48 % des sites d’hameçonnage sont hébergés en Amérique du Nord.
Le 5e Colloque sur la cybercriminalité se tenait cette semaine à l’École polytechnique de Montréal. Voici le compte rendu des conférences auxquelles Métro a pu assister.
Les
pirates
informatiques
ont
plus
d’un
tour
dans
leur
sac.
Pour
répandre
leurs
pourriels,
ils
utilisent
désormais
les
réseaux
sociaux
tels
que
Facebook
en
piratant
les
comptes
de
certains
utilisateurs.
«Faire
un
faux
site
Facebook,
ce
n’est
pas
compliqué,
on
en
voit
au
moins
un
par
semaine»,
raconte
en
conférence
David
Pœllhuber,
chef
d’exploitation
chez
Zero
Spam,
une
entreprise
spécialisée
en
sécurité
informatique.
À
l’image
des
faux
sites
bancaires,
les
pirates
derrière
les
faux
sites
Facebook
tentent
d’obtenir
votre
mot
de
passe
pour
prendre
possession
de
votre
compte
et
inonder
votre
réseau
d’amis
de
pourriels
à
saveur
commerciale.
Le
réseau
est
tellement
gangrené
que
95
%
des
courriels
qui
y
circulent
seraient
en
fait
des
pourriels.
Ces
grandes
campagnes
orchestrées
par
les
pirates
informatiques
se
font
par
l’intermédiaire
des
botnets,
des
ordinateurs
de
citoyens
ou
d’entreprises
dont
ils
ont
pris
le
contrôle
pour
envoyer
leurs
pourriels
sans
pouvoir
être
retracés.
Coupables
jamais
inquiétés
Au
pays,
certains
se
font
des
centaines
de
milliers
de
dollars
en
toute
impunité,
sans
risque
de
se
faire
pincer.
En
effet,
il
existe
un
trou
juridique
au
Canada
concernant
l’émission
de
pourriels,
note
M.
Pœllhuber.
Le
cas
d’Adam
Guerbez
est
emblématique.
Le
Montréalais
a
été
condamné
par
un
tribunal
américain
en
novembre
dernier
à
verser
873
US$
à
Facebook
pour
avoir
envoyé
plus
de
4
millions
de
pourriels
à
des
utilisateurs
du
réseau
social.
«Le
jugement
est
inapplicable
au
Canada
et
il
n’y
a
pas
d’extradition
possible.
On
est
dans
un
vide
juridique»,
déplore
David
Pœllhuber.
Pour
faire
la
chasse
aux
polluposteurs,
le
gouvernement
conservateur
a
déposé
le
projet
de
loi
C-27,
en
avril
dernier.
«C’est
mieux
que
rien,
mais
le
fait
qu’il
s’agit
d’une
offense
civile
et
non
criminelle
diminue
son
applicabilité»,
pense
M.
Pœllhuber.
Sur son blogue, Adam Guerbez fait le même constat en indiquant que les poursuites au civil risquent de se terminer par une entente hors cour qui sera quand même à l’avantage financier des pirates informatiques.
Profil
d’un
pirate
informatique
Si
l’internet
n’existait
pas,
les
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Des professionnels de la santé s’en sont pris lundi au gouvernement de Jean Charest, qu’ils tiennent responsable de la déroute du système de santé.
Jugeant que les droits des patients étaient bafoués par les délais d’attente déraisonnables dans les urgences, l’avocat spécialisé en responsabilité médicale Jean-Pierre Ménard a demandé à Québec de faire appliquer rigoureusement le Guide de gestion de l’urgence.
MONTRÉAL - Des centaines de manifestants agités marchaient dans les rues de Montréal, lundi lors du 14e rassemblement annuel contre la brutalité policière. Les policiers ont procédé à 100 d'arrestations dont 17 en vertu du code criminel.
OTTAWA - Des députés de l'opposition réclament la tête d'Helena Guergis depuis des jours, mais n'ont soufflé mot de leur mécontentement lundi, lorsqu'ils ont finalement eu l'occasion de discuter face à face avec la ministre d'Etat à la Condition féminine.
Des professionnels de la santé s’en sont pris lundi au gouvernement de Jean Charest, qu’ils tiennent responsable de la déroute du système de santé.
Jugeant que les droits des patients étaient bafoués par les délais d’attente déraisonnables dans les urgences, l’avocat spécialisé en responsabilité médicale Jean-Pierre Ménard a demandé à Québec de faire appliquer rigoureusement le Guide de gestion de l’urgence.
| L I E N S P U B L I C I T A I R E S |
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