Quebecor a violé le Code du travail en utilisant des briseurs de grève pour assurer la parution du Journal de Québec pendant les 16 mois qu’a duré le lock-out, a tranché hier la Commission des relations du travail.
Les travailleurs syndiqués du Journal ont salué la décision. «Ceux qui pensaient que Quebecor a publié son journal seulement avec ses cadres ont maintenant la preuve que c’est faux», a déclaré hier le porte-parole des syndiqués du Journal de Québec, Denis Bolduc.
Cette décision n’a pas de conséquences directes pour Quebecor. Par contre, si elle avait été rendue pendant le conflit, l’entreprise se serait exposée à des amendes.
La Commission des relations du travail a conclu que Quebecor avait mis en place dès le début du conflit «tout un système pour que le travail continue d’être effectué». En tout, la Commission a identifié 12 personnes et 5 entreprises, tels l’Agence Nomade et Canoë, qui ont contribué à ce système.
Comme toute réponse, Quebecor a publié un communiqué dans lequel elle affirme que «Le Journal de Québec n’a jamais eu l’intention de contrevenir aux dispositions du Code du travail du Québec».
Lock-out appréhendé au Journal de Montréal
Cette décision arrive à point nommé pour les travailleurs du Journal de Montréal, qui risquent d’être en lock-out d’ici la fin du mois.
Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM) fait d’ailleurs le point aujourd’hui sur les négociations de la convention collective. Il semblerait que le STIJM s’apprête à vivre son premier conflit de travail depuis la fondation du Journal de Montréal en 1964.