Lucidité passagère met en scène une brochette de personnages qui se trouvent tous à un tournant de leur vie. Ils ont leurs petits et leurs gros bobos et tentent tout simplement de vivre, quitte à changer de vie. Il y a Véronique (Hélène Florent), une sculpteure qui cache un secret qui l’empêche de trouver l’amour. Rémi (Daniel Parent), lui, quitte sa copine Maggie (Maxim Roy) et son travail pour devenir poète. Fred (Erik Duhamel) est un photographe séducteur qui ne sait pas comment aimer. Mathieu (Mario Saint-Amand) tente de trouver la rédemption en passant tout son temps à soigner des enfants à l’hôpital.
Au fil des scènes, ces quatre histoires, réalisées par Marie-Hélène Panisset, Fabrice Barrilliet, Nicolas Bolduc et Julien Knafo, finiront par n’en former qu’une seule. En entrevue, les cinq acteurs de la distribution ont été unanimes : ils ont été interpellés par les drames vécus par leur personnage. Oui, ils ont quasiment le même âge que ceux-ci, la mi-trentaine, mais pour eux, Lucidité passagère est plus que le film d’une génération.
«À la base de chaque personnage, il y a un besoin d’amour, souligne Mario Saint-Amand. Et ça, ça ne touche pas juste les gens dans la trentaine, mais tout le monde.» Les cinq interprètes s’entendent aussi pour dire qu’être dirigé par plus d’un réalisateur n’est pas du tout déplaisant. «Ce n’était pas compliqué parce que les quatre réalisateurs avaient fait leurs devoirs, affirme Hélène Florent. Ils étaient préparés. Ça ne partait pas dans tous les sens. Ils avaient chacun leur couleur, mais on restait toujours dans le même film. C’était aussi un beau défi d’acteur, parce que ça nous demandait d’être responsables de notre personnage. On avait la responsabilité de notre démarche, de notre parcours. Ça nous a permis d’aller plus loin dans notre interprétation.»
Maxim est de retour
Avec Romaine par moins 30, Lucidité passagère marque le retour de Maxim Roy au grand écran. La comédienne québécoise, qui a participé ces dernières années à plusieurs séries canadiennes anglophones, le crie haut et fort : elle n’a jamais voulu arrêter de jouer dans des productions québécoises.
«Si j’ai eu moins d’offres, c’est que les gens pensaient que j’étais partie pour de bon du Québec, mais j’ai toujours continué à vivre à Montréal, note la comédienne. J’essayais de jongler avec mes carrières francophone et anglophone, mais c’est pas évident.» Cependant, celle qui a tourné avant Noël dans le nouveau film de Robert Ménard, Reste avec moi, assure qu’on la verra davantage travailler en français à l’avenir.
«Ce sont des projets auxquels je m’identifie, ici, explique Maxim Roy. Au Québec, je ne vais pas jouer une agente de la CIA et c’est correct. J’ai de plus en plus envie de projets qui me ressemblent davantage.»
Lucidité passagère
En salle dès aujourd’hui




