À l’aube du lancement de sa tournée mondiale, Bon Jovi a tenu une conférence téléphonique avec quelques membres de la presse écrite. Métro a participé à l’entretien, au cours duquel il a notamment été question du Circle World Tour (qui s’arrête au Centre Bell vendredi et samedi soir) et de la première prestation en carrière du groupe au gala des Grammy. Voici les faits saillants de la discussion avec le guitariste Richie Sambora et le batteur Tico Torres.
À propos de la pression de jouer les vieux tubes
Richie Sambora : «Disons-le ainsi : je ne vais pas me mettre à jouer Livin’ on a Prayer à la guitare seul à la maison, mais quand je suis devant une foule, c’est différent. Ça prend une tout autre dimension. C’est un peu comme faire l’amour avec 70 000 personnes. On ne se lassera jamais de jouer des chansons comme Livin’ on a Prayer, Wanted Dead or Alive et I’ll be There For You parce qu’on sait ce qu’elles représentent pour nos fans.
À propos de la longévité du groupe
Tico Torres : «On tente de se réinventer avec chaque nouvel abum. En période d’écriture, on essaie de s’éloigner de ce qu’on a fait par le passé et, par le fait même, de grandir un peu. Je crois que c’est ce qui nous permet de rester bien présent dans le
paysage musical.»
À propos de l’attitude des grammy
Tico Torres : «On s’est souvent gratté la tête en pensant aux Grammy. Mais on est très heureux de voir qu’ils ont finalement reconnu notre travail. Cela dit, on préfère les People’s Choice Awards, parce que c’est le public qui choisit les gagnants.»
À propos de la sélection des chansons de la tournée
Richie Sambora : «On doit donner 135 concerts dans une trentaine de pays. Pour soutenir notre intérêt et garder le moral jusqu’à la fin de la tournée, on va donc alterner entre les vieux succès et les nouvelles chansons. On va aussi demander l’avis de notre fan-club. Si on nous demande de jouer des trucs comme Dry County ou des pièces plus obscures comme The Hardest Part is the Night, tirée de notre deuxième album, c’est ce qu’on va faire. On a toujours été un groupe proche du monde et on va continuer à l’être.»
À propos de l’évolution de leur style sur The Circle
Tico Torres : «Disons qu’on ne chante plus sur les filles, la vie sur la route ou les voitures. On était supposé écrire quelques pièces pour une compile de nos plus grands succès, et quand Barack Obama est devenu président des États-Unis, on a été emporté par une vague d’espoir. Et puis la récession est arrivée... Il y avait donc beaucoup de choses à dire. Ça nous a inspiré des chansons comme Work for the Working Man, qui parle des gens qui perdent leur job à la grandeur du pays.»
À propos de leurs fans canadiens
Richie Sambora : «On adore le Canada. C’est là qu’on a enregistré trois de nos albums les plus populaires : Slippery When Wet, New Jersey et Keep the Faith. Nos fans canadiens sont les meilleurs. On remplit toujours nos salles à Toronto et à Montréal.»









