Aucun homme ne peut prétendre se souvenir de son premier souffle, tout comme se souvenir de son dernier, mais il n’y a aucun doute qu’on ne peut oublier la première fois où l’on gonfle ses poumons de cet air si unique, si puissant et si pur qu’est l’air du nord.
Tout comme l’on ne peut oublier la vue de ces fragments d’icebergs au travers d’un océan de nuages. Cette immersion soudaine dans une culture inconnue, la culture inuit, ne fait qu’amplifier notre enthousiasme. Et que dire du Polar Ambassador! Ce bateau, que l’on découvre à mesure que nos zodiacs traversent ce champ de glace, nous promet une aventure hors du commun.
Alors que nous écrivons ces quelques lignes dans une salle commune, les sirènes retentissent, le bateau lève l’ancre, et prend le large vers l’inconnu qui nous apparait déjà captivant.
Delphie Rémillard Labrosse – 20 ans, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec
Benjamin Tur – 17 ans, France
Aujourd’hui, l’Arctique se montre enfin, après ces jours chargés d’excitation et voués à l’élargissement de nos connaissances, alors que je suis accompagné de personnes en provenance des quatre coins du monde. Dans toute cette beauté, nous sommes encore angoissés par ce que nous venons de réaliser.
Des souvenirs se forment déjà pour s’installer, amplifiés par ces nouvelles amitiés. Des plus timides au plus amicales, voire même franchement fraternelles, elles ont fait de nous une équipe alors que nous avions à peine embarqués. Nous sommes tous ici, ensemble, pour pouvoir admirer ce si délicat, fragile et unique milieu. Pour apprendre à entretenir nos connaissances, pour pouvoir s’aider et accepter notre société, pour pouvoir tenter de l’améliorer, réaliser de grandes choses et ainsi pouvoir nous changer et nous aider.
Louis-Philippe Dury – 16 ans, Sainte-Angèle-de-Monnoir, Québec



