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Courrier des lecteurs

Toujours hausser les tarifs…

2010-03-12 02:27:42.000

Tous les paliers de gouvernement vivent un mal du siècle incurable : le déficit budgétaire. À Montréal, la Ville entend hausser le prix des stationnements non résidentiels et de la carte de la STM, alors que le gouvernement du Québec pense hausser les frais de scolarité. Pour­quoi la solution «hausse des tarifs» prime-t-elle constamment sur la solution de «régime minceur».

Les différents dirigeants pourraient, de prime abord, voir à l’aménagement de la fonction publiqueet à la réduction du nombre de cadres de direction aux salaires exorbitants. En second lieu, l’abolition de postes de cadre ou de professionnel VACANTS serait à considérer (de sorte à limiter les mises à pied) et, finalement, il faudrait appliquer une hausse de tarifs sur les diverses amendes afin d’éviter de toucher la population au complet. Solutions envisageables puisque l’étudiant et la famille moyenne n’ont pas à payer pour une mauvaise administration.

– Albert Phung

Savoir le demander

2010-03-12 02:25:45.000

Ce texte est en réponse à la lettre d’Anais Détolle sur la place des femmes enceintes dans le transport en commun.

Je suis un étudiant, et à la fin d’une longue journée de travail j’aime avoir une place assise dans le transport en commun. Il m’arrive souvent de somnoler ou de lire le journal pendant le trajet, de sorte que je ne fais pas attention aux passagers qui montent.

Bien que je cède volontiers ma place aux personnes âgées ou aux femmes enceintes, il m’arrive parfois de ne pas les remarquer. Ainsi, d’après l’opinion de certains, je suis dans la catégorie des jeunes qui «font semblant de dormir» ou qui «plongent leur tête dans le journal» dès qu’une personne avec un handicap passe.

Je veux simplement faire remarquer qu’il est du DEVOIR des personnes avec un handicap de demander une place. Si vous ne le faites pas, alors cessez d’accuser les autres personnes.

Alors, mesdames, si vous me demandez une place dans le transport alors que je ne vous ai pas remarquées, je vous la cèderai avec les meilleures intentions et avec un gros sourire en prime.

– K. Esfahani

Cessons de blâmer les policiers

2010-03-11 01:54:21.000

Ce texte répond à Jean Tremblay, qui affirme que la police s’en prend encore aux plus faibles (en l’occurrence les piétons).

Je dirais plutôt qu’elle s’en prend aux fautifs!

Car des piétons qui ne respectent pas la signalisation routière, il y en a des masses. Oui, c’est choquant de voir des automobilistes faire les délinquants devant des passages piétonniers, mais c’est aussi choquant de voir des piétons traverser où bon leur semble sans se soucier du danger.

Bref, c’est un problème de société, un problème pour lequel piétons et automobilistes sont à blâmer. Les policiers sont là pour ramener à l’ordre les fautifs; les piétons ont été trop «gâtés» pendant plusieurs années et ont acquis de mauvaises habitudes. Maintenant qu’un «danger» de contravention les guette, peut-être qu’ils changeront leurs comportements.

Mais dans tous les cas, la police n’est pas à blâmer; elle essaie juste de faire un peu d’ordre dans cette société paradoxale qui veut avoir le meilleur des mondes, mais qui proteste quand l’autorité s’en mêle...

– Catherine Lacoste

Le problème de la santé

2010-03-11 01:51:42.000

Dans l’actualité cette semaine, on parle d’hôpitaux qui manquent de lits, d’infirmières et de médecins. Le Parti libéral, qui s’était fait élire grâce à sa priorité numéro 1, se fait accuser par le Parti québécois et lui renvoient le problème en disant qu’il a mis les gens à la retraite trop tôt.

Voyons plus loin, ou plutôt plus bas, à la source du problème. Si les urgences débordent en hiver, c’est parce qu’il y a un manque d’éducation en matière d’hygiène de la santé.

Bravo au ministère de l’Éducation, qui a intégré les cours d’éducation à la santé à ceux d’éducation physique au cégep.

Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui a un régime de vie sain. Oui, vous avez sûrement tous entendu les trois règles à respecter : bien manger, bouger et ne pas consommer de substances nocives comme la cigarette et l’alcool. Il y a dans ces trois règles des trésors à découvrir. Et je vous le souhaite!

Je l’ai personnellement expérimenté. Depuis que je ne fume plus et que je m’entraîne deux fois par semaine, les mots «bronchite», «sinusite», «conjonctivite»,«amygdalite» et «grippe» ont disparu de mon vocabulaire. Je n’ai plus à subir les attentes déprimantes et pénibles aux urgences devant des murs blanc beige.

À cela s’ajoute la réduction du stress et une meilleure qualité du sommeil, éléments essentiels pour passer une bonne journée. Bien sûr, on ajoute les cours de massage, de yoga, de relaxation et de méditation, qui remettent les pendules à l’heure et nous rappellent qu’on oublie parfois de respirer.

Merci de dire aux politiciens qu’au lieu de chercher un coupable ils devraient chercher la solution parce que le problème existe.

– Marie-Pier Marceau

Le droit de partir

2010-03-11 01:49:09.000

Pour contribuer un peu au débat qui anime la société en ce moment concernant la liberté religieuse, j’aimerais apporter mon point de vue d’immigrant.

Arrivé au Québec il y a un peu moins d’un an. J’ai constaté avec joie toute cette mixité raciale et ethnique. À peine installé, des doutes et des appréhensions m’ont envahi quant au modèle d’intégration canadien, en regardant toutes ces femmes couvertes intégralement ou ces enfants qui sortent des écoles en récitant les versets coraniques.

S’il y a quelque idée sur laquelle tout le monde est d’accord, c’est qu’un projet d’immigration est un choix personnel que nul ne peut nous imposer. Il est donc incompréhensible, si ce n’est inexplicable, qu’une certaine catégorie d’immigrants tente d’imposer au pays d’accueil ce qu’elle a fui dans son pays d’origine.

À entendre les adeptes du nouvel islam, on dirait qu’on leur impose de vivre dans ce pays. Or les règles et les lois sont assez claires, du moins concernant le vivre ensemble, le respect de la différence et les droits élémentaires. À l’instar de beaucoup de pays, le Canada garantit des droits et des libertés, notamment la liberté religieuse, qui n’est surtout pas la liberté d’imposer une religion.

Pour ceux qui croient que cette équation est insoluble, il existe un droit que la nature nous a garanti bien avant que l’homme le fasse. Un droit garanti bien plus que celui de la vie, que ni une personne ni un gouvernement ni même un dieu ne peut nous ôter : le droit de partir, d’aller ailleurs, de fuir même…

C’est exactement le droit dont chaque citoyen d’un pays quiconque a usé pour devenir un immigrant, et c’est le droit dont chaque citoyen canadien ou immigrant inconfortable dans ce mode de vie libre devra user pour trouver son bonheur ailleurs.

L’injustice dont sont victimes les piétons

2010-03-10 00:00:00.000

La campagne actuelle de remise de contraventions aux piétons par la police de Montréal est une vraie injustice. Encore une fois, la police s’attaque aux plus faibles.

Si la police voulait vraiment protéger les piétons, elle donnerait des contraventions aux automobilistes qui ne respectent pas les passages piétonniers (je parle des passages piétonniers autour des métros, en face du Stade olympique, etc., sans feux de circulation).

Partout dans Montréal, les passages piétonniers doivent normalement (c’est la loi) donner la priorité aux piétons. Mais les automobilistes foncent sur les piétons qui traversent sur ces passages.

Partout dans le reste du Canada, à Moncton, à Vancouver ou à Toronto, le piéton est respecté. Pas à Montréal. Évidemment, il ne faut pas s’attendre à ce que la police fasse des campagnes pour forcer les automobilistes à respecter la priorité aux piétons sur les passages piétonniers, car la police est composée elle-même d’automobilistes. On ne voit jamais de policiers à pied, comme on nous l’avait promis. Un petit test, messieurs et mesdames les policiers : habillez-vous en civil, et traversez tranquillement sur le passage piétonnier en face du métro Laurier, à l’est de Saint-Denis. Vous verrez les conducteurs venant de Saint-Denis vous foncer dessus et vous faire un bras d’honneur si vous rouspétez.

La SAAQ, de son côté, est encore une organisation d’automobilistes. Elle ne fera sûrement pas de campagne pour informer les automobilistes que les piétons ont priorité sur les passages piétonniers. À quand une association des piétons de Montréal pour faire respecter les droits des piétons, comme on en retrouve en Europe?

– Jean Tremblay, Montréal

Un siège s.v.p.

2010-03-10 00:00:00.000

Un handicap n’est pas vécu par la personne avec des spécificités physiques à moins que l’environnement ne le lui fasse vivre.

Je vous écris pour vous faire part d’une très grande déception. Depuis que je suis enceinte, je me rends compte que cela me handicape dans les autobus et le métro que je dois prendre chaque jour.

En effet, bien que ma grossesse ne soit pas difficile, j’aimerais pleinement profiter des espaces réservés (ou des autres, puisque ces espaces ne sont pas toujours accessibles), surtout pour assurer ma sécurité en cas d’arrêts subits. 

Je me suis rendu compte, et je l’ai aussi constaté en parlant avec d’autres mères et futures mères, que les passagers ne faisaient aucun cas de la priorité des places. Jusqu’à maintenant, je ne m’en doutais pas, cédant moi-même la place aux personnes qui en avaient besoin. Je pensais trouver chez les Montréalais la même amabilité. Autant vous dire que j’ai été amèrement déçue du comportement de la plupart des passagers (en fait, personne, jusqu’à maintenant, ne s’est levé pour me laisser la place.)

Jusqu’à maintenant, je ne considérais pas la grossesse ni la maternité comme un handicap, ce que je commence à sentir. J’en suis rendue à voyager hors de mes heures habituelles pour être certaine de pouvoir m’asseoir. J’ai la chance d’être étudiante et d’avoir cette flexibilité. Mais qu’en est-il des femmes qui ont un horaire régulier? Croyez-moi, les gens ne se lèvent pas plus pour leur faire place, même avec un ventre de 8 mois ou des enfants en bas âge.

C’est la première fois, depuis que je pense avoir des enfants, que j’envisage l’achat d’une voiture. Cela heurte mes valeurs, mais ça serait plus agréable que de devoir entrer en conflit permanent avec les autres passagers pour réclamer la place qui m’est due.

– Anaïs Détolle, Montréal

Bell nous prend pour des cloches

2010-03-08 04:10:46.000

Le 3 mars dernier, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal s’indignait que Bell Canada ait donné à son nouveau service d’accès internet haute vitesse au Québec l’appellation anglophone «Bell Fibe».

Un porte-parole de l’entreprise s’est défendu en disant que Fibe est un mot qui a été créé de toutes pièces par Bell et il n’a pas de consonance anglophone particulière. Les choses se sont toutefois gâtées lorsqu’il ajouta que le mot Fibe faisait référence à l’expression anglaise fiber optic dont Bell n’aurait qu’enlevé la lettre «r» pour ainsi baptiser son nouveau service. Fort bien. Si les gourous du marketing de Bell Canada veulent nous prendre pour des cloches, alors prenons-les au mot, dictionnaire Robert & Collins en main.

Si le mot «Fibe» est tout aussi français qu’anglais, alors les francophones du Québec prononceront «Bell Fib», ce que leurs concitoyens anglophones traduiront par «le mensonge de Bell», et il n’y aura plus rien à ajouter.

– Christian Gagnon, Montréal

Musulman?

2010-03-08 04:09:04.000

Depuis presque neuf ans, les pratiques musulmanes sont au centre d’une polémique, surmédiatisées et bombardées de critiques dégoulinantes de préjugés et d’ignorance.

Tel est présentement le cas du niqab, ce voile intégral porté par une certaine quantité de femmes soumises (à l’Islam, voyons!) et qui luttent pour leur liberté de religion. Il serait important que quelqu’un s’interpose dans leur discours pour dire : le niqab est aux antipodes de ce que le Coran a toujours enseigné aux hommes.

Que ces femmes aient choisi de porter ce vêtement et qu’elles s’y sentent à l’aise, je ne crois pas que ceci aurait dû créer un tel tollé. Mais que ces femmes cessent de clamer haut et fort que c’est au nom de l’Islam qu’elles le font.

C’est tout clair : dans les deux versets coraniques qui traitent du voile, il n’est question que d’une protection et d’un moyen de reconnaître la femme musulmane, non pas d’un moyen d’enterrer son identité.

– Amine Baouche

Un deuil en privé?

2010-03-08 04:06:58.000

Les journalistes de Radio-Canada étaient à Berthierville, aux obsèques de la mère de Joannie Rochette. Pourtant, elle avait demandé à tous ceux qui l’attendaient à Dorval lundi soir, dont Radio- Canada, de la laisser vivre son deuil en privé.

Pourquoi n’a-t-on pas respecté son souhait? C’est inexcusable de la part de la télévision d’État d’agir comme des paparazzis. Des excuses s’imposent, mais je doute qu’elle les fasse. Et si on essayait de donner l’exemple ou lieu de faire dans le populisme? Vraiment minable.

– Michael Sévigny. Montréal

Égaux partout?

2010-03-08 04:04:16.000

Elles sont des centaines de milliers à travailler pour le gouvernement du Québec. Enseignantes, secrétaires, infirmières, elles forment 75 % des 500 000 employés de l’État. Et elles sont en négociation en ce moment pour obtenir un contrat de travail qui rendra justice à leur dévouement.

Ces infirmières qui soignent sans relâche et qui multiplient le temps supplémentaire obligé. Ces enseignantes qui aiment et dorlotent nos enfants. Ces préposées qui bichonnent nos vieux parents et sont parfois les seules à leur sourire. Peut-on imaginer une société fonctionnelle sans les travailleuses des services publics?

Pourtant, lorsqu’il est question de les payer convenablement, tous les gouvernements qu’on a connus à Québec renâclent. Sur d’autres questions, des chroniqueurs de la scène publique nous répètent qu’au Québec, les femmes et les hommes sont égaux et que cela n’est pas négociable.

Fort bien. Mais alors, comment tolérer des écarts salariaux entre infirmières et policiers, entre intervenantes sociales et ingénieurs? Pourquoi les métiers historiquement masculins demeurent-ils souvent mieux payés que les métiers dits «féminins» malgré l’existence d’une loi sur l’équité salariale? Serait-ce qu’au fond, la société considère qu’il est normal que des milliers de femmes sous-payées s’occupent des personnes vulnérables puisque tel est leur rôle «naturel»?

En ce 8 mars 2010, Québec solidaire veut rappeler au gouvernement Charest que les employées des services publics méritent une convention collective juste et équitable.

Où trouver l’argent? Certainement pas dans la poche de la classe moyenne et des travailleurs et travailleuses au salaire minimum. La campagne couragepolitique.org propose plutôt d’autres avenues : des redevances pour les minières, moins d’aide de l’État aux grandes entreprises, un palier additionnel d’imposition pour les très hauts revenus. L’égalité est à ce prix.

– Françoise David, présidente et porte-parole, QS Émilie Guimond-Bélanger, responsable commission nationale des femmes, QS

Une mauvaise priorité

2010-03-05 00:00:00.000

Ceux qui nous connaissent pourront con­firmer que nous sommes d’ardents défenseurs du transport public. Nous sommes membres du con­seil d’administration de Transport 2000, mais cette lettre exprime nos positions personnelles, et non pas celle de l’association.

Selon les dernières évaluations, le projet de train de l’Est, de Montréal à Mascouche, coûtera 435 M$, pour 5 500 usagers matin et soir. La portion Montréal-Repentigny est justifiée, car elle desservira des quartiers densément peuplés, en valorisant une voie ferrée existante. Par contre, la portion Repentigny-Mascouche nécessite une nouvelle voie ferrée et est impossible à justifier à la lumière des coûts suivants. Scénario «optimiste» des coûts : pour 500 usagers supplémentaires, 5 jours/semaine, $150 M$, à rembourser sur 25 ans, avec un taux d’intérêt de 4 %. Cela revient à une subvention de 79 $ par jour par usager pendant 25 ans.

Scénario «réaliste» : 300 usagers supplémentaires, 200 M$, avec un taux d’intérêt de 6 %. Cela revient à une subvention de 215 $ par jour par usager pendant 25 ans. Il serait 10 fois moins coûteux de payer le taxi à chacun des usagers, pour se rendre à la gare de Repentigny. Ces scénarios ne tiennent pas compte des subventions pour aménager le tronçon Repentigny-Montréal et pour les frais d’exploitation des trains.

 Ces coûts exorbitants sont attribuables au problème fondamental du transport public en banlieue : l’étalement urbain de faible densité ne fournit pas assez de clients au transport public, pour le justifier économiquement. De plus, un train jusqu’à Mascouche, avec ses stationnements incitatifs, va encourager l’étalement urbain et aggraver les problèmes de transport.

À l’inverse, un projet facilement justifiable est celui de la voie réservée sur Pie-IX, qui coûtera 150 M$ pour 70 000 passages ou 35 000 usagers aller-retour. Cela représente une subvention d’environ 1 $ par jour par usager (50 ¢ par passage). Le coût réel est probablement moindre puisque la voie réservée permettra de réduire les frais d’opération des autobus, qui ne seront plus ralentis par la congestion automobile.

– Luc Gagnon, Anthony Frayne, citoyens de Montréal

La vraie souffrance...

2010-03-05 00:00:00.000

Je vis au Québec depuis 21 ans, mais je suis d’origine chilienne. À la suite de séisme qui a durement frappé mon pays samedi, je suis outrée de constater à quel point les médias mettent l’emphase sur les histoires de pillage dans différents commerces, plutôt que de nous présenter des reportages sur la vraie
souffrance humaine.

Mon pays est en deuil. Pourquoi ne pas écrire ou présenter des images de ces gens qui ont perdu des membres de leur famille ou ces gens qui étaient déjà à la base démunis et qui ont perdu le peu de biens qu’ils possédaient? Pourquoi ne pas écrire sur l’île Juan Fernández, qui s’est vue littéralement avalée par le tsunami post-sismique?

En tant que Chilienne, il me fait beaucoup de peine de constater que les seuls commentaires que j’entende sont ceux de personnes qui commentent ce cirque médiatique des pillages! Cela ne fait que donner une mauvaise image de mon pays et n’aide certainement pas à inciter le peuple québécois à faire des dons pour soigner le mal qu’a fait cette catastrophe naturelle! Je dédie ce court texte à mon beau-père et à sa famille, qui ont perdu un des leurs. Merci de faire des dons à la Croix-Rouge canadienne.

– Karla Sepulveda

En attendant les JO de Sotchi...

2010-03-04 02:15:46.000

Déçu des résultats de son pays aux Jeux de Vancouver, le président Medvedev a demandé la démission des responsables de la préparation de l’équipe russe.

En prévision des Jeux de Sotchi, en 2014, vous pouvez d’ores et déjà être certains que les subsides pour les athlètes russes seront quintuplés, de sorte que les entraîneurs russes ayant déserté rentreront l’un après l’autre au pays. La Russie ne récoltera pas que trois médailles d’or dans quatre ans, je vous en passe un papier.

– Silvio Leblanc

Des élus irresponsables

2010-03-04 02:09:36.000

Alors que le gouvernement du Québec se prépare à imposer aux citoyens un régime minceur, on apprend que les dépenses très nombreuses de nos élus en «voyages» à l’étranger relèvent d’une information «strictement privée» et que toute demande de renseignements risque de n’avoir aucune suite. 

À ce niveau d’indécence démocratique et de mépris, il ne nous reste qu’à nous solidariser pour manifester notre droit fondamental au respect du payeur citoyen.

La colère et l’appel à manifester notre ras-le-bol devront se concrétiser par tous les moyens accessibles. Le silence étonnant des élu(e)s du Parti
québécois à ce sujet remet sérieusement en cause leur crédibilité déjà chancelante.

– Jacques Léger, montréal

Des solutions originales

2010-03-03 02:51:21.000

Lucien Bouchard et les lucides ont beau trouver que le Québec tourne en rond (et ils n’ont pas tort), les solutions qu’ils proposent pour nous sortir du cercle vicieux sont bien loin de réinventer la roue!

Pour quelle raison faudrait-il que seuls les étudiants payent pour corriger le sous-financement des universités? Nos universités étant publiques, il incombe à l’ensemble de la société d’assurer la formation des générations futures.

Peu importe la solution envisagée, que ce soit l’augmentation généralisée des frais de scolarité ou la modulation de ces frais en fonction du domaine d’étude, on risque d’affecter l’accessibilité aux études supérieures et de réduire la tranche de Québécois qui obtiendront un diplôme d’études supérieures.

Veut-on d’une société où seuls les fils de riches pourront devenir médecins ou avocats?

Soyons originaux. Plutôt que de demander aux futures générations de contribuer davantage que ne l’ont fait leurs parents, pourquoi ne pas imposer à tous les diplômés une sorte de prime à l’éducation? Payer à la sortie afin de ne pas fermer la porte d’entrée, en quelque sorte.

Ainsi, on déterminerait une taxe pour les diplômes de chacune des  disciplines, payable après l’obtention du diplôme. Les riches seraient libres de la payer dès la première session, les autres pourraient la payer par versements à chaque rapport d’impôt. On pourrait rêver et songer à imposer de manière rétroactive cet «impôt universitaire» à tous les diplômés de nos universités, y compris à nos lucides!

Soyons vraiment originaux : en plus de cet impôt universitaire, des frais annuels supplémentaires pourraient être exigés pour pratiquer certaines professions au Québec. Médecins, ingénieurs, infirmières et avocats payent déjà pour être membres de leurs corporations professionnelles. Il suffirait de majorer le tout d’un 1 000 $, voire 5 000 $ annuel, versable à un fond de financement universitaire.

Le hic, c’est que, de telles mesures risqueraient de coûter des votes aux députés au pouvoir! C’est bien là notre grand problème : confier à des politiciens qui songent principalement à leur avenir à court terme le soin de prendre des décisions quant à notre avenir à long terme.

– Martin B. Landry, Montréal

Un siège s.v.p.!

2010-03-03 02:49:21.000

Je suis une femme enceinte qui, chaque jour, doit se battre à au moins quatre reprises pour que des gens lui cèdent leur siège dans le métro ou l’autobus.

Les gens ne sont pas gênés du tout de garder leur siège. Il faut que je le demande chaque fois. Et on finit par me regarder d’un air bizarre, alors qu’il est bel et bien affiché de céder sa place dans de tels cas.     

– Marie Cormier

Pour le bien du Québec

2010-03-03 02:46:57.000

Le fait d’apprendre par les médias que plusieurs parlementaires québécois, qu’ils soient libéraux ou péquistes, voyagent à l’extérieur du pays afin de promouvoir les intérêts du Québec me rassure énormément.

Il est vrai que cela coûte de l’argent aux contribuables, mais je crois fermement qu’il s’agit d’un mal nécessaire. Dans un contexte de mondialisation où l’économie québécoise doit davantage être axée sur les exportations mondiales, le gouvernement doit s’assurer que la classe politique de la province tisse des liens et établit des réseaux de contacts durables avec des partenaires étrangers.

Si les coûts de ces missions sont gérés de manière responsable, alors qu’y a-t-il de mal à ce que des députés ou des ministres s’assurent de faire rayonner le Québec à l’international? Au contraire, il faut en être fiers!

– Charlène Dubuc

Déplacements justifiés

2010-03-02 03:14:54.000

On parle sans cesse du caractère distinct de la province de Québec, alors je trouve normal que nos députés voyagent à l’étranger pour nous représenter.

Nous devons absolument avoir une visibilité internationale, et c’est ce que l’Assemblée nationale essaie de faire en participant à différentes missions étrangères. Je suis d’accord pour que ces missions continuent.

Il faut d’ailleurs préciser que ce sont TOUS les députés qui y participent, des députés du Parti libéral du Québec, du Parti québécois et même de l’ADQ. Il ne s’agit donc pas de déplacements partisans, mais bien représentatifs de toutes les opinions politiques du Québec.

Je crois que ce rayonnement est vital pour le Québec, que ce soit pour nous faire connaître ou pour mousser nos exportations. S.V.P., citoyens du Québec, VOYEZ GRAND!

– Annie Lacoste

Pour la gratuité des transports

2010-03-02 03:09:29.000

La gratuité du transport en commun à Montréal, financée par le gouvernement du Québec, permettrait d’économiser et de dynamiser notre industrie.

Voici les avantages de la gratuité dans le transport public :

1-Rendre fluide la circulation automobile en en finissant avec les bouchons de circulation qui causent un manque à gagner collectif de 1 G$ par année.

2-Économiser environ 2 M$ annuellement en éliminant les emplois devenus improductifs de changeurs et constables et en les rem­placer par des emplois productifs de chauffeurs d’autobus et en mécaniciens.

3-Dynamiser l’industrie du matériel roulant québécois et diminuer l’exode de dizaines de milliards de dollars vers l’industrie pétrolière et automobile étrangère.

4-Dynamiser l’économie de Montréal en permettant d’y magasiner sans voiture.

5-Densifier la population de Montréal et freiner l’étalement urbain.

6-Améliorer le service et la fréquence des autobus avec un achalandage augmenté permettant une diminution du coût du kilomètre/passager

7-Améliorer significativement la qualité de l’air.

8-Faire progresser socialement les classes les plus démunies.

– Denis Lajeunesse, Montréal

La voie de l’utilisateur-payeur?

2010-03-02 03:06:44.000

Au cours des dernières semaines, plusieurs personnes ont mis de l’avant l’idée que les Québécois devraient payer une portion fixe des services publics. Ainsi, en fixant autour du quart la contribution de l’utilisateur et des trois quarts la contribution de la société, d’anciens dirigeants de pensée économique commune souhaitent des hausses importantes de tarifs.

Ils en parlent pour les frais de scolarité et les tarifs des Centres de la petite enfance particulièrement. Les personnes qui font ces propositions assurent que les institutions remettront une partie de cet argent pour soutenir les moins favorisés et assurer l’accès universel audit service. Leur conclusion est simple : plus d’argent dans le système avec le même niveau d’accessibilité.

Si ce raisonnement est bon pour l’éducation, il doit s’appliquer à l’autre service public de grande envergure : la santé. Imaginons alors une conséquence de la recette proposée.

Par exemple, vous subissez un accident sur une route glissante, sans que ce soit la faute de qui que ce soit. Vous devrez alors payer disons 25 % de vos soins hospitaliers pour la durée de votre séjour. Vous venez d’un milieu moins favorisé? Pas de problème, on vous donnera une bourse permettant de couvrir une partie des frais médicaux, sinon la totalité.

Vos dépenses «normales» de logement, celles pour vos proches, s’accumuleront. Un service de «prêts et bourses» hospitalier sera mis sur pied. La dette accumulée pourra alors être remboursée sur une longue période, selon votre revenu. Au pire, vos enfants régleront votre dette.

Est-ce le genre de société que nous voulons? Que nous souhaitons? La multiplication des dettes individuelles pour diminuer notre dette collective? Si ce principe d’utilisateur-payeur n’est pas bon pour la santé, pourquoi le serait-il pour l’éducation? Si c’est bon pour les universités, ça doit être bon pour les hôpitaux!

Mais que faire alors? Je propose d’annuler une partie des quelque 7 G$ de baisse d’impôt de la dernière décennie et les points de TVQ laissés vacants par la réduction de la TPS. Les médecins paieront alors plus pour leur formation via leurs impôts, tout comme la majorité des universitaires, car ils font généralement un meilleur salaire. Les enfants de milieux moins favorisés auront toujours accès à notre service public de santé et d’éducation sans devoir s’endetter pour le restant de leur vie.

De plus, nous assurerons l’équité intergénérationnelle : les jeunes travailleurs, les travailleurs près de la retraite et les retraités contribueront par la hausse d’impôt et de taxes à la consommation. Pas besoin de mettre le Québec sens dessus dessous, juste quelques actions claires et précises.

– Alexis Gagné-LeBrun, Enseignant en physique au cégep de Saint-Hyacinthe

Tristes commentaires

2010-03-01 00:33:48.000

Je suis bien content de voir que les propos malheureux des commentateurs de V à l’endroit d’un patineur artistique ne soit pas passés inaperçus. La chronique de Sylvain Ménard et les différentes prises de position de certains me rassurent sur le niveau d’acceptation de l’homosexualité au Canada.

J’étais déjà surpris et attristé de voir que du mépris si peu déguisé soit diffusé sur les ondes en revoyant le même animateur reprendre sa place le lendemain. Je suis peut-être naïf d’oublier que des gens puissent encore juger les autres sur des critères si insignifiants.

Par contre, j’ai eu le plaisir d’apprécier la performance étoilée de Tessa Virtue et de Scott Moir à CTV, loin de la poésie improvisée du commentateur francophone, qui tente de faire le spectacle à la place des patineurs tout en rendant presque impossible l’appréciation du moment et de la musique.

– Karim Saad, Longueuil

Protéger le mont Royal

2010-03-01 00:32:00.000

Je tiens à signifier mon appui à la protection du mont Royal contre les nouvelles constructions et les changements de zonage injustifiés. J’ai lu qu’un éventuel référendum pourrait être organisé pour interdire les changements de zonage sur le mont Royal, changements de zonage qu’un projet de condos rendraient nécessaires.

J’aimerais soumettre l’idée que les constructions qui sont déjà sur le site du mont Royal et qui seraient laissées à l’abandon un certain temps, ou qui devraient être démolies, soient automatiquement soumises à un changement de zonage visant à agrandir le parc.

Ainsi, si aucun usage institutionnel n’est trouvé pour le 1420 Mont-Royal, on pourra l’exproprier, l’intégrer au parc et décider si un usage communautaire est possible ou le démolir.

Depuis quand un simple projet de 135 logements est-il une priorité aussi importante pour Montréal?

– Frédéric Duchesne

Des conditions de travail déplorables

2010-03-01 00:29:34.000

Combien de morts est-ce que ça prendra pour prouver que les conditions de travail sont invivables dans les hôpitaux?

Les médecins le disent : des personnes qui ne devraient pas mourir meurent à cause de la surcharge de travail et du manque de personnel. C’est justement ce que les salariés déplorent. Et ce que le gouvernement Charest ignore.

On va malgré tout taxer les travailleurs et on va diminuer leurs services de santé et leur accès à ceux-ci en continuant de dire que maintenir l’accès et la gratuité demeurent des priorités.

On ne fait rien pour améliorer les conditions de travail afin d’attirer de la nouvelle main-d’œuvre et retenir ceux qui partent massivement, trop épuisés et désenchantés par ce système de presse-citrons. Sans compter les baby-boomers, qui commencent à prendre leur retraite. Quand il n’y aura plus de monde pour travailler dans le réseau, il y aura juste davantage de morts. Après tout, il faut vivre selon ses moyens. Et mourir aussi selon ses moyens…

– Sylvie Godin

Pour un véritable débat

2010-02-26 02:20:44.000

La présente est pour vous dire que je suis avec beaucoup d’intérêt les déclarations de MM. Bouchard et Facal et des Lucides, cela même si leurs interventions ne représentent qu’une partie des visions du monde du Québec contemporain.

Par ailleurs, la couverture journalistique ne semble pas proportionnelle aux différents points de vue exprimés au sein de la société québécoise. Québec solidaire est en ce moment en contre-consultation nationale. Son site web a été lancé et il suscite un grand intérêt auprès de la population québécoise. À quand une entrevue avec M. Khadir à une heure de grande écoute? Je me souviens très bien que Mario Dumont, lorsqu’il était seul de l’ADQ à l’Assemblée nationale, était davantage sollicité. Je refuse de croire que ce sont des raisons idéologiques qui expliquent la quasi-absence de médias auprès du réputé député du Plateau. De plus, les derniers sondages montrent que Québec solidaire dépasse l’ADQ en termes d’intentions de vote... mais le député Khadir demeure très rarement sollicité par les grands médias.

Je crois à l’honnêteté journalistique des grands médias québécois. C’est pourquoi je vous demande de présenter aux Québécois plusieurs points de vue. Tout le monde y gagnerait.

– Francis Halin


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