leurs voix et d’autres prennent en otage leur cause pour poser des gestes gratuits. Et plus souvent qu’autrement, pour détruire le bien commun et le bien d’autrui. <br/>
<br/>
Il se trouve toujours quelqu’un pour expliquer le geste ou le justifier. Tenter de justifier l’injustifiable ne sert pas davantage la cause de ceux qui au départ voulaient porter leur message. À Londres, certains parlent de l’iniquité et de la pauvreté, des mesures d’austérité impo­sées par le gouvernement pour expliquer la violence. Si le contexte écono­mique londonien peut offrir une explication, comment expliquer les tristes événements de Vancouver?<br/>
<br/>
Pour chacun de ces événements, il y avait à l’origine de bonnes motivations. Pourtant, ils se sont transformés en catastrophe. Les racines cette violence varient sûrement, mais on trouve un dénominateur commun : la colère d’un petit groupe. On n’a pourtant pas besoin de s’exprimer en détruisant. <br/>
<br/>
Depuis plusieurs années, les nostalgiques des années 1960 crient à la démobilisation des populations envers une cause. De nos jours, on a l’amère impression qu’un rassemblement qui dérape devient une excuse pour des casseurs qui souhaitent piller leurs voisins. Comme quoi la différen­ce est bien mince entre la cause et la casse. Ceux qui pensent que Montréal est à l’abri ont la mémoire bien courte…<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire, A-720]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 12 Aug 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[A-720 – la cour d’école]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La gestion de crise après l’effondrement des paralumes de l’autoroute 720 aura été plus que douteuse. Depuis les événements, on a l’impression que la société québécoise assiste à un échange d’enfants dans une cour d’école primaire.<br/>
<br/>
D’un point de presse à l’autre, on pointe du doigt. Ce n’est pas moi, c’est lui. On se cache derrière le plus petit pour être sûr de ne pas se faire taper dessus. Un seul constat fait l’unanimité : il faut plus de crème glacée. Il faut investir davantage dans les infrastructures montréalaises.<br/>
<br/>
Le pire, c’est que le ministre Hamad n’a pas su jouer le rôle du directeur d’école en apaisant les troupes. Au contraire, sa première intervention a mis le feu aux poudres. Affirmer que toutes les infrastructures ouvertes au Québec sont sécuritaires manquait de doigté. Par la suite, on a tergiversé sur la publication des rapports pour finalement blâmer le contacteur en garantissant du même souffle que les processus du ministère seraient revus. <br/>
<br/>
À cela, il faut ajouter des propos désolants qui se voulaient rassurants. À son arrivée à une rencontre du cabinet, le ministre délégué aux Mines, Serge Simard, a fait valoir qu’il y aurait toujours des risques, quoi qu’on fasse. Il a comparé le risque encouru par la population lors de l’effondrement de dimanche à celui d’un piéton qui traverse la rue. Difficile de bâtir la confiance en agissant ainsi.  <br/>
<br/>
Il faut noter que la tâche n’était pas simple. La crédibilité du gouvernement Charest dans le dossier de la construction et des infrastructures est aussi mince que le mur – qui aurait été aminci par des travaux –, qui soutenait la poutre qui s’est effondrée. Il est vrai que les événements s’additionnent : Concorde, Turcot, Mercier, la hausse des coûts des chantiers, les scandales et la non-réponse du gouvernement aux demandes pressan­tes de la population pour une commission d’enquête publique… Voilà autant d’éléments qui exacerbent l’humeur de la population.<br/>
<br/>
Heureusement, il n’y a pas eu de victime cette fois-ci, que des pertes matérielles. Pendant ce temps, plusieurs questions restent sans réponse. Est-il possible de faire mieux avec l’argent déjà investi? Quelle est la chaîne de responsabilités? Elle n’incombe probablement pas qu’à un seul intervenant. La réponse est plus complexe. Comment sécuriser les infrastructures malgré tous les gouvernements qui ont pelleté par avant? Quelle doit être la place des <br/>
transports collectifs dans l’ensemble des investissements? Qu’entend faire le ministère pour pallier le manque de contrôle de ses dossiers? Tous les élèves doivent se ressaisir et faire leur devoir. Il y a fort à parier qu’à l’automne, des mains se lèveront pour réclamer à nouveau une commission d’enquête sur la construction.<br/>
<br/>
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[Marie Grégoire, A-720]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 05 Aug 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                   </item>
             
                  <item>
                      <title><![CDATA[Maladie de Jack Layton: État de choc]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[En état de choc. Tout le monde qui a vu le point de presse de Jack Layton s’est retrouvé sans mot. Lui qui avait surpris à la dernière campagne électorale fédérale avec sa fougue et son énergie, est apparu frêle, la voix tremblotante, amaigri. Il a annoncé qu’il faisait une pause de la politique. Le cancer le frappe sous une autre forme.<br />
<br />
Il s’était fait porte-parole pour sensibiliser la population au cancer de la prostate. Cette fois-ci, il garde le nom de sa bataille pour lui. Cela lui appartient. Il devrait probablement en livrer davantage s’il était le premier ministre, mais en même temps, jusqu’où doit-on savoir?  <br />
<br />
Il s’est fixé comme objectif de revenir à l’avant-scène à la mi-septembre. Si son apparence nous fait douter de sa capacité à rencontrer cette échéance, qui sommes-nous pour lui dire qu’il n’y parviendra pas? Au printemps dernier, personne ne le pensait capable d’entreprendre une campagne électorale. Non seulement l’a-t-il fait, mais il a aussi donné le ton. <br />
<br />
Entretemps, Nycole Turmel, nouvelle venue en politique mais femme d’expérience sur la scène publique, devra assurer l’intérim. Elle devra agir comme un chef d’orchestre et voir à l’installation des députés dans leur comté et à la préparation de la rentrée parlementaire. Elle a déjà passé le premier test : elle a mobilisé les troupes derrière elle. <br />
<br />
Cette tâche est certes lourde; toutefois, elle deviendra plus complexe si elle dure. Les responsabilités s’accroîtront avec le retour en Chambre et la pression de la période de questions. Par contre, le facteur temps n’agit pas comme en contexte de gouvernement minoritaire. La date de la prochaine campagne électorale est fixée. La question de la chute du gouvernement et du retour en campagne électorale ne se pose pas. Le NPD a du temps pour faire sa marque.<br />
<br />
Jack Layton est l’âme de sa formation politique. Loin d’être un chef de passage, il a insufflé son énergie et changé la perception que l’électorat avait du NPD. Parti-culièrement au Québec, il incarne, comme il l’a si bien dit, l’espoir et l’optimisme. Incapable de demeurer inactif, il n’avait pas pleinement décroché à la première in-cursion du cancer. Aujourd’hui, il doit le faire. Il se donne toutefois un horizon pour le retour. Le 19 septembre… date de la rentrée parlementaire. On ne peut que lui dire que c’est possible et souhaiter que ce le soit.<br />
<br />
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 29 Jul 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                      <title><![CDATA[Une occasion de changer?]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La rencontre de la zone euro pour sauver la Grèce et les tractations du Congrès américain pour relever le plafond de la dette mobilisent l’attention avec raison. L’endettement des États frappe et frappe fort. On a vécu au-dessus de nos moyens, il faut maintenant payer la facture. Le problème ne date pas d’hier, mais on peut se demander si ce nouvel épisode amènera de nouvelles façons de gérer et de penser les finances publiques.<br />
<br />
Certains portent le message de réduction de la dette par dogmatisme. Ils veulent réduire la taille de l’État pour moins d’État. D’autres le prônent par pragmatisme pour assurer la prestation des services publics à long terme. Car derrière cette réalité politico-économique, il y a des gens qui attendent, à juste titre, la livraison de services pour lesquels ils ont payé des impôts. <br />
<br />
Dans la foulée de cette crise de la dette, il s’en trouve pour proposer de nouvelles façons de voir les choses. En Grèce, on veut repenser l’État, son rôle, son intervention. On se dit que ce revers de fortune peut être une occasion de se relancer. Des députés européens veulent un nouvel outil pour mesurer la richesse des États, jugeant le PIB dépassé. <br />
<br />
La question qui demeure est de savoir ce qu’il restera de toutes ces idées une fois l’urgence passée. D’une crise à l’autre, il est difficile de croire que des modifications en profondeur sont possibles. Il est difficile d’apprendre collectivement, le naturel revient rapidement au galop. On veut plus de services de l’État, mais moins d’impôts. Comme électeurs, on ne fait pas non plus les choix difficiles.<br />
<br />
À la sortie de la crise financière, les dirigeants du G-8 avaient convenu de revoir les pratiques afin de sortir d’une économie de spéculation pour revenir à une économie d’entrepreneurs. Les années ont passé et, finalement, peu de changements sont perceptibles. L’Argentine, qui a connu une crise importante au tournant des années 2000, bénéficie de la force des ressources premières, mais figure toujours parmi les États fragiles. La vision à long terme cède souvent, trop souvent, le pas à l’immédiat.<br />
<br />
La situation est inquiétante. Malheureusement, tous les arguments valaient mieux que de faire des choix difficiles pour réduire la dette. Le ratio dette\PIB se portait bien, alors pourquoi mettre en place un plan de rembour­sement? Aujourd’hui, la sonnette d’alarme se fait entendre. Il serait temps de repenser notre modèle... pour nous donner une marge de manœuvre aujourd’hui et à l’avenir. Le Québec n’y échappera pas.<br />
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<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 22 Jul 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
                      <guid isPermaLink="true">http://www.journalmetro.com/paroles/article/923494</guid>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[La théorie de l’atome PQ]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[Certains avaient prédit un été calme pour Pauline Marois. Après toute l’agitation de juin, tout ce beau monde partirait en vacances, non? Depuis quelques jours, même si l’actualité transpire le mot canicule, des voix discordantes se font entendre dans la famille souverainiste.<br />
<br />
Un groupe d’anciens députés du PQ se réunit dans Charlevoix pour discuter de stratégie… Louise Beaudoin a beau dire que ce choix n’a rien à voir avec le fait qu’il s’agit de la circonscription de Mme Marois, ce choix demeure tout de même très symbolique. <br />
<br />
Une tendance semble maintenant se dessiner de plus en plus clairement. Le noyau du Parti québécois ne parvient plus à retenir ses éléments. L’atome PQ ne parvient plus à retenir en place ses électrons. On le sait, la liste des démissionnaires n’a cessé de s’allonger pour atteindre son apogée à la fin de la récente session parlementaire. Cet été, la bisbille couve et risque de repartir de plus belle à l’automne. Déjà, certains élus déchirent leur chemise sur la place publique. <br />
<br />
Les récentes révélations sur les courriels du député de Verchères et les échanges par médias interposés qui ont suivi illustrent le malaise profond qui règne dans la for-mation politique formant l’opposition officielle. Stéphane Bergeron a beau répéter qu’il appuie Pauline Marois, reste qu’il a pris la peine d’écrire qu’elle n’était plus crédible. Toutefois, le député de L’Assomption ne paraît guère mieux en traitant de traîtres et d’opportunistes ceux qui quittent le navire. A-t-il oublié qu’il était chef du Parti vert avant de devenir péquiste pour se faire élire?<br />
<br />
Pendant ce temps, d’autres s’organisent. D’un côté, François Legault semble avoir un certain pouvoir d’at­tra­ction sur plusieurs avec un projet autre que souverainiste. Maintenant, le groupe des quatre démissionnaires de juin dit préparer sa rentrée parlementaire de l’automne, tout en demeurant formé d’électrons libres. S’y ajoute maintenant Camil Bouchard, qui avait quitté la politique par désillusion. Aussi, bien qu’il ne soit pas question pour l’instant de la création d’un nouveau parti politique, Pierre Curzi, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Jean-Martin Aussant pourraient facilement aller chercher des membres du PQ en grugeant des appuis chez les souverainistes pressés. <br />
<br />
Le dilemme de l’été pour Pauline Marois est donc le suivant : que doit-elle faire pour retenir ceux qui disent partir parce que le discours souverainiste n’est pas assez présent, alors que d’autres le font parce qu’il le serait trop? Vous en conviendrez, ce n’est pas simple comme réflexion estivale…<br />
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<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 15 Jul 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                   </item>
             
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                      <title><![CDATA[Grèce : voir loin pour rester libre]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[En temps de crise, les peuples ont tendance à se serrer les coudes. On se souvient des États-Unis après les attaques de septembre 2001. Tous les Américains, peu importe leur allégeance politique, avaient serré les rangs derrière George W. Bush. En Grèce, il en va tout autrement. Le plan d’austérité suscite la colère. Il n’est pas question de se serrer la ceinture.<br />
<br />
Les citoyens blâment durement le gouvernement pour la situation qui prévaut actuellement en Grèce. Avec raison? Oui et non. Ce n’est pas tant les élus qui ont voté le plan d’austérité, mais ils  doivent en porter l’odieux. <br />
<br />
Si gouverner veut dire choisir, les choix difficiles ne s’imposent pas toujours d’eux-mêmes. Bien au contraire. Le ministre des Transports de la Grèce a bien traduit sa frustration en disant que l’on devrait taxer tous les élus qui sont passés avant pour avoir laissé les finances publiques dans un si piteux état. Si seulement il était possible de rendre responsables tous les gouvernements qui ont pelleté par en avant… Ce n’est toutefois pas si simple. <br />
<br />
Dans ce cas précis, le gouvernement n’est pas le seul responsable. Pour des raisons historiques, qui s’expliquent sans doute, le peuple a illustré son manque de confiance en l’État par l’évasion fiscale. Au contraire du Québec, où l’on s’attend à ce que le gouvernement prenne la relève, en Grèce, on se dit que l’on doit s’occuper seul de ses affaires. Ainsi, pourquoi faudrait-il contribuer aux coffres de l’État? Cela se traduit en ce temps de crise par une attitude du «pas dans ma cour». Chacun tente de tirer la couverture de son côté pour ne pas avoir à subir les conséquences de la situation.<br />
<br />
L’équilibre est précaire. Il faut souhaiter que la Grèce réussisse sa relance. Si elle échoue, l’effet domino pourrait avoir des répercussions partout. On doit aussi souhaiter que l’on puisse apprendre de ces événements. L’OCDE parle avec justesse de prévoyance et de rigueur. L’endettement n’est pas la solution pour aucun État. Les réformes de la gestion des finances publiques doivent être structurantes plutôt que cosmétiques et ponctuelles. Trop s’endetter, c’est abandonner un peu de son autonomie, de sa capacité de choisir. L’Union européenne a mis en place un plan de sauvetage pour l’économie grecque. En contrepartie, elle dicte maintenant les choix que doit faire la Grèce. <br />
<br />
<em>– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em>
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <category><![CDATA[french/paroles]]></category>
                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Fri, 08 Jul 2011 00:00:00 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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                  <item>
                      <title><![CDATA[PQ: C'est ici que je débarque]]></title>
      
      
                      <description><![CDATA[La crise au Parti québécois nous interpelle. On se questionne sur ce qui pousse les gens à quitter tout à coup leur formation politique. Le doyen des députés à l’Assemblée nationale, François Gendron, a cette semaine utilisé une allégorie alimentaire en comparant le projet de souveraineté à une soupe qui serait trop salée pour les uns ou trop poivrée pour d’autres.<br />
<br />
D’autres images s’appliquent au cas du PQ. Poussons plus loin celle «d’avoir les deux mains sur le volant», expression consacrée par Jean Charest. Qu'est ce qui fait qu'une journée on a envie de détacher sa ceinture et descendre du véhicule politique dans lequel on s’investit depuis longtemps?<br />
<br />
Il faut dire que la politique, c'est plus un autobus qu'une voiture sport. Il faut être prêt à partir en voyage organisé lorsqu'on met son visage sur un poteau. Il faut adhérer à la destination, ne pas regimber sur l'itinéraire choisi. Le chauffeur a beaucoup de pouvoirs. Dans notre système politique, c'est lui qui, entre les rencontres des instances, décide. D’ailleurs, une vaste majorité des électeurs d’aujourd’hui choisissent d’abord un chef.<br />
<br />
On le sait, l’utilisation des transports en commun demande qu’on fasse preuve d’un certain oubli de soi. Il faut parfois mettre de côté son confort personnel pour le bien collectif. Toutefois, les démissions récentes au PQ démontrent qu’il arrive un moment où le trajet devient insupportable. <br />
<br />
Depuis le 2 mai, tout a changé. Avec l’arrivée massive de députés élus pour la première fois, la dernière élection fédérale a démontré qu’il était possible d’avoir un autobus scolaire dans lequel des nouveaux venus à l’école de la politique prennent place. Au même moment, des véhicules reconnus sont tombés en panne sèche. Preuve que tout est possible dans un climat de changement.<br />
<br />
Cette nouvelle réalité en a inspiré certains à descendre et à emprunter leur propre chemin. C’est comme si tous les prétextes pouvaient être bons. Pour les uns, il fait trop chaud. Pour d’autres, il fait trop froid. Pour le reste, on demeure à bord tout en regardant plus attentivement le travail du conducteur. Du moins jusqu’au prochain arrêt.<br />
<br />
 <br />
<br />
 <br />
<br />
Chose certaine, avec la prolifération de députés indépendants a l'Assemblée nationale et les différents projets de nouveaux partis politiques, il risque d'y avoir des bouchons de circulation dans l’opinion publique. Bientôt, les Québécois auront besoin d’un GPS pour s’y retrouver.<br />
<br />
par Santiago Bertolino
                      
                      
                      
            
                      
                      
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                      <keywords><![CDATA[]]></keywords>
                      <pubDate>Thu, 23 Jun 2011 10:26:34 </pubDate>
                      <author>Marie Grégoire, Métro</author>
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