Encore une fois, nous venons de vivre une journée incroyable. Ce matin, quand je suis montée sur les ponts, j’ai entendu une sorte de murmure, un chuchotement. Ne sachant trop d’où le son venait, je me suis mise à scruter l’horizon de la baie d’Isabella, pour y apercevoir des dizaines d’impressionnantes baleines du Groenland venues prendre leur bain matinal, et dont les souffles jaillissaient doucement de l’eau.
Un peu plus tard, elles se sont mises à jouer et à nous montrer leurs queues et leurs dos. Nous avons décidé de monter à bord des zodiacs pour aller les rejoindre. Quel sentiment incroyable que d’être dans un bateau, tous silencieux, à moins de trente mètres d’une gigantesque créature noire et blanche sortie de l’eau. Ces baleines sont comme des icebergs – on en voit seulement une infime partie, alors que le reste de leur corps reste submergé.
L’une d’entre elles tapait continuellement avec sa queue dans l’eau. Nous nous demandions ce qu’elle pouvait bien être en train de faire, jusqu’à ce que nous apercevions qu’elle pointait la direction d’un ours polaire sur la rive. Bon, j’admets qu’il est très peu probable qu’elle ait réellement eu l’intention de nous indiquer la présence de l’ours, mais sur le moment, c’est exactement ce que nous nous sommes amusés à penser.
Eh oui! Nous avons pu admirer à plusieurs reprises des ours polaires à quelques mètres seulement de notre bateau. WOW! Un seul regard vers ces créatures majestueuses, le plus grand carnivore de l’Arctique, suffit à vous donner l’envie de stopper toutes les automobiles du monde, de tout faire pour bannir la pollution et arrêter le gaspillage d’énergie dans le seul but de les sauver. Je dois dire que les deux occasions au cours desquelles nous avons pu admirer ces animaux ont constitué des expériences complètement différentes. Ce matin, j’ai été impressionnée par l’agilité du premier ours aperçu, qui s’est mis à courir sur la plage dénudée et érodée avec autant d’élégance et de grâce qu’un gros félin. Mais il s’agissait d’un jeune ours frêle et amaigri, dont la silhouette se détachait sur un triste paysage de glaciers en pleine fonte. Cette après-midi, nous avons vu un autre ours qui dormait paisiblement sur un iceberg brillant, tout de bleus et de blancs. Cette bête était bien en chair et si paisible sur sa banquise! Quel bonheur de l’observer dans son habitat tel qu’il devrait l’être, par opposition à notre ours du matin qui risque de mourir de faim avant le retour de la banquise – disparue à cause des bouleversements que nous infligeons à l’environnement.
La baie d’Isabella recèle une vie marine incroyable et constitue un refuge chaque été pour des centaines de baleines menacées. Ce havre de paix mérite définitivement toute l’attention du gouvernement canadien en matière de protection marine.
Cet après-midi, j’étais étendue sur une chaise longue sur le pont et je regardais la mer scintillante et les icebergs étincelants sous la lumière du soleil. Sur le pont, des gens jouaient de la musique ou encore apprenaient à maîtriser des jeux inuits. Tout ce que nous entendions, c’était le son des guitares, les rires et les différents accents anglais qui se mélangeaient, témoignant de la diversité culturelle de cette expédition. Pour moi, c’était ça, à ce moment précis, la définition même du bonheur.
Delphine Rémillard Labrosse – 20 ans, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec
La douce lueur du matin qui perce les hublots, les murmures du vent sur le pont et le son retentissant des haut-parleurs caractérisent chaque jour notre réveil. Rapidement, notre esprit se remplit de tant de pensées, de questionnements, de réactions face à tant de beauté grandiose. Aucun mot ne peut résumer un pareil environnement, aucun mot ne peut lui rendre justice.
Ici, il devient de plus en plus évident que tous les petits gestes de notre quotidien peuvent avoir des conséquences radicales sur l’environnement, que nos comportements ont un impact majeur sur cette partie précieuse de la planète. À bord de cette expédition, nous voulons tous mieux comprendre les mécanismes qui sont à l’œuvre, et ce que nous pouvons faire.
Jour après jour, les relations se développent et s’enrichissent, les amitiés se forment et des groupes se créent. En si peu de temps, nous nous sommes rapprochés les uns des autres pour désormais former une famille. Tous, à tour de rôle, nous prenons conscience de notre impact sur l’environnement. Dans ce lieu spirituel chargé d’énergie, nous acquérons un immense respect pour tout ce qui nous entoure. Nous comprenons aussi que c’est l’addition des petites gestes de chacun qui compte et qui fera une différence. Dorénavant, je suis persuadé que nous penserons tous aux répercussions de nos gestes, même les plus insignifiants et j’espère que tous nos lecteurs réfléchiront eux aussi à l’impact de leurs gestes sur l’environnement.
Louis-Philippe Dury – 16 ans, Sainte-Angèle-de-Monnoir, Québec
La chaîne de supermarchés Loblaw a annoncé qu’à compter du Jour de la Terre, le 22 avril 2009, tous leurs magasins cesseront d’offrir gratuitement les sacs de plastique aux caisses.
BRUXELLES - Greenpeace a dénoncé mardi la décision de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT) d'autoriser la pêche de 22.0000 tonnes de thon rouge en Méditerranée en 2009, au lieu des 15.000 tonnes recommandés par ses scientifiques. L'organisation écologiste estime que ce quota élevé met en péril la survie de l'espèce.
Le Parti québécois (PQ) a facilement devancé l’Action démocratique du Québec (ADQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) au final d’un questionnaire préparé par une dizaine de groupes écologistes, dont les résultats ont été dévoilés hier.
OTTAWA - Le nouveau président élu des États-Unis, Barack Obama, a promis cette semaine de travailler avec d'autres nations sur un nouveau traité sur la lutte contre les changements climatiques mais de ce côté-ci de la frontière, les conservateurs sont demeurés muets quant à l'avenir d'un nouvel accord.
WASHINGTON - Le président George W. Bush envoie la Secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice en Inde, après la série d'attaques terrorristes qui ont paralysé Mumbai (ex-Bombay) pendant quatre jours et fait au moins 174 morts, dont six Américains, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
TORONTO - Un acteur montréalais blessé dans les attentats terroristes perpétrés à Mumbai, en Inde, a raconté avoir eu l'impression d'être dans un film à la "Die Hard", avec Bruce Willis, quand il s'est retrouvé sous une pluie de balles.
SAINT-REMI - Le controversé maire de la petite municipalité de Huntingdon, Stéphane Gendron, a qualifié, dimanche, le chef libéral Jean Charest d'"être le plus insipide et détestable politiquement" qu'il n'a jamais vu.