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Michael Bublé s'arrête à Montréal

  Warner Music Canada

Fervent partisan des Canucks de Vancouver, Michael Bublé a bien hâte de se moquer du Tricolore au cours de son passage à Montréal la semaine prochaine.


Publié: 29 juillet 2010 22:46
Mis à jour: 29 juillet 2010 22:48
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Michael Bublé ne peut s’en empêcher : «Vous savez pourquoi ils ont décidé d’échanger Halak, à Montréal?»

L’appétit insatiable du chanteur canadien pour tout ce qui touche à notre sport national ne se limite pas à quelques questions en entrevue téléphonique. En tournée, le fier partisan des Canucks de Vancouver demande à ce qu’on lui apporte une rondelle de hockey portant les couleurs de l’équipe locale dans sa loge!

«Certaines stars exigent qu’on sépare leurs jujubes par couleur. Pour d’autres, c’est de l’eau distillée d’une source obscure du fin fond de l’Afrique. Mon truc à moi, c’est les pucks de hockey!» s’exclame-t-il. Nous nous sommes entretenu avec le crooner.

Vous aimez bien rigoler avec le public au cours de vos concerts. Est-ce une façon de montrer que vous ne vous prenez pas au sérieux?
Non. Je n’essaie pas de prouver quoi que ce soit. Je suis simplement moi-même. En spectacle, j’ai toujours voulu divertir les gens. Cela dit, ça ne m’empêche pas de prévoir des moments plus touchants ici et là. Je crois que c’est important d’avoir les deux.

Sur scène, l’humour est-il un moyen pour vous de camoufler la gêne?
Avant, ça l’était. Au lieu de laisser la musique parler, j’essayais de trop en faire. Aujourd’hui, je ne me cache plus derrière l’humour... même si c’est plaisant de faire rire les gens. J’ai trouvé la force de rester sincère en tout temps.  

Vous avez raflé quatre trophées au dernier gala des prix Juno. Accordez-vous beaucoup d’importance à la reconnaissance de vos compatriotes?
Oui. C’était une soirée très spéciale pour la musique canadienne. J’étais très ému de voir les nouvelles sensations, comme Justin Bieber, K’naan, Drake et Nikki Yanofski. Ça me
rappelait ma première année aux Juno, avec Avril Lavigne et Nelly Furtado.

Les temps sont durs pour les stars de la musique. Plusieurs artistes n’arrivent pas à
remplir leurs salles cet été. Comment vont les choses de votre côté?

On est très chanceux. On joue presque toujours à guichets fermés. La clé, c’est d’être soutenu par une bonne équipe. Quand je jouais dans les bars, on n’essayait pas de me booker des théâtres. Et quand je remplissais des théâtres, on ne me forçait pas à passer aux arénas. Il faut savoir faire preuve de patience... et de réalisme.

La vie sur la route a-t-elle changé depuis vos fiançailles avec l’actrice argentine Luisana Lopilato?
Oui, et pour le mieux. Je suis plus heureux, et pas seulement parce que je suis en couple. J’ai survécu à une rupture médiatisée [NDLR : sa relation avec la comédienne britannique Emily Blunt a pris fin en 2008], et pour passer au travers de cette expérience, il a fallu que je m’arrête et que je gagne en maturité. Ce fut la période la plus difficile de ma vie, mais avec le recul, je réalise que c’était la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Ça m’a fait grandir. Je suis beaucoup moins inquiet qu’avant.

Vous avez coécrit 2 des 12 titres de votre dernier album, Crazy Love. Pourtant, on vous décrit souvent comme un chanteur de reprises. Est-ce une source de frustration?
Encore aujourd’hui, je lis des trucs comme : «Bublé, écris donc tes propres chansons au lieu de les voler aux autres»! On me traite de «Sinatra wannabe, pourtant j’ai coécrit cinq numéros un! Mais ça ne me dérange plus, parce que je sais ce dont je suis capable. Je me dis que si, au cours de ma carrière, je finis par écrire une dizaine de hits, les gens vont réaliser que ne je suis plus qu’un raté! Paul Anka vit la même chose. La presse oublie souvent qu’il a écrit Puppy Love, Put Your Head on My Shoulders, She’s a Lady, etc. Quand il est question d’auteurs-compositeurs, on parle toujours de Leonard Cohen et de Neil Young. Ils sont géniaux, mais ils n’ont jamais écrit autant de succès que Paul Anka! À ce stade-ci de ma carrière, je continue à faire comme tout bon joueur de hockey. Je garde la tête basse, je vais dans les coins et je travaille fort. À la fin de la partie, si j’ai fait de mon mieux, la puck va rouler de mon bord!

Michael Bublé
Groupe invité : Naturally 7
Au Centre Bell les 5 et 6 août


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