Chargement...
Montréal
Chargement...
|
National
Chargement...
|
Économie
Chargement...
|
Monde
Chargement...
|
Culture
|
Cinéma
Chargement...
|
Sports
Chargement...
|
Ma vie
|
Vacances
Chargement...
|
Carrières
|
Paroles
|
Blogues
Chargement...
|
Jeux
|
x
Courrier des lecteurs

Virage web

2009-07-02 00:43:27.000

En réponse à la lettre de Monsieur Jacques Lamoureux, membre de la Cinémathèque québécoise.

J’ai pris connaissance de votre article dans lequel vous manifestez votre inquiétude par
rapport à la Revue de la Cinémathèque, et je vous en remercie.

Je tiens à préciser d’entrée de jeu que plusieurs facteurs ont motivé notre décision de remanier cet outil pour le rendre à la fois plus écoresponsable, économique, souple et pratique en le déclinant sur deux supports, soit sur le web et sur papier. La version papier sera tout à fait professionnelle et facile à consulter. Elle offrira l’horaire complet de la programmation. Le public sera encouragé à se référer à la version web pour plus d’informations.

Tout d’abord, comme je l’ai mentionné lors de l’AGA, la Revue coûte en moyenne 155 000 $ par année (frais de graphisme, d’impression et de distribution de 35 000 copies), montant qui provenait en partie de la commandite de Quebecor Media, qui n’a malheureusement pas été reconduite cette année. Nous avons déjà fait des démarches pour tenter de réduire les coûts d’impression, comme vous le suggérez, en changeant la qualité du papier et en réduisant de 5 000 le nombre de copies pour éviter toute perte. Les économies engendrées sont minimes. Depuis, nous avons tenté de trouver de nouveaux commanditaires pour l’impression et l’encartage de la Revue mais, compte tenu du contexte économique actuel, nous n’avons pas trouvé preneur.

L’environnent dans lequel évolue la Cinémathèque connaît beaucoup d’effervescence, ce qui se traduit par une forte concurrence culturelle et institutionnelle. Pour rester compétitif, notre organisme a besoin de moderniser ses pratiques et ses outils de communication afin de rejoindre plus de gens, d’augmenter et de diversifier ses clientèles. Pour ce faire, nous entreprendrons un virage web – le moyen de communication le plus économique, le plus souple, le plus accessible et le plus universel – qui offrira un complément d’information à tous nos publics.

Par ailleurs, une petite étude nous a également permis de constater que plusieurs grandes Cinémathèques du monde ont pris le virage web au cours des dernières années et produisent désormais un calendrier plutôt qu’une revue pour annoncer leur programmation. Nous avons analysé ces modèles et travaillons à développer le nôtre.

Contrairement à ce que vous indiquez, le nouveau calendrier de la programmation ne sera pas réduit à une simple liste de titres, loin de là. Il s’agira d’un dépliant quatre couleurs, qui comprendra une grille horaire en bonne et due forme, l’information technique se rapportant aux films présentés, des photos et des textes sur les grands cycles de la programmation, bref, l’essentiel pour transmettre une information de qualité à nos publics, susciter leur curiosité et les inciter à consulter notre site web, pour tout renseignement complémentaire. Les pages de notre site web pourront, bien sûr, être imprimées au besoin.
Yolande Racine, Directrice générale de la Cinémathèque québécoise

150 ans de prison

2009-07-02 00:47:03.000

Le grand fraudeur Bernard Madoff a été condamné à 150 ans de prison. J’aurais personnellement préféré qu’il écope de seulement 30 ans, pour être sûr qu’il meure en prison, et que les 120 autres années soient purgées également par ses plus proches partenaires, tout aussi coupables que lui. Cette arnaque monstre n’a pas pu être montée par Madoff seul, d’autres l’y ont aidé.    
Sylvio Le Blanc, Montréal

En finir avec le règne des seigneurs

2009-07-02 00:48:50.000

Fidèle au système seigneurial qui prévaut à Montréal depuis l’avènement de Gérald Tremblay, Helen Fotopulos annonce finalement qu’elle reste en politique municipale pour en «découdre avec Louise Harel».

Si on peut trouver distrayant la capacité de la mairesse sortante de l’arrondissement du Plateau de confondre chasse à courre et engagement civique, peut-être faut-il lui signifier notre perplexité quant à ses motivations réelles.

De plus, ce goût pour les joutes médiévales ne doit pas exonérer la prétendante au rôle de conseillère d’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce de faire preuve d’un minimum de clairvoyance à l’égard de son piètre bilan et de ses partenaires.

Si le sens de la loyauté de Mme Fotopulos ne vaut qu’envers l’administration Zampino-Tremblay, il n’a rien d’un serment de fidélité à l’égard des habitants de son ancien arrondissement! Ne souhaitant pas affronter le jugement, sans doute sévère, que lui réserveront ces derniers, elle préfère offenser l’intelligence des électeurs de son nouvel arrondissement en imaginant qu’ils lui accorderont leur blanc-seing. Qui ose encore croire, hors des maigres rangs d’Union Montréal, que l’équipe de M. Tremblay dispose encore d’une once de crédibilité après les révélations de ces derniers mois?

Pour que Montréal ne passe pas des différends de roitelets aux querelles de basse-cour, il faut que les électeurs en quête de changement rejettent cette vision réductrice et dépassée de la politique locale. Si Mme Fotopulos aime changer d’idée, les électeurs ne joueront pas si facilement aux girouettes pour lui accorder l’adoubement populaire.                                Florent Michelot, Montréal

Grosse perte pour le PQ

2009-06-29 00:23:45.000

Si François Legault a décidé de partir, c’est parce qu’il a réalisé que le Parti québécois ne prendrait pas le pouvoir dans quatre ans. Si, en pleine crise économique, le parti de René Lévesque n’arrive pas à devancer celui de Jean Charest, qu’est-ce que ce sera en 2012 ou en 2013, quand ça ira mieux? a-t-il conclu. Huit années encore dans l’opposition, c’est trop pour un homme d’action comme lui.

Il en est aussi arrivé à l’amère conclusion que Pauline Marois n’était pas à la hauteur, qu’elle n’inspirait pas les Québécois, que le PQ avait besoin d’un autre chef pour le mener à la victoire dans quatre ans, mais que ce serait impossible d’en changer d’ici là, qu’il devra inévitablement et fatalement passer par une autre défaite pour ce faire.

À coup sûr, M. Legault reviendra en politique, mais dans huit ou neuf ans. Il se joindra alors à l’équipe de Joseph Facal, qui aura élevé ses enfants et qui pourra se consacrer à sa nouvelle fonction : premier ministre du Québec. Nous verrons alors en action un dirigeant au jugement sûr, qui ne tergiverse pas et qui mènera le Québec à la souveraineté, pour peu que les Québécois se réveillent enfin et arrêtent d’avoir peur.
Sylvio LeBlanc, Montréal

Suppression de la Revue de la Cinémathèque

2009-06-29 00:26:59.000

Madame Yolande Racine, directrice générale de la Cinémathèque,

À la réunion annuelle des membres de la Cinémathèque québécoise, le lundi 22 juin, on nous a informés que la Revue de la Cinémathèque n’existera désormais que dans sa version internet. L’impression papier se réduira à une simple liste, indiquant l’heure, le jour et le titre du film sans autre information. Cette manière de procéder me semble réductrice et difficilement compatible avec le mandat de la Cinémathèque.

Puisque les frais d’impression de la revue sont élevés, n’y aurait-il pas moyen de trouver une solution moins coûteuse, comme l’utilisation d’un papier non glacé, l’absence de photos et même d’articles (les spectateurs éventuels pourraient les consulter sur l’internet) afin de se concentrer sur la partie pratique, soit l’horaire détaillé tel qu’il existe actuellement dans la revue : titre, minutage, réalisateur, acteurs, court résumé et brèves critiques (comme cela s’est fait avant l’arrivée de la Revue de la Cinémathèque). Pour les cinéphiles, c’est un élément incontournable,en plus d’être un véhicule publicitaire indispensable pour faire connaître la programmation.

Je prie la direction de la Cinémathèque de s’engager dans la voie de la publication d’une version modifiée et économique de la revue.
Jacques Lamoureux, Membre de la Cinémathèque depuis la première année
 

Des désinfectants dans le métro

2009-06-29 00:29:00.000

Avec la menace de la grippe H1N1 qui semble planer sur nos têtes et qui ferait des ravages à l’automne, pourquoi la Ville de Montréal ne serait-elle pas proactive en installant des distributeurs de désinfectant pour les mains (comme dans les hôpitaux) à l’entrée et à la sortie de chaque station de métro? Et, tant qu’à faire, dans tous les lieux publics? On nous demande de  nous appuyer sur la rampe des escaliers roulants, foyer propice aux bactéries, alors offrez-nous au moins de quoi nous désinfecter par la suite.
Ghislaine D. Martel, Montréal

Laver, laver...

2009-06-26 00:18:43.000

Nous voici rendus presque à la fin, si rien n’est fait. La Saint-Jean-Baptiste, c’est fini. La fête nationale, c’est fini. Nous sommes rendus à la fête des Québécois, donc finie, la fête du Canadien français. Maintenant, nous fêtons les Québécois.

Si nous n’avons plus de fête, comment pouvons-nous montrer aux non-francophones d’origine ce que nous sommes? Il y a plus de 120 communautés culturelles au Québec et la plupart ont leur propre fête nationale (sans folklore québécois dedans, qu’il soit anglais ou autre). Elles célèbrent la leur avec fierté et nous aimons bien y aller aussi.

Est-ce l’ouverture d’esprit des Québécois (complexés) à la suite de la Commission Bouchard-Taylor ou la réussite de la politique du fédéral et de John James Charest pour descendre la flamme souverainiste des maudits «P-Kiss»?

À la prochaine fête des Québécois, il ne faudra oublier personne. Une chanson par communauté, ça va faire un maudit beau party. Et s’il reste du temps, on pourra, peut-être, écouter une bonne vieille toune québécoise française. Vous savez, la culture des gens qui vous ont accueillis.

C’est pathétique.
Sylvain Lévesque, Montréal

Payer pour fêter

2009-06-26 00:20:50.000

Mercredi, je me suis rendue au parc de la Technobase avec mon ami et sa fille pour écouter chanter Michel Rivard et Paul Piché.

Lorsque nous sommes arrivés là-bas, il y avait des frais d’entrée de 5 $... Depuis quand le public doit-il payer pour assister à sa propre fête nationale?

Ce n’est pas que je n’ai pas les moyens de payer 5 $, mais, par principe, j’ai refusé d’entrer et d’encourager ce que je considère comme une pratique scandaleuse!

Nous payons déjà nos taxes et nos impôts, alors pourquoi exploiter encore la population dans un contexte de fête publique? Qu’il y ait des produits dérivés et de la bière vendus sur place, c’est quelque chose à quoi on s’attend, mais il n’en coûte rien au public pour assister aux spectacles des Plaines et du parc Maisonneuve.

Pourquoi pas faire payer pour les petits spectacles de quartier, tant qu’à faire?
Patricia Hudon, Vieux-Longueuil

Des élections municipales référendaires?

2009-06-26 00:22:56.000

Après avoir investi le parlement fédéral en y envoyant le Bloc québécois, les nationalistes québécois sem­blent maintenant déborder à un autre niveau : l’instance municipale.

Les candidatures de Louise Harel aux prochaines élections municipales de Montréal et de Caroline St-Hilaire, ancienne députée bloquiste, à la Ville de Longueuil semblent nous indiquer la nouvelle tangente.

Ces gens ont bien sûr le droit de se présenter pour représenter les citoyens au niveau municipal. La vraie question est plutôt celle-ci : A-t-on besoin de déplacer notre psychodrame national au niveau municipal?

Tiens, pourquoi pas Pierre Falardeau à la mairie de Laval?
Benoit Jacques, Boucherville

Les vendeurs dans le temple

2009-06-25 00:55:24.000

Je suis un utilisateur du transport en commun. J’ai fait ce choix pour des raisons économiques, environnementales, et pour la rapidité d’accès au centre-ville.

En utilisant ce mode de transport, j’accepte certains inconvénients. Il y en a plusieurs, mais je considère qu’ils font partie de ce choix. Côtoyer les autres utilisateurs en est un : mettre son sac à dos dans le chemin, rester devant les portes, ne pas «avancer en arrière», etc. Il y a aussi les inconvénients de service, comme les autobus en retard, les ralentissements de service à l’heure de pointe, etc. Ces inconvénients, je peux les accepter. Par contre, depuis deux semaines, je trouve que la STM a dépassé les bornes avec les vendeurs faisant de la sollicitation aux bouches de métro.

Eh bien oui, lorsque je reviens à mon domicile après mon travail, je me fais solliciter, je devrais plutôt dire que je me fais harceler, pour prendre une carte de crédit. Si ce ne sont pas eux, il y a des vendeurs de «cossins».

Est-ce que maintenant, décider d’utiliser le transport en commun, c’est accepter de se faire solliciter le matin (24 heures, Métro) et le soir (carte de crédit, «cossins»)?

Je peux vivre avec les pubs sur les murs, le métrovision, les inconvénients humains et matériels. Mais je trouve que là, on abuse. De plus, je me demande quelle est la redevance que doivent payer ces vendeurs à la STM? Est-ce qu’elles en valent la peine? Elles représentent quelle part du budget de la STM?

Est-ce que ce «financement» améliore le service? Fait-il baisser le prix de mon titre de transport? Je ne pense pas.

Mais, ce que je sais par exemple, c’est que mon verre d’eau est plein à ras bord. À la prochaine goûte d’eau, je vais m’acheter une voiture, parce que les inconvénients du transport en commun seront trop importants.

Les vendeurs sont entrés dans le temple du transport en commun. Et moi, je m’apprête à en sortir.

François Vincent, Montréal

La télévision payante et ses reprises

2009-06-25 00:53:23.000

Tiens, le soir à la télé, encore des reprises. Pourtant, je zappe sur mes chaînes, pour lesquelles
je paie chaque mois un abonnement. Au menu, aujourd'hui : le spécial Tentation du Festival Juste pour rire, présenté, qui plus est, sur le Canal D.

Il me semble que, depuis les deux dernières années, je suis tombé sur cette émission au moins 10 fois en zappant au hasard.

Eh oui! encore une fois l’humoriste Sylvain Larocque déguisé en diable et le comédien Claude Legault déguisé en dieu Grec qui agissent, tous les deux, à titre d’animateurs. Trois fois depuis trois semaines qu’elle passe ladite émission. Ouch! C’est vrai qu’à force d’en voir des petits bouts ici et là, je vais finir par l’avoir regardé au complet. Pourtant, je ne suis devant mon petit écran que de deux à trois heures par jour seulement.

Nous payons pour avoir droit à des reprises. MusiMax avec ses sempiternelles Générations 70, 80 et 90 qui sont en ondes sans relâche depuis une décennie. Ses Musicographies presque usées à force d’avoir été diffusées maintes et maintes fois. Faut croire que ça bouche des trous! Des reprises à Télé-Québec, ça va toujours. Mais notre télé payante, pendant ce temps, nous gave de plus en plus de publicités; elle remplit grassement ses coffres et nous offre de moins en moins de nouveaux contenus et de moins en moins de qualité. 

De plus, on fait dans la dérive. De l’humour à Canal D, des émissions sur le star-système à MusiMax et qui n’ont aucun rapport avec la musique. Vraiment, gênant à voir. Rénovons notre maison avec Complètement marteau au Canal Historia. Mais, va-t-on continuer à payer pour de telles âneries? Ça reste à voir!

Yvan Giguère, Saguenay

Notre réputation prend l’eau

2009-06-25 00:50:44.000

En réponse à la chronique de Steven Guilbeault Dure semaine pour l’échangeur Turcot, publiée lundi.

M. Guilbeault, merci pour cette autre chronique éclairante. Voici mon opinion sur le projet Turcot du ministère des Transports du Québec :

• C’est le projet d’une fumeuse invétérée à qui on a annoncé un cancer des poumons et qui se dit : «Bof, faut bien mourir de quelque chose…»

• Le projet d’un héroïnomane qui ferait de plus en plus de surdoses (64 épisodes de smog en 2008 à Montréal), mais qui préférerait se chercher de nouvelles veines (prolongement de la 25, réaménagement de la rue Notre Dame et, maintenant, de l’échangeur Turcot) sans égard aux répercussions toujours plus négatives sur son environnement! 

• Le projet d’une société de loosers qui aime mieux faire tourner l’économie des autres (automobile, pétrole) que d’investir dans ses propres forces (industrie québécoise du matériel de transport tournée d’abord vers le transport en commun).

Bref, c’est assez décourageant! Comme vous, je continue quand même chaque jour à faire mon petit effort pour tenter d’amener la société québécoise à relever un défi urgent : reprendre le contrôle sur la croissance débridée des GES.
Jean Benoit, Montréal

Du débat et du mépris

2009-06-22 00:19:04.000

Il est de plus en plus difficile d’avoir une conversation civilisée, intelligente et constructive sur des questions identitaires, surtout lorsque l’on est souverainiste ou nationaliste. Étant les deux, j’ai reçu plus que ma part d’accusations gratuites et mensongères. À en croire de plus en plus de gens, je serais fermé, intolérant, ethnocentriste, sectaire, xénophobe, réactionnaire, raciste
ou fasciste.

Je n’exagère rien. Et ces insultes me paraissent d’autant plus ridicules qu’elles se font de plus
en plus fréquentes et sérieuses. Elles me font de plus en plus peur aussi, car elles semblent vouloir s’imposer comme des idées reçues. C’est du moins ce qui m’apparaît quand je lis le courrier des lecteurs de Métro.

Ces accusations n’ont pas leur place pour deux raisons. D’abord, parce que des termes comme «racistes» ou «fascistes» ont une signification et une histoire très lourdes dont il faut être conscient.

Ouvrez un dictionnaire, une encyclopédie ou, mieux, allez parler à ceux qui, parmi nous (oui! j’ai bien dit «nous») ont vécu la dictature franquiste, l’apartheid, la colonisation ou un génocide quelconque. Demandez-leur si ce qu’ils ont vécu est comparable à la loi 101 ou au projet souverainiste. On peut être en désaccord avec ce qui est fait au nom de l’identité québécoise, mais j’apprécierais que les arguments soient honnêtes.

L’emploi de ces termes est aussi, évidemment, irrespectueux envers les souverainistes et les nationalistes québécois. Nous tentons, de façons diverses, de réclamer pour nous-mêmes ce que nous croyons que tout peuple mérite : le droit de s’affirmer et de choisir sa propre destinée. Nous voulons aussi la dignité qui l’accompagne.

En regardant l’histoire de la survivance québécoise, on réalise que bien peu de peuples peuvent
se vanter d’avoir résisté de façon aussi pacifique, démocratique, respectueuse et légitime. Nous avons le droit d’en être fiers, et cela doit nous inciter à poursuivre dans cette voie.

Dans votre édition de mercredi dernier, l’auteur d’une lettre employait le terme «petit con» pour qualifier un opposant à la présence de groupes de musique anglophones à la fête nationale. J’ignorais que ce type de langage était acceptable dans le cadre d’un débat civique. Et je serais bien surpris que vous me laissiez proférer de telles insultes à l’endroit de ceux qui m’accusent de haine ou d’intolérance.
Julien Fecteau Robertson, étudiant

Les mains sur le volant

2009-06-22 00:21:35.000

La session parlementaire vient de se terminer à Québec. Il s’agit de la première depuis la «pire crise économique depuis la récession de 1929», selon les économistes.  

Je constate que, finalement, Jean Charest a mérité son mandat pour gérer la crise. Sentons-nous vraiment la crise ici? Voyons-nous de terribles images de mises à pied massives comme au Canada et aux É.-U.? Non. Voyons-nous des tonnes de maisons à vendre comme au Canada et aux É.-U.? Non. On entend partout dire que le Québec s’en tire mieux, que le Québec évitera la crise, que le Québec est épargné grâce à tous les chantiers décidés par le gouvernement.

Alors, bravo. Le chômage est désormais plus bas au Québec qu’en Ontario et aux États-Unis. L’économie roule bien, visiblement. Il y a de bonnes mains sur le volant!
Myriam Jobin, Saint-Constant

Travailler à l’œil!

2009-06-22 00:23:36.000

Dans un contexte difficile, la société British Airways a demandé à ses employés de se serrer la ceinture en travaillant gratuitement. Certains ont répondu à ce S.O.S. pathétique en donnant une, deux semaines, voire même un mois de travail. Après les salaires honteux, les bonus injustifiés et autres parachutes dorés des hauts dirigeants, voilà qu’on demande aux employés de travailler à l’œil! Parions que les Bougons et Superbougons qui peuplent les conseils d’administration de nos petites, moyennes et grandes entreprises ne manqueront pas d’importer bientôt cet édifiant modèle de gestion. Décidément, la faculté d’adaptation du capitalisme à la crise n’a pas fini de nous étonner!    
Christian Feuillette, Montréal

Levez les yeux!

2009-06-18 00:05:05.000

Bonjour toi qui es plongé dans ton journal. Je t’invite à lever le nez un instant. Il y peut-être quelqu’un qui a besoin de toi. Pour certaines personnes, le voyage dans le transport en commun peut être un peu plus pénible que pour d’autres.

Il ne coûte rien d’offrir sa place à ces personnes, et le sourire de gratitude que vous recevrez fera votre journée autant que vous aurez fait la journée de la personne à l’égard de qui vous aurez eu cette délicate attention.

Alors, aux arrêts, prends une seconde pour regarder si tu ne pourrais pas aider quelqu’un. Un monde meilleur, ça passe aussi par de petites choses.
- Une femme enceinte qui est peut-être juste à côté de toi

Sarkozy avait raison

2009-06-18 00:00:05.000

À écouter certains souverainistes, je comprends maintenant pourquoi le président français Nicolas Sarkozy dénonçait le «sectarisme» de certains péquistes.

Par sectaire, il entendait la fermeture sur soi, le repli, la peur des «autres», la haine contre la langue anglaise.

Tout de suite, Pauline Marois avait condamné M. Sarkozy, tout comme les Louise Beaudoin et autres Gérald Larose de ce monde. Pourtant, on constate assez vite que le naturel est vite revenu au galop. Par exemple, dans le cadre des fêtes de la Saint-Jean, alors qu’on prétend fêter tous les «Québécois», on interdit aux groupes qui souhaitent chanter en anglais de le faire, sous prétexte que seuls les Franco­phones sont véritablement québécois.

On entend également Pauline Marois qualifier de «traître» l’économiste de renom Clément Gignac sous prétexte qu’il a travaillé pendant quelques mois au niveau fédéral et qu’elle n’est pas d’accord avec certains dossiers qu’il a défendus.
L’an dernier, quand Paul McCartney a annoncé la tenue de son spectacle à Québec, des députés péquistes ont vivement dénoncé sa présence en sol québécois. C’est clair, M. Sarkozy avait raison.
- Frédérique Pelletier, Drummondville

Des Québécois à plein temps

Michel Frankland, Montréal
2009-06-17 00:00:05.000

La Fête de la Saint-Jean, c’est un hymne à la joie pour les Québécois. Une fête inclusive, où la mesquinerie et le chauvinisme n’ont pas leur place. Les anglos sont ici depuis plus de 250 ans. Ils ont contribué généreusement à bâtir le Québec.

Leurs cimetières sont ici. Leurs familles aussi. Ils se sont sont mariés ici. Ce sont des Québécois à plein temps. J’approuve Guy A. Lepage qui a affirmé qu’il accueillerait avec joie et respect le groupe québécois d’artistes anglophones.
- Michel Frankland, Montréal

Une fête pour tous

Michael Sévigny
2009-06-17 00:00:05.000

Cette lettre s’adresse au petit con qui a décidé de mettre au ban les artistes qui s’expriment en anglais lors de la fête de la Saint-Jean.

Merci, mais votre «petite fête de famille» ne m’intéresse pas. Vos ceintures fléchées, votre Jean Marie Lepenisme, tout ça me gêne et j’ai de plus en plus de mal à m’expliquer auprès des immigrants, qui nous trouvent fermés, racistes, intolérants.

J’ai beau me dire, leur dire, que vous faites partie d’un tout petit groupe de niais à qui il ne faut pas prêter attention, il n’en demeure pas moins que vous prenez beaucoup trop de place, et le tollé plutôt tiède que votre action suscite au sein de
la majorité m’indique une certaine approbation silencieuse.

Le 24, je fête avec mes amis vénézuéliens, colombiens, mexicains, franco et anglo-québécois, bref, des gens ouverts sur le monde, qui parlent et qui chantent en plusieurs langues. Des gens qui s’intègrent malgré votre refus de leur différence, des gens qui enrichissent notre paysage et qui font de Montréal une ville accueillante, polyglotte, multiculturelle.

Nous sommes la ville de Leonard Cohen, de la famille McGarrigle-Wainwright, de Karen Young et Michel Donato, de Oliver Jones & Ranee Lee, de Suzie Arioli, pour n’en nommer que quelques-uns. Si vous n’avez pas assez de culture et d’ouverture sur le monde pour leur faire de la place, je ne veux pas de votre fête, car elle ne représente pas le Québec. Elle n’est que le reflet de votre étroitesse et de votre ignorance.
- Michael Sévigny

Crisette sur fond de crise

2009-06-15 00:07:58.000

En affirmant qu’une crise favoriserait l’indépendance du Québec, M. Parizeau n’a pas inventé la machine à trouer le gruyère. Il en est ainsi dans l’histoire de beaucoup de peuples. Ce n’est qu’un constat et non un appel à la lutte armée.

Le problème est que tous les éléments d’une possible crise sont là, mais que la crise ne se manifeste pas.

La seule intervention des libéraux, à l’Assemblée nationale du Québec, qui a permis que 40 G$ de notre argent partent en fumée, et la nomination qui a suivi d’un notoire incompétent unilingue anglais à la tête de la Caisse de dépôt et placement auraient dû entraîner un mouvement de protestation sans précédent, lequel aurait paralysé l’État et provoqué la destitution de Charest. Le gouvernement en exil à Ottawa aurait saisi l’occasion de rentrer au bercail. Les Canadiens auraient pris la poudre d’escampette.

Mais ce sont les propos de M. Jacques Parizeau qui ont provoqué une crise, une fausse crise comme on a l’habitude d’en voir éclater pour faire dévier le débat, pour détourner l’attention. Et ça marche. Plutôt que de s’en prendre aux libéraux, on attaque M. Parizeau. La crise devient une crisette. C’est la faute à Parizeau.
Caroline Moreno

La fin du fédéralisme

2009-06-15 00:09:54.000

Depuis le dévoilement du plan de la souveraineté du Parti québécois, les fédéralistes, les chroniqueurs, les journalistes, les politicologues disent relativement la même chose : jamais le gouvernement fédéral ne cédera des pouvoirs ou des champs de compétence au Québec. On se demande alors si le seul but du PQ n’est pas de créer une nouvelle crise constitutionnelle existentielle pour mousser la réalisation de l’indépendance. Cependant, un point fondamental est omis : l’évidence du refus fédéral sur la question.

Cette réalité, présentée par les observateurs neutres des médias comme par les membres partisans fédéralistes, montre néanmoins la fin du fédéralisme canadien. En effet, c’est la preuve que l’idée canadienne de deux peuples fondateurs qui se partagent des pouvoirs, de fédéralisme d’ouverture ou de renouvellement du fédéralisme est tout simplement morte! Et ce ne sont pas les souverainistes qui l’affirment, ce sont les fédéralistes.

Quoique cette conclusion soit évidente, il est intéressant de remarquer son caractère consensuel. Après avoir reçu la confirmation que le Québec a les moyens d’être indépendant, les Québécois observent maintenant un consensus sur l’impossibilité de faire quoi que ce soit de ce méli-mélo politique qu’est le Canada!

Les volontés nationales du Québec ne cesseront pas, et le gouvernement fédéral, peu importe sa couleur, ne cédera jamais. Bref, la question de l’avenir du Québec reste, mais une seule option demeure, les autres n’ayant pas résisté au test du temps. Cette voie est simple, claire, évidente, c’est le pays du Québec!
Alexis Gagné-LeBrun, enseignant en physique

Le Québec est privilégié

2009-06-15 00:05:47.000

Je me réjouis que le gouvernement du Québec ait compris l’énorme potentiel de développement économique pour le Québec que représentent les voitures électriques. Et Ford cautionne ce projet en s’engageant dans un partenariat avec Hydro-Québec pour l’essai d’un véhicule hybride rechargeable. Voilà une excellente nouvelle pour les Québécois.

En effet, si les chiffres du ministre des Ressources naturelles Claude Béchard sont justes, c’est 12 milliards de dollars qui sortent du Québec chaque année en importation de pétrole. C’est énorme! On en répare, des routes, avec une telle manne, on en règle, des problèmes en santé, en éducation, etc.

Le bassin hydrographique du Nord québécois qui nous permet de produire de l’électricité propre et renouvelable à bon marché fait du Québec un lieu hautement privilégié à cet égard, et c’est pourquoi il ne faut pas s’opposer aux grands projets de développement d’Hydro-Québec, qui nous permettent par ailleurs d’encaisser des centaines de millions chaque année grâce à la vente d’électricité aux États-Unis.  

Et puisque le Québec est autosuffisant presque à longueur d’année en matière d’électricité, cela suppose que les importantes ressources en gaz naturel qui sont sur le point d’être exploitées dans la vallée du Saint-Laurent seront aussi en grande partie dévolues à l’exportation.  

On parle souvent de nos problèmes (routes en mauvais état, vieillissement de la population, longues attentes dans les urgences, etc.), mais quand on regarde la situation du Québec au plan énergétique, il y a véritablement de quoi se réjouir. Et si le Québec s’enrichit grâce à ses ressources naturelles, il attirera les travailleurs qualifiés et les investisseurs.
Paul-André Allard, Montréal

Plus ça change…

2009-06-12 00:35:58.000

Lundi, le ministre Sam Hamad consultera des dizaines d’organismes au sujet d’un plan de lutte contre la pauvreté. Ce plan s’inscrit dans une longue suite de réformes gouvernementales qui n’ont jamais permis aux citoyennes et citoyens les plus mal pris d’atteindre un niveau de vie décent. En 1988, Pierre Paradis et le gouvernement libéral lançaient une réforme de la Sécurité du revenu mettant fin au droit à un revenu décent (un acquis important de la Révolution tranquille) par un régime s’inspirant du «workfare».

Nous l’avons combattu avec la plus grande énergie. En 1997, Louise Harel, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans le gouvernement péquiste, récidivait avec une réforme dénoncée par des centaines de mouvements sociaux. Au même moment, le gouvernement amputait de 400 millions le budget de la Sécurité du revenu.

Le plan Hamad n’est pas différent. Son document de consultation se refuse à opérer le virage nécessaire pour éliminer la pauvreté au Québec. Mission impossible? Pas du tout, puisque le Québec dispose des ressources nécessaires pour faire vivre décemment tout son monde. Cela exige simplement de réformer la fiscalité pour que les entreprises et les contribuables aux revenus élevés partagent leur richesse avec la majorité.

Le ministre Hamad connaît les propositions des mouvements de lutte contre la pauvreté au Québec : un salaire minimum permettant de sortir de la pauvreté, une réforme des lois du travail pour contrer la précarité des emplois, une hausse des prestations à la Sécurité du revenu  permettant d’atteindre la mesure du panier de consommation, un vaste chantier de logements sociaux, un système d’éducation qui instruit et diplôme tous les enfants, des services publics, accessibles partout, une hausse substantielle du supplément au revenu des personnes âgées. M. Hamad a-t-il déjà oublié les recommandations de son propre Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale?

Aucune amélioration des revenus des personnes pauvres n’est proposée. Les personnes seules à l’aide sociale ont vu leurs maigres revenus diminuer de 7 % entre 2003 et 2008. Beaucoup d’aînés, surtout des femmes, vivent dans le dénuement : le ministre leur suggère de demeurer au travail plus longtemps! Les personnes pauvres sont souvent malades : le ministre leur propose de développer de saines habitudes alimentaires. Vous avez déjà essayé de manger bio avec un revenu de 600 $ par mois? Décidément, cette énième réforme est mal partie!

Depuis 20 ans, des milliers de Québécoises et de Québécois se sont mobilisés contre la pauvreté. Nous avons été de ceux-là et nous poursuivons notre action au sein d’un parti politique qui propose de remplacer la charité institutionnalisée par des politiques publiques résolues de lutte contre la pauvreté et l’exclusion fondées sur le respect des droits économiques, sociaux et culturels. Le Québec peut et doit agir avec audace et fermeté. Il y a urgence!
Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, Jean-Yves Desgagnés, candidat dans Jean-Lesage pour QS et ex-coordonnateur du Front commun des personnes assistées sociales du Québec

Chassez le naturel!

2009-06-12 00:40:07.000

Depuis quelques jours, Pauline Marois et Jean Charest ont repris les vieilles chicanes à propos de la souveraineté. Tout cela est bien beau, mais comment pensent-ils servir le Québec de cette manière?

Alors que nous vivons une crise économique, que le système de soins de santé craque de partout et que le taux de décrochage se situe autour de 30 %, ils n’ont rien de mieux à faire
que d’utiliser une rhétorique vieille de 40 ans.

Il serait temps pour eux de comprendre qu’ils ont été élus pour améliorer la vie des citoyens québécois, et non pas pour détourner l’attention vers des sujets qui n’intéressent plus que les fanatiques de la politique.
Nicolas Godin, Saint-Bruno

Qui est le plus rusé?

2009-06-11 00:10:07.000

Nous assistons à une grande comédie des partielles dans Rivière-du-Loup… En fait, c’est plutôt un drame! La loi électorale est bafouée des deux côtés! Alors que le premier ministre Charest s’insurge contre les péquistes, criant à tous vents qu’ils enfreignent la loi électorale, il fait la même chose dans Rivière-du-Loup, avec un défilé de limousines libérales digne des défilés de la Saint-Jean-Baptiste.

Toutes ces dépenses très ciblées gonfleront sans doute les factures électorales des libéraux, et c’est la bouche pleine d’ail qu’ils se plaignent de l’haleine des péquistes!

La loi électorale est pourtant claire : «… une dépense électorale est le coût de tout bien ou service utilisé pendant la période électorale pour, notamment, favoriser ou défavoriser, directement ou indirectement, l’élection d’un candidat.»

Le défilé ministériel à Rivière-du-Loup inclut déjà la vice-première ministre Nathalie Normandeau, les ministres Marguerite Blais, Sam Hamad, Raymond Bachand et Michelle Courchesne. D’autres visites sont prévues, de même que celle de Jean Charest.

Les citoyens se retrouvent pris en otage à cause de stratégies de marketing politique où les idées et les program-mes politiques ne suffisent plus. Des dizaines de milliers de dollars sont allongés pour tapisser les circonscriptions de pancartes électorales, de publicité et de discours ministériels. La victoire, au terme d’une élection partielle, ne repose plus sur le bon sens critique des électeurs, mais sur le pouvoir de l’argent. Pas surprenant que les vieux partis «pètent l’élastique» de la loi électorale : «L’argent fait gagner!»

Est-ce vraiment ce que nous voulons, voir les partis politiques nous gérer comme des consommateurs à coup de stratégies marketing? Voulons-nous un gouvernement en place parce que le parti au pouvoir accumule les millions en contournant «la loi et l’esprit» de la loi électorale?

Il est évident que la Loi n’est pas respectée et que les véritables dépenses excèdent ce qu’elle autorise. Et beaucoup de ces dépenses sont payées par les contribuables eux-mêmes. C’est pourquoi une demande a été faite au DGEQ pour statuer sur le sujet. Il faut que les citoyennes et les citoyens du Québec reprennent confiance et se réapproprient ce dont ils sont propriétaires : leurs institutions politiques. Alors… Miroir, miroir, dis-moi qui est le plus rusé! «Cessez vos astuces et stratégies de contournement et respectez la loi et la population», répondit-il!
Guy Rainville, chef du Parti vert du Québec


L I E N S   P U B L I C I T A I R E S
  Trouvez tous les renseignements dont vous avez besoin!
L I E N S   P A R T E N A I R E S

aussi à l'intérieur

chroniques