En 2003, quelque 600 groupes écologistes étaient actifs au Québec. Depuis, leur financement a fondu, et la moitié d’entre eux sont disparus. Les groupes écologistes ne sont aujourd’hui plus que 300 dans la province.
Le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) a dénoncé hier la situation d’étranglement dans laquelle le gouvernement provincial a placé les groupes écologistes régionaux et locaux. «On vit des heures sombres, a affirmé André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).
Il ne reste que 300 groupes alors qu’il y en avait deux fois plus à la fin des années 1990, lorsque le mouvement environnementaliste culminait.» Les groupes écologistes réclament un financement plus équitable et plus efficace de la part du gouvernement du Québec afin d’éviter que d’autres groupes ne disparaissent.
Groupes menacés
La Fondation Rivières fait partie des groupes qui souffrent d’un manque de financement de base. Elle a dû grandement modifier son fonctionnement au cours des derniers mois. «Notre situation financière est très difficile, a expliqué Alain Saladzius, cofondateur de la Fondation Rivières. Nous avons dû fermer notre local, nous avons dû transformer des postes à temps plein en postes à temps partiel et nous avons dû congédier certaines personnes. Tout ça parce que le gouvernement a refusé de nous financer en 2008.»
Le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) a vécu, il y a deux ans, une situation similaire. Faute de financement, l’organisme a été contraint de fermer son service de soutien aux groupes écologistes, qui avait aidé, en près de 20 ans, plus de 300 groupes. Les groupes écologistes gardent cependant espoir de voir le gouvernement «corriger le tir» et leur offrir un financement de base. Ils obtiendront leur réponse mardi, au moment du dépôt du budget provincial.








