Soit qu’on voulait les ménager et qu’on ne leur confiait presque plus rien à faire. Ou sinon, et ça arrive pas mal plus souvent qu’on ne voudrait l’admettre, on a profité de leur absence pour les dépouiller carrément de leurs responsabilités et de leurs privilèges. C’est bien laid, mais il arrive que des éléments de la meute sautent sur ces instants de faiblesse pour prendre du galon aux dépens de ceux qui ne suivent plus la cadence. C’est fou comme la nature humaine et la survie animale fonctionnent souvent à partir des mêmes mécanismes…
Oui, notre société est plus ouverte que jadis pour ceux qui doivent un jour baisser la garde. Sauf qu’on demande encore trop souvent à ces derniers d’acquitter la note pour leur passage à vide. Et le prix est parfois élevé. Après ça, on s’étonnera d’en voir qui feront tout pour cacher leur détresse.
On aura le droit de poser des guirlandes dans le bureau seulement le jour où on fera un effort louable pour réintégrer dignement et pleinement ceux qui sont passés par un burn-out. En attendant, faudrait peut-être juste montrer un peu plus d’empathie.
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Mon index de la main droite a fait une monstrueuse erreur la semaine dernière. Imaginez-vous donc qu’il a transféré le mauvais document au pupitre de votre quotidien préféré. Ce qui fait que vous avez eu droit au brouillon de ma chronique et non pas à la version finale. Mon index s’en excuse platement et jure sur la tête de Monsieur Patate que ça n’arrivera plus jamais…



