Disparu depuis 2001 du programme de formation personnelle et sociale, le cours d’éducation à la sexualité avait un impact majeur sur les jeunes du Québec, selon un regroupement d’intervenants du milieu de l’éducation et de la santé qui réclame que le cours soit réinstauré. Métro s'est entretenu avec la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, qui aimerait que les jeunes entendent davantage parler de sexualité sur les bancs d'école.
Le cours d’éducation sexuelle a-t-il été complètement aboli du programme scolaire québécois?
Non. Il n’est pas aboli, mais il est enseigné de manière aléatoire, selon le bon vouloir des enseignants. Il n’y a rien de systématique. Comme les enseignants ont déjà beaucoup de matières à couvrir, ils ont tendance à laisser tomber les matières avec lesquelles ils sont moins à l’aise.
Pourquoi ce cours devrait-il être réinstauré dans le programme de formation de l’école québécoise?
On assiste à une augmentation importante de cas d’infections transmises sexuellement chez les jeunes. Il y a aussi les grossesses non désirées qu’on souhaite prévenir de façon plus importante. Il y a aussi de plus en plus d’infirmières dans les CLSC qui reçoivent des jeunes qui ont des questions sur la sexualité. Il faut un lieu où les jeunes puisse apprendre les faits – la prévention, contraception –, mais il faut aussi leur donner un lieu pour qu’ils développent leur réflexion critique quant aux modèles stéréotypés et hypersexualisés qui leur sont proposés.
Actuellement, où les jeunes s’informent-ils en matière de sexualité?
On voit que dans la société, les jeunes font leur apprentissage sexuel notamment grâce à Internet à la pornographie et les vidéos de musique.

Un regroupement qui réclame le retour de ces cours 


