C’est un long métrage sur les enfants soldats, L’armée silencieuse, de Jean Van De Velde, qui ouvrira la sixième édition du Festival international du film black de Montréal, anciennement Festival du film haïtien de Montréal. «C’est un festival qu’on pourrait considérer comme politically incorrect, dit Fabienne Colas, sa présidente. Notre but est de présenter des œuvres qui interpellent, qui font réagir.»
Mme Colas considère que la programmation de cette année reflète bien la réalité de la culture noire. C’est d’ailleurs pour offrir un éventail plus large de celle-ci que le nom du festival a été changé cette année. Aussi au menu, le film Fleur du désert, de Sherry Hormann, basé sur l’histoire vécue de Waris Dirie; Aide-toi, le ciel t’aidera, du Français François Dupeyron, qui suit une femme noire dans une cité parisienne; et en clôture du festival, Skin, d’Anthony Fabian, qui retrace l’histoire vraie de la fille de deux Blancs, née avec la peau noire, en plein Apartheid.
La porte-parole du festival, Francine Grimaldi, a souligné l’absence de longs métrages provenant d’Haïti dans la programmation de cette année («On comprend pourquoi!» a-t-elle ajouté en faisant référence au séisme). Un volet «débats» a par ailleurs été ajouté à la programmation cette année, avec notamment pour sujets Haïti et le cinéma noir.
Festival international du film black de Montréal
22 septembre au 3 octobre




