L’Afghanistan, Sebastian Junger connaît. Le journaliste, que l’on connaît comme étant l’auteur du roman The Perfect Storm, couvre les conflits mondiaux depuis le début des années 1990. Le journaliste a eu envie d’explorer la réalité des militaires américains basés en Afghanistan, ayant auparavant principalement couvert les conflits du point de vue des civils.
«En 2007, j’ai décidé de suivre un peloton basé dans la vallée Korengal, l’une des zones les plus dangereuses d’Afghanistan, raconte-t-il. Les soldats se sont baptisés Restrepo, du nom d’un des leurs tué au combat le jour de leur arrivée là-bas. Tim Hetherington, qui est photoreporter de guerre, s’est joint au projet peu de temps après.»
Le journaliste et le photographe se sont donc intégrés à la troupe, qui les a d’abord accueillis avec une réserve polie. «Ils étaient prudents au départ, et pas vraiment ouverts, mais ils se sont rapidement habitués à notre présence», se souvient-il.
S’il est habitué à couvrir des conflits, le documentariste a tout de même été surpris à son arrivée dans la vallée Korengal. «Je ne m’attendais pas à ce que les combats soient aussi intenses, parce que je savais qu’il y avait plusieurs endroits en Afghanistan où il n’y avait pratiquement pas de combats, explique-il. J’ai eu plusieurs fois peur pour ma vie.»
Pour Junger, couvrir les conflits est un travail qui représente un défi, mais c’est aussi extrêmement important pour que le public soit au courant de ce qui se passe dans le monde et puisse ainsi faire des choix éclairés.
«La plupart des guerres que j’ai couvertes ont été stoppées par les pouvoirs des pays de l’Ouest parce que la couverture médiatique était si horrible que les gens avaient décidé que quelque chose devait être fait, dit-il. Quand les gens sont au courant de ce qui se passe, les choses ont plus de chances de bouger.»
Restrepo
En salle ce vendredi




