Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Snow Patrol, Florence K, Alex Beaupain, K.Maro et eXterio.

| Besoin d'amour |
| Snow Patrol |
| A Hundred Million Suns (3/5) |
Les gars de Snow Patrol reviennent avec la formule qui a fait leur succès, toute en textures, en voix et en clavier. Un «britpop indie» qu’on peut toujours associer à Keane ou à Coldplay, avec des pièces où l’amour et la mélancolie fusionnent en un tout peut-être trop homogène. L’album comporte de bons moments, comme Take Back the City ou Please Just Take these Photos from my Hands, et prend fin avec The Lightning Strike, une touche légèrement plus sombre de 16 minutes en trois sections. Pour ceux qui ont envie de se faire bercer sans se faire bousculer.
— Christian Duperron

| Chaleur musicale |
| Florence K. |
| La historia de Lola (3/5) |
Après avoir vendu plus de 85 000 copies de Bossa Blue, Florence K. est de retour avec La Historia de Lola où la bossa-nova est encore à l’honneur. Ici, le jazz, la musique des Caraïbes et le blues se côtoient pour un métissage des plus réussi. La voix de la chanteuse glisse avec aisance sur les fluctuations musicales. L’interprète est avant tout une musicienne, et ça s’entend sur ce CD où son piano et les différents instruments qui l’accompagnent sont tout aussi importants que les paroles de chansons composées principalement par elle. Un disque léger et profond à la fois, mais surtout chaleureux.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Mélancolie pop |
| Alex Beaupain |
| 33 tours (3/5) |
Une douce mélancolie parcourt 33 tours, le dernier album d’Alex Beaupain. L’auteur-compositeur français, reconnu pour son travail sur plusieurs bandes originales de film (Dans Paris, Les chansons d’amour) n’a pas – comme la plupart de ses compatriotes – une voix à tout casser, mais il se fait pardonner grâce à des chansons si charmantes qu’on oublie ses lacunes sur le plan vocal. Il nous rappelle Étienne Daho : des ballades rêveuses qui ne sombrent jamais dans le pathétisme et la lourdeur. La réalisation minimaliste de Frédéric Lo sied parfaitement à l’univers nostalgique du chanteur.
— Marc-André Lemieux

| Trop sérieux |
| K.Mario |
| Perfect Stranger (2,5/5) |
La formule est la même et pourtant, tout nous paraît différent. Sur son premier album en anglais, K.Maro pèche par ambition. Perfect Stranger est loin d’être un mauvais disque, mais il ne dégage pas la même fraîcheur que les précédentes galettes du rappeur québécois. La réalisation en béton ne peut toutefois pallier les lacunes sur le plan des mélodies. Les refrains accrocheurs à la Femme Like You et Crazy se font plus rares. On aurait souhaité que K.Maro se prenne moins au sérieux (Out in the Streets) et tente de se faire plus de fun (comme sur Take You Away et Celebration).
— Marc-André Lemieux

| Format géant |
| eXterio |
| L'album monstre (2,5/5) |
Les membres d’eXterio avaient tellement composé de chansons pour leur nouvel album qu’ils ont finalement décidé d’en faire plusieurs. L’album monstre comprend trois volet : Le complot sera en magasin (dès mardi), La trappe sera vendu sur le web (mars 2009) et Feu, vol, vandalisme sera disponible à l’occasion des spectacles du groupe (juillet 2009). Le tout premier album de la série, Le complot, est efficace mais sans plus. Les textes sont supérieurs comparativement à quoi le groupe nous avait habitués. eXterio présentera son nouveau matériel à ses fans mardi dans le cadre de Coup de cœur francophone.
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Amylie, The Cure, Marie Carmen, Frédérick Baron et MC Mario.

| Franco Soul |
| Amylie |
| Jusqu'aux oreilles (3,5/5) |
Dès les premiers mots, on est charmé par la voix d’Amylie : jolie, claire, aérienne, elle nous chante sa mignonne poésie avec une petite pointe de funk et de soul. Originaire de Mascouche, la jeune femme aujourd’hui installée à Montréal est rafraîchissante avec ses textes travaillés et sa musique magnifiquement orchestrée par le réalisateur JF Lemieux. Amylie nous fait parfois penser à Ariane Moffatt, sans jamais déroger à son propre style. Avec ce premier album, on ne peut présager que du bon pour la chanteuse. Elle ne restera certainement pas longtemps un secret bien gardé.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| À apprivoiser |
| The Cure |
| 4:13 Deam (3,5/5) |
On avait beau connaître quatre titres – disponibles sur iTunes depuis mai – du 13e album de Robert Smith et compagnie, ce sont tout de même 13 pièces qui se laissent apprivoiser difficilement qui arrivent dans les bacs. À la première écoute, le CD sonne comme une sauce trop épaisse, mais tranquillement on reconnaît un riff de guitare par ci et une ligne de basse par là du groupe culte. Ça rassure. Puis, on peut finalement apprécier le travail de ces vieux routiers. 4:13 Dream est loin d’avoir le génie de Disintegration, mais il recèle plusieurs heures de plaisir d’écoute pour les fans des bonnes années.
— Eric Aussant

| Aimes-tu la vie? |
| Marie Carmen |
| Le diamant (3/5) |
Il y a 10 ans, après son dernier album, L’autre, Marie Carmen confiait qu’elle n’avait plus envie de chanter. Six voyages au Pérou plus tard, celle qui nous
chantait Entre l’ombre et la lumière en 1993 revient lumineuse sur Le diamant. Transformée, l’interprète, qui n’a rien perdu de son ton si chaleureux, semble plus que jamais chanter avec un sourire dans la voix. Entourée de Luc de la Rochelière et de France D’Amour aux textes, et de Françis Collard à la réalisation, Marie Carmen offre cet opus comme un hymne à la vie, mais sans tomber dans le fleur bleue ni le rose nanane. Et on aime…
— Marie-Luce Pelletier-Legros

| Forêt enchantée |
| Frédérick Baron |
| Territoires Nord (3/5) |
Après avoir participé à une quarantaine d’albums à titre d’auteur (Thibert, Pelchat, Martel, Thalie), Frédérick Baron s’offre son premier disque bien à lui. Porté par de magnifiques musiques, dont celles de Catherine Major, le baron nous transporte dans son univers. Et c’est ce qu’on aime. Tantôt conte de fées, tantôt cirque, tantôt forêt enchantée, ce qui nous est offert est différent. Et ce sont d’ailleurs les orchestrations plus que les paroles qui séduisent. Le début de l’album charme, mais celui-ci s’essouffle un peu par la suite. Les débuts sont toutefois prometteurs pour le jeune qui a, avouons-le, une fort jolie voix.
— Vincent Fortier

| Trop de déchets |
| MC Mario |
| Most Wanted 08 (2/5) |
Comme la majorité des compilations présentées par MC Mario, Most Wanted 08 offre quelques bombes, mais plusieurs déchets. Le DJ frappe fort avec un remix exclusif de la fameuse I Kissed A Girl de Katy Perry, l’accrocheuse Cry For You de September et la surprenante À cause des garçons de Yelle, mais il rate complètement la cible – et la note – avec son interprétation de Give it 2 Me, le succès estival de Madonna. On ne peut passer sous silence l’étrange Pump Up the Jam, où il marie maladroitement la reprise des Lost Fingers à la version originale de Technotronic. On ne sait plus sur quel pied danser!
— Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Thomas Hellman, Bloc Party, Plume Latraverse, Eva Avila et Kaiser Chiefs.

| Évolution |
| Thomas Hellman |
| Prêts, partez (4/5) |
Clairement influencé par la tradition française, la musique folk et aussi le slam, Thomas Hellman se renouvelle sur son plus récent opus. Un peu moins de piano et davantage de sons électroniques et organiques colorent celui-ci d’une teinte très moderne. Ce qui n’empêche pas sa plume sensible (et bilingue) de séduire : «Mademoiselle je vous aime beaucoup trop / But I won’t be sticking around too long/ Caged beasts live half as long…» Même si Prêts, partez a été composé entre Paris et Montréal, Hellman n’abandonne pas la langue de Shakespeare. C’est très bien ainsi, car on aime aussi sa polyvalence.
— Jessica Dostie

| Nouveau party |
| Bloc Party |
| Intimacy (3/5) |
Bloc Party a surpris ses fans il y a quelques semaines en leur offrant de télécharger Intimacy, un album où les deux premières pièces rappellent les beats et effets électros de Chemical Brothers ou des Beastie Boys. Une fois la surprise passée, on retombe parfois en terrain connu (avec des Halo ou One Month Off, plus rock), et le plus souvent dans un monde atmosphérique (avec des Biko, Signs ou Zepherus, qui s’en remettent en grande partie à la voix de Kele Okereke). Un CD audacieux qui donne parfois l’impression d’un puzzle inachevé. Chose certaine, le party se calme en cours de route.
— Christian Duperron

| Vieux routier |
| Plume Latraverse |
| Plumonymes (3/5) |
Plume Latraverse maîtrise un art que peu peuvent se vanter de posséder : il ne s’enfarge jamais dans les fleurs du tapis! Et c’est très bien ainsi. Sa voix de bottine qui chante ses douces folies poétiques, ses deux complices, Concho Gravel et El Globo Labelle, une guitare, une basse et un piano suffisent à faire de Plumonymes un disque simple, efficace, et surtout, 100 % Plume. Un Plume cependant, qui sous des dehors de dur, dévoile sa fragilité certaine, sans rien perdre de son sens de l’humour grinçant et toujours aussi critique.
— Marie-Luce Pelletier-Legros

| Parmi les autres |
| Eva Avila |
| Give Me The Music (2,5/5) |
Après l’album Somewhere Else fait en vitesse après sa victoire à Canadian Idol en 2006, Eva Avila a pris son temps pour revenir avec une offrande plus aboutie. Elle nous présente donc Give Me The Music. La chanteuse y propose un mélange de ballades et de chansons pop bien faites, mais qui ne réussiront certainement pas à faire sortir l’interprète du lot. Eva Avila a une fort belle voix, mais manque toutefois de personnalité. Elle est encore jeune, alors on lui donne une chance. La pièce titre de l’opus, qui est aussi le premier extrait radio, reste encore la meilleure chanson du disque. Cela veut tout dire…
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Pareil au même |
| Kaiser Chiefs |
| Off with Their Heads (2/5) |
«Like a beetle on his back I’ve got to get back on track», entonne Rick Wilson sur Tomato in the Rain, l’un des 11 titres du nouvel album de Kaiser Chiefs. Le chanteur ne croyait pas si bien dire. Avec Off with Their Heads, le quintette donne l’impression de régresser. Guidé par le réalisateur Mark Ronson (Amy Winehouse, Christina Aguilera), le groupe verse une fois de plus dans le britpop… tel qu’on le faisait en 1993. Une copie des premiers CD de Blur, sans les mélodies accrocheuses. Des harmonies vocales à la Beatles, sans la richesse des textes. On aime toutefois la juvénile et insouciante Never Miss a Beat.
— Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Dee, André, AC/DC, Sherazade et Pete Möss.

| Pop Power |
| Dee |
| Day by Day (4/5) |
Dee avait déjà de quoi plaire avec la musique festive faite de pop, de rock et d’électro qu’il avait concoctée chez lui pour son premier album. Avec son deuxième, le montréalais remet ça, mais avec des collaborateurs – les frères Grand (Bran Van 300), entre autres, – ce qui donne encore plus de puissance à ses beats. Les pièces de Day by Day donnent toutes, sans exception, le goût de se dégourdir les jambes, que ce soit pour leur charge rythmique sans pareille ou pour leur petit côté année 1980 savoureux. On espère qu’avec ce nouvel effort, Dee très populaire sur le web, trouvera enfin la route des radios commerciales.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Oublier Yolande |
| André |
| Le thé et la justice (3/5) |
Un peu plus de trois ans après Les derniers modèles de la mode masculine, le trio André récidive avec un nouvel opus, décidément plus mûr et surtout plus intelligible. Délaissant l’absurde un peu trop poussé, les gars d’André offrent de bonnes mélodies, qui rappellent étrangement Malajube, et des textes amusants et maîtrisés... Malheureusement, le vent de fraîcheur qui souffle dans nos oreilles sur des pièces comme Ta main ou Les brigades rouges se transforme en très légère brise à partir de la deuxième moitié de l’album...?En clair, ça s’essouffle, quoi!
— Marie-Luce Pelletier-Legros

| Réchauffé |
| AC/DC |
| Black Ice (2/5) |
Les montres australiens du rock, AC/DC, arrivent, cheveux au vent et chemises déboutonnées, avec leur nouvel album, Black Ice. Cela faisait huit ans qu’Angus Young et sa bande n’avaient pas offert du nouveau matériel à leurs fans, et l’attente ne valait peut-être pas le coup. Sans être mauvais, Black Ice est très loin de ses grands frères The Razor’s Edge et bien sûr, Back in Black. Le style de la formation australienne n’a pas changé d’un iota, probablement au plus grand bonheur de ses fans. Toutefois, AC/DC n’arrive pas à créer un ensemble aussi accrocheur que d’habitude avec le disque.
— Mathieu Horth Gagné

| À dormir debout |
| Artistes variés |
| Sherazade (1,5/5) |
Avec l’histoire de Sherazade, Félix Gray avait tous les éléments pour nous charmer, pour faire de cette comédie musicale quelque chose qui n’avait jamais été fait avant. C’est raté, du moins sur disque. La presque totalité des 14 pièces est convenue, voire ennuyante – Dors, ici, porte bien son nom – et plusieurs ne cadrent pas dans le portrait. Alors que l’univers musical arabe aurait pu être joliment exploité, Gray n’en insuffle dans ses mélodies que des airs qu’on pourrait entendre dans les contes de Disney. Les interprètes féminines ne parviennent pas, malgré leurs jolies voix, à racheter le tout.
— Vincent Fortier

| À suivre...? |
| Pete Möss |
| Pete Möss presents Sober on Strike Episode 3 (1,5/5) |
Le groupe de Sherbrooke Pete Möss offre un rock anglophone sans artifice, honnête. On reste dans le registre rock des années 1980, mais le tout pour un gros 24 minutes! Neuf pièces, dont une qui fait 1 min 37 s, et deux autres qui font moins d’une minute. On nous promet un nouveau concept avec un album par an, pour environ 10 $. À suivre, comme la suite de cette critique...
— Christian Duperron
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Keane, Women for Jazz, Tryo, Dany Bédar et Rise Against.

| Britpop dansante |
| Keane |
| Perfect Symmetry (3,5/5) |
Sur son troisième album, Keane délaisse les pianos larmoyants au profit de synthétiseurs dansants, gracieuseté des réalisateurs Jon Brion (Kanye West, Fiona Apple) et Stuart Price (Madonna). Le groupe britannique révèle un petit côté new wave pas piqué des vers. On aime particulièrement la pop minimaliste très 1980 de You Haven’t Told Me Anything et la mélancolie sucrée de You Don’t See Me. Le trio nous fait sourire avec Again and Again, un joyeux hymne rock, mais nous perd avec Playing Along, un titre pompeux qui rappelle du mauvais Coldplay. On préfère la simplicité.
— Marc-André Lemieux

| Bien assemblée |
| Artistes variés |
| Women of Jazz (3,5/5) |
Il faut bien l’avouer, cette compilation est toute petite. On ne peut pas dire qu’en à peine 10 chansons, on fait le tour des grandes voix féminines américaines et canadiennes du jazz, contemporaines et passées. Toutefois, comme toutes les compilations de l’étiquette Putumayo, celle-ci est bien assemblée et idéale pour ceux qui veulent se faire l’oreille à un genre musical. Les choix sont excellents : Melody Gardot et un extrait de son excellent Worrisome Heart, Madeleine Peyroux et une chanson de Leonard Cohen, Cassandra Wilson et Sophie Milman. Parfait pour un dimanche après-midi ou pour l’apéro.
— Eric Aussant

| Tour du monde |
| Tryo |
| Ce que l'on sème (3/5) |
Avec son quatrième album, Tryo nous offre un tour du monde en musique. Les paroles du groupe sont toujours aussi engagées (l’album a d’ailleurs été produit avec Greenpeace). Les altermondialistes ont voyagé énormément ces dernières années et cela se sent sur Ce que l’on sème. La saveur reggae est toujours très présente, mais agrémentée de touches indiennes, africaines et sud-américaines. Comme toujours, les trois chanteurs se partagent le micro et n’hésitent pas à mettre de l’humour dans leur chanson, mais on a parfois l’impression qu’il manque un peu de consistance musicale.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Coeur blessé |
| Dany Bédar |
| III (3/5) |
S’il continue de faire de la pop, Dany Bédar flirte avec le blues et le soul sur son quatrième CD. Les guitares sont belles, plutôt douces, et l’orgue B3 est bien présent sur ses chansons au rythme souvent lent. Les mélodies sont aussi intéressantes et accrocheuses pour la plupart. De ce côté, c’est très réussi. Reste le propos. Bédar parle beaucoup de rupture amoureuse et chante au je. Dans l’écriture, on reconnaît le vocabulaire de Bédar et ça se tient, mais sa plume montre quelques faiblesses sur certaines pièces. Est-ce que les radios suivront? Peut-être avec Tant, la plus accrocheuse.
— Eric Aussant

| Critique et punk |
| Rise Against |
| Appeal to Reason (2,5/5) |
Avec son nouvel album, Appeal to Reason, Rise Against se lance encore plus dans la dénonciation. Sous le couvert d’un puissant punk-rock, l’opus critique le manque d’effort en environnement et la guerre. La balade Hero of War est particulièrement éloquente. Elle raconte la désillusion d’un jeune entré dans l’armée en espérant devenir un héros. La voix de Tim McIlrath est toujours aussi puissante et accrocheuse. Avec ce nouvel opus, le groupe punk américain ne réinvente rien, mais les amateurs de Rise Against retrouveront la recette qui les a séduits dès le début.
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Mes Aïeux, The Sound of Sea Animals, Oasis, Robin Thicke et Taktika.

| Prochaine station |
| Mes Aïeux |
| La ligne orange (4/5) |
Le succès radiophonique de la chanson Dégénérations n’a heureusement pas altéré l’âme de la formation Mes Aïeux. Toujours aussi festive et engagée, la bande des six nous souhaite la bienvenue à bord de La ligne orange, une virée musicale invitante, beaucoup plus riche qu’En famille, tant sur le plan de la plume que des mélodies. Les chansons s’y suivent comme des stations, chacune ayant sa propre histoire et sa propre couleur. Un des «arrêts» les plus réussis est sans doute Antonio, un hommage festif à saveur tango-manouche à cette légende «fortissimo comme 10 chevaux» qui tirait des «autobus avec ses cheveux».
— Marie-Luce Pelletier-Legros

| Amalgame réussi |
| The Sound of Sea Animals |
| Fractions of Fictions (4/5) |
Un amalgame parfait entre les sonorités passées et contemporaines : voilà la meilleure façon de décrire l'album Fractions of Fictions, de The Sound of Sea Animals. L’opus est le travail d'un seul homme, le multi-instrumentiste montréalais Étienne Chan Kane. Il nous entraîne dans un univers psychédélique empreint de folk/rock des années 1970, tout en restant bien ancré dans le présent. Les chansons s'enchaînent pour former un tout cohérent et surtout planant. On se laisse volontiers emporter par la touche country de Lorne Toffer et par la douce nostalgie de Sarah B.
— Mathieu Horth Gagné

| Flashback |
| Oasis |
| Dig Out Your Soul (3,5/5) |
Oasis aurait pu lancer Dig Out Your Soul il y a environ 15 ans. Mauvaise nouvelle? Pas nécessairement. Compte tenu du fait que le quatuor britannique n’a rien sorti de bon depuis 1995, il s’agit plutôt d’un compliment. Le nouvel album du groupe s’inscrit dans le sillage des excellents Definitely Maybe et (What’s the Story) Morning Glory? Les fans de la première heure se réjouiront à l’écoute de titres comme The Shock of the Lightning et Bag It Up. Les frères Gallagher montrent une fois de plus leur amour des Beatles sur I’m Outta Time et leur nouveau (?) penchant pour le country sur (Get Off Your) High Horse Lady.
— Marc-André Lemieux

| Ça prend du culot |
| Robin Thicke |
| Something Else (3,5/5) |
On pourrait dire : «Un autre qui fait du neuf avec du vieux.» Robin Thicke a le culot (surtout pour un Blanc) d’aller jouer dans le carré de sable de Marvin Gaye et des autres légendes du soul des années 1970. Et il s’en tire drôlement bien. Ses compositions sont accrocheuses (même quand il flirte avec le disco) et sa réalisation est appliquée – il a, par exemple, engagé la même section de cuivres qu’on entend sur Wanna Be Startin’ Somethin’ de Michael Jackson pour obtenir le bon son. Avec ce troisième CD, Robin Thicke pourrait bien connaître un succès à grande échelle. Moment fort : Dreamworld.
— Eric Aussant

| Rap mature |
| Taktika |
| Le coeur et la raison (3/5) |
Pionniers de la scène hip-hop québécoise, B.I.C et T-Mo en ont fait, du chemin, depuis leurs débuts en 1996. Le duo de la Rive-Sud de Québec présente un troisième album mature autant du point de vue des textes que des arrangements musicaux. Plusieurs artistes accompagnent les deux rappeurs sur les pièces du Cœur et la raison. Steve Hill, Imposs, Dupuis et CEA donnent des couleurs intéressantes aux 15 pièces de l’album. On aime bien la touchante Désintox et la pertinente Qu’est-ce que t’es devenu? mais on peut reprocher à certains titres de ne pas faire partie de la ligne directrice de l’album...
— Geneviève Vézina-Montplaisir
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de TV on the Radio, Caïman fu, T.I., Metronomy et Marie-Chantal Toupin.

| Dépendance assurée |
| TV on the Radio |
| Dear Science (4,5/5) |
Avertissement : après avoir inséré Dear Science dans votre lecteur, vous n’écouterez plus autre chose pendant quelques jours. Tout simplement parce les autres albums paraîtraient pâles à côté du dernier de TV on the Radio. L’opus s’ouvre avec la puissante Halfway Home, et le plaisir de découvrir des sonorités singulières mais jamais dérangeantes ne s’arrête qu’à la dernière note de Lover’s Day, qui clôt l’album. Clairement au fait de ses influences, le groupe marie le rock et le soul dans 11 pièces à la fois dansantes et profondes et aussi rétro que modernes. Une œuvre majeure qui détonne.
— Vincent Fortier

| Succulent |
| Caïman fu |
| Drôle d'animal (3,5/5) |
Caïman fu lançait hier son troisième album, sur lequel nous sommes invités à déguster les charmes et les beautés, de même que les travers et les contradictions, de ce drôle d’animal qu’est l’être humain. Le tout sur des pièces qui font toujours la part belle à la voix d’Isabelle Blais, qui ne déçoit pas. Il est vrai qu’il se dégage de cet opus pop-rock une impression de simplicité, alors que les précédents mettaient l’éclectisme du groupe à l’avant-plan. Voilà un savoureux mélange de morceaux plus rythmés et de ballades desquelles se dégage une force tranquille. Notons aussi l’écriture qui a gagné en maturité.
— Christian Duperron

| Hip-Hop-Pop |
| T.I. |
| Paper Trail (3/5) |
T. I. a passé la dernière année à la maison en attendant son procès pour possession d’arme à feu, qui pourrait se solder par un séjour en prison. Le rappeur s’est mis à écrire sur papier – d’où le titre de son sixième album, Paper Trail – et a pondu 16 pièces. Puisqu’il ne pouvait pas sortir de chez lui, il en a profité pour inviter quelques amis – Rihanna, Ludacris, Usher, Jay-Z, Kanye West, Lil’Wayne, John Legend et Justin Timberlake – à l’accompagner sur quelques pièces. Le résultat est un peu inégal. T. I. se fait parfois trop sirupeux et pop, alors que sa force est dans les titres hip-hop.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Exploration |
| Metronomy |
| Nights Out (3/5) |
Sur son deuxième album, le groupe britannique Metronomy poursuit son exploration des sonorités électroniques. Le trio, reconnu pour ses morceaux instrumentaux innovateurs, ajoute une corde à son arc en s’aventurant pour la première fois de son existence dans la pop vocale. Les titres chantés sont cependant les moins intéressants. Parmi ceux-ci, on trouve Radio Ladio qui, en plus d’offrir plusieurs rimes cliché, présente un chœur d’enfants qui n’est pas sans rappeler celui entendu dans D.A.N.C.E., de Justice. La formation se fait pardonner ses bévues grâce à des tours de force mélodiques comme The End of You Too.
— Marc-André Lemieux

| Rock velours |
| Marie-Chantal Toupin |
| À distance (2,5/5) |
Il semblerait que Marie-Chantal ait mûri au cours des trois dernières années. Celle qui a rompu avec son gérant avant de reprendre les affaires il y a un an, s’est légèrement assagie sur À distance. Certains fans seront déçus de trouvermoins de morceaux rock, mais ceux qui apprécient les ballades de la chanteuse seront gâtés. Marie-Chantal Toupin chante toujours avec la même passion. Sa voix plus posée interprète des pièces de Marjo, de Nanette Workman, de Paul Daraîche et de Claude Sénécal. Cependant, les textes et les compostions musicales sont ici très fleur bleue. Pour les fans seulement.
— Geneviève Vézina-Montplaisir
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums des Cowboys Fringants, David Usher, Pussycat Dolls, Plain White T's et Thriving Ivory.

| La vie, la vie |
| Les cowboys fringants |
| L'expédition (3,5/5) |
Quatre ans plus tard, les Cowboys sont de retour… Amputés d’un membre, certes, mais toujours riches des textes de Jean-François Pauzé, des mélodies de Marie-Annick Lépine et de Jérôme Dupras, et de la voix plus assurée de Karl Tremblay. Dans L’expédition, les chansons défilent comme autant de petits malheurs et de grandes joies de l’existence. À travers cette folle aventure qu’est la vie, le groupe semble délaisser un peu leur côté festif et humoristique. Sur un air de déjà-vu, dont la sortie est prévue sous peu, qui rassemblera les pièces moins «sérieuses», absentes du CD, viendra combler cette légère déception.
— Marie-Luce Pelletier-Legros

| Douce mélodies |
| David Usher |
| Wake Up and Say Goodbye (3/5) |
Un deuxième album en un peu plus d’un an pour David Usher. Après les ballades de Strange Birds, l’ex-leader de Moist revient avec un CD franchement plus rythmé. Étrangement, le chanteur brille dans les pièces plus calmes, telles que When It Hurts (un joli morceau qui allie sonorités électroniques et violoncelle) et My Biggest Mistake (une pièce aérienne où les harmonies vocales se marient parfaitement à la guitare ambiante). Le reste tombe trop souvent dans le rock générique. Fait à noter, Marie-Mai fait une brève apparition sur une version en duo de Kill the Lights, ajoutée en bonus à la toute fin du disque.
— Marc-André Lemieux

| Lassantes poupées |
| Pussycat Dolls |
| Doll Domination (2,5/5) |
Avec leur premier opus, PCD, il y a trois ans, les Pussycat Dolls avaient réussi à créer quelques hits qu’on appréciait bien pour danser. Avec leur nouveau disque, Doll Domination, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les 5 pin up de L.A. présentent 16 titres ennuyants, pour la plupart des ballades. Nicole Scherzinger y prend toute la place. Timbaland a produit quelques chansons, mais cela ne revigore pas l’album, excepté pour les pièces In Person et Whatchamacallit. Missy Elliott, Snoop Dogg et R. Kelly chantent sur l’album, mais on n’a jamais vu de collaboration aussi cheezy!
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Rien de neuf |
| Plain White T's |
| Big Bad World (2,5/5) |
Un cinquième album pour la formation de Chicago Plain White T's, mais un premier après le retentissant succès de l’an dernier, Hey There Delilah. Le groupe plus pop que punk rock s’est assis sur ses lauriers et présente sur sa nouvelle galette 10 chansons peu inspirées. Certes, les airs sont accrocheurs et obtiendront un succès radio, mais le quintette ne refait que ce qui a déjà été fait maintes fois. Les sonorités manquent d’originalité, les paroles sont faciles et l’orchestration manque d’amplitude. Les gars ont compris que Hey There avait fait un tabac et ont repris la recette mielleuse.
— Vincent Fortier

| Déjà vu |
| Thriving Ivory |
| Thriving Ivory (2/5) |
Le groupe Thriving Ivory lance un album éponyme. Dans son premier opus, la formation de San Francisco ne réinvente rien et tombe parfois dans le réchauffé. La chanson Alien ressemble plus à une ballade de Bon Jovi qu’à une composition originale. Ce que les gars de Thriving Ivory semblent ignorer, c’est que les meilleures pièces de ce genre ont toutes déjà été composées. Par contre, des chansons comme Secret Life et Twilight démontrent une capacité d’harmonie oà la voix du chanteur Clayton Stroope peut s’épanouir pleinement. Le piano de Scott Jason apporte aussi une belle profondeur.
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Gym Class Heroes, Nelly, Metalica, Solange Knowles et Mylène Farmer.

| Sans effort |
| Gym Class Heros |
| The Quilt (4/5) |
Gym Class Heroes n’a jamais aimé les étiquettes. Le quatuor hip hop américain aime mélanger les genres. Son penchant pour les guitares rock lui a d’ailleurs permis de participer au réputé Vans Warped Tour à plusieurs reprises. Le groupe poursuit son exploration stylistique sur The Quilt. Travis McCoy et sa bande de bouffons ont concocté une galette à leur image, originale et désinvolte. La formation se permet même de reprendre un extrait du célèbre Sunglasses at Night de Corey Hart sur la très reggae Blinded by the Sun. Parmi les moments forts du CD : Peace Sign (qui rappelle les belles années d’Eminem) et la très cool Cookie Jar.
— Marc-André Lemieux

| En gang |
| Nelly |
| Brass Knuckles (3,5/5) |
Après s’être doté d’un physique musclé (voir pochette), Nelly revient avec Brass Knuckles, un album sur lequel figure l’ensemble du bottin des stars américaines du hip hop. Les nombreux invités confèrent au disque ses différentes couleurs : des sirènes festives de Party People (avec Fergie) au R’n’B ensoleillé de Body On Me (un futur tube avec Akon), en passant par la soul rétro de Self Esteem (avec Chuck D), il y en a pour tous les goûts. Nelly ne réinvente pas la roue, mais il nous divertit beaucoup quand il se donne la peine de la faire tourner. Du hip-hop commercial, mais ô combien accrocheur.
— Marc-André Lemieux

| Retour à la source |
| Metallica |
| Death Magnetic (3,5/5) |
Metallica semble enfin sorti de sa pénible phase des albums Load, Reload et, dans une moindre mesure, St. Anger. Avec son nouvel opus, Death Magnetic, le groupe californien renoue avec ses bonnes vieilles habitudes pour le plus grand bonheur des amateurs. Les rythmes de guitare lourds et rapides et la voix rauque de James Hetfield nous remplissent les oreilles, tandis que les solos de Kirk Hammett nous font presque revivre les belles années du groupe. Même si nous sommes encore loin de Master of Puppets, Death Magnetic peut se faire sans gène une place dans la discographie de Metallica.
— Mathieu Horth-Gagné

| Sans relief |
| Solange Knowles |
| Sol-Angel and The Hadley...(2,5/5) |
Solange Knowles ne veut pas être comparée à sa grande sœur Beyoncé, mais à l’écoute de son deuxième album solo, on ne peut que se dire que la cadette n’arrive pas à la cheville de son aînée. La jeune femme de 22 ans n’a pas le charisme, ni la voix de Beyoncé, et elle n’a aucune bombe à nous offrir. Toutes les pièces de Sol-Angel and The Hadley St. Dreams se ressemblent. Elles sont toutes un mélange de R&B, de soul, de funk et de jazz à la sauce rétro. Aucune ne ressort du lot. On a donc l’impression d’écouter un disque sans relief, même si aucune chanson n’est particulièrement mauvaise.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Pareil au même |
| Mylène Farmer |
| Point de suture (2/5) |
Avec Mylène Farmer, plus ça change, plus c’est pareil. Dommage, car cette fois-ci, on croyait vraiment que la Française nous surprendrait. Le premier extrait de l’album, Dégénération, est une véritable bombe techno. À la fois sexy et violent, le titre décoiffe, grâce entre autres à une réalisation en béton signée Laurent Boutonnat. Les autres pièces ne sont toutefois pas à la hauteur. Malgré son filet de voix, la rouquine s’entête à s’aventurer dans les aiguës dans les ballades soporifiques, ce qui rend l’écoute plutôt pénible. Pire encore, dans Appelle mon numéro, elle tente de faire rimer «pillow» et «pilosité». Incroyable.
— Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Thomas Fersen, Jipé Dalpé, Kardinal Offishall, The Verve et l'album hommage à Félix Leclerc.

| Réjouissant |
| Thomas Fersen |
| Trois petits tours(4/5) |
Avec ce septième album original, c’est à un grand voyage que nous convie le troubadour français. Fersen affectionne les métaphores animalières (Punaise, Les mouches); ici, on le suit pourtant à travers toute une épopée où il présente Germaine, sa valise bien-aimée, où il raconte ses démêlés avec les douaniers et leurs fins limiers. Des histoires de bagages qui n’ont rien de banal. Comme dans Pièce montée des grands jours, il y a cinq ans, le ukulélé reprend du service. Bilan : un heureux mariage entre la touche audacieuse de Fred Fortin à la réalisation et la singularité de Thomas Fersen.
— Jessica Dostie

| Fiction musicale |
| Jipé Dalpé |
| Les préliminaires (3,5/5) |
Pop-fiction. C’est ainsi que Jipé Dalpé présente sa musique. Le terme parfait. À l’écoute des 12 plages, on voit une épopée cinématographique, on sent la tache de peinture s’écraser sur la toile, on imagine un feuilleton se dérouler devant nos yeux. Dalpé a mis 10 ans avant de faire paraître son premier album. C’est donc dans un univers dense – non sans rappeler celui d’Yann Perreau – qu’il présente sa pop parsemée d’électro et de jazz. La réalisation – ou la mise en scène – est parfaite. Et si ce ne sont ici que les préliminaires, on sent qu’on sera plus qu’ébloui après le coït.
— Vincent Fortier

| Hip-reggae |
| Kardinal Offishall |
| Not 4 Sale (3,5/5) |
Peu connu du grand public, le chanteur et réalisateur Kardinal Offishall a travaillé avec les grands du hip-hop comme Timbaland et Busta Rhymes. LCe Torontois originaire de la Jamaïque n’a pas pu faire découvrir son talent avec ses trois albums précédents. Tout devrait changer avec Not 4 Sale, sur lequel le MC présente 15 pièces surfant sur une vague tantôt hip-hop, tantôt reggae. Avec la collaboration d’artistes comme Akon, Rihanna et Estelle, et des textes intelligents, le Canadien va casser la baraque! Gageons que sa reprise de Numba 1 (Tide Is High) fera un tabac sur les pistes de danse.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Pécher par excès |
| The Verve |
| Fourth (3/5) |
Dans les années 1990, The Verve dominait la scène brit pop avec Oasis et Blur. Après une pause prolongée (le groupe s’est dissous en 1999) et quelques albums en solo plus ou moins convaincants du chanteur Richard Ashcroft, le quatuor reprend là où il avait laissé. Fourth explore les mêmes thèmes et les mêmes sonorités que les précédents CD de la formation (à l’exception de la chanson Love is Noise, qui se démarque par son énergie électronique). The Verve pèche par excès : les pièces sont trop longues, la pluplart franchissant le cap de six minutes. Ashcroft sauve la mise grâce à sa voix, unique et profonde.
— Marc-André Lemieux

| Mitigé |
| Artistes variés |
| Félix Leclerc (2,5/5) |
En 1978, Félix Leclerc a repris ses chansons avec François Dompierre, qui les a rendues plus jolies qu’elles ne le seront jamais. Le coffret Chansons dans la mémoire longtemps doit bien exister encore quelque part. Cela dit, il y a des interprètes qui offrent de bonnes versions sur ce tout nouveau CD : Chloé Sainte-Marie (J’inviterai l’enfance), Kevin Parent (L’hymne au printemps), Catherine Major (Notre sentier) et Thomas Hellman (L’alouette en colère). Et d’autres dont on se serait passé volontiers : Gilles Vigneault, Patrick Bruel et Johanne Blouin. Un CD qui ne s’écoute pas d’un trait, du début à la fin, fort malheureusement.
— Eric Aussant
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ian Kelly, The Faint, Louise Forestier, Destaël et New Kids on the Block

| Atmosphérique |
| Ian Kelly |
| Speak Your Mind (3,5/5) |
Juste à temps pour l’automne, Ian Kelly nous présente Speak Your Mind, un deuxième album tout en ambiance. Le Montréalais a le don de créer des atmosphères feutrées et intimistes avec sa musique folk-pop et sa voix, qui n’est pas sans rappeler celles de Chris Martin et de Damien Rice. Le chanteur, qui a choisi presque exclusivement la langue de Shakespeare pour s’exprimer sur l’environnement ou sur l’amour, compte sur des arrangements riches pour accompagner sa magnifique voix. Les guitares se frottent à l’électro pour offrir des pièces qu’il fera bon écouter durant les froides journées de pluie.
— Geneviève Vézina-Montplaisir

| Distorsion |
| The Faint |
| Fasciination (3,5/5) |
Difficile de classer The Faint, un quintette du Nebraska qui débarque avec un sixième album, Fasciination. En effet, bien difficile de coller une étiquette – et c’est tant mieux – à un groupe qui réussit en 10 pièces à utiliser la distorsion dans plusieurs genres (électro, rock, folk, hip hop). L’effet pourrait être désastreux et surtout très irritant, mais ce n’est pas le cas. The Faint propose un disque solide sur le plan musical et vocal, mais qui laisse parfois à désirer pour ce qui est des textes. Attendez-vous à avoir le cerveau un peu… distortionné.
— Vincent Fortier

| Lentement révélé |
| Louise Forestier |
| Éphémère (3/5) |
CD surprise de Louise Forestier, cinq ans après Lumières, qui devait être le dernier. Dans les mélodies et le son, c’est à la fois vieillot et moderne, indie et vieille chanson française (on pense à Jeanne Moreau dans Y avait-il quelqu’un, par exemple). Pour les atmosphères, chapeau au réalisateur, Alexis Dufresne (El Motor), fils de la chanteuse. Puis, il y a les chansons proprement dites... qui sont au premier abord moralisatrices (Seul(e) de ta gang, H.D.A., etc.) ou exaspérantes (J’aime un chien). Malgré cela, elles se révèlent lentement et finissent par avoir un certain charme, surtout en quand on écoute le disque au complet.
— Eric Aussant

| Enveloppant |
| Destaël |
| Transmissions (3/5) |
Le groupe de rock expérimental montréalais Destaël nous offre, avec Transmissions, un premier album éclectique, empreint de l’énergie et de la créativité propres à la musique indépendante. Les mélodies enveloppantes, où le piano est omniprésent, font voyager l’auditeur à l’intérieur d’un univers planant et intime. Les sonorités d’ambiance viennent compléter de belle façon la musique écrite par Maxime Corbeil-Perron et Alexis Langevin-Tétrault, les compositeurs principaux de la formation. Les pièces Up On The Hill, Et puis le vent, et tout tangue et Electric Sun sont très réussies.
— Mathieu Horth Gagné

| Des vieux neufs |
| New Kids On The Block |
| The Block (2,5/5) |
Jordan, Joe, Donnie, Danny et Jonathan sont de retour, avec quelques années en plus et un nouvel album intitulé The Block… Et il porte très bien son nom parce que ses 17 (!) titres sont d’une homogénéité qui frôle la monotonie. NKOTB enfile les airs de R’N’B sirupeux – l’extrait Single en est un bon exemple – où les effets électroniques se superposent à leurs voix… pour camoufler le fait qu’elles ne sont plus ce qu’elles étaient. La réédition de leur Greatest Hits, sortie un peu plus tôt en août, comblera beaucoup plus nos élans nostalgiques que cet album un peu trop «mononcle».
— Marie-Luce Pelletier-Legros
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Hey Ocean!, Tcheka, Glen Campbell, Motörhead et Kreesha Turner

| Plein de soleil |
| Hey Ocean! |
| It’s Easier To Be Somebody Else(4/5) |
Arrivant de Vancouver, le quatuor de Hey Ocean! amène avec son deuxième album une belle vague de fraîcheur. D’une piste à l’autre, les voix d’Ashleigh Ball et de David Beckingham s’enchaînent ou, encore mieux, s’entremêlent de manière très harmonieuse. Le tout sur une musique mélangeant différents styles dans une pop accrocheuse où cuivres et percussions maintiennent un rythme le plus souvent festif à souhait. Accents de rock, de reggae, de folk, de brit-pop… On trouve de tout dans ces 15 pistes qui nous sont offertes. Un groupe allumé, plein d’esprit et un brin naïf à découvrir. Dans les bacs dès le 9 septembre.
— Christian Duperron

| Inspiré |
| Tcheka |
| Lonji (3,5/5) |
Dans son troisième album, Tcheka s’est laissé inspirer par les diverses influences auxquelles il s’est frotté depuis le début de sa carrière musicale, en 2003. Les airs traditionnels de son Cap-Vert natal, comme le batuque – ce rythme que les femmes produisent en tapant des mains ou en frappant des tissus mouillés et qu’il reproduit avec sa guitare –, cohabitent habilement avec des cadences d’inspiration africaine ou brésilienne. Sympathiques aussi, les bruits de la vie quotidienne entendus dans Da-m Bu Mon, la première chanson de l’opus. La barque qui glisse sur l’eau nous situe dans l’environnement insulaire du jeune artiste.
— Danika Landry

| Déjà entendu |
| Glen Campbell |
| Meet Glen Campbell (3/5) |
À 72 ans, Glen Campbell, vieux routier du country américain, n’a plus vraiment besoin de présentation. Ironiquement, si l’album de son retour au country s’intitule Meet Glen Campbell, il ne comprend que des reprises de chansons de U2, des Foo Fighters et de Tom Petty notamment. Des reprises fort bien senties – mais qui restent des reprises, ce qui fait qu’on a toujours l’original comme référence – qu’il prend plaisir à jouer à la guitare. Une des meilleures : Good Riddance (Time of Your Life), de Green Day, qui prend tout son sens chantée par un homme qui a pas mal plus de vie derrière lui que devant.
— Marie-Luce Pelletier-Legros

| Toujours là! |
| Motörhead |
| Motörizer (3/5) |
Eh oui! Motörhead roule encore sa bosse. La bande à Lemmy débarquera au Métropolis le 16 septembre pour faire entendre à ses fans québécois les chansons de son nouvel album, Motörizer. Les trois géants du rock ne réinventent rien avec leur récent opus. Mais pourquoi changer une recette qui a fait leur succès avec leurs 23 CD précédents? Les amateurs retrouveront tous les éléments qui font de Motörhead une icône du rock. La voix si particulière de Lemmy, combinée aux rythmes endiablés de guitare, nous rappelle pourquoi nous ne voulons pas que le groupe change.
— Mathieu Horth Gagné

| Générique |
| Kreesha Turner |
| Passion (2/5) |
La chanteuse dit qu’elle veut faire de la musique que tout le monde aime. Avec Don’t Call Me Baby, visé juste. La chanson fera certainement un malheur partout dans le monde. Mais le reste du disque? Au risque de la décevoir, son mélange pop-R&B-jazzy-dance n’est pas très convaincant, pas abouti, comme si elle cherchait à copier (Black Magic ressemble trop à Amy Winehouse). En plus, dans les ballades, sa voix peu puissante et plutôt nasillarde manque de... passion, justement. Ça n’en fait rien qu’un autre CD pop qui s’inscrit dans ce qui joue à la radio, mais qui ne fera pas long feu...
— Eric Aussant
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de
Divine Brown, Emi Bond, Xavier Rudd, The Academy Is... et Seckou Keita
Skq.
