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Nissan Maxima: Un beau retour aux sources

18 août 2008 12:01

Décidément, l’évolution mi-générationnelle de la Maxima n’a rien d’une mince affaire. Après quelques années d’errance, la berline de Nissan vient de se recentrer de belle façon sur la tenue de route sportive. Mais voilà qui la place dans une drôle de position... Coincée entre le haut du pavé de Nissan et la famille Infiniti dont elle ne fait pas partie, à qui s’adresse-t-elle vraiment?

Réponse : à ceux qui aiment la conduite dynamique et qui ne se soucient guère d’avoir une image de marque plus luxueuse. À ceux-là, la nouvelle Maxima 2009 promet de puissantes accélérations, livrées par le bon vieux V6 de 3,5 L qui
développe désormais 290 che­­vaux – une hausse de 35.

C’est la plateforme D, celle-là même qui accueille l’Altima et le Murano, qui sert à l’assemblage. La Maxima mise donc, encore et toujours, sur la traction plutôt que sur la propulsion.

La boîte manuelle n’est toujours pas de retour au catalogue, mais celle à variation continue (CVT) s’est bonifiée. Elle fait monter les palettes au volant, pour un passage rapide des six rapports virtuels, et mise sur une gestion plus sportive grâce à son nouveau mode DS. Une belle surprise que cette CVT.

Direction et suspension
Autres belles surprises : la direction et la suspension. La première, inspirée de la 350Z, est un charme de précision et de substance. Elle corrige vite et bien le léger, oh tout léger, effet de couple ressenti en montée, lors de féroces accélérations. La suspension, quant à elle, a beau être ferme, elle reste étonnammement conciliante quand la voiture roule sur des cahots.

Ajoutez à l’ensemble un empattement qui s’est rétréci de 49 mm et un moteur positionné plus bas dans son compartiment, et vous obtenez une voiture très stable, tant à grande vitesse sur l’autoroute que dans les virages serrés.

Visuellement, la Maxima n’a plus rien des lignes tranchantes qui, empruntées par l’Altima, ne la démarquaient plus comme elle le méritait. Elle offre plutôt une silhouette fluide et des courbes élancées. À mon avis, la calandre manque d’envergure, mais sinon, la voiture a quelque chose de très expressif et semble prête à bondir.

Intérieur suave
Dans l’habitacle, les lignes tranchantes ont aussi fait place à un design plus suave. Les matériaux, de qualité, ne dépareraient pas une Infiniti. Au tableau de bord, l’instrumentation se fait plus dégagée, les commandes, plus faciles à manipuler, et le levier de vitesse s’est rapproché du conducteur.

Les sièges avant sont parmi les plus confortables qu’il m’ait été donné d’essayer cette année. Le cuir (de série) est souple, le soutien est enveloppant, et la bonne position de conduite se déniche en quelques instants. Bravo pour cet appui-cuisses ajustable – c’est à se demander pourquoi si peu de voitures le proposent. Même réflexion pour le volant chauffant.

Certes, les dimensions resserrées de la berline se traduisent par moins de dégagement pour les jambes à l’arrière. Le confort sur la banquette aussi est rehaussé par deux généreuses places moulées, mais oubliez vite la cinquième, décidément trop limitée. Le coffre n’est pas le plus vaste en ville, et son ouverture étroite de même que les renflements de la suspension handicapent sa capacité de chargement.

Au cœur de la concurrence
Sinon, la Maxima 2009 propose un équipement de série si complet qu’une seule version figure au catalogue. Elle se vend 37 900 $. Ajoutez le groupe d’options sport, privilège et/ou «techno», et vous aurez dépensé au-delà de 43 000 $.

Voilà qui place la berline de Nissan au faîte des berlines intermédiaires, mais surtout au cœur de la concurrence livrée par les marques de luxe.

Et c’est là la grande question : aussi palpitante que soit la Maxima à conduire, qui voudra verser autant pour une Nissan, quand les Infiniti, Lexus et Acura, voire les Allemandes, attendent au coin de la rue?



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