D'après le Programme Environnemental des Nations-Unies, entre 20 et 50 millions de tonnes d'e-déchets sont produites chaque année dans le monde. Environ 80% des e-déchets ne seraient pas adéquatement ou pas du tout recyclés (incinération ou enfouissement).
Un e-déchet fait référence au matériel électronique.
Plus spécifiquement, les Européens recycleraient moins de 25% de leurs e-déchets de façon sécuritaire, avec les Américains le pourcentage diminue à 20% et dans les pays en développement, à moins de 1%.
La majorité des e-déchets non recyclés est exportée vers des sites d'enfouissement principalement vers le Nigeria (Afrique), mais aussi en Inde, en Chine, au Pakistan et au Ghana.
Ces sites à ciel ouvert sont associés à de graves problèmes de santé et d'environnement, qui sont accentués par la fumée des feux qui y sont allumés.
En effet, le matériel électronique intègre plusieurs composants réputés hautement toxiques.
«Les personnes vivant ou travaillant à proximité, dont beaucoup d'enfants, sont exposées à un cocktail de produits chimiques dangereux qui sont susceptibles d'engendrer de nombreux problèmes de santé, comme des cancers, des problèmes reproductifs, des troubles du système nerveux et du cerveau, etc. », rapporte Kim Schoppink de Greenpeace.
La grande majorité des e-déchets proviendraient de l'Europe et des Amériques. Ces pays, qui disposent pourtant de moyens financiers et pour les recycler de façon sécuritaire, profiteraient du laxisme politique de leur pays pour se débarrasser de leurs e-déchets au meilleur prix.
Néanmoins, certaines entreprises intègrent déjà moins de produits toxiques dans leur matériel, ce qui contribue à diminuer la contamination environnementale et humaine. D'autres comme Nokia, Phillips et Samsung privilégient la collecte volontaire aux fins de recyclage.
(Source: CNN)




