Environ 95 % des élèves du primaire et du secondaire des commissions scolaires anglophones du Québec possèdent un ordinateur. Un groupe de travail a pourtant conclu hier que des efforts importants doivent encore être consentis afin d’assurer une bonne connaissance des nouvelles technologies à ces élèves.
«La croissance d’internet n’a pas généré une crise générale, a tenu à préciser le Dr Claude Lajeunesse, qui a présidé le groupe de travail. Mais c’est une situation que nous ne pouvons pas ignorer. Nous devons faire plus.»
Un groupe de travail mandaté par l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) s’est penché pendant sept mois sur la question de la présence accrue des nouvelles technologies dans les écoles anglophones de la province.
Dans son rapport intitulé Épanouissement, respect, responsabilités, le groupe fait sept recommandations. Il interpelle notamment le ministère de l’Éducation afin que celui-ci reconnaisse l’impact des nouvelles technologies et y réponde. Le groupe souhaite que le ministère fasse la promotion de l’intégration des technologies en milieu scolaire et exige une formation préalable des enseignants dans le domaine des technologies de l’information.
Selon le Dr Shaheen Shariff, experte en cyberintimidation, il est grand temps de changer la perception qu’ont les établissements scolaires de l’internet. «Les recommandations faites poussent les écoles à aborder les nouvelles technologies comme des outils qui permettent d’avancer et non comme des outils qui peuvent blesser», a-t-elle souligné.
L’ACSAQ a assuré qu’un comité de travail serait créé afin de se pencher sur les conclusions du rapport et que les recommandations seraient appliquées. Un suivi sera fait d’ici deux ans pour analyser le chemin parcouru.
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