Pour faire avaler la tarification des services publics et les hausses de taxes à la population, les libéraux de Charest et leurs économistes sortent continuellement l’épouvantail de la dette publique.
Par exemple, leur économiste universitaire Pierre Fortin a déjà dit que le Québec était à feu et à sang, que les huissiers étaient à nos portes et que nous étions assis sur une bombe atomique. Sa bombe ressemble plus à un pétard mouillé… Le tartarin a exigé de taxer et de tarifer davantage la population si on ne voulait pas rejoindre la Grèce en quasi-faillite. Il s’est bien gardé de mentionner que son délire obsessionnel de baisser les impôts des compagnies et des nantis, pour supposément créer de la richesse, a mené son «success-story» de l’Irlande à une plus grosse dette publique que la Grèce et à la faillite technique. L’universitaire-consultant a une mémoire très sélective…
Dans un bref article de La Presse du 15 juillet 2010, l’agence de notation Fitch a signalé que «les finances du Québec résistaient bien» et que la dette du Québec comprenait une portion de 36 G$ attribuée à Hydro-Québec, qu’il fallait relativiser, car elle était supportée par d’importants actifs. Imaginez, c’est une agence de notation qui dédramatise la dette du Québec alors que nos gouvernements et le patronat l’amplifient à outrance afin de faire peur au monde pour imposer leurs politiques régressives.
Me semble que, pour déterminer la situation financière de quiconque, il faut considérer ses actifs et pas seulement ses dettes. Ici, nous avons Hydro-Québec, un formidable actif collectif que d’autres pays n’ont pas et qui, selon l’Institut économique de Montréal, un autre organisme patronal, vaut 130 G$, soit autant que la dette totale du Québec.
Comment se fait-il que cette bonne nouvelle de l’agence Fitch soit passée inaperçue? Si on est en faillite, comme ils disent, pourquoi cette évaluation favorable des finances publiques du Québec faite par une firme privée? Si, au contraire, la cote du Québec avait été abaissée par Fitch, les pires calamités seraient sorties.
En 2008, Fitch avait rehaussé la cote du Québec, alors que Charest et sa suite prétendaient que nous étions dans le précipice. Ce n’est pas tout! «Moody’s hausse à nouveau la cote de solvabilité du Québec» et «Moody’s confirme la cote et les perspectives du Québec», deux articles parus dans Le Devoir en 2006 et en 2005.
Les sornettes alarmistes sur les finances publiques ne résistent pas à l’analyse objective des faits. Malgré tout, les bonshommes Sept-Heures vont continuer à mentir afin de vous détrousser davantage au profit des VIP.



