Le parti de Mario Dumont (ADQ) prend une sacrée claque et perd son chef. «Le temps est venu pour moi de tourner la page et de revenir chez les miens», a déclaré M. Dumont devant ses partisans, hier soir.
L’ADQ perd 32 sièges par rapport à la précédente élection. Présent à l’Assemblée depuis 1994, «super Mario» quitte la mine basse. Le parti perd aussi son bras droit, Gilles Taillon (12 %), et ses jeunes loups, Sébastien Proulx (19 %) et Simon Pierre Diamond (18 %).
L’ADQ n’obtient que sept sièges et 17 % des voix. Comme le parti détient désormais moins de 12 sièges et moins de 20 % des voix, il perd sa reconnaissance officielle à l’Assemblée nationale.
Des avantages menacés
Cette reconnaissance vient avec de nombreux avantages financiers, comme l’octroi de fonds de recherche, le droit de siéger à des commissions et la possibilité de poser des questions lors de la période de questions à l’Assemblée nationale.
Les observateurs politiques se posent désormais la question de l’existence même du parti, jugé par plusieurs comme le parti d’un seul homme.


