Après avoir décerné le Prix Lutte contre l’homophobie à Janette Bertrand, Raymond Gravel, Pierre Elliot Trudeau, Mark Tewksbury et Marc-André Bédard, la Fondation Emergence décorera cette année le populaire fou du roi de Tout le monde en parle, Dany Turcotte. Métro s’est entretenu avec lui à ce sujet.
Comment avez-vous réagi lorsqu’on vous a appris que le prix vous sera décerné?
J’ai d’abord été bien étonné. En regardant la liste des gens qui ont reçu le prix avant moi, qui sont tous des personnes pour qui j’ai beaucoup de respect, je ne peux qu’être touché qu’on ait pensé à moi pour ce prix.
Quelle est l’importance de ce prix?
Son importance en tant que telle, je ne sais pas. Mais il fait prendre conscience qu’il n’y a pas encore beaucoup d’homosexuels qui s’affirment, car quand il y en a un qui le fait, on lui donne un prix! Changer les lois, ça se fait assez bien, mais changer les mentalités des gens, les «défossiliser», c’est beaucoup plus difficile.
Qu’est-ce qui vous avait décidé à dévoiler votre homosexualité?
Déjà, dire qu’on dévoile son homosexualité, ça sonne comme si on devait annoncer quelque chose de grave, alors que j’ai tout simplement décidé de montrer qui j’étais. Avec Tout le monde en parle, c’était impossible de me cacher. Je n’aurais pas pu survivre en gardant le silence. J’ai décidé de me donner la liberté.
Y a-t-il encore beaucoup d’homophobie à Montréal?
Oui, il y en a encore. La première insulte qu’on dira à un enfant dans la cour d’école, c’est qu’il est fif. Juste ça, ça démontre qu’il y a encore du chemin à faire...







