- Joanna Newsom @ Fédération Ukrainienne
Dimanche 14 mars et lundi 15 mars
Il y a de ces objets qui sont désirables, non pas pour leur fonctionnalité, mais simplement pour leur beauté, leur originalité, leur grandeur. Le simple fait qu’un objet soit différent et/ou façonné d’une certaine façon peut outrepasser sa fonction première. La harpe me fait cet effet. Je n’aime pas particulièrement la harpe comme instrument de musique. C’est l’objet qui me fascine. L’orgue aussi me fait cet effet.
De par sa taille, bien sûr. Pour la harpe, c’est la beauté de l’objet. Ses courbes et sa fragilité, malgré son imposante stature. On croirait voir un instrument tout droit sorti de la mythologie. C’est un peu ça qui me charme chez Joanna Newsom, cette chanteuse américaine de 28 ans. Sa harpe. Dès l’âge de trois ans, elle demandait à ses parents si elle pouvait apprendre à jouer de la harpe. Si mon enfant de trois ans me demandait s’il peut jouer de la harpe, je lui dirais: «Woooooooo, mon grand; ça coûte ben trop cher, une harpe.» Pas les parents de Joanna.
Lui jouait de la guitare, et elle, du piano classique. Quoi qu’il en soit, Joanna en a fait bon usage. À ce jour, elle a trois albums à son actif : The Milk-Eyed Mender (2004), Ys (2006) et Have One On Me (2010). Et sa réputation n’est plus à faire. Son passage à Montréal se fait justement dans le cadre de la tournée promotionnelle de son plus récent album. Les billets se sont vendus si rapidement qu’une autre date a été ajoutée dès le lendemain.
Elle sera accompagnée de sept musiciens au cours d’un concert unique à la Fédération Ukrainienne de Montréal. Joanna Newsom est de ces chanteuses qu’on aime ou qu’on déteste. Pas de demi-mesure. Une voix très aiguë qui joue la plupart du temps dans le trémolo éraillé. Une voix sortie d’un Alice au pays des merveilles sur l’acide. C’est à la fois cute et timide, mais aussi un peu glauque. C’est d’ailleurs ce qui me charme chez elle.
Un dimanche pluvieux, il m’arrive souvent d’écouter Emily de Joanna Newsom. Essayez, vous verrez, ça calme et permet de passer à autre chose dans les moments difficiles. Je n’imagine même pas l’émotion qu’il y aura dans l’air à la Fédération Ukrainienne ce dimanche. À ne pas manquer. Fédération ukrainienne, 5213, rue Hutchison
- Steve Aoki @ SAT
Samedi 13 mars
Un Dj plus soucieux de l’image que de ses productions et de la qualité de ses mix. Malgré tout, Aoki reste un personnage coloré qui fait toujours souffler un vent de folie sur scène et sur le dancefloor. Permettez-moi de citer Wikipédia : «Pendant ses sets, Aoki est reconnu pour boire directement à la bouteille de vodka Grey Goose et pour la vider dans la bouche des jolies jeunes femmes se trouvant dans la première rangée.» Rendez-vous dans la première rangée à la SAT ce samedi. SAT, 1195, boulevard Saint-Laurent
- Drop The Lime, Classixx & Harvard Bass @ Belmont
Vendredi 12 mars
Drop The Lime est l’un des DJ les plus explosifs que j’ai vu jouer. C’était à l’Igloofest en 2009. La foule avait été conquise par ce Dj au look rockabilly qui chante, en plus de jouer au Dj. Un petit gars de New York qui en a dedans. Son alter ego, Curses, a aussi fait quelques apparitions en tournée avec la bande du label électro français Ins-titubes.
Vendredi, se joindront à lui sur la scène du Belmont Classixx (Kitsune/ Los Angeles) ainsi que Harvard Bass (Sound Pelligrino/California), qui était de passage au même endroit il n’y a pas très longtemps. En première partie, les promoteurs Saintwoods ont décidé de ramener les défuntes Ipod Battles. Celles-ci sont des combats de chansons entre deux adversaires qui, l’un après l’autre, essaient de rallier la foule en jouant la «meilleure» chanson. Il y aura donc une guerre musicale entre différents blogues de musique de la région de Montréal dès 21 h ce vendredi. Arrivez tôt. Belmont, 185, rue Sainte-Catherine Ouest





