- Claude Legault: Inverser les rôles
«Avec son gros sourire, Guillaume a une gueule plus entertainer que moi. Il est comme ça dans la vie. Moi, je suis plus gêné. Le rôle du vieux routier cicatrisé me convenait beaucoup mieux», dit le comédien.
Comme ses amis et collègues de travail, Claude Legault a dû tourner quelques scènes avec André Sauvé, qui campe le thérapeute à qui le trio confie ses angoisses. De son propre aveu, l’acteur a eu de la difficulté à garder sa concentration pendant sa séance de tournage avec l’humoriste.
«Il était atrocement drôle! raconte-t-il. Mais ça m'énerve quand on n’a pas beaucoup de temps pour tourner et qu’on me met un gars de même dans la face! Donnez-moi une chance, criss!»
- Guillaume Lemay-Thivierge: Plaire à tout prix
«Je suis pareil, dit le comédien, qui a connu plusieurs années de vache maigre avant de voir sa carrière prendre un nouvel élan, il y a quelques années. C’est le plus beau problème quand tu te remets à travailler : tu ne veux pas dire non. La roue tourne et tu ne veux pas l’arrêter parce que tu sais que ça va être très difficile de la repartir. Le truc, c’est de la ralentir juste assez pour que tout le monde soit heureux : l’épouse, la famille, les producteurs et les réalisateurs...»
Entre la gestion de son Aérodium au parc Jean-Drapeau et les tournages, l’acteur a rarement le temps de reprendre son souffle. «Il n’y a pas assez de sept jours dans une semaine!» s’exclame-t-il.
- Paul Doucet: Droit de parole
«On n’apprend pas aux gars à parler, note-t-il. Durant leur enfance, les femmes jouent avec des poupées, elles se racontent des histoires. Les gars, eux, on leur met des patins dans les pieds et on leur donne un bâton de hockey. Ce n’est pas ce que j’appelle “encourager l’expression de soi”.»
Dans Filière 13, Paul Doucet incarne Benoît, un père de famille égocentrique et suffisant qui n’acccepte pas le départ de sa femme. En thérapie, on lui suggère de se pincer le poignet avec un élastique pour revenir dans le moment présent quand il fait une crise d’angoisse.
Dans la vraie vie, pour faire baisser la pression, le comédien préfère se tourner vers sa console Nintendo Wii. «Avec mon jeu de Formule 1, j’oublie tout pendant une demi-heure. C’est une échappatoire facile.»




