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Prix et distinctions


Publié: 14 juillet 2009 03:27
Mis à jour: 13 juillet 2009 22:19
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Un autre beau Festival de jazz s’est achevé. Si on a souvent eu besoin d’un pince-nez pour éviter la noyade, on aura quand même vu et entendu plein de bonnes affaires. Les organisateurs s’étant déjà adonnés à leur exercice annuel d’autocongratulation – ils font tous ça –, allons-y maintenant en toute subjectivité avec notre première-et-dorénavant-traditionnelle remise de rubans.

Commençons avec un prix «content d’avoir été des vôtres le temps d’une soirée» au public présent au spectacle du Brian Setzer Orchestra. Des belles filles à crinolines et des gars avec des coqs hauts comme ça, on s’était mis beaux pour fêter. On en profite pour honorer M. Setzer lui-même. Sans son énergie, rien de toute cette belle folie n’aurait été possible dans l’improbable salle Wilfrid-Pelletier.

Une récompense «combinaison virtuosité et géné-rosité» est décernée à Jeff Beck, que tout le monde a apprécié. Le public, la critique, les jeunes, les vieux… TOUT le monde, je vous dis.

Une mention spéciale «méchant coup de cœur» pour le Montréalais Jason Bajada qui a livré un superbe moment de pop intelligente dans la très sympathique petite salle du Savoy.

Un prix «t’écris peut-être des bonnes chansons, mais maudit que t’es plate en show» pour Jackson Browne. Une performance qui aurait pu mettre K.-O. une classe d’enfants hyperactifs une veille de pleine lune! On écoutera encore les disques mais pour la perfo, on ne remettra pas ça…

Un prix «quossé ça?» au Harlem Gospel Choir. On attendait un événement organique et inspiré. On a plutôt eu droit à une soirée digne d’un congrès d’agents immobiliers! Avec, comme seuls musiciens accompagnateurs, un batteur enfermé dans une cloison de plexi et un épouvantable joueur de synthé qui émettait un «poink-poink» qu’il semblait avoir piqué à un vieux jeu de Donkey Kong! Pauvre Jésus, cette fois-là, c’est le gospel qui t’a abandonné…

Finalement, je réserve une salutation distinguée et émue au fort respecté journaliste Len Dobbin, un monument de la culture montréalaise et un passionné de jazz qui est décédé au bar Upstairs de la rue MacKay en plein Festival. Bête à dire, mais je suis convaincu que c’est la mort qu’il aurait souhaitée. Sans lui, ça ne sera plus jamais tout à fait pareil…

Tags : jazz

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