«Pour l’indépendance politique et pétrolière», telle était l’opinion de Bernard Landry parue dans Le Devoir du 13 juin. À un journaliste, il a dit qu’Hydro-Québec et la SGF n’avaient pas l’expertise nécessaire pour effectuer l’exploration du pétrole et du gaz. Une extraordinaire mentalité de colonisé.
Je suppose que les trois bineries Junex, Gastem et Pétrolia, à qui les élus ont cédé gratuitement les droits d’exploration détenus par Hydro-Québec ont l’expertise en question? Dans Les Affaires du 31 mai, on signale : «Ces petites sociétés possédaient au départ les concessions, puis les ont affermées à des producteurs comme Talisman et Forest Oil, qui possèdent l’expertise, la technologie et les ressources financières pour les exploiter.» C’est pas moi qui le dis. Où est l’expertise d’Innergex, de Boralex, de Sky Power et d’autres fonds privés dans
l’éolien et les petits barrages?
Dans Le Devoir du 30 juillet, le président de Junex affirme que le coût d’exploration en Gaspésie sera inférieur à 10 $ le baril et qu’il aura à verser une redevance de 10 % à Québec, contre 40 % en Alberta et plus ailleurs. À 100 $ le baril de pétrole, Junex réalisera un bénéfice de 80 $ le baril sans aucun investissement et avec un risque nul.
Dans l’article du Devoir du 27 juin «Le PQ opte pour le gaz et le pétrole», Pauline Marois, nous dit candidement que «Les réserves gazières de notre sous-sol pourraient être des sources importantes de richesse collective… Il ne s’agit pas de nationaliser le gaz». Triste à mourir. Ben oui, en touchant de minuscules redevances sur notre sous-sol qui ne nous appartient pas, on va s’enrichir
collectivement.
En Norvège, ils n’ont pas craint de nationaliser leur pétrole et leur gaz, et tout l’argent va au peuple et non aux opportunistes. Le New York Times signalait qu’avec les immenses profits générés, le gouvernement norvégien a créé un fonds collectif qui totalise 300 G$ et atteindra 1 000 G$ dans 10 ans. Les élus de Norvège, du Brésil, de la Russie et du Venezuela ont eu le courage de nationaliser leurs ressources naturelles et d’autres secteurs stratégiques avec un immense succès collectif. Ici, faut juste parler de privatisation. Ces pays ont l’expertise, mais pas nous!
Je le répète : il ne peut y avoir de souveraineté politique sans souveraineté économique. L’ONU et la Banque mondiale disent que dans les petits pays, l’État doit intervenir. À moins de vouloir devenir une colonie des States, ce que nous sommes déjà.
Bon jeudi, nouveaux et fidèles lecteurs. Eh oui, à ma quatrième chronique, je me permets déjà de prétendre avoir de fidèles lecteurs, pas pire hein! Peut-être qu’un jour, j’aurai des fans qui vont m’aduler, me vénérer, me donner des offrandes et leurs plus jolies filles en mariage.
Oubliée dans les brumes de l’Atlantique, entre l’Europe et l’Amérique du Nord, l’Islande a fondu financièrement.
Le dossier du Grand Prix est maintenant classé. Les politiciens ont fait les représentations d’usage et, en guise de réponse, papy Ecclestone n’a pas bougé d’un poil.
GRAND-REMOUS, Quebec - La route 117 a été rouverte à la circulation vers 14 h 30 mercredi dans le secteur de Grand-Remous, dans les Laurentides, deux heures après qu'elle eut été bloquée dans les deux sens par des Algonquins de Lac-Barrière, pour la deuxième fois dans la même journée.
WASHINGTON - Le premier Noir élu à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, est prêt à nommer pour la première fois un ministre de la Justice noir, une désignation qui serait historique. Il s'agit d'Eric Holder, un avocat de Washington qui a été l'un des principaux conseillers de campagne du sénateur démocrate de l'Illinois.
JERUSALEM - Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré au Premier ministre israélien Ehoud Olmert qu'il s'inquiétait de l'imminence d'une crise humanitaire dans la Bande de Gaza.
NEW DELHI - La Marine indienne a annoncé mercredi qu'un de ses bâtiments chargé de combattre les pirates au large des côtes somaliennes a réussi à déjouer une attaque de pirates dans le golfe d'Aden.