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Pas de Grand Prix? Bonne nouvelle!

Catherine Caron, Montréal

Montréal peut faire une croix sur le Grand Prix en 2009? Youpi! C’est inacceptable, en 2008-2009, de vouloir faire reposer le «développement» économique et touristique de Montréal sur un événement fondé sur la pollution (pétrole, bruit, publicité), le gaspillage, la culture du fric et l’exploitation, l’industrie du sexe et de la drogue allant de pair avec ce type de manifestation.

Que nos élites politiques et d’affaires se le tiennent pour dit : nous sommes nombreux à exiger que la richesse et les emplois se créent autrement à Montréal et au Québec. Place à la vraie innovation, celle des projets fondés sur des valeurs écologiques, culturelles, solidaires.
- Catherine Caron, Montréal 

Ouvrez les fenêtres

Richard Lépine, Saint-Bruno

Au lendemain du déclenchement officiel des élections au Québec, le Parti libéral et le Parti québécois ne se sont toujours pas prononcés sur la possibilité d’inclure, lors du débat des chefs, Québec solidaire et le Parti vert.

Si on mesure le sens démocratique des formations politiques à leur ouverture au débat, force est de conclure que les vieux partis n’ont pas la note de passage.

Qu’attendent-ils? Une mobilisation populaire qui les ferait mal paraître? Notre système électoral souffre déjà d’un déficit démocratique chronique  en ce sens qu’il laisse sans représentant plus de 300 000 personnes qui ont voté pour ces deux formations exclues du débat. Les vieux partis ne semblent pas prêts à laisser entrer un peu de vie dans leurs débats poussiéreux. Ça commence à sentir sérieusement le renfermé dans leur chambre close.
- Richard Lépine, Saint-Bruno

Ceux dont on ne parle jamais…ou presque

Ils représentent près de 9 % de la population québécoise, et ce pourcentage ne tient pas compte de tous ceux qui les entourent, sinon cette donnée pourrait grimper facilement à 15 %. Bien que cela soit un pourcentage important de la population, à chaque élection, ils font partie des électeurs oubliés. Je parle ici des personnes qui vivent avec une incapacité et de leur famille, ou si vous préférez des personnes handicapées, autant celles qui ont une déficience intellectuelle, une déficience motrice ou sensorielle ou encore un trouble envahissant du développement.

Ces personnes vivent au sein de notre société au même titre que n’importe quel autre individu, mais on en parle peu, elles ne semblent pas être d’intérêt public. Pourtant, personne n’est à l’abri. Chaque année des enfants naissent avec une incapacité malgré les avancées de la médecine. Chaque année, des personnes perdent la vue, ont des accidents qui laissent des séquelles importantes ou se retrouvent face à un diagnostic de maladie dégénérative. Cela peut nous toucher, toucher un proche, un voisin, et du jour au lendemain faire partie de nos préoccupations. Voilà pourquoi il me semble qu’en période électorale, il serait temps d’en entendre parler. Si notre Québec est ce qu’il prône, une société inclusive, eh bien qu’il nous le démontre!

Trop souvent, hélas, ces personnes se butent à l’indifférence des autorités politiques, qui devraient pourtant savoir que plus on tarde à intervenir, plus leur avenir et celui de leur famille seront hypothéqués. Cela signifie aussi des coûts plus élevés pour le gouvernement.

Actuellement, au Québec, c’est encore plus de 11 000 personnes handicapées qui sont en attente d’obtenir un premier service de réadaptation. En fait, ces personnes réclament le droit de recevoir des services qui leur permettront de développer leur autonomie pour mieux s’intégrer dans la société. Chaque semaine, dans le cadre de mon travail, je rencontre des personnes ayant une déficience qui ont un diplôme en main, une volonté de fer et qui souhaitent contribuer à leur communauté, mais qui, face à un système de santé et de services sociaux défaillant, se retrouvent emmurées chez elles.

Ce qu’il est important de comprendre, pour les citoyens que nous sommes, c’est que sans un accès aux services auxquels elles ont droit, ces personnes ne peuvent développer leur plein potentiel. On parle ici de services essentiels, comme avoir accès à des services d’aide à domicile pour se lever le matin et se laver. En 2008 il y a encore des personnes handicapées qui ne reçoivent que deux bains par semaine… imaginez! On parle également de services de soutien à la famille pour éviter l’épuisement de celle-ci, qui, on le sait, peut malheureusement mener à des drames. On parle aussi d’adultes atteints de sclérose en plaques qui, encore aujourd’hui, se retrouvent à 35 ans en CHSLD alors que la moyenne d’âge y est de plus de 70 ans. Est-ce réellement un milieu de vie adapté pour elles? En fait, nous croyons que c’est l’accès à ces services qui peut faire la différence entre vivre en société et survivre.

C’est pourquoi je me demande aujourd’hui quel parti va répondre aux revendications que nous portons et qui sera réellement à l’écoute des besoins de ces personnes. Quel parti va répondre à ces personnes ayant une incapacité qui attendent parfois jusqu’à deux ans pour obtenir un service? Et à toutes ces familles qui doivent investir au-delà de leur capacité pour le bien-être de leur enfant handicapé?

On me répondra sûrement qu’il y a eu des investissements et même un plan d’accès qui ne réglera pas tout, mais qui est un pas dans la bonne direction. Mais ces gains, nous les avons obtenus parce que des parents et des personnes handicapées les ont réclamés et qu’ils doivent souvent crier plus fort que tous les autres pour se faire entendre. D’un côté, on prône leur intégration, et de l’autre, on fait souvent la sourde oreille et on ne se donne pas les moyens pour y parvenir!
Marie-Claude Gagnon, Coordonnatrice Mouvement PHAS  

Il lui faudrait combien d’années?

Ça va prendre combien d’années avant que M. Charest se sente responsable de ce qui se passe dans le secteur de la santé? Faudrait-il élire un gouvernement libéral pour des mandats de 10 ans, 15 ans pour qu’on soit capable de lui remettre un bulletin de performance?

M. Charest, ça fait cinq ans que vous êtes au pouvoir, vous ne pourriez pas enfin vous considérer comme responsable de quelque chose?

Lors de la campagne électorale de 2003, ne vous étiez-vous pas engagé à régler les problèmes des listes d’attente dans les urgences en seulement quelques jours après l’élection?

Si quelques jours ne suffisaient pas, cinq ans auraient dû vous permettre d’améliorer beaucoup la santé du réseau public. Encore faudrait-il avoir véritablement l’intention de maintenir un réseau de santé public et accessible à tous. Vos récentes déclarations sèment en moi le doute quant à votre capacité d’agir. Paroles, paroles, paroles, chantait Dalida. Toujours des paroles…

Du  temps, on vous en a assez donné. Ça suffit! Inutile de vous donner un autre mandat pour ne rien faire. Que vos anciens amis du fédéral vous offrent un fauteuil au Sénat, ça presse!
Marie Bergeron, Québec

Premier violon

S. Thibault

Je suis un souverainiste de longue date, mais à cette élection, je ne voterai pas PQ pour la simple raison que Mme Marois ne m’inspire pas. Je n’ai aucune confiance en cette femme qui, après sa défaite face à André Boisclair, disait avoir perdu le feu sacré pour la politique, mais qui, quelques mois plus tard, devenait chef du PQ. Drôle de constater que le goût de la politique est revenu avec le poste de chef. Quand on n’accepte pas le rôle de second violon, on ne mérite pas le poste de premier violon.
- S. Thibault

Changement d'indicatif

David Courchesne, Montréal

Ce texte est en réponse à votre article publié hier sur l’indicatif régional 438. J’aimerais faire des commentaires en tant qu’abonné ayant cet indicatif.

J’avais l’intention de faire une plainte au CRTC en raison du manque de publicité associé dû au nouvel indicatif. Le désavantage n’est pas seulement au fait que les gens n’en connaissent pas l’existence, mais aussi que les systèmes informatiques ne sont pas à jour pour ce qui est cet indicatif.

Je m’explique :
1- Si j’appelle chez un usager de Vidéotron (téléphone maison) ayant le système permettant de créer une sonnerie différente entre longue distance et local, même si je suis supposé être local, le système détecte l’indicatif comme un longue distance.

2- Après l’ouverture d’un compte à la Banque Nationale du Canada, j’ai été dans l’impossibilité de rentrer mon numéro dans le système, car l’indicatif n’était pas reconnu.

3- Après mon changement, certaines personnes ne m’ont pas rejoint, car ils croyaient que le numéro était un longue distance et ils ne voulaient pas répondre.
- David Courchesne


Aisée et c'est tant mieux

Patrick Delisle, Montréal

Mme Pauline Marois est une femme forte qui a réussi dans la vie. Alors, où est le problème? Je ne comprends toujours pas l’attitude «né pour un petit pain» qui traîne au Québec.

Mme Marois et son mari ont réussi à se faire une petite fortune personnelle en
réussissant leurs carrières respectives et en faisant probablement des choix de placement intelligents. Premièrement, cela démontre que nous pouvons lui faire confiance pour la gestion des fonds publics, mais deuxièmement, je suis bien heureux de voir qu’elle sait dépenser cet argent et participer au développement de notre économie. On dépense ce que notre porte-feuille nous permet de dépenser.

Quelqu’un d’aisé qui dépense son argent crée de l’emploi par la consommation; où est donc le problème? Pourquoi j’ai toujours l’impression que les gens aisés devraient se sentir mal d’avoir réussi.

Merci Mme Marois de nous conseiller, et surtout, tâchez une fois au pouvoir de vous occuper des finances de l’État aussi bien que de vos finances personnelles.
- Patrick Delisle, Montréal


Recevoir, c’est bien; donner, c’est mieux

Johanne Thibeau et Olivier Coveney

C’est bien connu, les enfants ont le cœur gros comme un melon. Ils sont toujours prêts à s’investir et à se donner corps et âme pour une cause qui leur est chère.
Dans notre petite école reculée du quartier Côte-des-Neiges, s’agite un petit groupe de 6e année qui travaille à améliorer le monde. Avec les ressources disponibles, ils cherchent à mettre un peu de soleil autour d’eux.

Depuis le début octobre, 25 petites fourmis contribuent à amasser des sous pour la Grande Guignolée des médias. Chacun de ces 25 élèves a signé un contrat avec ses parents. En échange de diverses tâches dans la maison, ils s’engagent à verser leur «salaire» à la cause de la pauvreté. À la fin du mois de novembre, toute la classe se rendra à l’épicerie pour acheter une épicerie-cadeau. Soyez certains qu’ils s’assureront de profiter des aubaines en vigueur afin de bonifier la valeur de leurs économies.

Comme le disait si souvent ma grand-maman, c’est avec des cennes qu’on fait des piasses. Sa ritournelle convient parfaitement à cette situation. Chers élèves, c’est avec des gestes comme les vôtres qu’on bâtit tranquillement un monde meilleur. Nous sommes fiers de vous.
- Johanne Thibeau, enseignante
- Olivier Coveney, enseignant
École du Petit Chapiteau, Montréal

 

Le Canada ne fait pas sa part

Louis Lamontagne, Montréal

Chère Mme Oda, félicitations pour votre réélection. Saviez-vous que se laver les mains avec du savon est l’intervention en santé la plus efficace pour prévenir les maladies et les morts dans les pays pauvres?

On sait, au Canada, que l’on ferme les écoles quand on a un problème d’eau. Or, plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et n’ont pas de latrines. Celà cause la mort de plus de 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans chaque année. On peut sauver la vie de la moitié de ces enfants en les habituant à se laver les mains avec du savon.

Les Nations Unies ont décrété que 2008 serait l’Année de l’assaini­ssement parce que c’est l’objectif du Millénaire qui est le plus négligé en vue de réduire de moitié les personnes qui n’ont pas accès à de l’eau et à des latrines. L’ACDI s’est fait reprocher par le vérificateur général qu’elle n’avait pas de plan dans ce domaine, même si elle y consacre 70 M$ par an ou 2 % de son budget.

Le Canada pourrait profiter du mois de novembre (Jour mondial des enfants le 20 et Jour des toilettes le 19) pour annoncer qu’il consacrera au moins 10 à 15 M$ additionnels pour promouvoir l’accès à l’eau et aux latrines, et le lavage des mains avec le savon. Cette mesure serait la plus efficace pour sauver la vie d’enfants (diarrhée et pneumonie) et de prévenir les maladies chez les démunis de la planète.

Changer des comportements est plus difficile que bâtir des toilettes, mais plus
rentable. Pouvons-nous compter sur votre aide, Honorable Oda, ou vous en laverez-vous les mains?
- Louis Lamontagne, Montréal

 

Des vaches et des hommes

Ted A.R.

La STM trouve toujours ses propres «bonnes excuses» pour augmenter ses tarifs. Entre-temps, tu es coincé dans un bus plein à craquer et tu regardes le camion de bétail qui passe et tu te dis : «Ces vaches sont transportées avec un peu plus d’humanité et de dignité.»        
- Ted A.R.

 

Les usagers paient encore

Solange Rousseau, Kirkland

Je lisais ce matin, en première page, que la STM planifie une hausse de 3,3 % de la passe du mois, qui devrait passer de 66,25 $ à 68,50 $. Encore une fois, les usagers paient! 

Et cette augmentation est faite dans quel but cette fois-ci? Pour offrir un meilleur service aux citoyens? Voyons donc, pour qui nous prenez-vous? On ne croit plus à cette baliverne, utilisée à satiété par la STM. Le service est pourri qu’on ne se le cache pas. Est-ce pour payer pour le nouveau système de la carte OPUS? Un système qui ne fonctionne pas souvent en passant.

Je trouve cela ridicule et aberrant. Plus le prix de la passe augmente, pire est le service fourni. Au lieu de toujours augmenter le coût de la passe mensuelle, que l’on commence par offrir un meilleur service, et par la suite l’augmentation sera justifiée.

On demande à la population de laisser la voiture de côté et d’utiliser le transport en commun pour voyager… Ce n’est pas en retirant des autobus sur les lignes principales que vous allez convaincre la population de le faire. Ce n’est pas en augmentant le prix de la passe mensuelle que vous y arriverez.

La population fait des manifestations pour tout et rien. Et pour une cause comme celle-ci, on reste bouche cousue, on subit, on fait le sourd, on ne dit rien, on assume les erreurs des cadres qui ne savent pas gérer. Que la population se réveille et fasse quelque chose!     
- Solange Rousseau, Kirkland

 

L’économie d’abord… oui, mais à quel prix?

Manon Bédard, Montréal

J’ai été très étonnée, mais surtout déçue, de voir une publicité d’un concessionnaire automobile sur un autobus de la Société de transport de Montréal (STM), au centre-ville de surcroît.

J’y avais vu l’an passé une publicité pour le Salon de l’auto de Montréal qui m’avait déjà laissée perplexe, mais cette fois je n’en reviens tout simplement pas. Comment peut-on prôner le transport collectif, en faire la promotion et d’un autre côté vendre un espace publicitaire à un concessionnaire?

Ne me dites pas que la STM n’est pas en mesure de choisir les publicités qu’elle affiche. J’entends déjà les arguments budgétaires. Peut-on tout de même faire preuve d’un peu de cohérence? Ce n’est pas de cette façon que nous allons atteindre nos objectifs.

J’en ai marre que l’on tape toujours sur le citoyen. C’est le citoyen qui doit recycler, c’est lui qui doit faire les bons choix à l’épicerie pour ne pas encourager le suremballage, c’est encore lui qui doit faire des efforts pour changer ses habitudes de vie, dont entre autres prendre le transport collectif.

Oui, je veux bien et je l’applique dans ma vie, mais à quand les mêmes demandes pour le citoyen corporatif et les instances publiques? On a peur de le dire, mais c’est notre système économique qui ne tourne pas rond. On ne l’entend pas assez souvent. Nous ne sommes pas capables en tant que société de nous doter de moyens qui nous permettent d’atteindre nos objectifs afin d’améliorer notre qualité de vie.

Si on veut moins et mieux consommer, il faut d’abord moins produire et surtout, mieux produire. Pourquoi les industries utilisent-elles encore des matériaux qui ne se recyclent pas (surtout certains polymères)? On refile le problème au citoyen en lui disant de faire les bons choix de consommation, et maintenant on lui dit c’est bien de prendre l’autobus, mais n’oublie pas que le concessionnaire Untel n’est pas loin.

Je dis holà! C’est assez! Mettons nos culottes et suivons nos valeurs si nous en avons. L’économie d’abord… on comprend que c’est vraiment tout ce qui compte.
- Manon Bédard, Montréal


Le club social de Pauline

Quel navrant spectacle que celui des politiciens québécois qui vendent leur salade défraîchie en nous assurant qu’elle est du jour.

Nul besoin d’être devin pour prévoir que le taux de participation sera faible et que ceux qui jugeront nécessaire de sortir voter seront les électeurs qui ont une cause à défendre, à savoir ceux qui se battent pour l’unité canadienne. Celle du Québec n’étant endossée par personne, Charest et son équipe pourront continuer à privatiser, à angliciser et à appauvrir la province rebelle qui lui a été confiée à ces fins.

Le Parti québécois, même s’il retrouvait la première place dans l’opposition officielle, a perdu l’estime de ses électeurs. Un parti qui n’assume pas sa raison d’être ne vaut pas un vote. Il n’y a qu’à voir les affiches du parti pour mesurer le vide qu’il a à offrir. Son Québec gagnant avec Pauline est affligeant. Le Québec ne peut être gagnant sans être indépendant. Il ne peut être gagnant avec Pauline sans les Québécois. Le slogan du PQ paraît être une annonce pour une soirée de bingo pour le club social qu’il est devenu. En écartant, de surcroît, l’ancien député Jean-Claude St-André, un politicien trop loyal à la cause, le parti fait la preuve qu’il n’est pas plus indépendantiste qu’une poignée de porte.

Nous avons des convictions, nous avons des rêves de grandeur pour le Québec, mais nous n’avons plus de parti pour les porter. Par conséquent, nous ne pouvons que saluer l’initiative de Victor-Lévy Beaulieu qui fera campagne comme candidat indépendantiste indépendant. Il reste à espérer que ce geste sera imité par d’autres.
Caroline Moreno

Démission le 9 décembre?

Je suis Québécois d’origine étrangère. J’ai toujours voté pour le Parti libéral du Québec lors des élections provinciales, sauf les dernières élections. Encore cette fois je ne voterai pas pour l’équipe sortante de Jean Charest.

 

Nous (peuple québécois), avions clairement signifié au premier ministre  Jean Charest, lors des dernières élections en 2007, que nous voulions bien de lui comme premier ministre, mais dans un contexte de gouvernement minoritaire et ce, pour ne pas qu’il fasse qu’à sa tête.

Quelques mois plus tard, malgré que nous ne voulions pas de ces élections, il les déclenche quand même. Et bien, il est dans ses droits, me diriez-vous.

Alors, par honneur, qu’il démissionne si jamais au lendemain du 8 décembre il se retrouvait encore avec un gouvernement minoritaire. C’est aussi ça le sens de responsabilité!
C. Kamalenga, Montréal

Dirigisme politique

Ce qui s’est passé ce samedi 8 novembre, dans la circonscription de L’Assomption doit tous nous interpeller.

 

Le Parti, dit québécois, a donné la triste image de l’intolérance et du refus démocratique. En imposant l’ancien chef du Parti vert, Scott Mckay, à l’investiture – candidat lui-même absent pour cette occasion importante – ce parti prétendument démocratique vient de donner l’image de l’intransigeance et du dirigisme politique qui n’augure rien de bon pour la suite des choses.

Sympathisant du Parti vert, j’avais jadis donné mon appui à Mckay lors de la dernière course à la direction de cette formation politique. S’il est bien l’homme que je pensais, je crois que dans ces conditions pour le moins étranges, il devrait lui-même exiger une réouverture du choix du candidat auquel monsieur St-André ou d’autres pourraient participer.

Jacques Parizeau, jadis député de L’Assomption, devrait aussi avoir le difficile courage de réclamer un retour plus que nécessaire aux sources vives qui, jadis, avaient fait de cette formation à la fois l’honneur et le respect de tous ces citoyens désormais tristement floués. Peut-être que lui aussi doit se résigner au silence protecteur.
Jacques Léger, Montréal

Non à l’éthanol

Les journaux nous apprenaient récemment que près d’un milliard d’habitants des pays en développement sont menacés par la famine dans le sillage de la hausse du prix des aliments.

Nous devons absolument dans ce contexte obliger nos députés fédéraux à voter contre tout projet de loi en faveur de la production d’éthanol. Ce combustible, comme nous le savons, ne pourra être produit à court et moyen terme qu’à partir de céréales, et sa production contribuerait de façon très importante à l’augmentation du prix des aliments dans le monde.

Nous devons du même coup obliger ces mêmes élus, peu importe leur parti politique, à annuler les subventions de 2,2 milliards de dollars promises jusqu’ici pour la production d’éthanol. C’est là une question de simple humanité qui transcende la carrière politique, la ligne de parti et l’opinion des bailleurs de fonds des partis politiques.
Bruno Marquis, Gatineau

Aurions-nous le cœur de leur dire?

Mardi, des Américains qui n’avaient pas voté depuis longtemps, des jeunes qui ne s’étaient jamais sentis interpellés par la politique et surtout, de nombreuses personnes noires qui n’étaient jamais allées voter auparavant ont élu Barack Obama.

Aurions-nous le cœur de dire à ces personnes que leur vote n’a servi à rien, qu’il n’a eu aucun impact? Pouvez-vous imaginer ce que ça peut représenter pour la population américaine de voter pour un candidat qui ne pense pas qu’à maintenir les privilèges des riches? Pour la population noire?

Il est compréhensible que nous soyons moroses ici. La dernière campagne fédérale canadienne a été sale et n’a rien changé à Ottawa et la perspective des prochaines élections provinciales nous fait pousser soit un soupir de lassitude ou soit cri de rage...  

Je sais que l’élection de Barack Obama ne va pas faire disparaître tous les problèmes de la planète. J’ai peur d’être déçue, peur qu’Obama soit assassiné, peur que le monde n’ait pas changé tant que ça. Mais aujourd’hui, je me prends à espérer. Aujourd’hui, des inconnus se sourient. Aujourd’hui, il fait soleil.
Stéphanie LeBlanc

Le Québec en guerre civile!

À en croire les propos de Jean Charest, le Québec serait sur le point de sombrer dans une guerre civile, période d’instabilité paroxysmale.

Selon M. Charest, le Québec a besoin de stabilité dans le contexte économique actuel pour traverser la «tempête» (!) qui approche. Soit. Personne ne pourra le contredire. La stabilité politique amène la stabilité économique.

Ce qui préoccupe réellement, c’est surtout que M. Charest démontre par l’absurde son incapacité au compromis, à la discussion et à l’échange. Un gouvernement minoritaire est un gouvernement stable si le gouvernement élu est prêt à mettre de l’eau dans son vin. Or, il n’en est rien.

M. Charest démontre de plus qu’il ne cherche pas réellement la stabilité économique, puisqu’elle est atteignable selon les conditions prévalant avant la dissolution de l’Assemblée nationale, mais qu’il recherche plutôt le pouvoir, simplement pour le pouvoir. Tout cela dans le contexte où le peuple québécois lui a donné le mandat qu’il a actuellement.

Encore, M. Charest disait que le Québec était bien outillé pour traverser ladite «tempête» il y a à peine quelques semaines, et maintenant, il change son fusil d’épaule. On pourrait se souvenir de l’épisode ayant mené au bannissement de l’usage du mot «girouette» à l’Assemblée nationale…
Laurent Pilon

Au boulot Obama

Johanne O’Neill

Après une soirée d’hystérie collective, maintenant, Obama, «Oboulo»! Vu qu’il a promis de résoudre TOUS les problèmes de la Terre, y compris ceux qui existent depuis la nuit des temps (guerre, famine, maladie, racisme), il va avoir besoin d’embaucher GANDALF le gris, le magicien du Seigneur des anneaux! Bonne chance!
– Johanne O’Neill, Montréal

 

Nuit Made in USA

David Imbert

Le rassemblement qu’Obama a eu comme parterre à Chicago cette dernière nuit, cela ne s’était pas vu depuis Kennedy et King!

Les journalistes le mentionnaient eux-mêmes, une telle affluence de personnes, cela ne ce voit que lors de concerts de musique!  

Obama est un orateur de talent. À l’écouter discourir pour remercier ses soutiens de campagne et à voir les gens boire ses mots, quelleque soit leur appartenance ethnique, sociale, religieuse, on constate que le peuple étasunien hier était soulevé dans son être. Moi qui suivais cela depuis mon chaud chez-moi à Montréal, je ressentais la même foi qu’eux.

Mais je me suis mis à l’envier (le peuple étasunien). Pourquoi n’avons-nous pas de tels orateurs chez nous? Ces ministres fédéraux qui manquent de crédibilité populaire, un conservateur faisant sa campagne sur la défensive, un néo-démocrate partial et partisan...  Selon moi, le seul qui aurait pu nous sortir du conservatisme républicain qu’est Harper aurait été le parti libéral, mais pas sous la tutelle de Dion (j’aurais préféré Ignatieff). Bien que Dion ait conservé la même ligne d’idées tout au long de sa campagne (comme Obama), son manque  de prestance a nui à son image.

Dans encore deux ans nous aurons de nouvelles élections fédérale, et j’espère que cette fois-ci, le peuple canadien va enfin réaliser qu’il nous faut des décideurs qui pensent à nous et s’occupent de notre prestige international terni ces derniers temps. Il faut que nous formions avec les États-Unis un partenariat efficace. Nous sommes souverains de nos valeurs historiques, mais il faut aussi refuser fermement des enjeux contraires à notre éthique de pays pacifiste.
– David Imbert

Yes We Can

Kerline Joseph

Je suis excitée et émue aujourd’hui. Un Noir est président du plus puissant pays au monde. Il est important de le répéter à ces jeunes Noirs et immigrants autour de nous, voire à tous les jeunes, afin qu’ils sachent que tout leur est possible. Personne ne devrait leur faire croire le contraire. Avec de la détermination, du courage, de la confiance, de la foi en soi et des efforts, ils peuvent réussir tout ce qu’ils entreprennent.

Aujourd’hui, une nouvelle ère vient de débuter pour nos enfants, nos futurs enfants et pour les Noirs en général, qui ont un modèle en celui d’Obama. Toute une famille noire (père, mère et deux enfants) vient d’entrer dans la Maison-Blanche. Yes, We Can!     
– Kerline Joseph

Élection 2008 : Non, merci!

Dans le contexte actuel d’instabilité et de ralentissement économique, je suis assez surpris qu’un premier ministre puisse soumettre prochainement la démission de son gouvernement. Partir en élection coûterait au Québec plusieurs millions de dollars.

Par ailleurs, les sondages montrent que la majorité des Québécoises et Québécois ne souhaite
pas aller voter. Une majorité de députés à l’Assemblée nationale a voté une motion demandant qu’il n’y ait pas d’élection. Je pense que le respect de la démocratie s’impose.

Mais au-delà de ça, nous avons tous le pouvoir d’agir... Nous pouvons nous lancer dans une action citoyenne pour marquer notre refus d’entrer dans une campagne électorale au Québec. En fait, nous avons tous la possibilité de laisser un message sur le site du lieutenant-gouverneur du Québec en signalant que nous ne voulons pas d’une élection provinciale dans le contexte actuel. Le lieutenant-gouverneur du Québec a le pouvoir de refuser la démission du gouvernement et de renvoyer le premier ministre Jean Charest à ses fonctions. Évidemment, vous me direz qu’il n’y a aucun précédent dans l’histoire du Québec. Mais, on peut rêver. Une action citoyenne de masse peut parfois créer une belle surprise. Alors, j’inviterais tous ceux qui, comme moi, ne veulent pas d’élection maintenant, à le signaler sur le site du lieutenant-gouverneur.
Étienne van Steenberghe

Vous dites pénurie de sang?

J’ai lu dans un article que l’organisme chargé de la collecte de sang au Canada annonçait que ses réserves de sang étaient au plus bas.

Cette situation ne m’étonne guère. La «publicité» faite autour du don du sang est, à mon avis, insuffisante. Il est vrai qu’une trop grosse campagne rendrait le message invisible aux yeux des citoyens, mais une campagne de sensibilisation tout au long de l’année ne serait pas une mauvaise idée. Ayant été moi-même donneur de sang quand je vivais en France, j’ai été étonné de savoir que j’étais interdit à vie de donner du sang ici, au Canada, car j’ai vécu en France durant la période du fameux épisode du «sang contaminé».

Je comprends parfaitement ce principe de précaution, mais je trouve dommage d’empêcher des gens sensibles à la question du don de sang de pratiquer cet acte noble. Je voudrais d’ailleurs savoir si des gens dans mon cas, c’est-à-dire ayant vécu en France durant cette fameuse période, seraient également interdits du don de moelle osseuse et du don d’organes? Si non, on serait en face d’une belle contradiction. Et si oui, on restreint encore plus le nombre de donneurs!
Moh Benali

Beau geste de l’AMT

Je tiens à féliciter l’AMT qui, tout en procédant en l’agrandissement du stationnement incitatif à la gare Vimont, a choisi de laisser en place trois arbres matures. Les branches basses ont été coupées pour que les voitures puissent passer sans danger.

Ces arbres ne gênent pas du tout la circulation dans le stationnement, pas plus que des lampadaires ne l’auraient fait, mais surtout, ils diminuent l’impression de ne voir qu’un grand espace vide et désolé. Un stationnement semé d’arbres, quelle riche idée aussi pour diminuer les îlots de chaleur!

J’espère que cette initiative sera reprise par d’autres!
Sylvain Tremblay, Laval

Ramasser le courrier

Postes Canada nous annonce la motorisation prochaine des parcours des facteurs. Je voudrais profiter de l’occasion pour proposer un autre changement qui est petit, mais qui pourrait faire une grande différence pour plusieurs. Il s’agit de faire ramasser le courrier directement dans les résidences, en même temps que le facteur vient en livrer. Puisqu’il fera son parcours en camion, le poids qui s’ajoutera ne sera désormais plus significatif. Ce changement de méthode de travail présenterait plusieurs avantages :

 

1. Réduire ou éliminer la nécessité de se rendre au lieu de dépôt sur la rue ou au bureau de poste pour y déposer son courrier. Pour certains aînés et par mauvais temps, ce serait particulièrement apprécié;

2. Accélérer le service, car souvent le courrier attend deux ou trois jours à la maison avant d’être mis à la boîte aux lettres sur la rue;

3. Éliminer la nécessité d’avoir des boîtes postales (boîtes rouges) dans les rues et de les relever fréquemment.

La seule exigence additionnelle que nécessiterait cette nouvelle pratique serait une seconde boîte aux lettres à chacune des résidences, avec l’inscription départ du courrier.

Voici donc une suggestion d’amélioration des services postaux qui deviendraient plus efficaces et en même temps possiblement plus économiques.
Pascal Grenier, Québec




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