Vendredi, 4 h 30, les premiers membres de l’équipe de tournage de la série Mirador arrivent dans les locaux de Métro.
L’espace d’une journée, la salle de rédaction du journal Métro sera celle de L’Observateur, le quotidien pour lequel le personnage de Pascale Bussières est photographe dans la nouvelle série de Radio-Canada.
Sur place, une quarantaine de personnes s’affairent. Certains techniciens installent de l’éclairage supplémentaire, les comédiens prennent possession de leur nouveau lieu de travail et quelques figurants attendent le début du tournage en lisant un livre.
Ils sont tous sous les ordres du réalisateur Louis Choquette (Les Parent), qui, lui, est arrivé dans les locaux de Métro vers 6 h et est reparti vers 19 h avec toute son équipe.
Étonnamment, malgré tout ce beau monde, la salle de rédaction est tout à fait reconnaissable. À part quelques spots, quelques panneaux de diffusion et la caméra – bien sûr! –, tout a été laissé tel quel.
«On a visité plusieurs salles de rédaction et quand on a vu celle de Métro, on a tripé, explique Anne-Marie Charette, régisseuse d’extérieurs responsable de dénicher des lieux de tournage pour la série. Mirador est une série urbaine et la salle de rédaction de Métro est au cœur de Montréal. C’est une petite salle de rédaction, mais qui bouge et qui est en vie. Quand je l’ai vue, je me suis dit : “Je la veux comme ça”».
Donc, rien n’a été touché, même le joyeux bordel des bureaux. Une journée pas très chargée donc, pour l’accessoiriste de Mirador, Mario Racicot, qui a passé une trentaine de jours en juin et en juillet à reconstituer un bureau de relations publiques dans un immeuble du centre-ville.
Car c’est de relations publiques dont il est question dans cette série qui promet de montrer l’envers du décor d’un bureau de relationnistes, experts en gestion de crise, mené par Philippe (Patrick Labbé).
Plus de réalisme
Entre une prise où sa collègue Dominique (Violette Chauveau) lui demande si elle est enceinte et une autre où Philippe (Patrick Labbé) la surprend au travail, la comédienne Pascale Bussières nous explique que tourner dans une vraie salle de rédaction est beaucoup plus agréable que tourner dans une salle reconstituée en studio.
«C’est beaucoup plus facile pour un acteur de se mettre dans la peau de son personnage dans un lieu comme ici que dans un studio, où il faut avoir une capacité d’abstraction, raconte celle qui campe le grand amour de Philippe.
Le réalisateur Louis Choquette qui, le lendemain, allait tourner dans quatre lieux différents, abonde dans le même sens. À l’heure du lunch, il explique que, même si tourner toujours au même endroit est beaucoup moins dispendieux, le réalisme des lieux comme la salle de rédaction de Métro n’a pas de prix.
«On arrive avec tout notre cirque, les roulottes de maquillage, les loges des comédiens, la cantine, mais en location, le réalisme est plus grand, affirme-t-il. On n’a pas besoin de tricher.»
Par contre, des éléments extérieurs peuvent ralentir le rythme de travail, que ce soit la température, un voisin qui décide de passer la tondeuse, ou comme c’est le cas ici, des employés bavards.
«Le réalisme en vaut quand même la peine», répète le réalisateur, qui a présenté les deux premiers épisodes de Mirador à Radio-Canada la semaine dernière.
La série télé sera donc présentée, comme prévu, en janvier prochain.
Le tournage se terminera le 25 octobre.



