Quand je suis arrivé à l’Université de Carleton au début de notre voyage, la première personne que j’ai rencontrée m’a mentionné la beauté de tout ce qui nous attendait, là-bas, dans le Nord. Ce qu’elle ne m’a pas dit, ou ce que je n’ai pas compris sur le moment, c’est à quel point ces images me toucheraient.
Tentez d’imaginer pendant un court moment que vous êtes sur le pont supérieur d’un navire transportant des gens du monde entier et que vous découvrez, soudainement, à travers la brume nordique, de timides montagnes cachées derrière d’épais nuages, devant lesquelles se prosternent des centaines de morceaux de glaces brisés, qu’on aimerait pouvoir recoller à la berge. Ajoutez à cela une luminosité unique, presque divine, et un vent glacial qui vient frapper avec douceur votre visage. C’est le spectacle qui nous a été offert ce matin et que je savoure depuis.
À l’heure où je noircis ces quelques pages, l’après-midi n’a pas encore touché à sa fin, mais je suis encore troublé par la perfection de ce chef d’œuvre de la nature.
Benjamin Tur – 17 ans, France



