La proposition d’augmenter les frais de scolarité des universitaires, adoptée par les jeunes adéquistes lors de leur Congrès national ce week-end, révolte les syndicats étudiants.
«On ne sera jamais pour une déréglementation, a affirmé à Métro le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Jean Grégoire. La grande majorité des étudiants verraient leurs frais de scolarité augmenter radicalement, donc leur endettement augmenterait aussi, et cela réduirait l’accessibilité aux études.»
Les jeunes adéquistes expliquent pour leur part que l’objectif de leur proposition est avant tout de résoudre le problème du sous-financement des universités. «L’étudiant a un rôle à jouer, estime le président de la Commission des jeunes adéquistes, Martin-Karl Bourbonnais. Il doit financer ses études un peu plus qu’il le fait actuellement.»
La proposition des jeunes adéquistes prévoit que les étudiants paient un pourcentage du coût réel de leurs études, soit un maximum de 38,1 %. Une augmentation qui serait progressive jusqu’en 2018 et dont le montant serait fixé par les facultés selon leur besoin de financement.
Pour les jeunes adéquistes, cela ne réduira pas l’accessibilité aux études. Ils prévoient dans leur proposition que les prêts faits aux étudiants seraient remboursables à la fin des études de ceux-ci, en fonction des revenus de chacun.
La FEUQ en désaccord
La FEUQ ne comprend quant à elle pas la logique qui voudrait que les étudiants payent pour réduire le manque à gagner des universités. «Cette différenciation des frais est une atteinte à tout le système universitaire qu’on a construit au Québec», dénonce Jean Grégoire. Le président de la FEUQ estime qu’à long terme, un étudiant universitaire diplômé rapporte plus en impôt que les personnes moins diplômées. Selon lui, ce gain finance les études d’un autre étudiant.
Deux solutions sont proposées par la FEUQ pour combler les besoins financiers des universités : un plus grand investissement de l’État et une campagne pour promouvoir les dons faits aux universités.



