Clamant que «le gouvernement a dépensé des tonnes d’argent pour sa sécurité et qu’il devrait avoir de l’argent à offrir pour la sécurité des femmes», les manifestants ont décrié ce qu’ils qualifient «d’intentions anti-choix» du gouvernement.
«Si le cardinal Ouellet s’est prononcé sur l’avortement, c’est parce qu’il sentait qu’il avait une oreille attentive à Ottawa, a estimé Nathalie Parent, coordonnatrice générale de la Fédération du Québec pour le planning des naissances. Stephen Harper répète qu’il ne veut pas rouvrir le débat sur l’avortement, et pourtant, il ne cesse de s’entourer de gens qui ne veulent que ça.»
Selon la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, les visées des conservateurs dépassent le seul enjeu de l’avortement.«Le gouvernement agit dans un contexte de lutte contre les groupes de défense des droits des femmes», a-t-elle indiqué.
L’avortement en chiffres
- Quelque 70 000 femmes meurent chaque année dans le monde des suites d’un avortement clandestin.
- Près de 5 millions de femmes sont hospitalisées chaque année dans le monde en raison de complications liées à un avortement non sécuritaire.
- Près de 3 millions de femmes souffrent de complications liées à un avortement non sécuritaire chaque année dans le monde, mais n’ont pas accès à des soins de santé.




