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Entrevue avec Francis Cabrel: questions sans réponses

  Daria Marchenko/Métro

Francis Cabrel était de passage cette semaine à Montréal pour présenter son nouvel album, Des roses et des orties. Le Québec l’aime, et il aime le Québec. Ami de Zachary Richard et de Claude Dubois, il croise souvent Garou en France.


Publié: 25 avril 2008 00:12
Mis à jour: 21 mai 2008 11:20
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Est-ce que prier, ça sert à quelque chose? Est-ce que ce qu’on m’a appris a un fond de vérité? Où sont les certitudes? Voilà quelques-unes des questions que se pose Francis Cabrel sur son nouvel album, Des roses et des orties.

«Ce sont des questions que je me pose souvent, confie le timide chanteur, qui était de passage à Montréal cette se­maine. Je n’ai aucune réponse. C’est plutôt le doute qui s’installe. Je laisse cependant la porte entrouverte, au cas où j’aurais une bonne surprise!»

Avec la poésie qui lui est propre, l’auteur-compositeur-interprète qui présente son
12e album original en carrière pose un regard pas toujours rose en regardant  le monde qui l’entoure. 

«J’ouvre le journal et je raconte ce que je lis, ou ce que j’entends quand j’ouvre la télé ou la radio, explique-t-il. Je n’ai rien inventé, je crois que le monde est comme ça au­jourd’hui. Il est un peu cruel, il est difficile pour certains.»

Les politiciens, l’immigration, la religion sont quelques-uns des thèmes que le Français aborde. À 54 ans, celui qui a fait sa renommée grâce à ses chansons d’amour propose un album intense en émotion qui laisse poindre sa sagesse et son amour pour l’humanité.

«C’est vrai que pour écrire des choses comme ça, il ne faut pas en être à son premier album, concède-t-il. Je pense qu’il faut avoir un certain vécu sur le plan de l’écriture. J’avais envie de dénoncer certaines choses. Je crois que je l’ai toujours fait dans mes chansons, mais c’est vrai que là, je le fais de façon  plus précise.»

Mise à nu
Des roses et des orties propose autant de chansons engagées (Les cardinaux en costume, African Tour), que de titres plus personnels comme Mademoiselle l’aventure, dédiée à la mère de la petite fille qu’il a adoptée. Une chanson dont l’accouchement a été ardu et qu’il a enregistrée à la toute fin.
 «Je n’ai pas eu de misère à l’écrire. C’est une chanson qui est venue en très peu de temps, affirme le chanteur, qui avait déjà deux enfants avant l’adoption du troisième. J’ai eu de la misère à la chanter parce qu’elle est extrêmement personnelle et intime. Elle reste à la mère de la petite qu’on a adoptée.»

Le style Cabrel
Avec 30 ans de carrière derrière la cravate, Cabrel respecte toujours le style musical qui l’a fait connaître.Voix, guitare et parfois quelques rythmes espagnols : l’auteur-compositeur-interprète garde et gardera toujours sa recette gagnante.
«Je n’ai qu’un style, dit-il. Je pense qu’il ne me quittera jamais, alors ce n’est pas la peine d’en sortir. Je creuse toujours le même sillon, un peu comme quelqu’un de borné! Je vais toujours dans la même direction. Je ne tiens pas compte de ce qui se passe à droite ou à gauche.»

Des roses et des orties
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Tags : musique

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