Ils sont quatre, ils sont jeunes, ils sont mignons, ils ont le rock dans le sang et ils ont le vent dans les voiles. Tommy Boulanger, Alessandro Labasi, Pier-Alexandre Plouffe et Christian Alary s’amènent avec un deuxième disque sous le bras et n’ont qu’une ambition: qu’on les associe au nom Sens.
À la radio, vous avez peut-être entendu Ma tempête, une pièce du premier album de la formation ou encore Pourquoi j’existe, de son dernier disque, Karma. Eh bien, ces chansons, elles sont de Sens! «Les gens connaissent nos tounes, mais ils ne les associent pas nécessairement à nous, explique Tommy Boulanger, le chanteur. Avec notre deuxième album, on veut vraiment développer l’image du band.»
Sens est un jeune groupe. Il s’est formé en janvier 2005, après que les quatre musiciens, qui faisaient déjà de la musique chacun de leur côté, ont décidé de bâtir un projet commun. «Quand on a jammé la première fois ensemble, il s’est vraiment passé quelque chose, raconte le batteur Christian Alary. Il y a une bonne chimie entre nous. Maintenant, on est comme quatre frères.»
Deux ans après la sortie de Dans mon monde en mai 2008, Sens présente aujourd’hui Karma. Deux petites années seulement se sont déroulées entre la sortie du premier et du deuxième CD du groupe, mais deux années ô combien formatrices! Le quatuor a assuré la première partie des spectacles de Kaïn, de Jonas et d’Éric Lapointe, et il a même ouvert pour Marie-Mai au Centre-Bell. «On en est sorti grandis. Ça nous a donné beaucoup d’expérience, dit Tommy. On a évolué très vite, alors on était prêts pour un deuxième disque.»
Résolument rock
Karma présente, selon Sens, un son et des compositions plus matures. Le groupe a délaissé les titres à l’influence «classique-rock» des années 1970 et 1980 pour présenter un rock plus moderne faisant penser tantôt à Nickelback, tantôt à Paramore ou encore à Avenged Sevenfold. «On voulait que Karma sonne plus pesant, mais qu’il soit accessible», dit le chanteur.
Les musiciens se sont entourés de Toby Gendron et de Sylvain Michel à la réalisation. Ils ont aussi fait appel à Sandrine Roy, qui signe 5 des 11 pièces du CD. «C’est le fun de travailler avec quelqu’un de l’extérieur, affirme Christian. Sandrine, c’est une vraie auteure. Elle nous a appris à peaufiner davantage nos textes, à découvrir d’autres facettes et à nous ouvrir à divers horizons.»
Une reprise se trouve sur Karma : Ma Sharona, une adaptation francophone du tube de The Knack. «C’est une idée de Toby. Au départ, on était un peu septiques, confie le batteur. On l’a travaillée en studio, et c’était de plus en plus intéressant.
«Ç’a été la toune laboratoire de l’album et celle qui nous a donné la ligne directrice de Karma», ajoute Tommy. Le Québec n’avait pas à proprement dit de groupe hard rock franco, mais maintenant, il a Sens. «On est chanceux parce qu’il y avait un vide à combler, et le rock, ça va toujours vivre», soutient Christian.
Karma
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