Marie-France Bazzo était de passage dans les bureaux de Métro hier soir afin d’agir à titre de rédactrice en chef invitée.
L’animatrice (
Bazzo.tv, le jeudi soir à Télé-Québec) et productrice (
La liste, le mercredi soir à ARTV) a pris un malin plaisir à commenter les nouvelles du jour, comme elle le fait chaque matin à l’émission de Paul Arcand au 98,5 FM, ce que vous pouvez lire au fil des pages de ce numéro.
La marraine de la Fondation pour l’alphabétisation a également demandé à notre journaliste Marie-Eve Shaffer de visiter un centre éducatif d’Ahuntsic. Finalement, elle a accordé une entrevue vidéo de type Pour ou contre que vous pouvez visionner ci-contre.
«C’est drôle. Avec l’arrivée de plusieurs transfuges de la scène québécoise dans l’arène municipale (Louise Harel et Diane Lemieux en tête), on dirait que le discours des aspirants à la mairie s’est bureaucratisé. «Prioriser les priorités», «Garder une marge de manœuvre»... Heille, c’est pas du 25e budget du gouvernement Charest qu’il s’agit, mais de Montréal, MA ville, qui va mal, et qu’il faut rêver! L’éthique? Ben voyons, c’est la base! La navette? Comment, pas déjà là? Dites-nous que vous aimez cette ville, dites-nous comment vous la voyez dans 10, 20 ans! Transportez-nous, parlez-nous en visionnaires, pas en fonctionnaires...»
«On n’applaudira jamais assez les analphabètes – des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des parents, des travailleurs qui peuvent être nos voisins, nos proches – qui osent sortir du silence où les enferme leur secret. Ça en prend du courage pour dire : «Non, je ne sais pas lire; oui, je suis tanné d’être privé de moyens.» Ça en prend du courage pour apprendre, mot après mot, à 35, 50, 60 ans!»
«Ah ben, coudonc! À défaut d’avoir été ébranlé par les allégations que lui ont valu ses prétendues frasques sexuelles, ou par les accusations répétées de corruption, c’est par une «formalité» juridique que la carapace inoxydable du clown Berlusconi va être fendillée... Les Italiens sont quand même fascinants, à la fois exaspérés par les pitreries du Cavaliere... et le réélisant allègrement.»
«Vraiment paradoxal : tant de créativité et de talent au Québec en ce moment et, pourtant, on dirait qu’il n’y a que deux types d’albums possibles?: les duos et les reprises! Comme un besoin de se faire bercer ou réconforter en se promenant dans des talles rassurantes. Cela dit, chapeau pour la résurrection des Pauvres, une chanson extraordinaire, tellement politiquement incorrecte, probablement impossible à écrire en 2009.»
«Même si le Canadien perdait ses cinq matchs pendant ce voyage, il serait accueilli avec ferveur lors de son retour à la maison! L’enthousiasme des fans est unique à Montréal, dopé par une stratégie marketing efficace et redoutable depuis quelques années. On n’avait pas encore commencé les matchs présaison que les voitures des partisans croulaient déjà sous les fanions. Ça sera quoi à Noël? Les chars allégoriques? Go! Go! Go!»