Montréal jouera un rôle de premier plan dans la mobilisation civile qui s’organise en vue de la Conférence des Nations unies de Copenhague, où un traité pour la période post-Kyoto doit être adopté. La métropole a en effet été choisie pour accueillir le secrétariat de la Campagne internationale action climat (CIAC).
La CIAC regroupe une vingtaine d’organisations oeuvrant dans les domaines sociaux et environnementaux dont Oxfam, Greenpeace, Équiterre et la World Wildlife Fund (WWF).
Elle se chargera de mobiliser la population et la société civile, par l’entremise d’Organismes non gouvernementaux (ONG) notamment, afin d’inciter les gouvernements à adopter un traité ambitieux lors de la Conférence des Nations unies, qui aura lieu à compter du 7 décembre à Copenhague.
Une série d’actions publiques menée par la CIAC, dont certaines manifestations, est également prévue au cours des prochains mois afin de mettre de la pression sur les décideurs, principalement sur les pays reconnus pour leur manque d’engagement envers la cause environnementale. «C’est la première fois qu’une vaste coalition sera chargée de coordonner les activités sur le terrain à l’échelle internationale, a indiqué hier le porte-parole d’Équiterre et trésorier-fondateur de la CIAC, Steven Guilbeault, lors de l’annonce de la venue de la CIAC à Montréal. Il était temps de regrouper les organisations qui travaillent à la lutte aux changements climatiques et de s’assurer que tous se parlent et poussent dans la même direction.»
Le Québec précurseur
Le gouvernement du Québec a été le premier, en 2007, à accorder un appui financier de 300 000 $ à la CIAC. Depuis, chaque dollar investi par la province a permis à la CIAC de recueillir 33 $ supplémentaires auprès de fondations internationales et de gouvernements étrangers. La Campagne internationale action climat a ainsi amassé quelque 10 M$, sur un objectif total de 15 M$. «Le gouvernement du Québec croit en la nécessité de la CIAC, a déclaré la ministre de l’Environnement, Line Beauchamp. Je pense que le Québec, une fois de plus, fait preuve de leadership et montre un peu le chemin qu'on devrait suivre.»
À l’encontre du gouvernement provincial, le gouvernement fédéral de Stephen Harper n’a pas participé à la campagne de financement de la CIAC.