Pour Johanne Blouin, monter sur la scène du festival Divers/Cité, ce n’est pas rien. En tout cas, ce n’est pas comme monter sur la scène de n’importe quel festival. «On est évidemment là pour soutenir la communauté gaie, affirme-t-elle. On vient pour permettre à certaines personnes d’ouvrir les yeux et pour faire passer le message de l’ouverture d’esprit.»
Même son de cloche du côté d’Andrée Watters, nouvelle recrue de Divers/Cité. «Les artistes qui viennent ici sont fiers de prendre part à ce festival. Si ça prend des événements comme celui-là pour sensibiliser les gens et leur ouvrir les yeux, il faut les soutenir.»
Ce n’est pas la première fois que la jeune artiste de 27 ans s’engage pour une cause qui lui est chère. «Le frère de mon chum était homosexuel, il est mort du sida en 1993, confie-t-elle. C’est une cause qui me tient à cœur.»
Et pour soutenir cette cause, la jeune femme a participé à un spectacle dont les bénéfices ont été reversés au centre de recherche du CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal).
Les deux artistes étaient donc sur la place Émilie-Gamelin hier soir pour vibrer au son de la diversité. Après le Théâtre de Verdure et le Vieux-Port, le festival a posé ses bagages au
1, Boulevard des Rêves pour une soirée-concert où se sont succédé sur scène une vingtaine d’artistes, dont Kim Richarson, Angel Forrest, Julie Massicotte et encore Virginie Cummins. C’est Yann Perreau qui a été choisi pour clôturer cette 11e édition.
«Le 1, Boulevard des rêves, ajoute Johanne Blouin, c’est un spectacle de variétés où le public est toujours très chaleureux. Sur les conseils de Marleen Menard, qui fait partie de l’équipe de la programmation, j’ose des choses sur scène que je ne ferais pas nécessairement dans un de mes spectacles. Mais ici le public est ouvert à tout les styles ; alors, cela devient possible.»
Et Johanne Blouin sait de quoi elle parle. Cela fait six ans que l’artiste est fidèle au poste et participe à cette soirée. Alors, pour elle, en plus de répondre à un engagement, cela devient presque une histoire de famille. «Ce spectacle est particulier parce qu’on y retrouve des artistes d’années en années. C’est très chaleureux.»

Le festival Divers/Cité se poursuit jusqu’à dimanche


