Aude et Math ont découvert des espèces en péril dans le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles avec Véronique Gauvin, de l’organisme Éco-Nature à Laval.
Je ne parle pas du Zoo de Granby. Je ne parle pas non plus des gorilles ou encore des baleines. Tout près de Montréal, il y a une soixantaine d'espèces animales ou végétales en péril notamment près de la rivière des Mille Îles, qui longe neuf municipalités adjacentes à Montréal.
Écotrip a rencontré Véronique Gauvin, biologiste et écoconseillère à Éco-Nature, un organisme à but non lucratif situé à Laval. C'est en 1987 qu'Éco-Nature a créé le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles. L'objectif du projet? Offrir des activités récréatives comme le canot, la chaloupe, le kayak, des expéditions guidées, etc. et protéger la faune et la flore du territoire couvert par le Parc. Avec l'aide de plusieurs partenaires, ils travaillent sur les 42 km de la rivière, de Deux-Montagnes à Terrebonne, pour observer et préserver les espèces qui s'y trouvent.
Selon Véronique Gauvin, les gens connaissent très peu la nature qui les entoure. Faucon pèlerin (oiseau), carmantine d'Amérique (plante), chevalier cuivré (poisson), tortue géographique (reptile), loutre de rivière (mammifère), monarque (insecte), ce sont tous des exemples d'espèces en péril qui se retrouvent dans le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles.
Les enfants peuvent étrangement réciter par cœur les particularités de l'éléphant d'Afrique ou du gorille des plaines. Mais pourquoi pas celles des animaux d'ici? Je me demande aujourd'hui pourquoi n'enseigne-t-on pas davantage les espèces d'ici, qui grouillent dans nos cours et nos parcs québécois? Il me semble que c'est bien plus « trippant » pour un jeune d'en apprendre sur un renard roux (un roux, ça rend toujours curieux!) et de risquer d'en voir un plutôt que de connaître le pedigree du léopard-noir-tacheté-de-la-fonte-des-neiges-de-l'autre-bout-du-monde.