Il faut remettre le Québec sur les rails en matière d’énergie. Tel est le mot d’ordre du Mouvement vigilance énergie, dont la création a été annoncée mercredi. Regroupant une douzaine d’organismes, dont Greenpeace Québec, Eau Secours!, Sortir du nucléaire et Nature Québec, le mouvement se donne pour mission d’être le chien de garde du gouvernement qui en matière d’énergie ferait preuve «d’incohérence» et «d’irresponsabilité».
Cette annonce survient alors que la consultation générale sur les mines vient de se terminer et que le débat sur la viabilité du projet d’extraction du gaz de schiste fait rage. En gros, l’opposition et les écologistes dénoncent le fait que le Québec brade ses ressources au profit d'entreprises souvent étrangères, sans demander de redevances suffisantes et sans s’assurer du respect de l’environnement.
Le gouvernement se défend en indiquant qu’il consulte la population (gaz de schiste), et qu’il crée des milliers d’emplois en région (mines), en plus de travailler à la rédaction d’une future loi sur les hydrocarbures, sans négliger le développement durable (projet d’éoliennes).
Cela ne satisfait pas André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique. «On sait maintenant qu’on n’atteindra pas les objectifs qu’on s’était fixés dans le cadre du protocole de Kyoto et on se lance à bride abattue dans des projets pétroliers et gaziers.»

Les écolos se regroupent pour dénoncer la politique énergétique du Québec 

