On l’appelle le «tourisme apocalyptique». Lorsqu’une région du monde est menacée par les changements climatiques, faut-il encourager les gens à la visiter afin qu’ils puissent constater le danger eux-mêmes? Ou bien cette façon de faire ne risque-t-elle pas d’empirer les choses? Voici 10 des destinations les plus populaires du tourisme apocalyptique. La décision morale de vous y rendre ou pas vous revient!
Les chutes Victoria
Selon une récente étude africaine, le réchauffement climatique pourrait entraîner l’assèchement du bassin du fleuve Zambèze, qui alimente les chutes Victoria. Non seulement la réduction du débit d’eau défigurerait-elle cette merveille naturelle, mais elle affecterait également le microclimat forestier environnant, lequel dépend entièrement des gouttelettes d’eau que produisent les chutes.
www.zambiatourism.com
Les Everglades
Les Everglades, en Floride, représentent un étonnant milieu naturel subtropical composé d’une faune et d’une flore variées et d’écosystèmes complexes. On y trouve notamment la panthère de la Floride, une des douzaines d’espèces menacées par l’élévation du niveau des océans. En effet, l’eau de la mer a commencé à inonder les marécages sur plus de 15 km dans les terres, ce qui a des conséquences catastrophiques selon l’American Natural Resources Defense Council.
www.evergladestours.org
Les Maldives
Plus de 80 % de cet ensemble de 22 atolls se trouve à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, et son point culminant n’est qu’à 1,6 m d’altitude. Si le niveau des océans continue à s’élever au rythme actuel, les Maldives seront inhabitables d’ici une quarantaine d’années et auront complètement disparu à la fin du siècle. Ces îles ne sont peut-être pas les seules à être menacées, mais ce sont sans aucun doute les plus belles parmi celles qui le sont.
www.visitmaldives.com
Churchill
Churchill, au Manitoba, est connue comme la capitale mondiale de l’ours polaire. Malheureusement, à cause du réchauffement climatique, la glace y fond presque un mois plus tôt qu’il y a 20 ans. Les ours ayant moins de temps pour chasser, il s’ensuit chez ces animaux une perte de poids moyenne de 50 kg. On croit qu’un tel changement est intenable et que les ours vont soit mourir, soit chercher à se nourrir dans les villes.
www.nathab.com/nort/ultimate-churchill
Tombouctou
Cette ville mythique du Mali, située en Afrique de l’Ouest à la limite du désert du Sahara, a déjà été le principal carrefour économique et culturel des routes commerciales transsahariennes. Elle abrite trois mosquées des XIVe et XVIe siècles qui figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cependant, l’avancée du désert et l’augmentation du nombre de tempêtes violentes menacent aujourd’hui de raser la cité.
www.intrepidtravel.com
Le Kilimandjaro
Depuis qu’Ernest Hemingway a écrit sa célèbre nouvelle Les neiges du Kilimandjaro, en 1936, 80 % des champs de glace qui couvraient la montagne ont disparu. Autrefois, ceux-ci étaient considérés comme le site le plus spectaculaire du continent africain. Les scientifiques prévoient que, au rythme actuel, les neiges auront fondu d’ici la fin de la décennie.
www.africatravelresource.com
La Nouvelle-Orléans
La ville louisianaise peine à se relever du passage dévastateur de Katrina – l’ouragan a presque rayé la ville de la carte. Les résidants trouvent peu de réconfort dans une récente étude qui conclut que le réchauffement planétaire entraînera des ouragans de plus en plus violents dans l’Atlantique. Dépêchez-vous d’aller y faire un tour avant que Dame Nature ne l’ait transformée en lagune.
www.neworleansonline.com
La Grande Barrière de corail
Composée de 3 000 magnifiques récifs qui s’étendent sur 2 600 km, elle est attaquée de toutes parts : réchauffement climatique, pollution, domestique et industrielle, surpêche et tourisme sont autant de facteurs qui menacent cet écosystème unique. Toutefois, la Grande Barrière se révèle plus résistante que ce que les experts avaient prévu.
www.barrierreefaustralia.com
Venise
La ville italienne, quasi miraculée, subit des inondations (appelées acqua alta) quatre fois plus importantes qu’au début du XXe siècle. La hausse du niveau des eaux bouleverse la vie des habitants et risque de détruire des édifices d’une valeur inestimable. D’ici la fin du XXIe siècle, la place Saint-Marc pourrait être engloutie sous deux mètres d’eau, et la cité, devenir inhabitable. Un système complexe de barrages est présentement à l’étude.
www.venice-tourism.com
Les pyramides de Gizeh
Ce n’est pas tant le climat qu’une mauvaise gestion qui est en cause ici. Une récente étude consacrée aux attractions touristiques les moins bien entretenues classe ces merveilles du monde au deuxième rang. Les voyageurs ont été avertis de visiter les pyramides avant que les conditions ne deviennent intenables. «Des taudis se construisent jusqu’au pied des pyramides, le smog empire d’année en année, et les vendeurs ambulants sont partout.»
www.egypt.travel





