Plutôt que de parler des enjeux climatiques avec les autres chefs d’État, le premier ministre Stephen Harper avait choisi, le 22 septembre, de discuter avec le maire de New York, Michael Bloomberg.
Où était donc le premier ministre du Canada le 22 septembre, à l’occasion du plus grand sommet de chefs d’État et de gouvernement jamais tenu sur les changements climatiques?
Eh bien il participait, comme les médias nous l’ont appris, à une réunion d’affaires avec le maire de New York! À peine à quelques kilomètres à peine du siège de l’ONU!
Et où était donc Stephen Harper, le lendemain, à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU?
Eh bien, il était en banlieue de Toronto, participant à une séance médiatique dans un Tim Hortons!
Pendant ce temps, chaudement applaudi par ses pairs, le président américain Barack Obama déclarait à la tribune : «Les dangers que représentent les changements climatiques ne doivent pas être niés, non plus que l’action pour les contrer ne doit être reportée. Si nous continuons sur la pente sur laquelle nous nous sommes engagés, chacun des membres de cette assemblée verra des changements irréversibles à l’intérieur même de ses frontières.»
Pour M. Obama et pour l'ensemble des leaders réunis à New York, il est clair que nous allons devoir utiliser toutes les occasions possibles pour lutter contre les changements climatiques.
Pas assez important
La grande majorité des analystes qui se sont penchés sur le comportement de M. Harper (assez disgracieux de la part d’un premier ministre) en sont arrivés à la conclusion suivante : il s’agit là d’un message clair envoyé par le premier ministre quant à l’importance qu’il accorde à l’une des plus terribles menaces auxquelles l’humanité ait jamais eu à faire face! Il a ainsi décidé que le dossier du réchauffement climatique était négligeable en ce qui le concerne.
J’ajouterais que certains y ont vu un pied de nez à la communauté internationale, ce qui n’est pas pour arranger les choses en ce qui concerne la dégradation de l’image du Canada sur la scène internationale.
Vendredi, Stephen Harper a dit vouloir prendre en compte «l’intérêt de toute l’humanité» en recevant l’année prochaine les grands pays émergents comme le Brésil, l’Inde et la Chine à l’occasion d’un grand sommet économique.
Après ce qui s’est passé cette semaine, peut-on vraiment le croire?
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La révolution des finances publiques n’aura pas lieu.
Selon l’Institut patronal Fraser, le prix des médicaments a augmenté de 1267 % en 25 ans. Au Québec, le coût des pilules représentait 8,5 % en 1975 contre 19,7 % en 2003 du budget total de la santé, selon l’Institut canadien d’information sur la santé.
«Je me fais envoyer chi-- chaque jour!» C’est la réponse de Marc quand je lui demande comment va le boulot. Marc enseigne en 4e secondaire.
Chaque année c’est la même histoire. On parle de nids-de-poule au printemps (…) Comment peut-il y en avoir encore autant après toutes ces années?
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