Les chercheurs canadiens qui ont pris part à l’étude NAOMI (North American Opiate Medication Initiative) ont reçu l’approbation du prestigieux New England Journal of Medicine (NEJM) qui publie, aujourd’hui, les résultats de l’étude.
Les équipes qui ont mené les essais cliniques à Montréal et Vancouver avaient présenté, en octobre 2008, les résultats de NAOMI. Cette étude portait sur un traitement basé sur la prescription d’héroïne et destiné aux héroïnomanes chez qui les traitements à la méthadone ne fonctionnaient pas.
«Des résultats de recherche, ça n’existe pas tant que ce n’est pas publié, a expliqué Suzanne Brissette, chef du service médical des toxicomanies de l’hôpital Saint-Luc du CHUM et chercheuse principale de l’étude NAOMI à Montréal. Pour nous, voir nos résultats dans le New England Journal of Medicine, c’est comme gagner une médaille d’or aux Jeux olympiques.»
Coup de pouce pour la Phase 2
Bien qu’il ne soit pas garant de l’avenir, l’article du NEJM alimente l’espoir des chercheurs, qui aimeraient voir la phase 2 de NAOMI démarrer rapidement.
Pour cette nouvelle phase, les chercheurs souhaitent explorer une voie partiellement révélée par NAOMI, celle d’un traitement à l’hydromorphone. Quelque 25 patients avaient été traités à leur insu avec de l’hydromorphone, un médicament opioïde déjà approuvé pour le traitement de la douleur, au cours de NAOMI.
«Les patients qui recevaient de l’hydromorphone ne pouvaient pas faire la différence avec de l’héroïne, a expliqué Suzanne Brissette. On veut maintenant tenter l’expérience sur un nombre plus important de patients pour vérifier si ce médicament peut effectivement représenter une solution de rechange qui nous simplifierait beaucoup la vie, puisqu’il est déjà approuvé et commercialisé.»
La recherche clinique de ce deuxième projet, baptisé pour l’instant NAOMI 2, a déjà été approuvée. Il manque toutefois du financement pour la clinique, nécessaire à sa mise en pratique.
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