Les centres de tri du Québec ont réclamé hier l’abolition de la consigne sur les contenants d’aluminium et de plastique. Selon eux, il s’agit d’une solution qui leur permettrait de rétablir un bilan financier positif.
Les centres de tri pourraient ainsi augmenter leur revenu de 10 % à 15 %, selon Réal Fortin, directeur du comité des centres de tri de Réseau Environnement, un organisme qui regroupe environ 75 % des centres de tri du Québec.
«L’aluminium et le plastique font partie des matières qui ont le plus de valeur en ce moment», a fait valoir M. Fortin. À titre comparatif, il rappelle que l’aluminium s’échange entre 1 500 $ et 1 800 $ la tonne, contre 60 $ la tonne pour le papier.
La chute du prix des matières recyclées a durement éprouvé les centres de tri ces derniers temps. Au pire de la crise, plusieurs centres, dont celui de Montréal, menaçaient de fermer leurs portes.
Et Recyc-Québec?
«Pour l’instant, Recyc-Québec croit que la
consigne et la collecte sélective sont complémentaires», dit Erwanne
Plisson, agente d’information pour l’organisme gouvernemental.
Toutefois, impossible de savoir si Recyc-Québec, qui est chargé de la
gestion des contenants consignés, a l’intention d’abolir la consigne.



