En route vers le sommet du glacier, posant tranquillement un pied devant l’autre, mes pensées se sont éclairées. J’ai dégusté de l’eau d’un glacier et j’ai nourri mon esprit. D’autres ont su apprécier la douce beauté du vol des bourdons qui valsaient sur les fleurs dans ce Nord lointain.
David, couché, caméra à la main, a eu l’opportunité de capter certains des moments où la nature nous offre ses plus beaux chefs d’œuvre. En escaladant, nous nous sommes mis à discuter, tous ensembles, pour essayer de voir comment nous pouvons faire notre part pour que tous puissent apprécier cette nature comme nous avons eu la chance de le faire. Cette beauté qui nous entoure, je souhaite la préserver pour toujours afin que les autres puissent aussi l’apprécier. Je désire du plus profond de moi-même contribuer à préserver la planète.
Benjamin Tur – 17 ans, France
Si l’on me demandait quelle partie de mon corps je préfère, je
répondrais sans hésiter mes yeux, principalement parce qu’ils me
permettent d’admirer et de capturer dans un recoin de ma tête ces
paysages indescriptibles, à la fois grandioses et magnifiques. Après
huit jours passés sur un bateau où chaque moment est vécu en groupe,
j’ai soudainement éprouvé un besoin de solitude.
J’ai donc décidé de marcher seul lorsqu’est venu le temps de gravir le
sommet d’un glacier à Sam Ford fjord, le point le plus au nord de
l’expédition. Cela m’a permis de me recueillir un instant, de penser un
peu à tout ce que je suis en train de vivre, tout ce que j’ai pu voir,
admirer et apprécier, tout ce que j’ai appris et échangé avec des
jeunes du monde entier.
Chose surprenante, un glacier dégage bien plus de chaleur que je ne
l’aurais pensé. Quand on prend le temps de s’y asseoir, on peut
ressentir quelque chose de magique en soi, une sensation unique, comme
un petit électrochoc dans son cœur qui nous dit que nous ne sommes pas
en train de rêver.
Louis-Philippe Dury – 16 ans, Sainte-Angèle-de-Monnoir, Québec



