Ce n’est pas la comédie grand public qui vient en premier à l’esprit des cinéphiles lorsqu’ils pensent à Forest Whitaker. Toutefois, l’acteur oscarisé a vu son dernier film, Our Family Wedding, comme une chance de se mettre à l’épreuve et de défier les perceptions. Whitaker s’est confié à Métro au sujet de sa démarche d’acteur, des rôles dont il est le plus fier et de la manière dont il a survécu à la bataille de gâteau qui l’opposait à Regina King.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce projet particulier?
J’aimais l’histoire et le personnage du film. C’était une excellente occasion de relaxer, de tester mon jeu et d’expérimenter avec moi-même. J’essaie toujours de voir ce que je suis capable de faire. Pour ce film, je pensais rester peut-être un peu plus près de ma personnalité. C’était génial pour moi; c’était très libérateur.
Abordez-vous un film comme celui-ci et Last King of Scotland différemment?
Les exigences sont différentes. Ça ne se compare pas. Je tente de vivre dans le même univers que le film ou le personnage. Dans cet univers, je n’avais pas besoin de dresser le profil du personnage. J’essayais seulement de le décomposer, lui ainsi que ses émotions. Certains rôles s’accompagnent d’un fardeau et d’un travail beaucoup plus considérables. Dans un autre film, par exemple, j’incarne un schizophrène.
Dernièrement, j’ai enfin eu l’impression de m’être débarrassé d’un bourdonnement dans mon cerveau. J’avais refait les circuits de mon cerveau afin de jouer ce rôle. Pour Our Family Wedding, ce n’était pas nécessaire.
Qu’est-ce que votre Oscar a changé dans votre vie?
Selon moi, les gens me prenaient déjà au sérieux comme artiste, mais ce personnage et cet Oscar ont probablement fait de moi une vedette internationale. Ceux qui passent par là actuellement devraient essayer d’en profiter.
De quels rôles êtes-vous le plus fier?
Mes rôles dans Ghost Dog, Bird et The Last King of Scotland. Ils ont été décisifs dans ma carrière, comme la façon dont j’aborde mon travail. Bird a été le premier film dans lequel on m’a confié un vrai rôle. Ça comptait beaucoup pour moi. Ghost Dog faisait partie d’une quête spirituelle que je poursuis encore dans ma vie. Le personnage m’a appris la vertu du silence et de la vibration. Pour The Last King of Scot?land, j’ai compris comment me transformer totalement et utiliser les vibrations et les archétypes profondément ancrés en moi pour inventer un personnage.
Regrettez-vous d’avoir lancé du glaçage à Regina King pendant la bataille de gâteau?
C’était amusant! Regina essayait de m’abattre! C’était toute une adversaire! Ce que vous voyez pendant la scène du glaçage est une sorte de tentative désespérée de ma part de compétitionner avec elle. Ce n’était pas du tout prévu dans le scénario. Elle avait préparé ses munitions et tentait de m’atteindre. J’essayais simplement de survivre!
Our Family Wedding
En salle dès aujourd’hui









