La sonde nous en apprendra davantage à propos de la possibilité que la vie ait existé – ou existe encore – sur la planète Mars.
Si tout se déroule comme prévu, la sonde spatiale américaine Phoenix se posera à la surface de la planète Mars dimanche prochain.
Ses concepteurs espèrent que cette mission, la première à se poser sur la planète rouge depuis les robots Spirit et Opportunity en janvier 2004, nous en apprendra davantage sur la présence d’eau et de molécules organiques dans le sol martien, en plus d’y étudier la météorologie grâce à une expérience toute canadienne.
Un long voyage
La sonde a été lancée le 4 août 2007. Après son voyage de 10 mois et de 700 millions de kilomètres, les ingénieurs se préparent fébrilement à la délicate opération qui consiste à ralentir la sonde en utilisant le freinage de l’atmosphère ténue de la planète rouge. Phoenix est protégée par un bouclier thermique qui sera chauffé à plusieurs milliers de degrés durant les quelques minutes que durera sa rentrée dans l’atmosphère. Après quoi, un parachute se déploiera et ralentira davantage la sonde. À quelques centaines de mètres d’altitude, des rétrofusées prendront le relais et guideront doucement la sonde vers son site «d’amarsissage», une vaste plaine située près du pôle Nord de la planète.
Une fois sur la planète
Dans les heures qui suivront, la sonde automatique déroulera deux grands panneaux solaires qui assureront son alimentation électrique au cours des trois mois que durera la mission. Puis, elle déploiera deux mâts, le premier supportant une caméra stéréoscopique, et l’autre, des thermomètres et des senseurs de pression, fruits du travail de chercheurs canadiens œuvrant sous l’égide de l’Agence spatiale canadienne. L’Agence a également fourni un radar optique qui analysera la composition de l’atmosphère.
Phoenix dépliera ensuite un bras articulé muni d’une pelle avec laquelle la sonde creusera la surface pour recueillir des échantillons de sol. Ces échantillons seront analysés par deux instruments capables de détecter la présence d’eau et de molécules organiques complexes, qui pourraient être des traces d’une activité biologique martienne. Le bras robotisé devrait être en mesure de creuser jusqu’à
50 cm sous la surface.
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