Au moins cinq sites relatifs à la défense des droits de l'homme en Chine ont subi une cyberattaque samedi dernier. Les attaques informatiques auraient duré un peu plus d'une quinzaine d'heures et auraient pris fin dimanche.
L'attaque par déni de service (DDOS) a été dénoncée par l'intermédiaire d'un communiqué émanant du Chinese Human Rights Defenders (CHRD). Cette organisation suspecte d'ailleurs le gouvernement chinois d'en être à l'origine en raison des importantes ressources qu'une telle cyberattaque exige.
Des attaques antérieures visant le site du CHRD ont mis la puce à l'oreille de l'organisation: elles visaient à rendre le site de défense des droits de l'homme inaccessible lorsque le pays traversait des périodes politiquement sensibles. Le CHRD est une organisation basée en Chine, qui possède d'autres antennes un peu partout dans le monde.
Bien que le CHRD ait précisé qu'il n'est pas en mesure d'identifier la source de l'attaque ni de fournir de preuves à ses accusations, il a précisé qu'il s'agissait de l'attaque la plus intense à laquelle il a dû faire face.
Les autres sites d'information sur les droits de l'homme affectés par l'attaque informatique sont:
- Civil Rights and Livelihood Watch;
- Independent Chinese Pen Center (un regroupement d'écrivains);
- New Century News;
- Canyu.
L'annonce de cette attaque survient dans un contexte où Google avait accusé la Chine d'être à l'origine des cyberattaques massives qui l'ont affecté en décembre, ce que vient de nier Pékin aujourd'hui. Ceci avait conduit l'entreprise a menacer la Chine de cesser toute activité de censure de son moteur de recherche, même si cela lui vaut d'en être expulsé.
La semaine dernière, la secrétaire d'État américaine Hilary Clinton avait proinoncé un discours dans lequel elle incitait les entreprises à refuser la censure exigée par la Chine, à l'image de Google, au nom de la neutralité du Net.




