Entre quelques voyages et après nous avoir présenté son deuxième album, Donne-moi quelque chose qui ne finit pas, en mars, Stéphanie Lapointe a ajouté hier une autre corde à son arc en devenant, l’espace d’une soirée, rédactrice en chef invitée du journal Métro.
Au fil des pages, l’artiste commente donc les principales nouvelles du jour. Elle a aussi choisi d’écrire un texte où elle se questionne sur
Susan Boyle et la musique «durable». Coiffant son chapeau d’ambassadrice de l’UNICEF, elle nous a finalement commandé un texte sur le droit des femmes en Afrique. Notre journaliste Danika Landry s’est intéressée
au droit à la terre pour les Africaines.
«Je me souviens vaguement de mon arrière grand-mère qui s’appelait Marguerite. Elle n’avait qu’un seul sein. L’autre, il était chez le médecin, que je disais. Ensuite, ce fut ma tante. Je me souviens de ma mère qui s’inquiétait tout le temps et d’un soir où j’ai aperçu la perruque brune de ma tante Loulou dans un coin de sa chambre. Pour moi, le cancer du sein, c’était une maladie d’une autre génération. L’hiver dernier, trois femmes de mon entourage âgées d’à peine 30 ans ont appris qu’elles étaient atteintes. Il semble que quand on met un visage sur une maladie pareille, aucun droit à l’erreur n’est acceptable.»
«La première fois que j’ai rencontré Lydie Olga Ntap dans une conférence sur la jeunesse africaine, elle m’a beaucoup fait réfléchir en parlant du regard critique que certaines sociétés devront porter sur une part de leurs mœurs et traditions, afin de contrer certaines inégalités et injustices. Une des grandes beautés de beaucoup de pays africains, c’est cet attachement porté aux valeurs traditionnelles. Peut-être qu’un des grands défis sera de savoir marier cet héritage si précieux avec certains concepts plus modernes...»
«J’imagine qu’il n’y a jamais de bons mots ou de bons tons pour parler d’un événement aussi triste. Cliché peut-être de le dire, mais ça donne envie d’aller serrer ceux qu’on aime dans ses bras.
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Le jeune réalisateur Xavier Dolan disait dans une entrevue cette semaine que sa vie n’est pas devant lui, mais bien derrière. Et que c’était le moment ou jamais de savoir l’apprécier.»
«Depuis aussi loin que je puisse me rappeler, j’ai toujours aimé pleurer autant que rire. Ce qui est bien, c’est qu’avec Roberto Benigni on peut faire les deux en même temps. Cet homme possède le plus beau des dons qui soit à mon sens. Il voit avec ses yeux des choses que d’autres ne voient pas. C’est sans doute le rôle d’un poète : briser nos barrières, nous prendre par la main et nous connecter avec notre conscience.
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Roberto Benigni dit que Dante, c’est la mer. Qu’on peut vivre sans voir la mer, mais que c’est mieux de l’avoir vue! Moi, je dis qu’on peut vivre sans avoir vu le spectacle de Roberto, mais que ce serait bien triste de passer à côté! À jeudi, pour ceux qui y seront!»
«Le hockey. J’ai pas eu le gène des personnes qui aiment crier quand la rondelle entre dans le filet! Toute la salle de rédaction rit de moi parce que je me demande comment on dit une «puck» en français... Je suis un peu jalouse de ma mère à ce sujet. Elle qui, jeune, avait appris par cœur tous les numéros des joueurs a oublié de me léguer cet héritage. J’aurais la cote ce soir, pouvoir prédire que Detroit va boire à la coupe. Hélas... Go Habs go quand même...»